TOUT EST DIT

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vendredi 18 février 2011

Dominique Strauss-Kahn

La présence du directeur général du FMI à la réunion parisienne du G20 suffit à donner à celle-ci un air de « G1 » aux yeux des Français. Depuis des mois, l'ex-ministre de l'Economie de Lionel Jospin joue les divas absentes en entretenant sur sa participation aux primaires socialistes pour 2012 un suspense digne de la série télévisée « A la Maison-Blanche », dont il a été un assidu. Souffler le chaud et le froid quant à son destin élyséen doit lui rappeler ses jeunes années à Agadir et à Monaco, lorsqu'il jouait avec ses parents au Pilpoul, un jeu prisé de la communauté juive consistant à soutenir successivement deux raisonnements contraires sur un même sujet. Il est vrai que manier les concepts est un plaisir cher à celui qui a aligné dans la foulée HEC, Sciences po et l'agrégation d'économie, avant d'entamer une carrière d'universitaire. Fidèle adhérent du PS depuis trente-cinq ans, « Cul de plomb », comme le surnommaient ses proches en raison de sa mauvaise grâce à se lever à la fin du repas pour desservir la table, a longtemps pâti d'une tendance au dilettantisme, qui l'a condamné à une cuisante défaite face à Ségolène Royal aux primaires de 2006. Une fois apaisés les remous soulevés par son goût soi-disant immodéré pour la gente féminine, il s'est en revanche forgé à Washington une image flatteuse pour sa gestion de la crise. Quant à ceux qui l'accusent d'être coupé de la France profonde, le natif de Neuilly n'a pour les démentir meilleurs arguments que ses prénoms au parfum de terroir, Gaston et André .

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