TOUT EST DIT

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jeudi 10 avril 2014

Un couac nommé Désir

Un couac nommé Désir


Nouveau Premier ministre. Nouveau secrétaire général à l'Élysée. Nouveau premier secrétaire du Parti socialiste. Ce n'est pas un remaniement, c'est un chamboulement ! Tout l'édifice socialiste est en réfection. Du sol au plafond. Et après cela, il ne faudra plus dire que François Hollande a perdu la main. Inutile de gloser à l'infini sur le rapport de forces entre le chef de l'État et le Premier ministre. Parce qu'évidemment, François Hollande est au c'ur de la man'uvre et d'un dispositif stratégique dont il veut garder le contrôle. Trop matois pour faire confiance aveuglément à son ambitieux Premier ministre, il « balise » avec ses amis. Le moindre n'est pas Jean-Pierre Jouyet, pardonné après sa passade sarkozyste et nommé secrétaire général à l'Élysée.
Du coup, la « deuxième mi-temps » du remaniement gouvernemental a obéi, hier, aux mêmes règles qu'à l'occasion de la désignation des ministres. La liste des quatorze secrétaires d'État (un peu plus que prévu) répond au souci identique d'équilibre entre « familles » du parti. Si plusieurs « poids lourds » recalés il y a quelques jours ont obtenu un lot de consolation qu'on ne discutera pas (André Valllini, Jean-Marie Le Guen, Christian Eckert), on sera moins indulgent avec la « promotion » d'Harlem Désir au secrétariat d'État aux Affaires européennes.
Voilà un « hochet » que ne méritait pas celui qui fut un calamiteux Premier secrétaire du PS ne sachant pas sur quel « godillot » danser. Nommé par confort à la tête du PS, cet apparatchik assagi a conduit le parti au désastre électoral en faisant campagne à la manière du « pote » de jadis à SOS Racisme.
Cette promotion dictée d'en haut n'est pas seulement une insulte au mérite et aux procédures de fonctionnement interne du parti. C'est aussi un manque de considération pour l'Europe qui mériterait de plus conquérants défenseurs. Il ne faudrait pas, au moment où se dessinent des élections difficiles, qu'elle devienne le trop commode refuge de nos politiciens en échec. Évitons de nous habituer à « bruxelliser » ceux qui méritent d'être… limogés.

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