TOUT EST DIT

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jeudi 29 août 2013

PRESSTALIS… la fin des journaux papier


S’il fallait donner encore un exemple de l’asphyxie nationale que sont en train de faire subir à l’ensemble des entreprises de ce pays, il suffit de se tourner versPRESSTALIS.
Ces connards de syndicats de merde (pléonasme) sont en train d’achever la presse écrite française et ne doivent pas penser (la CGT peut-elle penser?) qu’à terme, c’est leur emploi qui est menacé et l’emploi de dizaines de milliers d’ouvriers de la presse.
Comment qualifier ces «bâtards» tant ces mecs sont cons et pensent encore qu’ils ont un avenir en France; ils sont la honte de la société, une fange puante dans laquelle ils aiment se rouler. Que doivent penser les enfants de telles merdes?
Pendant ce temps, personne ne bouge! Surtout pas ce gouvernement de pacotille qui est juste bon à se faire enculer en faisant voter le mariage pour tous.
Aujourd’hui, les patrons de presse n’ont pas imprimé leurs journaux; c’est toujours ça de gagné. La presse papier passe peu à peu au numérique! Que feront ces résidus de sodomie quand il n’y aura plus de journaux papier?
Ce matin, je suis en colère et je me défoule. Le jour où les ouvriers comprendront que les syndicats, c’est de la merde en bâtons, ils cesseront peut-être de payer des cartes pour engraisser ces sales porcs. Cela fait plus d’un siècle que la CGT fait chier le monde et empêche le développement de la France et ces merdes s’affublent encore de leur badges et chasubles qui puent la merde.
Je voudrais (pour les plus jeunes) parler du vol de 4000 à 6000 fusils à Manufrance.
En septembre 2007 est sorti un livre d'Emmanuel Schwartzenberg qui s'attaque au syndicat du livre CGT et à son monopole d'embauche, qui condamnent la presse quotidienne payante française à disparaître d'ici une vingtaine d'années, car obligée de maintenir des prix élevés en raison du racket exercé par ce syndicat .
Il y démontre entre autres:
1) Que ce syndicat jouit d'un monopole d'embauche dans la presse qui, tout comme celui des dockers, est parfaitement contraire à la Constitution
2) Que ses cadres bénéficient d'une rémunération mensuelle nette de 5 à 6000euros
3) que 5% du papier (2500 tonnes par an à 500 euros la tonne), destiné aux quotidiens nationaux était détourné par le syndicat du livre au profit de la presse officielle cubaine.
Lorsque ce trafic est découvert et démantelé en 1987, Robert Hersant aurait décidé de ne pas porter plainte face aux menaces de grève du syndicat du livre.
4) qu'en 1991, la direction des NMPP découvre une cache de plus d' armes lourdes et de 12 000 fusils dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes avaient été détournées puis cachées par des ouvriers membres du syndicat du livre lors de la faillite de Manufrance en 1980 en prévision du « grand soir ». La direction des NMPP ne portera pas plainte.
Le scandale a été étouffé par le gouvernement socialiste de l'époque, soucieux de ménager la CGT, qui a arrangé la "découverte" de ces armes dans un champ en rase campagne.
5) que de nombreux cas d'intimidation ont été rapportés vis-à-vis de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP. Par exemple, lors de la sortie du quotidien Metro en 2002, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés. Des vols ont été commis dans les imprimeries et la distribution a été fortement perturbée par des membres du syndicat du livre. Le quotidien 20 minutes a aussi été la cible du syndicat du livre qui a tenté d'empêcher sa publication le 18 mars 2002.
En 1992, la société Les Meilleures Editions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du livre a empêché d'autres imprimeries contrôlées par le syndicat du livre d'accepter les contrats sous la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur a fait appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre (imprimerie de labeur), celui-ci a été séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du livre a empêché la publication des journaux pendant plusieurs mois par représaille.
Des pressions auraient été exercées par le syndicat du livre pour tenter d'empêcher l'impression, puis la publication de cet ouvrage.


Réforme des retraites : beaucoup de bruit pour rien !

Philippe Tesson dénonce le rafistolage proposé par Ayrault et fustige la méthode socialiste : grandiloquence du discours, insignifiance de l'action.


Il n'y a que des mécontents. Mais c'est normal : la réforme des retraites n'est un cadeau pour personne, chacun va devoir y aller de sa contribution financière. Alors on se dit : dans ces conditions et puisqu'il s'agit d'une décision impopulaire, pourquoi les socialistes n'y sont-ils pas allés plus fort ? Ils disent qu'ils construisent laFrance de demain, et au bout du compte, s'agissant d'un dossier aussi important, tout ce qu'ils trouvent à nous proposer, c'est ce moignon qui s'inscrit dans une vision purement comptable du problème.
Jean-Marc Ayrault affirme que sa réforme est structurelle et qu'elle assure l'avenir de nos régimes de retraite. C'est un leurre. Elle est fondée sur une analyse prospective, donc théorique, qui ne tient pas compte de l'évolution économique des années à venir. Tout peut arriver qui remette en cause à tout instant une prévision aléatoire. On veut bien comprendre que, par définition, une réforme des retraites s'inscrive dans la longue durée, mais le calendrier à terme de 2035 fixé par le gouvernement, relatif à la durée de cotisation, paraît bien problématique. Quant à l'immédiat, ce qu'on retiendra, c'est la décision d'une hausse des prélèvements, ce qui n'a vraiment rien de structurel. 

Une occasion manquée

Bref, ils n'ont pas tranché dans le vif. Tous les problèmes réellement structurels sont éludés : le montant des pensions, les régimes spéciaux, celui des fonctionnaires, l'âge légal, etc. Et s'agissant du financement, ils vont au plus facile : on taxe, et l'on taxe en priorité les entreprises - en ajoutant à leurs charges le financement de la prise en compte de la pénibilité - en échange d'une vague promesse d'une baisse du coût du travail. Voilà ce que Jean-Marc Ayrault appelle "une réforme responsable". C'est plutôt une "victoire du syndicalisme combatif", selon les termes du secrétaire général de la CFDT, principal bénéficiaire de l'opération. François Hollande et son gouvernement ont manqué l'occasion de faire la preuve de leur résolution réformatrice à l'heure où le président de la République est l'objet de nouvelles mises en garde, la plus récente venant du commissaire européen chargé des Affaires économiques.
La fermeté de Hollande, elle ne s'exerce que sur des sujets à moindre risque, relativement indifférents à l'opinion, des sujets à forte valeur ajoutée théâtrale. Il est bon sur ce terrain-là. Partir en guerre contre Bachar el-Assad, c'est pour l'essentiel de la posture. Cela ne coûte ni beaucoup d'argent ni beaucoup de voix électorales. Les retraites, c'est autre chose.

Le virus de l'utopie

On lit désormais très clairement dans la stratégie et la méthode du président. Le discours de la réforme est très au point et très ambitieux. Écoutez-le : ce n'est pas d'une mince réforme qu'il s'agit et elle va demander du temps. Suivez mon regard : il va bien falloir deux quinquennats. Objectif : préparer la France de 2025. Martine Aubry, mardi dans Le Monde, apportait sa contribution à la définition du rêve : "Vers une nouvelle renaissance", écrit-elle, ajoutant : "Nous avons la responsabilité de faire émerger un autre monde." L'incorrigible virus de l'utopie socialiste, au mépris de la réalité, en dépit de l'expérience et comme si le reste du monde n'existait pas ! Elle nous livre un excellent plaidoyer, touchant, adolescent, un chant d'espoir où pas un instant il n'est question des conditions propres à réaliser cet espoir et de son coût et de sa faisabilité. Elle qui a prétention à gouverner, et qui l'a fait ! 
Elle dit encore : "L'heure n'est plus au rafistolage." Or, que voit-on ? La réforme des retraites n'est-elle pas purement et simplement un rafistolage ? Une parole grandiloquente, emphatique, et animée sans doute d'intentions sincères lorsqu'elle est prononcée. Et dans l'action : l'à-peu-près, la faiblesse, la peur, l'insignifiance. Ainsi sont-ils faits.

La droite et le devoir d’inventer


Plutôt que de faire sa rentrée sur un droit d’inventaire, qui ne saurait être pratiqué que par Sarkozy lui-même, l’opposition ferait mieux de se livrer au devoir d’inventer.
Mark Twain a écrit cette phrase très juste : « La gauche invente des idées nouvelles que la droite adopte sitôt qu’elles sont usées. » C’est ce qui vaut sans doute à notre cher et vieux pays d’avoir « la droite la plus bête du monde », pour reprendre la célèbre formule de Guy Mollet. La gauche a inventé ce crime contre la croissance qui s’appelle l’ISF. La droite chiraquienne l’a repris à son compte et l’a même durci. La gauche a inventé les 35 heures. La droite, en raison des mesures alors prises par François Fillon, les a légitimées et en a fait un acquis social. La gauche a inventé l’écologie politique. La droite l’a reprise à son compte pour en faire l’insupportable principe de précaution.
Les exemples sont, hélas, tellement nombreux qu’il vaut mieux s’arrêter là. Ou presque. Car la gauche de Lionel Jospin a aussi inventé, en 1997, la formule du “droit d’inventaire”, afin d’en finir avec le mitterrandisme. Ce qui ne l’a pas empêché de faire au moins autant de bêtises que l’ancien président de la République. À tel point que le candidat du Parti socialiste n’a même pas été retenu pour le second tour de la présidentielle de 2002. Et voilà que maintenant certains, à droite, de Laurent Wauquiez à François Fillon, veulent faire l’inventaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Leur argument est que pour être crédibles dans leurs propositions, il leur faut être honnêtes dans le bilan du passé.
Drôle de conception de la politique qui consiste à tout ramener à des querelles de personnes, à des chocs d’ego, à des disputes de clans, pendant que les Français voient, chaque jour, leur situation personnelle se détériorer, pendant que les socialistes ont déjà détruit près de 500 000 emplois depuis leur accession au pouvoir et pendant que l’incompétence du ministre de l’Intérieur et l’inconscience de la garde des Sceaux replongent le pays dans l’insécurité générale, la violence et le communautarisme. N’y a-t-il rien de plus urgent, pour un opposant à la majorité actuelle, que de tirer sur son propre camp, d’insulter le passé à défaut de savoir imaginer l’avenir et de faire le lit des extrémismes de tout bord en faisant ainsi croire qu’il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche ?
Une seule personne est autorisée à faire le bilan des années Sarkozy, c’est Nicolas Sarkozy en personne. Et il faut avoir la mémoire bien courte pour oublier tout ce que l’ancien chef de l’État a regretté d’avoir fait de manière insuffisante au cours de ses cinq années de présidence. Une contrition qu’il a faite à de très nombreuses reprises pendant toute la campagne présidentielle de 2012. Sur l’ouverture à de fausses valeurs de gauche. Sur l’impérieuse nécessité de mieux protéger le pays contre l’immigration clandestine et l’invasion de produits fabriqués par des pays ne respectant pas les règles du jeu mondial. Sur la maîtrise de notre destin national, dans une Europe détournée de son esprit et de son rôle par des technocrates bruxellois. Sur la réforme du modèle social français par la guérison de cet insupportable cancer de la société qu’est devenu l’assistanat de masse. Sur tout cela, Nicolas Sarkozy n’a pas attendu les réquisitoires de Roselyne Bachelot, d’Alain Juppé ou de Jean-Pierre Raffarin pour s’exprimer et dessiner les contours d’un programme de reconquête.
Plutôt que de laisser, pendant tout cet été, le monopole de la parole publique à des socialistes qui n’avaient rien à dire, rien à proposer, rien d’autre à faire que d’imaginer la France de 2025, la droite aurait mieux fait de se distinguer par un devoir d’inventer au lieu de s’invectiver par des petites phrases sur le droit d’inventaire. C’est à la droite qu’il revient aujourd’hui d’inventer les solutions pour redresser le pays que les socialistes mettent au bord du dépôt de bilan. C’est à la droite qu’il revient de recréer les conditions d’un ordre républicain, pour permettre un retour à la sécurité, une baisse de la délinquance et un arrêt immédiat de l’immigration. C’est encore à la droite qu’il revient de permettre à chacun de travailler aussi longtemps qu’il le souhaite, de créer de la richesse sans être spolié et d’inventer sans être bridé.
La rentrée politique va être marquée par une réforme des retraites aberrante, inefficace et injuste, par une réforme pénale laxiste et par un budget en trompe l’oeil. Mais surtout par de nouveaux maquillages des chiffres du chômage, par des mensonges à répétition sur les statistiques de la délinquance et par un système scolaire en perdition. Ce sont là autant de raisons pour que l’opposition sorte enfin de son silence, porte le cri des millions de Français qui subissent cette chape de plomb socialiste et soit une vraie force de proposition. Avec des idées neuves, des idées simples et des idées claires.

Pourquoi la France ne survivra pas à la crise


Bien sûr, la France est un grand pays doté de nombreux atouts et d'un système social admirable. Mais pour avancer, elle doit cesser de rejeter toute réforme, alerte The New York Times.

Pendant des décennies, les Européens n'en ont eu que pour l'Allemagne, sa puissance et son rôle, vu l'importance de ce pays pour la stabilité et la prospérité de l'Europe. On appelait ça la "question allemande". Aujourd'hui, c'est de “la question française” qu'il s'agit en Europe : le gouvernement socialiste de François Hollande saura-t-il endiguer le lent déclin de la France et l’empêcher d’être irrémédiablement reléguée au deuxième rang des pays européens ?

La question est de savoir si un système de démocratie sociale, qui pendant des décennies s’est targuée de fournir à ses citoyens un niveau de vie stable et élevé, pourra survivre à la mondialisation, au vieillissement de sa population et aux graves chocs budgétaires de ces dernières années.

Transformer un pays est toujours une tâche difficile. Mais, dans le cas de la France, le défi semble particulièrement complexe, notamment à cause de l’amour-propre* et de l’opinion que cette nation a d’elle-même – celle d'un leader européen et d'une puissance mondiale. Mais aussi parce que la vie en France est très confortable pour une bonne partie de la population et que le jour du Jugement dernier semble encore bien loin – en particulier pour les syndicats, qui sont petits mais puissants.
Un si beau modèle social
En réalité, la reprise économique pourrait se révéler un obstacle supplémentaire, car les Français seront tentés d’espérer qu’une croissance modeste suffira une fois de plus à masquer les problèmes de fond, à la manière d'un tranquillisant.

Les Français sont fiers de leur modèle social, et à juste titre. L’assurance-maladie et les retraites sont satisfaisantes, beaucoup partent à la retraite à 60 ans ou même avant, et il est courant de prendre cinq ou six semaines de vacances en été. A temps plein, ils travaillent trente-cinq heures par semaine et les nombreuses régulations en place les empêchent d’être licenciés ou renvoyés.
Néanmoins, dans une économie mondiale toujours plus concurrentielle, la question n’est pas de savoir si le modèle social français est valable ou non, mais si les Français auront encore longtemps les moyens de le maintenir. Et vu la tendance actuelle, la réponse est non, certainement pas sans d’importantes transformations structurelles des retraites, des impôts, des avantages sociaux, de la réglementation du travail et des attentes [de la population].
Le Parti socialiste de François Hollande et l’extrême gauche française ne semblent pas avoir compris la fameuse déclaration du neveu du prince, dansLe Guépardle célèbre roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sur les bouleversements sociaux : "Il faut que tout change pour que rien ne change." En parlant avec les politiciens et les travailleurs français, on a parfois l’impression qu’ils se voient tous comme des communards et des révolutionnaires, des combattants de gauche – et pourtant, parallèlement, ils veulent conserver le confort du monde qu’ils connaissent, à l'instar de l'extrême droite.

La jeunesse n'est plus ce qu'elle était 
>En mai 1968, les étudiants de l’université de Nanterre ont déclenché ce qu’ils pensaient être une révolution. Des étudiants français en cravate et socquettes ont lancé des pavés sur la police et ont exigé que le système sclérosé de l’après-guerre évolue. Aujourd’hui, les étudiants de Nanterre craignent de ne pas trouver d’emploi et de perdre les allocations versées par l’Etat. Ce qu'ils veulent, c'est que rien ne change. Pour Raphaël Glucksmann, qui a dirigé sa première manifestation lycéenne en 1995, les jeunes de sa génération envient avec nostalgie leurs prédécesseurs rebelles, mais ils n’ont pas le courage de lutter dans ce contexte économique difficile.>
“Aujourd'hui, les jeunes manifestent pour s’opposer à toutes les réformes, explique-t-il. Nous ne voyons pas d’autre solution. Nous sommes une génération sans repères.”
Les Français comprennent pourtant qu'à long terme ils n'ont pas intérêt à empêcher une modification structurelle de leur économie très régulée.
Les alertes sont partout : un chômage record, notamment chez les jeunes, une croissance lente par rapport à l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Asie, ou encore des dépenses publiques qui atteignent quasiment 57 % du PIB, soit le taux le plus élevé de la zone euro et 11 points de plus que pour l’Allemagne. Le gouvernement emploie 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 50 en Allemagne.

En 2012, environ 82 % des emplois créés étaient des contrats temporaires, contre 70 % cinq ans plus tôt, et contrairement aux emplois à temps plein, ces contrats ne permettent pas d’accéder à la classe moyenne française. Cette situation contraint quasiment toute une génération à vivre dans la précarité, y compris ceux qui travaillent dur et qui font de longues études.

Points forts 
A Amiens, dans le Nord, l’entreprise Goodyear possède deux usines de pneus. Dans l'une, les ouvriers ont accepté à contrecœur de modifier leurs emplois du temps afin que l’usine ne ferme pas. Dans l’autre, ils ont refusé et Goodyear essaie actuellement (mais ce n’est pas si facile en France) d’en négocier la fermeture, mettant ainsi davantage de monde à la porte. “Je fais partie d’une génération qui a connu le Programme commun de la gauche, explique Claude Dimoff, ancien dirigeant syndical de l'usine qui a fait preuve de plus de flexibilité. Nous avions des projets pour l’avenir et des valeurs différentes, mais tout cela a été oublié. La gauche a complètement laissé tomber ses promesses.”
Le pays a encore beaucoup de points forts : la France est la cinquième économie mondiale, elle a une solide expérience dans la gestion, les sciences et l’innovation, et le fossé entre les riches et les pauvres, même s’il grandit, y reste plus réduit que dans la plupart des pays occidentaux. Lorsque les Français travaillent, ils travaillent dur : la productivité de la main-d’œuvre, qui est sans doute le principal indicateur du potentiel économique d’un pays, reste relativement élevée, même si elle accuse un recul certain. Mais avec de longues vacances et des semaines de trente-cinq heures, les Français travaillent moins longtemps que la plupart de leurs concurrents, ce qui met d’autant plus de pression sur les entreprises et l’économie.

Impossibles réformes
Sondage après sondage, les Français répètent qu’ils veulent des réformes et une modernisation de leur système – tant que cela n’a aucun impact pour eux. C’est l'éternel défi politique, et on reproche à Nicolas Sarkozy, le prédécesseur conservateur de François Hollande, de ne pas avoir respecté sa promesse de mettre en œuvre de grandes transformations structurelles.
S’il se plaignait constamment, par exemple, des conséquences catastrophiques de la semaine de trente-cinq heures, Nicolas Sarkozy ne l’a jamais abrogée. A la place, il s’est contenté de jouer avec la fiscalisation des heures supplémentaires, une mesure que François Hollande s’est empressé de supprimer. L’un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, a admis que l’ancien président avait tout simplement peur d’affronter les syndicats et le tollé social que de véritables changements provoqueraient.
Beaucoup s'accordent à penser que seule la gauche peut lancer de grandes réformes structurelles et sociales. Mais, pour cela, il faudrait que François Hollande, qui bénéficie de la majorité parlementaire, se décide à s'opposer à son propre parti pour préparer l’avenir. C'est ce qu’a fait l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder au début des années 2000, lorsqu'il a apporté une série de mesures qui expliquent en grande partie la bonne santé de l’Allemagne aujourd'hui.
Concertation


François Hollande affirme croire au dialogue avec les partenaires sociaux, une méthode qui a jusqu’à présent préservé une paix relative, mais n’a pas apporté de véritable réforme. Grâce à un accord avec les syndicats centristes, il a réussi à rendre le marché du travail légèrement plus flexible : il est désormais plus facile d’appliquer des horaires variables et les charges sont plus élevées pour les contrats à court terme. A partir de 2014, les entreprises bénéficieront d'un crédit d'impôt d’environ 27 milliards de dollars [20 milliards d’euros], en partie financé par une hausse de la TVA.
Mais, souvent, des mesures qui semblent courageuses à leur échelle n'ont que peu de résultats. Sans compter que ces efforts modestes ont eu lieu à l’apogée du pouvoir de François Hollande, qui est désormais sur la pente descendante.

Note :*En français dans le texte.

eBay retire de la vente la stèle de la "trahison" de Hollande à Florange

Le prix d'enchères s'élevait mercredi matin à 5 100 euros. (pas cher pour une stèle de con ndlr)
Le site de vente aux enchères eBay a retiré mercredi de la vente la plaque évoquant la "trahison" du président François Hollande à Florange (Moselle), ont annoncé les syndicalistes de Force ouvrière d'ArcelorMittal. "Ce matin encore à 9 heures la vente était tout à fait normale", avec un prix d'enchères s'élevant à 5 100 euros, a raconté Walter Broccoli de FO ArcelorMittal. Et puis tout d'un coup, l'annonce a disparu. 

"On est franchement écoeurés. Si c'est ça, la démocratie, on peut se poser des questions" a déclaré Walter Broccoli. FO est persuadée que "le gouvernement a tout fait" pour faire retirer cette vente, a-t-il ajouté. Interrogé par les syndicalistes, le service clients d'eBay a déclaré qu'il avait retiré l'annonce parce qu'elle était "non conforme", sans donner plus de précisions.

"Trahison"

L'annonce avait été déposée par FO ArcelorMittal le 19 août. Les enchères devaient se terminer vendredi et le syndicat avait l'intention de redistribuer la moitié de l'argent récolté aux Restos du coeur et le reste à son propre fonds d'aide sociale. FO ArcelorMittal a toutefois toujours l'intention de vendre la stèle, "en trouvant un autre support", a ajouté Walter Broccoli.
FO ArcelorMittal avait fait fabriquer cette plaque en marbre fin avril, sur laquelle on pouvait notamment lire : "Ici reposent les promesses de changement de F. Hollande faites aux ouvriers et leurs familles à Florange", précédé du mot "trahison" en lettres capitales.

Hollande à Florange

La stèle avait aussitôt été retirée par la mairie de Hayange, commune voisine de Florange où sont situés les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal mis à l'arrêt fin avril après 20 mois de lutte sociale et de polémiques.
François Hollande s'était rendu à Florange en février 2012, quand il était candidat à l'élection présidentielle, une visite qui avait soulevé une vague d'espoir chez les salariés d'ArcelorMittal. Des rumeurs circulent régulièrement sur une prochaine visite du président à Florange.

Hollande Démission ! Le combat fait rage… sur la toile !


Comme chaque utilisateur, qui a essayé récemment de signer notre pétition, s’en est aperçu, notre site a rencontré récemment des problèmes de taille, le rendant de temps à autres inaccessible.Les divers problèmes sont enfin résolus, et nous allons vous en dire un peu plus pour que vous compreniez un peu les dessous de cette affaire…
Notre site, hébergé chez ovh, a subi récemment plusieurs attaques. Pour les profanes, voici un peu comment fonctionnent ces attaques : il s’agit en général de robots qui cherchent à se connecter en même temps et en continu sur le site, de telle façon que le site, ne pouvant assumer 10 000 requêtes à la fois, soit saturé. Ainsi, le sympathisant ne peut plus se connecter, et en même temps, l’hébergeur nous marque comme site à problème, il nous isole (nous ferme) de façon à ce qu’on ne nuise pas au bon fonctionnement des autres sites internet profitant du même hébergeur.
Pour remédier à ce problème, nous n’avons plus qu’à payer davantage pour pouvoir bénéficier de plus de place sur notre hébergeur. Tout aurait pu être résolu très rapidement sauf qu’étonnamment, notre hébergeur (français) met du temps à répondre à notre demande. Faut il y voir là une pression de politique ?
Cependant c’était mal connaître la fine équipe de « Hollande Démission » qui est allée acheter les mêmes services… à l’étranger !

La liberté d’expression n’existe plus en France ? Nous irons la chercher ailleurs !
De votre côté partagez notre pétition partout, et n’hésitez pas à nous aider ! http://hollande-demission.fr/don/

mercredi 28 août 2013

Ayrault et les retraites : lâcheté politique ou habileté tactique ?


Les éditorialistes sont divisés après les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites. Revue de presse.

Avis contrastés après l'annonce de la réforme des retraites par Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre est tour-à-tour accusé de "manque de courage politique" par certains éditorialistes, tour-à-tour salué comme un "démineur" par d'autres.

Dans "Le Figaro", Gaëtan de Capele estime que "faute de courage politique, cette réforme se résume donc, comme on le craignait, à un renvoi de l'allongement de la durée de cotisation aux calendes grecques et à une nouvelle hausse des prélèvements.(...) le gouvernement a choisi - c'est une manie - de ponctionner encore la fiche de salaire des Français et d'alourdir encore un peu les charges des entreprises", déplore-t-il.
De son côté, Henry Lauret dans "Le Télégramme" juge que "mécaniquement opportuniste, politiquement habile, la réforme des retraites siglée Ayrault renforce le chef d'une majorité viscéralement chamailleuse qui y trouvera sans doute quelque apaisement momentané." Et de saluer le savoir faire de Jean-Marc Ayrault : "le démineur de Matignon ne doit pas être mécontent de son tour de passe-passe."
Dans "La Croix", Dominique Quinio note que "le gouvernement a choisi la prudence et de ne pas s'attaquer aux dossiers les plus polémiques." "La situation économique, malgré les quelques signes de reprise de la croissance, aurait tout à perdre d'un grave désordre social", reconnaît-elle.

"La der des der" ?

S'il croit que "dans ses "arbitrages", Jean-Marc Ayrault a manifestement voulu contenter un peu tout le monde", Hervé Favre ("La Voix du Nord") suppose qu'"en abattant son jeu dès hier soir, Jean-Marc Ayrault a aussi cherché à désamorcer la mobilisation syndicale avant la journée d'action prévue le 10 septembre.'
Raymond Couraud de "L'Alsace" a bien noté que le Premier ministre précisait "qu'il faudra bien de temps à autre 'remettre le dossier en chantier'. " "C'est de bonne guerre. Tous les gouvernements l'ont fait, à la manière de nos anciens qui juraient que la guerre de 14 serait 'la der des der'", avoue-t-il.
"Cela revient presque à un succès politique, dans la mesure où la CFDT et le patronat ont été enrôlés dans une forme de coalition des pragmatismes.(...)", calcule Philippe Waucampt dans "Le Républicain Lorrain".
"Contrairement à ce qu'a affirmé Jean-Marc Ayrault, cette réforme n'est pas juste, puisqu'elle ne réduit pas les inégalités de départ entre régimes, mais elle est habile", assure Jacques Camus ("La Montagne Centre Presse").
"En tout cas, le front social, qu'on imaginait 'explosif' avec un dossier comme celui des retraites, vient d'être momentanément désamorcé. On dira qu'il est sans doute plus difficile de négocier avec Al-Assad qu'avec Gattaz, Mailly. Ou même Mélenchon. Quoique..." ironise Jean-Claude Souléry de "La Dépêche du Midi".

Le Front national turlupine l’UMPS

Le Front national turlupine l’UMPS


A l’université d’été du PS (voir hier dans Présent) le Premier ministre s’est efforcé, nous dit-on, de serrer les rangs pour 2014. Mais, au PS, beaucoup d’élus serrent tout autre chose, en redoutant la sanction des prochaines élections de mars et de juin 2014. Une sanction qui pourrait prendre la forme d’une gamelle retentissante dans les urnes. Et un visage politique : celui, tant honni, du Front national. Un Front massif à 25 % ? C’est une possibilité que laissent entrevoir certains sondages… A La Rochelle, après les beuglements de Manuel Valls, Harlem Désir et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont, eux aussi, passés à l’offensive contre le parti de la droite nationale, décrétant même une « croisade républicaine contre la droite et l’extrême droite ». Des croisés d’un nouveau genre, qui comptent dans leur camp 83 % de Français musulmans.

Les orateurs socialistes ont donc déclenché un tir groupé contre le Front national, mais en se contentant de fulminer injures et condamnations à la cantonade plutôt que d’argumenter. Harlem Désir a, certes, battu tambour pour annoncer la mobilisation anti-Front et proclamer que le PS allait mener contre ce dernier une « bataille culturelle et idéologique » et « un combat des valeurs ». En se gardant bien, toutefois, d’entamer la moindre réfutation des propositions de la droite nationale, que ce soit sur l’immigration, la sécurité, la préférence nationale, le droit du sang plutôt que le droit du sol, la sortie de l’euro, le rétablissement des frontières (voire de la peine de mort), l’islamisation de notre pays ou l’introduction, dans le grand chambardement économique de la mondialisation, d’une dose raisonnable de protectionnisme. Surtout, pas un mot sur les « idées » du Front, que l’on se contente de diaboliser de loin. Ces idées, que le PS considère comme pestiférées, recueillent aujourd’hui de plus en plus l’adhésion de la part des Français. Et la gauche, tétanisée, semble craindre, en les évoquant, même pour les combattre, de les faire progresser encore davantage. D’où ces invectives lancées sur le Front national comme autant de tentatives d’exorcisme.

Ayrault toujours dans le rêve

Revenons un instant, juste un instant, sur le discours de clôture de ces journées d’été du PS prononcé dimanche par Jean-Marc Ayrault. Le Premier  ministre  n’a pas lésiné sur le lyrisme prophétique, annonçant que son gouvernement agissait pour « prolonger le rêve français » et « préparer un monde nouveau ». Rien de moins… On pense à François Mitterrand lorsque celui-ci était le leader de l’opposition de gauche. Au mot d’ordre marxiste « changer le monde », le chef du PS y avait ajouté celui, plus rimbaldien, de « changer la vie ». Mais nous étions dans les années 70 et la gauche française n’était pas encore tout à fait sortie du songe marxiste-léniniste des lendemains qui chantent. Pour trouver ceux-ci, en sol dièse mineur, les socialistes se sont récemment projetés en 2025. De retour de ce bref voyage dans le futur, le Premier ministre se propose donc de « prolonger le rêve français », que François Hollande promettait lui de « réenchanter ». Si ce rêve est celui de l’Etat-providence, né sous les Trente Glorieuses, la formule plus modeste du Premier ministre ressemblerait plutôt à la supplique de Mme Du Barry : encore une minute, M. le bourreau… Hélas ! le couperet des réalités tombe.

L’UMP en ordre dispersé

L’UMP, tout comme le PS, craint que le parti de Marine Le Pen ne lui plante également, lors des prochaines élections, quelques belles cornes sur le front. Un à un, les leaders du mouvement en état de torpeur font ou s’apprêtent à faire leur rentrée. Mais en ordre dispersé. Le 18 août, Laurent Wauquiez faisait une sorte de lever de rideau en effectuant l’ascension du Mont Mézenc, entouré de ses supporters et d’une cohorte de photographes. Une pâle imitation (pas très heureuse, ni très réussie) de François Mitterrand escaladant avec ses fidèles la roche de Solutré. Pour Wauquiez, ce sera le Mont Mézenc.
Dimanche 25 août, tandis que les socialos péroraient à La Rochelle, Jean-François Copé prenait la parole à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) pour exposer « son projet pour la France ». Aujourd’hui, mercredi, c’est au tour de François Fillon d’entrer en piste à Rouez-en-Champagne (Sarthe) pour « une journée de réflexion et d’échanges ». Et, clou de cette rentrée UMP, l’Association des amis de Nicolas Sarkozy, présidée par Brice Hortefeux, se réunira à Arcachon les 1er et 2 septembre. Où l’on pointera les présents et les absents.
Chacun de ces leaders n’ayant en tête que 2017 et cherchant à se dézinguer les uns les autres. Sans parler d’autres francs-tireurs comme Xavier Bertrand, Bruno Lemaire ou Valérie Pécresse. NKM, occupée à en découdre à Paris avec Anne Hidalgo, semble être l’une des rares personnalités nationales de l’UMP à s’impliquer dans les municipales de mars prochain. Les autres têtes pensantes ne pensant qu’à l’élection présidentielle.

Le retour de Copé

Jean-François Copé, déconsidéré aux yeux de beaucoup de militants et surtout d’électeurs UMP lors de l’élection interne de l’automne dernier, avait fortement dégringolé dans les sondages. Il en avait tiré les conséquences. Renonçant à son ambition présidentielle, il s’était mis dans la roue de Nicolas Sarkozy. Mais aujourd’hui, Copé semble de nouveau vouloir s’émanciper et retrouver rang parmi les présidentiables. Tout en continuant d’affirmer, pour le moment, qu’il s’effacerait devant une éventuelle candidature de Nicolas Sarkozy. « Je suis loyal, mais j’assumerai toujours une totale liberté de dire ce que je pense pour notre pays. » D’ailleurs, qu’il soit ou non en lice pour l’Elysée Copé, qui a décidément retrouvé du poil de la bête, prévient : « Celui qui pense que l’on peut gagner une présidentielle sans bénéficier de l’appui d’un grand parti se trompe. (…) Il est même très utile d’avoir le soutien du président de l’UMP. » A bon entendeur, salut ! Copé se pense incontournable…
Dans Le Monde daté de mardi, Alexandre Lemarié commente cette prise de distance mesurée de M. «  Loyal » par rapport à l’ex-président de la République. « Vexé du manque de considération de Nicolas Sarkozy à son égard, Jean-François Copé ne veut plus apparaître comme un simple vassal. » Et le signe le plus flagrant de cette indépendance retrouvée, c’est évidemment le « feu vert » que, le 17 août dernier, le président de l’UMP a donné « au principe d’un bilan du précédent quinquennat ». Une initiative, plaide officiellement l’avocat Copé auprès des amis de l’ancien chef de l’Etat, visant « à empêcher François Fillon et Laurent Wauquier de mener un inventaire à charge ». Mais les sarkozistes y voient également une manœuvre « destinée à renvoyer Sarkozy au passé, quand le président de l’UMP se projette vers l’avenir ». Un passé dans lequel, du même coup, il renvoie Fillon. Une façon pour lui de ringardiser subtilement ses deux concurrents.
Dimanche, à Châteaurenard, Copé a d’ailleurs rodé quelques thèmes qu’il entend développer autour d’un terme générique :réhabiliter la liberté : « La liberté d’entreprendre et de travailler », « la liberté d’expression » entravée par « le politiquement correct » et « la liberté d’aller et venir sans crainte de l’insécurité ». Flairant l’air du temps, le candidat Copé entend poursuivre son discours « droite décomplexée ».
Mais, avant l’élection présidentielle, demeurent tout de même quelques obstacles à sauter. Copé, qui en est bien conscient, expliquait dans Le Figaro magazine : « Ceux qui pensent qu’on pourra gagner 2017 sans reconquérir les territoires perdus se trompent complètement. »
C’est juste. Mais cette reconquête ne se fera pas sans des accords électoraux, tacites ou implicites, avec le Front national. Or Copé, comme l’ensemble des ténors de l’UMP, garde toutes ses inhibitions à l’égard du parti de Marine Le Pen. « Pas d’alliance possible avec celui-ci » continue de répéter celui qui, il y a un an, à l’Assemblée nationale, avait refusé de serrer la main de Marion Maréchal-Le Pen… Des alliances pourtant réclamées par de plus en plus d’électeurs de l’UMP. Le FN turlupine la droite libérale tout autant que la gauche… sinon plus !

Réforme des retraites : pouvait-on faire pire ?


La réforme des retraites annoncée par Jean-Marc Ayrault vient doucher les maigres espoirs qu'on pouvait avoir en ce gouvernement.
Je n'attendais pas de François Hollande qu'il soit un bon président, qui mène les réformes de libération des énergies dont la France a besoin. Mais, au moins, j'espérais qu'il fasse les réformes affectant les clientèles politiques "de droite" que dix ans de gouvernement UMP avait épargnées. Dans le cas de la réformes des retraites, cela voulait dire ne pas faire porter l'intégralité de l'ajustement sur les jeunes, votant plutôt à gauche, mais mettre aussi à contribution les retraités, votant largement à droite et bénéficiant d'avantages choquants :
Pour faire court, on pouvait espérer d'un président socialiste qu'il essaie de rétablir un peu d'égalité et d'équité, pour plus de justice sociale. Au vu des principaux éléments présentés hier par Jean-Marc Ayrault, la réforme des retraites qui se prépare va anéantir ces modestes espoirs. La présidence de François Hollande nous livre en effet une nouvelle réforme pour rien, qui ne règle pas les vrais problèmes, rajoute des coûts supplémentaires certains et fait payer encore et toujours les mêmes. Tour d'horizon.
Le principal élément consiste en l'allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Au lieu de mettre en œuvre cette réforme au plus vite pour qu'elle s'applique à tous de manière équitable, Jean-Marc Ayrault choisit de l'étaler jusqu'en 2035, frappant de facto tout particulièrement les jeunes. Une fois de plus, de quoi nourrir l'impératif de révolte de la jeunesse, qui paie plus de taxes pour obtenir moins.
À l'inverse, pour augmenter les prélèvements, c'est tout de suite et sans modération aucune, alors que le coût du travail exorbitant condamne les Français à un chômage massif endémique. La réforme des retraites prévoit +0,6% de cotisations sociales, qui viendront amputer directement votre pouvoir d'achat et, partant, la croissance économique française. Seul (petit) point positif, l'inégalité de cotisations entre fonctionnaires et salariés du privé n'est pas amplifiée, tout le monde devrait être mis à contribution. L'écart, important, reste mais n'augmentera pas.
Enfin, loin de réduire les dépenses, le gouvernement s'est plutôt engagé à en faire de nouvelles, encore financées par des taxes : le compte pénibilité devrait coûter, selon les estimations officielles, 500 millions € par an, financés par de nouvelles cotisations sociales. Voilà qui devrait aider l'emploi à repartir...
Sans surprise, si avec cette réforme, le gouvernement compte "économiser" 7,3 milliards d'euros en 2020 pour le régime général (salariés du privé), la très grosse majorité de l'effort viendra donc de cotisations supplémentaires (4,4 milliards, 60%), certaines, tandis que les économies, encore hypothétiques, n'arriveront pas avant 2020, quand l'âge de la retraite augmentera. Le tout, sans réussir à ramener le régime à l'équilibre puisqu'il serait encore en déficit de 300 millions € en 2020, pour ne trouver l'équilibre qu'en 2040.
Le message en filigrane est clair pour les jeunes : si vous voulez une retraite, mettez de l'argent de côté...

La Syrie, à son tour…

La Syrie, à son tour…


L’intervention militaire des États-Unis en Syrie ne fait plus guère de doute. Après l’utilisation d’armes chimiques par le tyran de Damas, Barack Obama ne se sent pas de rester les bras croisés. Le voilà qui enfile sa tenue de combat. Et c’est reparti pour un tour…
La main sur la Bible, l’Amérique ne peut pas laisser Bachar al-Assad violer les conventions internationales.
Ironie du calendrier, les archives du conflit Irak-Iran publiées hier révèlent que l’oncle Sam a fermé les yeux sur les pratiques de Saddam Hussein à l’époque, les mêmes que celles de Bachar aujourd’hui.
Autres temps, autres mœurs…
Avant le premier coup de canon, les communicants sont à la manœuvre. L’opération se limitera à des “frappes rapides et brutales” jurent les experts. Vite fait bien fait. Sans bobo pour les troupes engagées. Ni pour les civils grâce aux frappes chirurgicales. Air connu…
Et pour que l’Amérique ne passe pas encore pour le gendarme du monde, l’Angleterre et la France entrent dans la danse. Bref, le scénario paraît bien rôdé comme en Afghanistan ou en Libye. Ce qui n’a rien de rassurant…

Retraite : "ce n'est qu'une réforme a minima", juge le représentant de la CFE-CGC source Capital.fr


Allongement de la durée de cotisation après 2020, majoration de pension pour les parents de 3 enfants... "Des réformes inadaptées", juge Serge Lavagna, en charge du dossier protection sociale à la CFE-CGC, qui passe en revue les annonces gouvernementales, non sans un brin de fatalisme. "La refonte totale de notre système des retraites vers un régime pérenne attendra encore le prochain quinquennat", déplore-t-il.

Capital.fr : Vous avez participé à toutes les négociations sur les retraites, au nom de la CFE-CGC. Ces tours de table se sont-ils, selon vous, avérés efficaces ?
Serge Lavagna : On peut saluer la méthode. A chaque fois, nous avons rencontré Marisol Touraine, Jean-Marc Ayrault et des conseillers de leur cabinet pour leur présenter nos propositions. Le problème, c'est que le gouvernement ne nous apportait aucune piste de travail pour réfléchir conjointement.  La réforme des régimes de la fonction publique et des régimes spéciaux n'est pas à l'ordre du jour. De toute façon, le planning était bien trop serré. Il était impossible de recevoir le rapport Moreau le 14 juin pour aboutir à un projet de loi ambitieux dès le mois de septembre. Depuis 10 ans, c'est la quatrième réforme, après celles de 2003, 2008, 2010. Toutes se sont contentées de résoudre les problèmes de financement à court terme. Comme à chaque fois, la réforme de fond attendra le quinquennat suivant.
Capital.fr : Quelles mesures ne sont pas à la hauteur des enjeux ?
Serge Lavagna : Allonger la durée de cotisation à partir de 2020 s'inscrit dans la droite ligne de la réforme Fillon. Ni plus ni moins. Actuellement, la durée de cotisation est calculée tous les ans pour chaque génération en fonction de l'espérance de vie. Ainsi ceux nés en 1956 et 1957 doivent avoir cotisé 166 trimestres, soit 41,5 ans pour toucher une pension à taux plein. Ceux nés en 1958 devront vraisemblablement cotiser 167 trimestres. Jean-Marc Ayrault propose d'augmenter la durée d'assurance d'un trimestre tous les 3 ans à partir de 2020 pour offrir plus de lisibilité aux futurs pensionnés sur leur durée d'activité. Cette mesure ne sera d'aucun effet pour trouver les 20 milliards nécessaires pour combler le déficit des régimes de retraite à l'horizon 2020. Nous proposions de moduler le nombre de trimestres de cotisation nécessaires pour toucher une pension à taux plein selon l'âge de départ effectif à la retraite. C'est en effet une fumisterie de dire aux jeunes nés après 1975 qu'ils pourront cesser leur activité à 62 ans. En réalité, la plupart ont fait des études, ont plus ou moins tardé pour entrer dans la vie active, et beaucoup devront travailler jusqu'à 67 voire 70 ans.
Capital.fr : L'une des propositions phare de la CFE-CGC était justement de prendre en compte les années d'études dans le calcul des retraites. Qu'a retenu le gouvernement ?
Serge Lavagna : Dans sa déclaration, Jean-Marc Ayrault a confirmé que les jeunes en apprentissage ou en alternance auront leurs trimestres validés. Pour les autres, le Premier ministre propose à ce stade le rachat d’une année d’étude avec une aide forfaitaire de 1.000 euros par trimestre, soit une aide de 4.000 euros pour une année. Cette opportunité ne serait possible que durant les cinq premières années du parcours professionnel. Ce premier geste est donc tout à fait insuffisant pour un gouvernement qui souhaite faire des jeunes sa priorité ! La CFE-CGC demande la possibilité de racheter 4 trimestres pour les diplômés jusqu’à bac+3, et 8 trimestres pour les diplômés au-delà avec une aide forfaitaire de 1.000 euros par trimestre racheté ouvert, et ce, pendant les 10 premières années du parcours professionnel. Toutes les personnes diplômées depuis 2004 seraient ainsi concernées. Le paiement pourrait être étalé sur 5 ou 10 ans, afin de faciliter le financement.
Capital.fr : Le gouvernement réfléchissait aussi à réformer les avantages familiaux.
Serge Lavagna : Actuellement, il faut avoir travaillé 200 heures payées au Smic pour valider un trimestre à la CNAV. L'une des pistes étudiées serait d'abaisser ce seuil à 150 heures, afin de ne plus défavoriser les femmes qui travaillent plus souvent à temps partiel. Pour les familles nombreuses, la majoration de pension de 10% disparaîtra en 2020 pour laisser place à une prime forfaitaire. Reste à définir les modalités de calcul. Si ce forfait est donné dès le premier enfant, ce dispositif risque de se résumer à un saupoudrage insignifiant de quelques dizaines d'euros par mois, et ne s'appliquera, de toute façon, qu'à compter de 2020.Dans tous les cas il est à craindre qu'une fois de plus les classes moyennes ,déjà touchées par la baisse du quotient familial,soient les victimes de l'opération.

Avec Taubira, la prison pour personne !


Christiane Taubira est une femme de convictions. Et on ne le lui reprochera pas. Naguère, elle a milité pour l’indépendance de la Guyane. Cette fibre rebelle, elle l’a toujours gardée en elle. Pendant les émeutes de 2009 en Guadeloupe, elle a, presque naturellement, pris le parti du chef syndicaliste indépendantiste Élie Domota.
C’est donc en toute connaissance de cause et, il faut bien le dire, non sans audace, que François Hollande lui a confié les sceaux de la République à son arrivée à l’Élysée. C’est à cette femme, pourtant peu prédestinée à cette fonction, de faire aujourd’hui respecter l’ordre républicain. Une incongruité.
Le chef de l’État ne peut que tirer les conséquences de son inconséquence. En nommant Christiane Taubira au ministère de la Justice, il devait s’attendre à des initiatives provocantes de sa part. Après le mariage pour tous, c’est la prison pour personne, qui est au cœur de la réforme pénale qu’elle propose.
Alors que la délinquance explose, que de tragiques faits divers mettant en scène de jeunes voyous au casier judiciaire long comme le bras se multiplient, qu’une forte majorité de Français jugent la justice pas assez sévère, la garde des Sceaux veut abolir la prison pour les peines inférieures ou égales à cinq ans. Pour des condamnations sanctionnant de simples vols à l’étalage, mais aussi des atteintes aux personnes ou agressions sexuelles. Cherchez l’erreur !
Bien sûr, notre système carcéral, dont le budget a pourtant doublé en dix ans, est loin d’être parfait. Il souffre de surpopulation, il n’empêche pas la récidive, il est souvent inadapté aux profils des détenus qu’il reçoit. Mais la liberté, même surveillée, l’expérience le montre, n’est pas une meilleure réponse.
François Hollande le sait. En choisissant Christiane Taubira, il a, fidèle à son habitude, joué la politique des petits arrangements entre « amis », des équilibres précaires au sein de sa majorité. À présent, face aux réalités, on lui demande, même dans son camp, de penser d’abord à la préservation de l’ordre public. À quelques mois des municipales, il serait bien inspiré d’oublier les peines de probation. Sous peine d’encourir lui-même une très large désapprobation.

La confiance ne se décrète pas, elle se construit


Le pouvoir peut appeler autant qu'il le veut à la confiance, ce n'est pas ainsi qu'elle se construit.
La France traverse un moment où s’est développée une méfiance généralisée non seulement à l’égard de ses représentants dont les Français ne croient plus en la parole, mais également à l’égard de tous ceux qui prétendent s’exprimer en leur lieu et place : les syndicats, les acteurs économiques, les élites. Le désenchantement a succédé aux illusions qui leur ont été vendues et qu’ils se sont empressés d’acheter. Cette perte de confiance a des conséquences fâcheuses. Elle gangrène tout et sape le moral des citoyens qui perdent toute raison d’espérer dans des lendemains meilleurs. Or, sans confiance, point de salut.
Deux exemples, tirés de l’actualité française et internationale qui en regorge, sont caractéristiques des comportements qui minent à coup sûr la confiance dans toutes les relations interpersonnelles.
A peine John Kerry avait-il réussi, après plus de deux années de blocage, à convaincre Israéliens et Palestiniens de revenir à la table des négociations, que le gouvernement d’Israël autorisait la construction de plus de 1 000 logements à Jérusalem Est.
Contre les avis de tous les experts et observateurs économiques reconnus, le gouvernement français a persisté, pendant des mois, à affirmer que la croissance en 2013 serait de 0,8 % avant d’admettre, face à l’implacable réalité des chiffres,  un taux de 0,1 voire même de moins 0,1 %.
Dès lors, faut-il être surpris que la confiance, dans les Politiques en particulier et les relations en général, soit si difficile à instaurer?

Pourquoi certains font-ils confiance a priori et d’autres pas ?

Tout le monde sait que la vie au quotidien implique d’être en permanence en relation avec les autres. Cependant, chacun est conscient de vivre dans un monde fait d’incertitudes. Et donc, faire confiance met dans un état de vulnérabilité et de dépendance.
Si face à cela nous jouons la sécurité à fond en cherchant à éviter tout risque possible, c’est à dire en échangeant peu d’informations avec nos vis-à-vis, en leur accordant peu de crédit et, au final, en effectuant peu de transactions avec eux, il y a de fortes chances que nous rations de nombreuses opportunités.
Or, faire confiance aux autres, est conditionné en premier par la nécessité d’avoir confiance en soi. Ceci suppose d’avoir eu la chance de l’acquérir jeune avec ses parents. C’est grâce à eux que se développe ce que les psychologues appellent le « self esteem » qui joue également un rôle majeur dans les choix amoureux.

Comment mesurer si votre interlocuteur est digne ou pas de votre confiance ?

Pour autant, il ne s’agit pas de faire une confiance aveugle. Un excès de confiance peut être interprété comme le signe d’une certaine naïveté et encourager l’autre à mal se conduire. Que diriez vous d’une banque qui afficherait : « Ici nous faisons confiance, nous accordons des prêts sans demander aucune garantie » ? Ce serait le dépôt de bilan assuré. Il convient, dès lors, d’éviter de confondre faire confiance a priori et être crédule.
Pour cela, il est souhaitable de réexaminer en permanence le niveau de confiance que vous accordez à vos interlocuteurs en le fondant, non sur des considérations morales, mais sur la mesure des risques encourus.
Une technique très simple consiste à poser à l’autre des questions dont vous connaissez déjà les réponses. Cette méthode ne vous donnera pas une garantie absolue de son honnêteté, mais vous saurez ainsi très vite s’il cherche ou pas à vous duper. Si ses réponses sont fausses ou s’il élude sans justification vos questions, vous saurez alors à quoi vous en tenir et vous pourrez décider si oui ou non vous voulez poursuivre la discussion.
Pour autant, il convient d’éviter la méfiance injustifiée. La déception par rapport à l’attitude de l’autre ne doit pas se transformer en méfiance tant que l’on n’a pas analysé les motifs qui ont conduit l’autre à ce changement. Même si l’autre a la réputation d’être fiable, il y a toujours des imprévus qui peuvent provoquer un revirement d’attitude et le pousser à agir d’une manière contraire à ses engagements.

Comment inspirer confiance à autrui ?

La confiance est à la base de tout. Et, dans le cadre des relations suivies, la confiance se construit dans la durée. Il est donc indispensable que vos interlocuteurs vous perçoivent comme une personne fiable et digne de confiance. La clé est de développer, grâce à des comportements éthiques, une réputation d’intégrité dans votre milieu professionnel et privé car celle-ci vous précède avant une transaction ou une négociation.
J’ai le souvenir de ce DRH qui devait négocier avec les instances représentatives du personnel l’organisation et la mise en place d’une démarche de prévention du risque d’incendie et de la sécurité sur les postes de travail. Il n’existait aucun précédent sur lequel il pouvait s’appuyer.
La méfiance des élus à s’engager sur les pistes évoquées a pu être levée grâce à la réputation qu’il avait acquise – rappelée d’ailleurs par l’un des leurs impliqué, trois ans auparavant, dans une autre négociation difficile où ce DRH a démontré être un homme de parole qui respectait ses engagements – . Ceci a permis de mettre en place un système novateur concernant les risques d’incendie qui a pu, après une période négociée d’essai de six mois, être généralisé à l’ensemble des sites de cette entreprise.
Tenir ses promesses et respecter les engagements pris, être franc et ne pas mentir délibérément, ne pas recourir à la tromperie ou la mauvaise foi pour obtenir un avantage, éviter les demandes ou les offres extrêmes, prendre les devants et alerter l’autre s’il y a un problème imprévu, consulter toujours avant de décider, éviter les conduites imprévisibles et déconcertantes, parler le langage de l’autre sont autant de clés pour gagner la confiance d’autrui.
Toutefois, instaurer un climat de confiance, condition nécessaire à une bonne relation de travail, ne suffit pas. Une confiance doit être fondée. Pour cela, elle doit reposer sur des bases solides et la soumettre en permanence à un examen critique. Ne l’oublions pas, l’autre peut utiliser la confiance pour vous empêcher d’évaluer si les termes d’un accord qu’il vous propose sont équilibrés.
La tactique de « Tu ne me fais pas confiance », en vous enfermant dans un dilemme dont les deux possibilités vous sont défavorables, peut être un vrai piège à éviter. En effet, soit vous cherchez à creuser davantage et vous vous montrez méfiant, soit par peur de perturber la relation, vous acceptez sans vérifier au risque de vous faire avoir. La seule issue pour en sortir est de répondre : « Ce n’est pas une question de confiance » ou « Puisqu’il n’y a aucun problème, que perdez-vous à le mettre par écrit ».

Comment réussir à coup sûr à saper la confiance ?

Bâtir la confiance est un travail de longue haleine. Mais il suffit d’un rien, d’un léger manquement pour installer durablement la méfiance et éveiller chez l’autre les soupçons à votre encontre.
Faire de fausses promesses, induire en erreur, mentir délibérément, avoir un comportement imprévisible, tenir des propos irréfléchis vous donne la garantie que votre crédibilité est à jamais endommagée. Rappelons combien le « Je vous le dit droit dans les yeux… » de Jérôme Cahuzac a endommagé l’image des politiques et que toutes les mesures sur la transparence qui ont suivi ont tout simplement été vécues comme des leurres par les citoyens.

Pour conclure : cessez d’être complices

Si chacun d’entre nous refusait d’être complice des promesses intenables et si chacun d’entre nous était assez mûr et adulte pour supporter un langage de vérité aussi pénible soit-il à entendre, ceci pousserait peut être nos responsables politiques à être plus conséquents et plus honnêtes. Si nous voulons qu’ils arrêtent de « nous prendre pour des cons », il faut cesser de prendre tout ce qu’ils nous disent pour de l’argent comptant .
Non, la confiance ne se décrète pas ; oui, elle se construit. Il s’agit, toutefois, d’un chantier de longue haleine. Si les entreprises savent depuis longtemps qu’il s’agit d’une condition sine qua none pour développer des relations d’affaires dans la durée avec leurs partenaires, les politiques, quant à eux, peuvent toujours parier sur le fait que les français ont démontré par le passé qu’il leur arrive souvent d’avoir la mémoire courte.