TOUT EST DIT

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mercredi 11 juillet 2012

Nuances 

 
On s’en doutait un peu, la conférence sociale l’a confirmé: il faudra repasser à la caisse pour notre protection sociale. La douloureuse devrait prendre la forme d’une hausse de la CSG. C’est une piste, a concédé hier soir le Premier ministre, manière de reconnaître qu’elle est déjà sur le toboggan à mauvaises nouvelles. Evidemment, ça critique, ça regrette, ça discute... Mais avec M. Wauquiez, ça flingue: cette hausse, dit-il, est «criminelle». Oui, vous avez bien lu, criminelle. Le même M. Wauquiez avait naguère dénoncé le «cancer» de l’assistanat. Et si l’on suivait son exemple, si l’on piétinait enfin les nuances du politiquement correct ? Les critiques de M. Fillon contre M. Copé, c’est un assassinat. Jean-Pierre Jouyet, passé de Sarkozy à Hollande, un traître à fusiller. Le Tour de France, un repère de toxicos... Mortel, non ? comme dirait le jeune Wauquiez.

Tempérament et rationalisme politique

Comment expliquer que l'on devienne libéral et non socialfachocommuniste ? Le milieu culturel et l’éducation ne suffisent pas à comprendre ces orientations. N’y aurait-il pas quelque chose du tempérament personnel mais aussi du rationalisme intellectuel pour expliquer le destin mental de nos choix sociétaux et politiques.

Dès la sortie de l’utérus, de quelle liberté naturelle disposai-je ? J’aimerais supposer qu’à cet instant je savais pouvoir bientôt contempler librement les sphères du cosmos, au-delà des premières étoiles de la doxa, bien au-dessus de la mer de nuages recouvrant l’obscurantisme et la servitude politiques. D’où vient que je sois devenu libéral et non socialfachocommuniste ? D’où vient que j’ai choisi la voie terrestre et rationaliste d’Aristote en sa Politique pour aboutir au libéralisme, plutôt que celle utopique de Platon en sa République totalitaire ? On pourrait s’étonner que depuis la même origine cosmique et animale les humains proposent de telles différences en termes de convictions politiques et de contrat social. Il faut croire que le milieu culturel et l’éducation ne suffisent pas à expliquer ces orientations, puisque, si diverses, leurs déterminismes vont jusqu’à permette qu’un individu s’en affranchisse. N’y aurait-il pas là quelque chose du tempérament personnel mais aussi du rationalisme intellectuel pour expliquer, tant que faire se peut, le destin mental de nos choix sociétaux et politiques…
On me pardonnera je l’espère ce soupçon d’autobiographie. Né dans une famille modeste passablement inculte, quelle chance avais-je de devenir, sans en faire un titre de gloire, un intellectuel libéral ? Mes parents, pour l’une était dépourvue de tout discours politique, pour l’autre était vaguement de droite conservatrice, par atavisme paysan, quoique irréligieux, attaché à Jacques Chirac pour cause d’âge commun, attaché aux valeurs du travail et de la propriété terrienne. Ma seule chance fut d’habiter dans une ville universitaire. Pourquoi réclamai-je des livres, des encyclopédies, alors que l’on lisait si peu ou pas du tout autour de moi, même si l’école obligatoire y a peut-être contribué ? Pourquoi découvris-je Jules Verne et le romantisme allemand, France Musique, Schumann et Bach, alors que l’on se limitait à RTL et aux variétés d’usage ? Pourquoi encore, stimulé par mon enseignante de philosophie qui proposa l’étude de Marx et de Nietzsche, me sentais-je cette différence, cette indépendance… Certainement de par une répugnance à la fois innée et intellectuelle envers tout enfermement dans un concept de classe, de masse, de nation, dans tout déterminisme sociologique, qu’il soit conservateur ou marxiste. Quant à cette pulsion aristocratique, peut-être orgueilleuse, qui me poussait vers l’élection des arts et de la littérature, d’où me venait-elle ? Finissant ainsi bientôt par me persuader que la démocratie était devenue pour moi : « une aristocratie qui s’est élargie au point de devenir une aristocratie universelle » [1].
Un tempérament éthique et esthétique serait alors plus ou moins à l’œuvre en chacun de nous de façon à nous différencier. Si l’on ne peut remettre en question le rôle prépondérant et invariablement nécessaire de l’éducation, il n’en reste pas moins que la nécessité de l’acquis n’écarte en rien le caractère originel d’une innéité. Sans aller jusqu’à prendre le pari plus que risqué d’une inscription génétique des goûts et des philosophies, on peut imaginer que nos biochimies ne nous proposent pas à tous les mêmes chemins. Sans recourir à la théorie des humeurs des Anciens, une approche neuronale et psychologique des tempéraments politiques peut être effleurée. Ainsi, entre le libéral, le socialiste et le totalitaire, que ce dernier soit communiste, fasciste ou théocrate islamiste, les différences sont criantes.
À peine au-delà du roi philosophe platonicien, du socialiste magistrat philosophe égaré par l’hubris intellectuel, l’homme totalitaire a quelque chose du tempérament sanguin, du coléreux, sans cesse aiguillonné par la libido dominandi, par la foi en son concept politique englobant et salutaire, voire miraculeux. Il ne supporte pas que qui que ce soit échappe à sa doxa, à sa bienfaisance, à sa horde de préjugés, à sa tyrannie, familiale, étatiste, nationaliste ou théocratique, dans une sorte de crispation mimétique où l’autre est sommé d’être comme soi, sinon rendu esclave… Nombreux par ailleurs sont ceux qui adhèrent à un totalitarisme du groupe, de l’instinct grégaire, de la corporation professionnelle, syndicale ou de parti, par goût de la servitude volontaire, par paresse et passivité, mais aussi par envie et ressentiment envers les nantis, envers ceux qui savent réussir, par goût de l’égalité contrainte, par nécessité intime de se sentir rassurés en les rails d’une idéologie, qu’elle soit marxiste ou religieuse, et par la chaude communauté de destin d’une confrérie. À moins que la foule, la meute, permettent de libérer les instincts les plus brutaux, les plus violents, sous couvert de la force collective et d’une pseudo légitimité révolutionnaire ou théologique.
Le libéral quant à lui est un indépendant paisible, un individualiste entreprenant respectant l’individualisme de ses partenaires, un amant du doux commerce selon Montesquieu, un qui a le goût du risque, de la responsabilité et de l’indépendance, sans craindre l’acuité de la solitude. Depuis l’animal politique libre aristotélicien et dans la tradition humaniste du libre arbitre de Saint Thomas d’Aquin, il s’affranchit de la fatalité divine et de la grâce augustinienne pour valoriser son thymos [2], son soi fier, et satisfaire son désir de reconnaissance, reconnaissant du même coup celui de tout homme. En passant par les Lumières, de Locke à Voltaire, il tolère ainsi la liberté d’autrui, que ce soit par indifférence ou par cet égoïsme et ces vices privés (avarice et cupidité) qui contribuent aux vertus publiques de la prospérité, pour reprendre l’argumentation de Mandeville dans la Fable des abeilles [3], ou de par le soin de la « main invisible » [4] du marché conceptualisée par Adam Smith. De même, en s’appuyant sur des valeurs d’étude, de travail et de mérite, dans le cadre du respect de la propriété, et du pluralisme dynamique du marché, voire de la capacité d’association, il éprouve le juste respect d’un contrat social cohérent avec son profil psychologique et intellectuel. Il sait la nécessité, pour jouir de ses propres libertés, d’accorder et d’encourager ces mêmes libertés économiques, d’expression et de mœurs à autrui, que ce soit par empathie ou par calcul rationnel…
Car à en rester à cette voie du tempérament politique, il n’y aurait plus qu’à baigner dans le relativisme et abandonner toute prétention à faire du libéralisme politique un universalisme. Sauf qu’une démarche intellectuelle rationnelle simple (c’est alors qu’intervient l’éducation) permet de départager le libéral du totalitaire plus ou moins doux et plus ou moins bien intentionné. Certes, on peut imaginer que parmi ceux qui choisissent un socialisme, qu’il soit rose, rouge, brun ou vert, qu’il soit national ou international, il en est quelques-uns animés du sens de l’utopie, et d’une empathie au service de l’humanité. Mais l’on sait que l’enfer est pavé des meilleures intentions, et que les généreuses planifications d’un bonheur à tous imposé par la gestion prétendument rigoureuse d’un parti, d’un État ou d’un orwellien gouvernement mondial ne peuvent qu’écraser les individus sous le marteau de l’égalité. Et bientôt exacerber les insupportables inégalités et les frustrations qu’une culture du ressentiment contribue à surexploiter par ces « banques de la colère » [5] que sont les partis révolutionnaires. C’est ainsi que l’Histoire a montré que l’égalité de la pauvreté parmi les États communistes, hors pour quelques oligarques et apparatchiks, reste la moins pire des conditions, avant la concentration meurtrière des goulags …
Il faut alors porter un regard objectif sur les conditions de la prospérité économique. Où et à grâce à quelle culture, quelle démocratie, quelle éthique économique fondée sur le marché et la concurrence est-on le mieux parvenu à libérer le maximum d’humanité des tyrannies de la pauvreté et de la censure, sinon dans les démocraties libérales occidentales ? Un simple examen permet de constater par exemple que ce sont des politiciens qu’il est de bon ton de décrier, comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, qui ont permis que sous leurs mandats, grâce à une politique libérale de diminution considérable des impôts pour les particuliers et les entreprises, le chômage fut divisé par deux, pour être ramené autour de 5%, ce que l’on appelle d’ailleurs un chômage structurel. De constater qu’avec les mêmes conditions de mondialisation et de concurrence internationale que la France malheureuse, l’Allemagne, le Canada et la Suède surfent allègrement sur les voies de la prospérité économique… À l’observateur rationnel ne peut manquer la sagacité qui permet de constater que les politiques de dette, de déséquilibre budgétaire, de contrôle des loyers, de relance keynésienne et d’interventionnisme étatique, de redistribution et de delirium fiscal, fussent-elles animées des meilleures intentions de la justice sociale et de la libido dominandi, sont non seulement contreproductives mais attentatoires aux droits de propriété et à la liberté d’entreprendre, donc foncièrement immorales. Car « contrôle économique et totalitarisme » [6] vont bientôt de pair. Devons-nous accuser nos gouvernants du seul aveuglement idéologique, ou de cet appétit de pouvoir qui les voit préférer un absolutisme colbertiste et socialiste supporté par la démagogie, ou de cynisme mortifère et suicidaire ? À moins que le rationalisme économique et politique soit parfaitement étranger à leur système neuronal…
Ce serait évidemment, en me parant du titre de libéral issu des Lumières, autant par tempérament que par rationalisme, me tresser une couronne de lauriers moraux que la modestie m’interdit de porter… Ainsi l’amant des libertés, quoique en se gardant de tout « dogmatisme libéral » [7], trouvera-t-il une pensée aussi cohérente qu’efficace au service du développement de l’humanité. Et, auprès d’une bibliothèque des écrivains et philosophes choisis, un sommet montagneux où s’isoler des nuisances totalitaires, à moins que ces dernières ne lui laissent que l’abri précaire de l’isolement d’un sommet intérieur.
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Sur le web.
  1. Leo Strauss : Le Libéralisme antique et moderne, PUF, 1990, p 15.
  2. Ce terme, venu de La République de Platon, a été repris par Francis Fukuyama en tant que « désir de reconnaissance », ce dans le cadre de la démocratie libérale comme aboutissement ; dans La Fin de l’Histoire et le dernier homme, Flammarion, 1992.
  3. General Books, 2012.
  4. Adam Smith : Enquête sur la nature et les causes de la Richesse des nations, PUF, 1995, p 513.
  5. Peter Sloterdijk : Colère et temps, Hachette Littérature, 2009, p 87.
  6. Friedrich A. Hayek : La Route de la servitude, PUF, 2010, p 68 et suivantes.
  7. Raymond Aron : Essai sur les libertés, Calmann-Lévy, 1965.

PSA : Sapin accuse Sarkozy d'avoir «retardé» de «mauvaises nouvelles»

Alors que PSA Peugeot Citroën doit dévoiler jeudi des mesures visant à redresser le groupe, les syndicats s'attendent un plan supprimant entre 8 000 et 10 000 emplois, soit près de 10% des effectifs en France, au lieu de 6 000 prévus jusqu’à présent. préoccupations : le site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), dont la fermeture est redoutée depuis un an.

A la veille de ce Comité central d'entreprise extraordinaire (CCE), le ministre du Travail, Michel Sapin, dit s'attendre à de «mauvaises nouvelles». Interrogé par Inter, il met en cause l'ancien président de la République qui aurait, selon lui, demandé à ce que les annonces de licenciement soient repoussées à l'après-présidentielle. Le plan redouté pour le site d'Aulnay-sous-bois est «typiquement un de ces plans» que Nicolas Sarkozy a «demandé de retarder plutôt que de trouver des solutions», accuse Michel Sapin. «Je pense que vous avez remarqué que M. Varin (le président du directoire de PSA Peugeot Citroën) avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy. Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën ou chez Peugeot ? Non, c'était pour parler de ces sujets là, en lui disant : Tu verras ça plus tard», ironise le ministre.


Interrogé sur l'hypothèse d'une fermeture d'Aulnay, Sapin dit «exiger de PSA que le dialogue soit exemplaire et que les contreparties soient à la mesure des problèmes rencontrés». «Si Aulnay ne conserve pas de production de PSA, quels sont les efforts faits par PSA pour qu'il y ait de l'activité à l'emplacement d'Aulnay, ce qu'on appelle de la réindustrialisation ? Voilà typiquement une responsabilité qui incombe à une entreprise», prévient le ministre, estimant qu'il devait «y avoir des propositions en matière de reclassement».

BEN VOYONS !  UN MINISTRE DU TRAVAIL AUSSI NUL QUE ÇA, 
C'EST UNE PIÈCE À CONVICTION !!!

PS : les savants calculs de Martine Aubry

La première secrétaire cosigne une contribution avec Jean-Marc Ayrault en vue du congrès.

Martine Aubry a-t-elle levé le doute sur ses intentions à la tête du PS? Mardi soir, à l'issue du bureau national du parti, la première secrétaire a annoncé qu'elle déposerait, en vue du congrès de Toulouse programmé fin octobre, une contribution commune avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. «Ce texte trace les perspectives d'avenir pour le PS et la gauche au pouvoir: soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre des soixante engagements du président du programme présidentiel», assurent les deux cosignataires.
Ils demandent en outre «à l'ensemble des dirigeants du PS, comme aux membres du gouvernement, de soutenir de façon exclusive cette contribution générale». Un message adressé en particulier à l'aile gauche du PS, qui hésite ces derniers temps à déposer elle-même une motion.
Lundi, des proches de Martine Aubry ont apposé leur signature, aux côtés de celles de proches du leader de l'aile gauche Benoît Hamon, au bas d'un texte publié dans Libération. Intitulé «Pour une gauche durable», il esquisse une critique de la politique du président de la République en assurant que «l'appel à la croissance pour relancer l'emploi ne suffira pas». Or, du côté de l'Élysée, on souhaite un PS à l'image de ce qu'il fut de 1997 à 2002, lorsque, avec François Hollande à sa tête, il était chargé d'accompagner la politique de Lionel Jospin et en aucun cas de gêner le premier ministre.
Les grandes manœuvres n'ont pas échappé à François Hollande, dont l'un des plus proches lieutenants et désormais ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, s'est fendu d'une tribune dans Le Monde pour lancer une mise en garde contre la division et appeler, en creux, à une motion unique de soutien au président de la République lors du prochain congrès. Selon lui, le PS doit désormais accompagner l'action du chef de l'État en choisissant «une ligne politique claire». Comprendre: hollando-hollandiste.

Poser ses «conditions»

Pour autant, le geste de Martine Aubry n'en dit pas plus sur sa volonté, ou non, de briguer un nouveau mandat à la tête du parti. Fin mai, elle avait assuré que finalement elle ne partirait que «si toutes les conditions (étaient) réunies», mais sans préciser outre mesure quelles étaient ces «conditions». Elles sont désormais plus claires: Martine Aubry partira à la seule condition que le PS adopte la motion unique qu'elle cosigne avec Jean-Marc Ayrault. En quelque sorte, elle remet son sort à la tête du PS entre les mains de l'aile gauche du parti. Que le courant de Benoît Hamon décide de présenter une motion et Martine Aubry pourrait décider de se représenter.
Dans la logique du PS, le fait de signer une contribution n'est pas un acte anodin. Il s'agit du premier pas vers la constitution d'une motion dont le premier signataire est généralement le candidat au poste de premier secrétaire. Le doute subsiste d'autant plus que, la semaine dernière, Harlem Désir avait annoncé au Figaro qu'il ne serait pas candidat si Martine Aubry se présentait, comme pour anticiper l'annonce.
La chef du PS reste dans l'ambiguïté. Mais les socialistes sont habitués à décoder ce genre de message de la maire de Lille. À lire du Martine Aubry dans le texte, on relève mieux l'ambiguïté de ses propos. «J'ai toujours pris mes responsabilités, les Français le savent, et je les prendrai là aussi», déclarait-elle l'année dernière à propos de sa candidature à la primaire du PS, qui ne faisait pas de doute. Alors, maintenant qu'il s'agit de signer une contribution…

Liberté d’entreprendre dans la Constitution ? Petit guide des avantages et difficultés à être entrepreneur en France

Laurence Parisot a demandé lundi à François Hollande d'inscrire la "liberté d'entreprendre dans la Constitution". Une belle idée, mais au-delà, l'entrepreneuriat français souffre surtout de nombreux freins très concrets. Et aussi de quelques avantages par rapport à l'étranger.
Les tapis rouges volants entre Paris et Londres soulèvent de nombreuses questions, dont celle de la difficulté d’entreprendre en France. Si nous voulons dresser un portrait critique de la situation, celui-ci sera forcément en "clair obscur", l’obscur permettant de mettre en valeur le clair si l’on veut rester optimiste.
Disons les choses franchement, il n’est jamais facile d’entreprendre, dans aucun pays du monde. Une PME demande toujours une énergie démesurée pour passer de l’idée au projet, puis du projet à la PME. Il faut ensuite financer son amorçage, puis financer son développement, éventuellement en période de crise il faut aussi apprendre à survivre. Un parcours du combattant en soi pour le meilleur et pour le pire, la récompense suprême pour un patron de PME étant de voir grandir sa PME, pas forcément en passant par la case "enrichissement", contrairement à beaucoup d’idées reçues en France, mais forcément en passant par la case "créer des emplois et de la valeur" pour éviter la case "The End".
Le décor ainsi planté, on serait en droit de croire que notre beau pays, la France, avec son chômage chronique et sa croissance en berne depuis 10 ans, aura compris qu’il faille "bichonner" ces millions de moteurs de croissance producteurs d’emplois que sont les PME françaises.

Le côté sombre

Pourtant ce n’est pas le cas. Pire, l’entrepreneur français doit se battre contre des forces contraires sur son propre terrain :
- l’administration et le droit français
- la fiscalité française
- la finance française
- peut-être le pire de tous : la mentalité et la culture anti-patrons françaises
L’administration et le droit français sont pénalisants par leur complexité et leur instabilité. Pour comparer avec le Royaume-Uni, un chef d’entreprise français consacre 3 fois plus de ressources (temps, argent, experts comptables, avocats, Commissaire aux comptes, locaux, …) que son homologue anglais pour gérer son entreprise.
Au Royaume-Uni, CompanieHouse.co.uk est le service en ligne qui réunit tous les services institutionnels qui interagissent avec l’entreprise. Il suffit d’y ajouter un site de comptabilité en ligne et vous gérez une PME de A à Z avec deux rapports annuels à produire, décalés de six mois, le tout étant prélevé à la source ou pré-calculé.
En France, nous avons pratiquement autant d’interlocuteurs institutionnels que de lignes dans nos fiches de paie, nous devons rendre des comptes 4 à 12 fois par an avec chacun (TVA, IS, URSSAF, FAFIEC, B2V, …), et anticiper les résultats de formules de calculs à plus de 5 variables pour prévoir les paiements à ces organismes. Pouvoir anticiper sa trésorerie à plus de 3 mois dans ce contexte demande presque un plein temps pour le gestionnaire (même pour une PME de moins de 10 salariés), lorsque les règles de gestion ne changent pas d’une année sur l’autre (35h, droit du travail, droit des affaires, élections, etc.).
La fiscalité française était connue pour son niveau et sa complexité, elle est tout simplement devenue légendaire depuis l’annonce de François Hollande d’un projet de loi de "confiscation fiscale" au delà de 75% pour les revenus de plus d’un million d’euros. Peu de patrons de PME, voire aucun, ne sont concernés mais pour ceux qui au moins l’espéraient et investissaient leurs capitaux personnels pour y parvenir plus vite, la motivation risque d’en prendre un coup et les tapis rouges volants de faire la navette de la France vers le Royaume-Uni pendant quelques temps.
 
La finance française est un sujet encore bien plus préjudiciable que les deux précédents. Les PME en création sont confrontées à une carence majeure de solutions de financement d’amorçage. Les Anglais ont des structures spécialisées pour la levée de fonds privés, entre 50 K€ et 250 K€. Paradoxalement en France, il est plus facile de lever 10 millions pour une entreprise qui tourne que 200 K€ pour créer une nouvelle PME innovante. Prenez rendez-vous chez Oseo, si vous réussissez à obtenir une garantie de prêt à 80% de 100K€, tentez de trouver une banque qui prendra le risque des 20% restant. A propos des banques, la PME française à un droit au Compte mais selon votre projet (ou plutôt votre capital initial) cette simple étape peut se transformer en véritable challenge, sauf si vous trouvez des fonds pour amorcer votre activité. Jusqu'en 2011, il y avait une possibilité de financement pour l’amorçage les jeunes PME, puisque la loi TEPA permettait aux plus riches (payant l’Impôt sur la fortune) de réduire de 75% leur impôt lorsque celui-ci était versé au capital d’une PME. L’instabilité des lois de finance en 2011 a eu pour conséquence l’immobilisme de ces dernières chances de l’amorçage, et à divisé par cinq les montants levés par ce biais en 2012.

Si vous avez toujours le courage d’entreprendre en France, il y a un dernier point qu’il faut connaître : contrairement aux pays anglo-saxons, les Français ne sont pas fiers de leurs entrepreneurs, ils s’en méfient, la culture chrétienne néo-marxiste restant imprégnée dans un des derniers pays au monde à avoir un parti communiste. Les médias diabolisent les gros salaires du CAC 40 et contribuent à créer un amalgame dans l’esprit des Français, alors qu’il existe avec la crise bien plus de patrons de PME qui gagnent moins que le Smic. Les conséquences sont mesurables lorsque l’on entend des salariés français surprotégés se demander pourquoi ils n’ont pas de tickets restaurants alors que le monde s’écroule autour d’eux en pleine crise économique mondiale.
Je terminerai la partie sombre du tableau par un mot sur le risque personnel que prend l’entrepreneur français par rapport à son homologue anglais. La faillite est impardonnable en France (la peur de l’échec y est grande) lorsqu’elle est un signe d’expérience dans les pays anglo-saxons où le business est un art de vivre.

Le côté clair

Ce portrait ne serait pas juste sans parler des points forts de la France.
- Attractivité : La France reste depuis 10 ans l’un des pays les plus attractifs d’Europe en matière d'investissements étrangers, même si elle vient de perdre sa deuxième place derrière le Royaume-Uni, au bénéfice de l’Allemagne selon la dernière étude Ernst&Young.
- Excellence : Le CAC 40 regroupe des champions mondiaux dans bien des domaines d’activité et cela montre au monde entier la qualité de nos compétences sur les plans de l’ingénierie, de la culture, de la science, du management, de l’inventivité, du design, et bien d’autres typiquement français.
- Finance : Le FSI, Oseo Innovation, ce qui reste de la loi TEPA, les innombrables (mais peu compréhensibles) aides d’état pour les entreprises innovantes, les initiatives du type ISM-INRIA pour booster l'écosystème mobile français, et l'énorme potentiel des nouveaux modes de financement privés comme l’incubation et le crowdsourcing sur Internet (wiseed, pret-dunion.fr , friendsclear.com, kisskissbankbank.com, ..) sont autant d’atouts français empruntés aux pays anglo-saxons pour certains, uniques au monde pour d’autres.
- Social : La France est un pays étonnant avec un tissu d’organisations sociales exceptionnel, avec 12% du PIB dans ce nouveau secteur qu’est l’économie sociale et solidaire et assimilés. Il est encore possible qu’une fois de plus une nouvelle société émerge de ce peuple qui mélange l’associatif et l'entrepreneuriat, qui crée de nouvelles formes juridiques, qui soutient des millions d’initiatives locales de solidarité, qui possède toujours une protection sociale unique au monde (au point où même les riches exilés fiscaux reviennent se faire soigner en France) et qui aime toujours d’avantage débattre et se manifester (Paris a vu 3000 manifestations en 2009, contre 1500 en 2006). Tout est possible là où la création naît du chaos.
-Education : Le système d’éducation reste loin d’être parfait, cependant en voyageant un peu on se rend compte à quel point la culture générale de l’étudiant français reste très supérieure à ses homologues étrangers jusque la deuxième années d’étude supérieur, avant les années de spécialisation. Cela leur donne une vision plus globale des choses très prisée à l’étranger.
- Administration : Nous connaissons tous l’administration paperassière française, ce que l’on sait moins c’est qu’un important effort est réalisé depuis la création de la DGME, Direction générale de la modernisation de l’État, en 2005. Dans un premier temps l’erreur a été de reproduire la complexité administrative papier sur Internet avec autant de sites que d’organismes, puis dès 2008, le plan “France Numérique 2012 – Plan de développement de l’économie numérique " a montré l’intérêt de moderniser en simplifiant et unifiant les services grâce aux technologies numériques. Nos administrations sont encore loin de comprendre comment un réseau social Pôle Emploi ouvert aux entreprises et aux chercheurs d’emplois serait bien plus efficace que leur site web 1.0 mais chaque chose en son temps, c’est le sens de l’histoire digitale française et on doit avouer qu’elle va dans le bon sens.
- Aides d’état : Là aussi de nombreux préjugés restent bien ancrés, côté grand public comme du côté des institutions. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il existe un nombre incalculable d’aides à la création d’entreprise (CCI, fonds d’amorçages, formations), à la création d’emploi (Jeunes, seniors, réinsertion, autoentre, …), et à l’innovation (CIR, JEI, AIR, AIMA, OSEO,...). Bien entendu tout cela se mérite, il faut consacrer entre 20% et 50% de son temps d’entrepreneur pendant plusieurs mois (de 4 à 18 mois) pour prétendre à l’une de ces aides, ce délai n’incluant pas celui du paiement par l’état français (rajouter 4 à 12 mois).

Bilan mitigé

Comme le dit le proverbe chinois, “Le bonheur naît du malheur, et le malheur se cache toujours au sein du bonheur” et l’entrepreneur en France doit bien le méditer. La France nous l’avons vu est un pays complexe et contrasté pour l’entrepreneur, qui doit se nourrir du meilleur et gérer son risque en connaissance de cause.
Entreprendre est un défi, entreprendre en France est un autre défi. Un défi bien spécifique, que l’on peut d'emblée déconseiller aux chasseurs d’or matérialistes, mais conseiller a une nouvelle génération de patrons responsables, valorisant autrement l’humain et son travail, partageant son capital et d’autres valeurs que celles du 20e siècle où l’économie livrée à elle-même à créée les conditions favorables à deux guerres mondiales.

Le royaume de la famille


Les caricatures d’Etat que sont nos prétendus Etats modernes détestent la famille, et, par voie de conséquence, l’institution fondatrice de la famille qu’est le mariage. La famille leur fait peur. La famille est, contre leur volonté de puissance, le seul lien de résistance inviolable. Il y a le secret des familles. Le mariage qui est la célébration publique de l’amour de deux êtres – d’un homme et d’une femme – et est en même temps l’annonce tout aussi publique, de la création, par cet homme et cette femme, d’une nouvelle zone secrète, dans la société : leur foyer.
« Nous fermerons un peu la porte,
« Nous mettrons du bois sur le feu… »
Ils fondent un « chez nous », qui sera, bien sûr, ouvert, accueillant… tout ce qu’on veut, mais, d’abord, un coin à eux, leur maison, leur appartement, leur domicile, leur porte, leurs clés… leur secret, leur monde et leur royaume.
Toute famille est un royaume.
« La famille est le lieu de toutes les violences », telle est la thèse officielle de ceux qui, en France, et peut-être en Europe, s’occupent de l’aide à l’enfance. Juges, assistants, psychiatres et psychologues ont fait de cette phrase leur postulat. Coups et blessures, torture morale, inceste, viol, agressions sexuelles et psychologiques, ce « foyer d’amour » est un « nœud de vipères ». D’ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qu’elles deviennent ces familles, lors des héritages. Comme dit le dicton populaire « ils s’entendent bien… ils n’ont pas encore partagé… ». De même que les anticléricaux les plus radicaux sont des enfants de chœur, dans leur dénonciation des maux que l’Eglise porte en elle – « s’ils savaient la réalité… » – de même ces ennemis professionnels de la famille sont très en deçà de la réalité, quand on l’examine avec les yeux acérés de l’avocat du diable, « rencontre de deux égoïsmes, qui, en fait, restent d’autant plus étrangers l’un à l’autre qu’ils sont contraints, à la vie commune… mensonge installé, quasi automatique, par réflexe inconscient, dissimulation, manipulation, hypocrisies, volonté de puissance… on peut tout y mettre dans ce royaume où se reproduisent, en vrai, en vécu, tous les effets du péché originel.
Qui peut en douter, de la réalité de ce péché ?
Qui, ayant vécu en famille, peut encore croire les absurdités de Jean-Jacques Rousseau ?
Et pourtant, si le tableau veut être complet, où existent à ce point le don total, le désir renouvelé, la gratuité absolue, le sourire, le sacrifice, l’humour, la drôlerie, la gaîté, la joliesse et la beauté, la tendresse, le rire, le fou rire, les pleurs dans le rire et le rire dans les pleurs, l’extravagance, la prodigalité, l’économie, la fête, la vie ?
Vrai royaume avec ivraie et bon grain, à ne pas séparer avant le temps de la moisson. Vrai royaume humain dont le principe, plus fort que tout, est l’amour du roi et de la reine. La tendresse du Roi, le ventre de la Reine.
Toute famille est famille royale : les Capétiens ou les Atrides ? Saint Louis ou Barbe-Bleue ? Mais des rois… pas des présidents de la République… qui sont, d’ailleurs, des « sans famille ».
Et, pour être une famille, un royaume, il faut, pour commencer, un mariage.
— Le mariage, ça ne dure pas. L’amour non plus. Et si l’amour existait, au départ, le mariage saura le faire disparaître. Le pire ennemi de l’amour, c’est le mariage.
Le refrain est connu, et, s’il est aussi répandu, c’est qu’il doit contenir une bonne part de vérité. C’est l’évidence. Le mariage, qui est l’écrin de l’amour est aussi l’épreuve du même amour. Précisons. L’écrin protège l’amour des attaques extérieures. Il lui donne un cadre, un ordre à l’intérieur duquel il peut s’épanouir. Sans cette structure – cette institution – l’amour se disloque, s’éparpille, s’évapore. Il n’en reste rien.
Mais, le mariage, en forgeant cette protection contre l’extérieur, impose, par le même mouvement, l’épreuve intérieure. Il la renforce. Il l’aiguise. Il contraint les amants qui sont par nature, des menteurs, à l’épreuve de vérité.
« En mariage, trompe qui peut », disait notre bon Loysel, le juriste aimable et savant. Qui peut tromper, longtemps, en mariage ? En liaison extraconjugale, quand on se voit peu, et seulement pour les bons moments, il est facile, aisé, agréable, de jouer la comédie. C’est le plaisir de l’aventure, son piment et, aussi, son code obligatoire. Il ne faut surtout pas être vrai. C’est le lieu où, par principe, on badine avec l’amour… et où le badinage, surtout quand il s’agit d’un badinage passionné, fait la loi. Le mari ment à sa femme qui ne dit pas la vérité à son époux, mais ces petits mensonges ne sont rien à proportion du mensonge essentiel, consubstantiel à la passion hors mariage. Tout y est masque. C’est ce qui en fait le charme (provisoire). Rien n’y dure, mais l’espace d’un moment, la comédie a semblé être la vie. Tout s’efface avec le décor. Le petit matin est amer. Il faut beaucoup de drogue pour recommencer, après un certain temps.
En mariage, la vérité décape, avec son complice le temps, et son autre soutien, la communauté de vie, tous les faux-semblants, comédies, hypocrisies… le secret s’impose à l’extérieur. A l’intérieur, c’est la transparence aussi absolue qu’elle est involontaire. Ce n’est pas que chacun, jusqu’à la mort, n’y joue sa propre comédie. Mais, il en est le seul dupe. Car les autres, le conjoint, les enfants l’ont percée à jour, dès le premier instant. Le regard du nourrisson abandonné au sein de sa mère, noyé dans la tendresse paternelle, est, par sa nouveauté, une terrible lucidité sur l’état de la famille dans laquelle il arrive. Insensiblement, chacun, père, mère, enfants, avait pris son rythme, ses habitudes, sa routine et forgeait donc, tranquillement, son mensonge vital vis-à-vis des autres. Il ou elle arrive et son œil remet tout en place. Sa présence révèle les affections, les jalousies, les préférences, les routines, les vieilleries… il faut tout recommencer.
Dans les familles un peu étendues, neveux, nièces, petits-enfants, petits-neveux et petites-nièces renouvellent l’expérience, renforcent la tradition – car les enfants aiment les traditions – et pulvérisent les routines, car elles ne résistent pas à leurs yeux, qui sont la nouveauté absolue.
Dans ce royaume qu’est la famille, chaque enfant qui arrive est un Prince du sang, qui, comme tout prince, posera un problème, suscitera une difficulté et sera un sujet de fierté, une grâce pour ce royaume.
Devant cette vivante merveille, les employés de l’assistance publique, les fonctionnaires de l’éducation nationale, le juge et les administrations demeurent interloqués ou furieux, interdits ou haineux… cette réalité est, au sens propre du mot, insupportable.
J’ai voulu rassembler ces réflexions de base, que nous connaissons tous, pour que nous comprenions bien l’intolérance essentielle que notre système politique, fait d’individus et de masse – de masses d’individus – ressent à l’égard de la famille. La force des habitudes profondes de la nation, famille de familles, a longtemps résisté à ce système. D’où la nécessaire hypocrisie de nos présidents successifs… jusqu’au président normal qui fait de l’absence du mariage, de la négation pratique de la famille, la normalité.
Désormais, enfin, c’est dit, c’est clair, nous les familles, nous sommes les a-normaux, les anarchistes, les non-conformes. Acceptons cette grâce et cultivons-la. Sachons être, nous les vrais amoureux de l’ordre véritable, de vrais rebelles à l’encontre du désordre établi. C’est une chance qui n’a pas été donnée à tout le monde. Saisissons-la. L’ordre et la liberté marchent ensemble, et, chose quasiment inconnue depuis longtemps, la vertu et le rire sont enfin en ménage !

L'affaire «pénible à vivre» de Ségolène Royal

Invitée mardi matin du journaliste Jean-Michel Apathie sur RTL, qui participe en ce moment à la conférence sociale est revenue très brièvement sur l'épisode de La Rochelle au 2è tour des législatives, le 17 juin dernier, affirmant que c'était «une affaire pénible à vivre »
Battue par le dissident Olivier Falorni, elle a redit mardi matin avoir été « victime d'une trahison » : « Si tous les dissidents s'étaient maintenus c'était une centaine de circonscription que la gauche perdait ». Elle a aussi dit avoir reçu « un coup extrêmement dur » après que Valérie Trierweiler, compagne de , se soit immiscée dans la campagne législative.

M. Falorni, qui a remporté la 1ère circonscription de La Rochelle avec 63% des voix contre 37% pour Royal, avait reçu par le biais d'un message sur Twitter, le soutien de la première dame. « Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé », écrivait la compagne de François Hollande. Un twitt qui a fait l'effet d'une bombe d'autant plus que cette position n'était pas raccord avec celle du chef de l'Etat... Le matin-même, François Hollande apportait son soutien à son ex-femme, présidente de la région Poitou-Charentes. «Dans cette circonscription de Charente-Maritime, Ségolène Royal est l'unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui », écrivait-il dans sa profession de foi.



Ségolène Royal, présidente socialiste de la... par rtl-fr
Celle qui aspirait à la présidence de l'Assemblée Nationale, remportée par Calude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, a affirmé n'avoir aucun autre projet. « J'ai vu que tous les jours on me prête une nouvelle fonction » a-t-elle déclaré avec ironie mardi matin. « Je remercie ceux qui le font mais je n'ai rien demandé et je continue de servir mon pays », a-t-elle ajouté.


C'EST ELLE QUI EST PÉNIBLE, INUTILE FOLLE À LIER, À "TUER" QUOI.

mardi 10 juillet 2012

La hausse des impôts c'est maintenant, la diminution des dépenses on verra plus tard...

Dans l’œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.
La semaine avait plutôt bien commencé, avec le sommet européen qui avait montré que les apparentes concessions d’Angela Merkel, la Chancelière allemande, ne remettaient pas en cause sa vision d’une Europe plus intégrée.
Puis avait suivi, mardi,  le rapport d’audit sur la France présenté par Didier Migaud président de la Cour des comptes : « les déficits sont anciens. Ils concernent donc les gouvernements de droite comme les gouvernements de gauche. Notre pays a manqué gravement de constance dans l’effort, relâchant celui-ci dès que la conjoncture s’améliorait. » « Il faut trouver 33Md€ pour passer de 4,4% de déficit à 3% en 2013. » On en retenait que la politique de diminution des dépenses publiques était inévitable et nécessitait un tour de vis sur les effectifs et les salaires des fonctionnaires.
Première déconvenue, on constatait très vite, que le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à l’Assemblée Nationale,  permettait  malheureusement de s’apercevoir très vite que la hausse de la fiscalité serait beaucoup plus la pierre angulaire du quinquennat de François Hollande que la baisse des dépenses publiques.
Comme le Conseil économique, social et environnemental hébergeait, jeudi, la Soirée des Think Tanks , nous nous y sommes rendus pour représenter l’Institut des Libertés. Deuxième déconvenue, le dernier numéro de la  Revue Acteurs Publics était distribué dès l’entrée avec en couverture Marylise Lebranchu ministre  de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la Fonction publique,  qui disait « Durant cinq ans les fonctionnaires ont été méprisés ». En écoutant les intervenants  des différentes tables rondes (hauts fonctionnaires, élus, syndicalistes…), on pouvait se demander s’ils avaient pris connaissance des propos de Didier Migaud qui recommandait que toutes les dépenses d’intervention, de transfert et d’investissement qui n’avaient pas fait la preuve de leur efficacité soient réduites ou supprimées. En parlant aux représentants des sociétés IBM, Oracle et Logica, on comprenait très vite que eux avaient très bien écouté Didier Migaud, Ils proposaient leurs outils de modernisation de l’état :développement d’open data, lutte contre la fraude, etc. Partout en Europe l’administration se transforme, mais pas en France constataient ils. Il n’y avait pas affluence sur leurs stands.
Heureusement,  le Think Tank Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP), présidée par Olivier Mitterrand avait apporté son excellente brochure Cent jours pour réformer la France. C’était le plan rédigé en mars 2012, pour assurer le retour de la croissance et de l’équilibre budgétaire en créant environ 1,7M d’emplois en cinq ans. Son programmes comprenait notamment : la flexibilité du temps de travail, l’autorisation du licenciement économique, la simplification et l’assouplissement du code du travail, l’ouverture 24h/24 et 7j/7 des magasins et des services, la baisse des cotisations patronales, la suppression du smic universel pour confier la négociation des bas salaires aux seuls partenaires sociaux…et enfin un plan « start up » en France pour dynamiser l’investissement productif. La encore il n’ y avait pas affluence.
Il y avait par contre beaucoup de monde le week-end dernier aux Rencontres Economiques d’Aix en Provence organisées par Jean Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes. On peut lire le compte rendu des débats en cliquant ici. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie a redit que le retour à l’équilibre budgétaire était prévu pour 2017 sans hausse de la TVA et sans augmentation de la CSG. Dès l’automne a t il ajouté, il faudra agir pour les PME sans donner aucune précision sur les mesures envisagées….
Edouard Carmignac, le patron de la société de gestion Carmignac a écrit à François Hollande pour lui dire dans son style direct qu’il était très inquiet sur les conséquences des mesures fiscales qui ont été annoncées. Eric Le Boucher des Échos résume très bien la situation en disant »quand un gouvernement manque d’axe clair, les événements décident pour lui… »

Marchés actions : inquiétudes sur l’économie américaine

En Europe, Sean Darby, le stratégiste du broker américain Jefferies vient de changer d’avis sur l’Europe en redevenant positif car il estime que le cercle vicieux entre les banques et les états a été arrêté. En revanche Cyril Castelli, président de R Cube, société de recherche, dans sa dernière note mensuelle, reste pessimiste sur les chances de sortie de la crise européenne par le haut. Par contre il attend une bonne surprise de l’économie américaine au cours de l’été.
Sur le marché américain, Jim Reid de Deutsche Bank, après avoir pris connaissance de l’indice PMI pour le mois de juin, baissant à 49,7 contre 53,5 le mois précédent en a conclu que la reprise américaine était pratiquement terminée. Les mauvais chiffres de l’emploi américain publiés vendredi dernier vont dans ce sens.

Secteurs : l’assurance européenne redevient attractive

La technologie ne fait plus l’unanimité car certains  analystes comme Oliver Pursche de Gary Goldberg Financial Services a réduit son allocation en valeurs de technologie. Il reste néanmoins confiant sur Apple, Microsoft et IBM. Les chances pour que ce secteur tire à la hausse le marché américain au second semestre sont en train de s’amenuiser. 
Le secteur de l’assurance vient d’être recommandé à l’achat par Graham Secker de Morgan Stanley. Il pense que les valorisations deviennent bon marché par rapport à leur moyenne historique. Dans la consommation il a recommandé à ses clients de vendre Danone et Nestlé.





Un Français invente la voiture qui ne coûte rien (ou presque)

Et s’il était possible de circuler en voiture gratuitement ? A l’heure où les Français pestent contre un budget automobile en explosion, Michaël Oualid, ingénieur et ancien de l’industrie automobile, a planché pendant plusieurs années sur son projet de Free Car. Sa voiture se veut libre, car affranchie de beaucoup de codes automobiles, et gratuite, car son propriétaire verra son prix d’achat, déjà faible, remboursé au fil de son utilisation grâce à un ingénieux système de "cash-back". Enfin, elle peut être made in France et selon Michaël Oualid, elle permet même aux constructeurs, dont les bénéfices ont bien souffert ces derniers temps, de dégager des marges plus confortables.
Quel est le principe ?

La Free Car est à la fois libre et gratuite. Libre, parce qu’elle se dégage de beaucoup de contingences automobiles. Gratuite, parce qu’au bout de quelques années son prix de vente est remboursé. Son principe : le prix de la voiture est pris en charge par celui qui en tire un profit financier.
Concrètement, le véhicule est équipée d’un boîtier. A chaque fois que son propriétaire utilise la voiture, il glisse sa carte bleue dans ce boîtier. Cela ne lui coûte rien, mais cela lui permet d'être identifié à la fois comme le propriétaire d'une free car et comme conducteur pour le trajet en cours. Ensuite, si au cours de son déplacement, il effectue un achat chez un partenaire (si par exemple il va acheter des étagères en kit chez un marchand de meubles), il règle son achat avec sa carte bleue. Le marchand de meubles lui consent alors une petite remise, de l’ordre de 2% et il rétrocède une commission au constructeur. Même chose quand le conducteur passe à la pompe, fait entretenir sa voiture… toutes ses dépenses habituelles font l’objet d’une remise. Au bout de quelques années, les réductions mises bout à bout remboursent le coût de la voiture.
Quel est l’intérêt pour le marchand de meubles, dont les parkings sont pleins, de payer ses clients ?
Il s’agit d’une simple forme de promotion, rien d’autre ! Evidemment, le week-end, les parkings débordent et le marchand de meubles n’a pas intérêt à faire venir davantage de clients. En revanche, le mardi après-midi, il peut rechercher une affluence supplémentaire, avec des incitations.
En plus d’inciter l’automobiliste avec un "cash-back", le marchand de meubles rétrocède aussi un petit montant des achats au constructeur, un peu de la même façon que les hôtels rémunèrent les sites de location de chambres, ou que les marchands en ligne versent des commissions à Google si le client est venu sur leur site par l’intermédiaire du moteur de recherches.
Le constructeur est rémunéré comme un apporteur d’affaires, car il génère des ventes supplémentaires pour le magasin. Pour le constructeur, la voiture devient rentable non plus au moment de sa vente, mais au moment de son utilisation.
Quel est l’intérêt pour l’automobiliste ? Au départ il doit payer pour utiliser la "free car" ?
En premier lieu, il verse un montant modéré. Au lieu de payer le prix total de la voiture, le consommateur s’acquitte d’un droit d’entrée, qui peut être compris entre 1 et 3.000 euros. Je penche tout de même pour un prix un peu plus élevé que 1 euro : un peu comme chez le psy, il faut que le conducteur s’engage ! Mais au fil du temps, ce droit d’entrée est remboursé grâce aux multiples promotions octroyées par les partenaires. Par ailleurs, le fait que la voiture soit équipée d’un boîtier qui mesure effectivement les distances parcourues permet un système d’assurances plus souple, sur le modèle du "pay as you drive".
L’assureur identifie simplement le conducteur grâce à la carte bleue introduite dans le boîtier, et elle facture celui qui utilise effectivement la voiture. Ainsi le propriétaire peut prêter sa voiture à un ami sans payer une prime d'assurance supplémentaire. Autre avantage pour ceux qui souhaitent partager une free car : un même véhicule peut être rattaché à de multiples conducteurs, tous assurés individuellement. Les assureurs ont une analyse plus fine de leurs risques, et les usagers payent le juste prix.
Pouvez-vous nous parler de la voiture en elle-même ?
Elle a plusieurs caractéristiques. En premier lieu, son design doit évoquer une ouverture aux autres partenaires : grande distribution, assurances, tourisme, énergie, divertissement, service, et même quelques éléments de personnalisation. Cette construction ouverte va de pair avec un aspect robuste, car la free car doit pouvoir durer de nombreuses années. Cela implique donc un design qui ne se démode pas trop vite. C’est, de toute façon, une voiture dont l’usage est plus important que la propriété : c’est une automobile sobre et sans fioritures, qui renchérissent son coût de fabrication.
Même en terme d’équipement, elle est extrêmement dépouillée. Elle peut avoir un chauffage, mais le système est bien moins sophistiqué que sur les modèles existants. Cette sobriété présente un autre avantage : la free car est beaucoup plus légère. Cela la rend plus sûre, car les éventuels accidents sont moins graves, et surtout cela la rend plus écologique, car elle mobilise beaucoup moins de matières premières et est plus légère, donc consomme moins. Enfin, elle est open-source. Cela signifie que le constructeur doit en livrer les plans en même temps que les pièces, afin que les garagistes puissent l’assembler eux-mêmes. Mais aussi qu’on puisse la personnaliser après sa fabrication, ajouter des éléments de confort ou des jeux sur le boitier, sans coût supplémentaire.
A qui s’adresse-t-elle ?
Tout le monde a besoin d’une automobile abordable : les retraités, les jeunes, les chômeurs, les familles (qui en font leur deuxième voiture), et maintenant les populations des pays émergents. Le cabinet AT Kearney a réalisé une étude sur l’Ultra Low Cost Car (ULCC), il évalue le marché à 15,6 millions de voitures par an en 2020 !
Quelle est la différence avec les voitures low-cost telles que Renault les fabrique ?
Les Dacia ont été conçues avec une base de coûts faible mais elles sont commercialisées exactement de la même manière que des voitures classiques : l’argent rentre dans les poches du constructeur au moment où la vente se réalise.
La free car coûte beaucoup moins cher à développer et à assembler : son prix de revient, avec une estimation pessimiste, est au maximum de 6.000 euros. Le coût de production, lui, est en partie pris en charge par l’automobiliste dans le droit d’entrée. Avec 5% de rétro-commissions, on estime que le constructeur peut gagner environ 500 euros par an. Cela signifie que les constructeurs, qui gagnent habituellement entre 500 et 1.000 euros par modèle, peuvent gagner entre 5 et 10 fois plus qu’avec leur actuel modèle économique. En clair, la free car coûte deux fois moins cher à fabriquer, mais peut rapporter cinq fois plus d’argent. Cette rentabilité permet aux constructeurs de continuer à assembler des voitures en France.
Cette free car remet totalement en cause le modèle économique des constructeurs…
Oui, mais cela résout aussi leur problème de rentabilité ! J’ai travaillé sur ce projet en me mettant avant tout à la place du constructeur. Cela suppose, tout de même, une période de transition. Dans un premier temps, en test, le boîtier pourrait être installé sur les voitures existantes.

Coût du travail et compétitivité : mue salutaire de Hollande

Le « peuple de gauche » doit avoir la gueule de bois, mais François Hollande se révèle être un président raisonnable… qui prend autant ses distances que possible avec son programme économique suicidaire (que les médias s’étaient bien gardés de dénoncer pendant la campagne même si chacun savait qu’il était irréalisable). Finies les envolées lyriques contre « l’empire de l’argent », le chef de l’Etat a fait de la compétitivité et de la baisse du coût du travail son nouveau cheval de bataille.
Les bonnes surprises ne sont pas légions depuis la double victoire socialiste à la présidentielle et aux législatives, mais le pragmatisme économique de François Hollande a de quoi rassurer… Bien sûr ses électeurs, qui croyaient au « changement » (sans qu’on sache bien de quoi il retourne) doivent être sacrément déçus, mais la France est gagnante à ne pas voir appliquer un programme de gauche en cette période de crise économique mondiale.
Bien sûr, il y a ce « coup de pouce » totalement anecdotique au Smic ; il y a cette manie du « dialogue social » dont on sait qu’il ne sert à rien face à des syndicats qui ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes ; il y a surtout ces embauches dans la fonction publique (même si elles se feront à des coupes drastiques dans d’autres ministères) et ces « emplois aidés » et autres « contrats de génération » qui ne sont que de vastes fumisteries bonnes à produire des chômeurs…
Mais le cap que vient de fixer le président de la République est le bon. La hausse de la CSG va faire grincer des dents mais il est inutile de se voiler la face : les Français vont devoir se serrer la ceinture (et pendant un bout de temps) s’ils ne veulent pas se tiers-mondiser à l’image de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal. Se serrer la ceinture tout en améliorant la compétitivité de notre économie et allégeant le coût du travail.
Une politique libérale de bonne aloi dont on peut féliciter François Hollande tout en regrettant les entraves que son programme démagogiques vont mettre sur sa route. A gauche, on ne choisit pas ses amis… et leur idéologie !

Enregistrements de Merah : le CSA va annoncer sa décision concernant TF1

Michel Boyon, du Conseil supérieur de l'audiovisuel, devait s'exprimer à 15 heures lors d'une conférence de presse au sujet de la diffusion par TF1 dimanche des extraits d'enregistrements audio entre Mohamed Merah et les policiers. Michel Boyon et Rachid Arhab, président du groupe de travail sur la déontologie au CSA, doivent annoncer quelles décisions ont été prises au sujet de TF1, sa chaîne d'information en continu LCI, mais aussi de BFM et i-TELE, qui ont retransmis des extraits de l'enregistrementLes Sages de la Tour Mirabeau ont entendu pour TF1 et LCI, la directrice de l'information Catherine Nayl et le PDG Nonce Paolini, ainsi que les représentants des chaînes d'information: Hervé Béroud pour BFM-TV et, pour i-TELE Cécilia Raguenau avec Céline Pigalle, respectivement directrice générale et de la rédaction.

Chargé de la régulation du secteur audiovisuel, le CSA relève les manquements des chaînes. Les sanctions qu'il prononce relèvent en général de la mise en garde ou de la mise en demeure. En cas de récidive, le gendarme audiovisuel peut décider, dans de très rares cas, de sanctions, comme la suppression d'une tranche de publicité, la lecture d'un communiqué d'excuses lors d'un journal télévisé ou une amende qui peut aller jusqu'à 3% du chiffre d'affaires.

Dans un communiqué publié mardi, Reporter sans frontières (RSF) regrette « la réaction répressive et disproportionnée des autorités françaises » et pointe du doigt « les méthodes mises en œuvre, à savoir la réquisition effectuée auprès de la société de production de l'émission « Sept à Huit » et la convocation devant le Conseil de l'audiovisuel des dirigeants des chaînes qui ont diffusé des extraits ». L'organisation de défense de la liberté de la presse fait valoir le droit à l'information et considère cette audition devant le CSA comme une menace au principe de la protection des sources.

QUE LE CSA LA FERME, IL N'A RIEN A DIRE SUR L'INFO, ET ENCORE MOINS LA CONTROLER !!
MESSIEURS LES CENSEURS BONSOIR !

Dans les coulisses du terrorisme 


On imagine, et on comprend, la douleur des familles des victimes de Mohamed Merah qui ont entendu dimanche l’assassin s’exprimer de façon posthume sur TF1. Calme, ironique, moqueur, Merah justifie pleinement son statut de terroriste et mérite bien le qualificatif de « monstre » que lui avait donné Nicolas Sarkozy. Tout est choquant dans ses propos et dans son attitude. Et pour les proches des sept personnes tombées sous ses balles, encore davantage. Mais ce n’est pas une raison pour occulter un document qui jette un éclairage cru et violent sur l’extrémisme islamiste. Au contraire, TF1 a bien fait de diffuser cet enregistrement pour au moins trois motifs.
Un : si ces dialogues sont réels – ce que la justice ne devrait pas avoir de mal à vérifier – ils réduisent à néant une malodorante campagne de désinformation partie d’Algérie, où la famille de Merah prétend détenir la preuve qu’il était « innocent » et qu’il a été abattu pour qu’il ne puisse pas se défendre en mettant en cause les services secrets français. Les conversations diffusées sur TF1 montrent au contraire que la police a tenté le maximum pour le prendre vivant, et, surtout, ne laissent aucun doute quant à sa culpabilité. Il ne cesse de revendiquer ses crimes.
Deux : les provocations incessantes de Merah, sa détermination et son mépris pour la vie des autres, ainsi que pour la sienne, en disent long sur ce qui peut se passer dans la tête d’un exalté de sa trempe. Avec une conclusion qui s’impose : le dialogue avec le terrorisme ne mène à rien.
Trois : en confirmant que le contre-espionnage français est passé à côté d’un danger public, l’enregistrement dévoilé par TF1 impose une réflexion sur l’organisation, le contenu et la gestion au quotidien de la lutte antiterroriste. On savait depuis l’assaut qu’il y avait eu des ratés. Le savoir est une chose, l’entendre à la télévision en est une autre, plus « puissante » à tous points de vue : la Direction centrale du renseignement intérieur ne sort pas indemne de cette émission. Si le ministre de l’Intérieur est en colère, c’est surtout devant l’ampleur de la tâche qui l’attend.
TF1 a fait son travail journalistique. La fuite qui a permis à la chaîne d’acquérir ce document n’est qu’anecdotique… et heureuse. Il est bon que les Français puissent jeter un coup d’œil dans les coulisses du terrorisme et de l’antiterrorisme.

ET QUE LES BIENPENSANTS AILLENT SE FAIRE FOUTRE
"LE POINT" AUSSI
RELAI DE LA PENSÉE UNIQUE.

Pourquoi la Finlande menace la zone euro

La Finlande ne veut pas rester dans l'euro à n'importe quel prix et s'oppose fermement aux décisions prises à Bruxelles les 28 et 29 juin derniers pour soutenir les pays en difficulté. Le souvenir de la crise des années 1990 dirige encore la politique économique d'Helsinki. Un nouveau casse tête pour l'Europe. C’est désormais aussi à Helsinki que va se jouer en partie le sort de l’Europe. La Finlande s’est en effet imposée la semaine passée comme la principale force de résistance aux décisions du sommet européen des 28 et 29 juin. La république nordique ne veut pas financer une partie de la prime de risque des pays en crise. Pas question donc pour elle d’autoriser le FESF et le MES à acheter sur le marché secondaire avec l’argent finlandais des titres de dettes italiens ou espagnols. Et vendredi, la ministre des Affaires étrangères, la sociale-démocrate Jutta Urpilainen, a fixé les règles du jeu : pas de responsabilité commune pour les dettes, les économies et les risques. Et si l’on se dirigeait dans cette voie, la Finlande se tiendrait prête à sortir de l’euro.

Pas de pression politique eurosceptique pour le moment

Quelle est la portée de l’ultimatum finlandais qui a, dimanche, hautement irrité le président du conseil italien Mario Monti ? Elle n’est pas mince. Le veto finlandais bloque pour le moment toute avancée sur les rachats de dettes, mais aussi potentiellement sur l’union bancaire. Or, il est fort peu probable que Helsinki modifie sa position sur le sujet. Tout simplement parce que cette position n’est pas, de la part du gouvernement, un opportunisme quelconque, comme Angela Merkel le pratique si souvent, mais une vraie position de principe. Du reste, on se souvient qu’en 2011, le gouvernement précédent s’était montré déjà intransigeant suer la question des garanties particulières à apporter aux prêts accordés à la Grèce.
Le changement de majorité en juin 2011 n’avait pas modifié les exigences finlandaises. Enfin, l’actuel gouvernement de coalition, qui va de la gauche ex-communiste aux conservateurs, a été fondé sur la volonté de maintenir le pays dans la zone euro, notamment contre les Vrais Finlandais, parti eurosceptique qui avait fait une percée aux élections législatives de 2011. Or, depuis, les partis de la coalition ont tenu le choc et ne sont pas menacés de vague anti-européenne. Les derniers sondages sont encourageants. Il n’y a donc pas de pression politique plus forte qu’auparavant sur Jyrki Katainen, le premier ministre du seul pays nordique membre de l’euro.

Un choix européen qui n’est pas inconditionnel

Et c’est bien là que le bât blesse. A la différence du Danemark ou de la Suède, la Finlande n’a pas renoncé à entrer dans la monnaie unique. C’était pour elle, ancienne possession russe éloignée du centre du continent, une affirmation forte de son caractère européen. Mais elle pensait également ne pas y perdre l’essentiel. Or, la stabilité des finances publiques est devenue une part essentielle de la culture économique finlandaise après la terrible crise du début des années 1990.
Entre 1991 et 1995, tous les pays nordiques ont connu une crise profonde de leur modèle d’Etat providence. Mais aucune n’a atteint la vigueur de celle qui a alors frappé la Finlande. A la fin des années 1980, le pays connaît une forte croissance, alimentée par une dérégulation rapide du secteur financier. Mais l’effondrement de l’URSS donne un coup d’arrêt brutal à la croissance : la Finlande était la porte des produits soviétiques vers l’ouest. Le commerce avec l’ancien bloc communiste s’arrête net et entraîne des faillites qui fragilisent les banques. Ces dernières cessent de prêter et la croissance passe de 5,4 % en 1989 à - 6,1 % deux ans plus tard. Rapidement, les excès du secteur financiers durant les années 1980 rendent sa survie impossible. L’Etat doit venir à la rescousse.

Le mistigri de la crise transmis à l’Etat

Dès lors, le mistigri de la dette est transféré à l’Etat et la crise économique devient une crise de la dette. Les comptes publics passent d'un excédent de 6 % en 1989 à à un déifcit de 8 % en 1993. Cette même année, la Finlande perd son triple A et est dégradée de deux crans. Le gouvernement d’Helsinki décide alors de prendre des mesures énergiques : c’est le fameux plan du printemps 1995 qui a réduit notamment l’indemnisation du chômage et réformer le système de retraite, tout en augmentant les impôts. A cela s’est ajouté un refus de « sauver » les entreprises en difficulté sur le principe schumpétérien de « la destruction créatrice ». Les investissements se sont dirigés vers les entreprises en pleine croissance, notamment dans les technologies. Le secteur financier a été redimensionné et simplifié : aujourd’hui trois acteurs, dont aucun n'est contrôlé par des capitaux finlandais, occupent le marché.

Le « modèle finlandais » mis en avant
La méthode a fonctionné puisque la Finlande s’est qualifiée en 1997 pour l’euro. Et le souvenir de ces années reste fort à Helsinki. Du coup, le pays, un des plus vertueux de la zone euro avec un déficit public en 2011 de 0,5 % du PIB, veut absolument éviter le retour du risque bancaire et souverain. Comme l’économie finlandaise est petite (180 milliards d’euros de PIB), la prise de risque vis-à-vis des grands pays endettés de la zone euro représente une charge considérable pour la république nordique. D’où le refus de s’exposer.
Sans compter que les Finlandais pensent avoir montrer qu’il était possible de sortir de la dette avec des efforts. Même s’ils oublient deux faits essentiels qui ne peuvent s’appliquer aujourd’hui : le pays a dévalué en septembre 1992 et il a bénéficié de la reprise de la croissance mondiale à partir de 1994 et de l’effet « Nokia » avec le développement des nouvelles technologies. Reste que, vu d’Helsinki, la « méthode finlandaise » est une leçon pour les Grecs, les Espagnols ou les Italiens. Pas question donc de les encourager à agir autrement en subventionnant leurs taux.

Dilemme impossible à résoudre pour l’Europe


On comprend donc qu’il sera difficile de faire céder la Finlande. L’engagement symbolique dans l’euro ne peut se faire au prix de l’abandon des leçons des années 1990. Reste alors une question : la sortie de la Finlande de la zone euro serait-elle envisageable pour ses partenaires. En théorie, ce pays de 5 millions d’habitants, comptant pour 1,4 % du PIB de la zone euro, pèse peu. Qu’il soit dedans ou dehors ne change rien sur le plan macro-économique. Sauf que si Helsinki décidait de revenir à la markka, sa monnaie d’avant 1999, le précédent serait préoccupant. Car, à la différence de la Grèce, c’est un pays sain qui s’en irait. Le risque serait évidemment que d’autres économies solides imitent Helsinki : les Pays-Bas, l’Autriche et, évidemment, l’Allemagne.
La sortie de la Finlande serait alors le premier pas vers une zone euro réduite à des pays plus ou moins en crise. La confiance dans l’euro en prendrait sans doute un coup décisif. Et c’est sans doute pourquoi personne ne veut se payer le luxe de laisser partir la Finlande. Mais le risque sera alors le blocage de la réforme de la zone euro. Un blocage qui, là aussi, conduit l’euro à sa perte. Entre les deux périls ...

Quand la France fait la fortune de ses voisins par des mesures idiotes

Petite liste des décisions idiotes prises par les différents pouvoirs français, qui ont fait la fortune de ses voisins : de la révocation de l'Edit de Nantes aux mesures fiscales de François Hollande, la France fait fort.
1685 : Louis XIV décide de révoquer l’Edit de Nantes qui accordait la Liberté de Culte aux Protestants en France.

Cette décision force de nombreux Protestants à quitter le Royaume et à s’installer en Hollande. Encouragé par cette brillante initiative le Roi Anglais Jacques II Stuart (Catholique, qui vient d’avoir un fils avec sa deuxième femme, très Catholique) prend de plus en plus de mesures en faveur de ceux ci, au grand déplaisir de la population. Les Whigs demandent l’intervention de la fille de Jacques II et de son mari Guillaume III d’Orange (tous deux Protestants) qui envahissent l’Angleterre a la tête d’une armée de 18000 hommes, dont 3000 officiers Français constituaient le fer de lance, tous Protestants, anciens des troupes de Turenne et remarquables soldats.
Cette coalition mit en place la base de ce qui devait devenir le régime Démocratique Anglais qui allait assurer au système politique Anglo-Saxon la domination mondiale qu’il exerce toujours aujourd’hui     Cette « Glorieuse Révolution» fit décamper le Roi Catholique Stuart et installa à sa place son gendre et sa fille.En fait, il s’agissait d’une invasion pure et simple de la Grande Bretagne par des troupes Franco/Protestantes et Hollandaises,  faite avec l’assentiment de la population Britannique, ce qui garantissait que l’Angleterre allait devenir l’ennemi mortel de la France.
Pire encore, bon nombre des Protestants qui n’étaient pas soldats mais commerçants ou industriels filèrent à Londres et furent en partie au moins à  l’origine de la Révolution Industrielle qui assura à  l’Angleterre  la domination économique sur le monde (les Courtauldt par exemple, à  l’origine du développement des filatures en GB étaient des Protestants Français).
Le résultat de cet appauvrissement ne se fit pas attendre, la France rentra dans l’une des pires dépressions de son histoire et le pays ruiné cessa de pouvoir entretenir ses armées. En 1704 à Blenheim, les troupes Anglaises, Hollandaises et Protestantes Françaises écrasaient les troupes de Louis XIV, mettant fin à la domination militaire Française sur l’Europe.
Un siècle plus tard, c’est le tour de la France de connaitre une Révolution politique et la encore, le résultat essentiel fut de forcer à l’exil tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec le pouvoir en place. Furent exilés ou s’exilèrent d’eux-mêmes les aristocrates, mais aussi un grand nombre de religieux. Or les religieux étaient la colonne vertébrale du système d’éducation supérieure, ce qui fait que la France dut fermer ses Universités pendant de nombreuses années, mais après tout comme l’avait dit Fouquier- Tinville en condamnant à mort Lavoisier « La République n’a pas besoin de savants »  Beaucoup de ces savants partirent et ne revinrent jamais, tels Dupont de Nemours, qui créa aux USA ce qui était et reste encore deux siècles plus tard l’une des plus grandes sociétés chimiques du monde. La France en fut appauvrie d’autant…
Encore un siècle, et cette fois ci, nous avons l’interdiction des congrégations qui force à l’exil une grande partie du corps enseignant Français de l’époque, pour mettre en place un système sous le contrôle complet de l’Etat Laïc enfin !
Compte tenu des résultats remarquables atteints par ce système depuis un siècle et surtout depuis 1945, on ne peut que penser que ce fut un terrible appauvrissement intellectuel, résultat normal d’un monopole. Après tout,  le clergé laïc, comme le clergé Catholique en 1685 et comme tout clergé dans l’Histoire, n’aime pas la concurrence.
La déroute militaire de 1940 donne le pouvoir  à Pétain, qui parce qu’il était au pouvoir et que donc il en avait le pouvoir, décide que les malheurs de la France sont dus aux Juifs, qu’il convient de dépouiller de leur nationalité Française, de spolier de leurs biens tout en les livrant aux occupants. Le processus intellectuel est le même, fort bien décrit par René Girard : une politique imbécile amène a des résultats désastreux, que l’on impute à un bouc émissaire, ce qui permet a la classe dirigeante de s’exonérer de toute responsabilité. Prêtres réfractaires en Vendée en 1793, Juifs en 1942, même combat…
Remarquons au passage que chaque fois que l’on forçait au départ  une partie de la population française, des vautours locaux jamais très éloignés du pouvoir politique s’emparaient de leurs biens et que l’appauvrissement des uns faisait l’enrichissement des autres…  ceci expliquant peut être cela.
Arrivons à l’époque actuelle.
Depuis 1981, la gauche qui a le monopole des medias et des programmes éducatifs (et du cœur bien sûr) est lentement montée dans le système politique, où elle est aujourd’hui en situation de monopole  à tous les niveaux, nationaux, régionaux, locaux…
Bien entendu, elle est en train d’échouer économiquement et cet échec n’en est qu’ à ses débuts. La chasse au bouc émissaire peut donc commencer et les boucs émissaires sont tout trouvés : il s’agit bien sûr « des riches » et des « banquiers », que l’on va forcer   à l’exil ou que l’on va spolier au nom de la « justice sociale »
Mais comme je ne cesse de le répéter, la nature de la création de richesse a changé (Voir “C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution, Francois Bourin éditeur, 2002)
Autrefois, la richesse était constituée par des actifs réels, immeubles, usines, terres agricoles…qui restaient en France même si l’on forçait leurs propriétaires légitimes à l’exil et  à la pauvreté.
Aujourd’hui la richesse est immatérielle et quitte le territoire national avec ceux qui s’en vont. Le durcissement de la  politique fiscale actuelle va convaincre ceux qui restaient envers et contre tout de s’en aller à leur tour et l’appauvrissement général va être beaucoup, beaucoup plus rapide que par le passé. Comme nous copions les politiques économiques suivies par  l’Argentine, le Venezuela ou Cuba, eh bien, nous allons avoir les mêmes résultats, appauvrissement généralisé et fuite de tous les cerveaux sur fonds de démagogie sociale.
Inutile de dire que dans ces conditions, il est illusoire d’espérer que nous puissions conserver un taux de change fixe avec qui que ce soit. J’engage le lecteur à regarder l’évolution du cours des monnaies des trois pays que j’ai mentionné plus haut, ainsi que l’évolution de leurs niveaux de vie.
Et l’immobilier à Caracas ou à Buenos Aires n’a pas été un très bon placement, sans parler de La Havane, si chère à la gauche Française et modèle culturel et social à suivre.
Pourquoi notre pays s’obstine-t-il à suivre des politiques suicidaires siècles après siècles reste pour moi un mystère ? Mais après tout ce phénomène a déjà intrigué de plus grands esprits que le mien. Tocqueville, par exemple, constatait que « Les Français préfèrent l’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité »   
Plus ça change…

Hollande-Ayrault : alors, heureux ?

Entre martèlement fiscal, refus autiste d'envisager toute baisse de la dépense publique, maintien de la culture bling-bling, absence de retour sur les mesures liberticides de Sarkozy, et réveil de la Françafrique, que peut-on trouver à sauver dans les premières semaines du duo Hollande-Ayrault ?

Osons une question iconoclaste au sein de la sphère centriste et libérale démocrate. Et si on pouvait être contents de Hollande-Ayrault ? Certes, Hollande a tenu une posture destinée à gagner les élections. Mais comme le notent Françoise Fressoz ou Résultat d'Exploitation (s), la parenthèse électorale est finie, et la rigueur arrive.
Du coup, peut-on, comme l'Hérétique, juger que le gouvernement a plutôt d'assez bons débuts et qu'il y a pas mal de choses auxquelles on peut agréer largement ?
La réponse est non. Il ne suffit pas, comme le font Hollande et Ayrault, de prendre la suite de la politique Sarkozy-Fillon (non remplacement systématique des fonctionnaires partant en retraite, création ou hausse d’impôts et de taxes, expulsions d'immigrés clandestins) pour être libéral.
Pourquoi critiquer Hollande et Ayrault ?
Déjà, il y a la forme. Les observateurs, ainsi que les degôches, que ce soit la gauchosphère ou les bobos, se plaisent à dire que le bling bling, c'est fini.
Quelle douce plaisanterie. Est-ce que Hollande a renoncé à l'Airbus présidentiel que Sarkozy s'était fait aménagé à grands frais ? Est-ce que leS jetS privéS Tulle-Paris n'étaient pas une faute majeure ? Hollande a t-il décidé de rendre l'usage du pavillon de la Lanterne, à Versailles, au Premier Ministre comme c'était l'usage auparavant ? Les ministres font-ils preuve de sobriété orale, automobile et vestimentaire ou bien se payent-ils des sorties fiscales non contrôlées, des DS5 Hybride Diesel et des tenues qui font concurrence à celles d'autres claudettes de la république ? Pourquoi l'affaire du déjeuner chez Laurent ne fait-elle pas plus la Une de la presse ? Chacun peut pourtant constater que le menu découverte coûte 85 euros au Fouquet's et 170 euros chez Laurent. De même, quel sympathisant de Hollande ira lui demander si un français "normal" dépense 1500 euros par costume ?
Sur la forme, on le voit bien, rien n'a changé entre l'équipe précédente et celle actuellement au pouvoir, si ce n'est l'hypocrisie vis-à-vis de l'argent, ainsi que la confusion familiale accentuée par le rôle de la compagne de Hollande.
Ensuite, il y a le fond. La politique budgétaire est-elle la bonne ? A t-on cessé de recevoir des dictateurs symboles de la Françafrique chez nous ? La République est-elle irréprochable ?
Pendant un mois, Hollande et Ayrault ont répété le sketch de l'audit de la Cour des Comptes. Son contenu n'était pas une surprise, puisque la Cour des Comptes certifie les comptes publics et tient le même discours depuis des années : il faut réduire la dépense publique et surtout en améliorer l'efficacité. Malgré le fait que la Cour des Comptes ait déclaré que l'équipe précédente avait laissé des comptes clairs (c'est-à-dire en déficit de 100 milliards, ce qui veut dire que quand la France dépense 1 euro, elle emprunte 40 centimes), Hollande et Ayrault ont tenté le coup de dépenses budgétées mais non financées. Ils ont comme ça identifié 10 milliards. Outre le fait que la moitié de ces 10 milliards soient liés à la dégradation de la conjoncture économique, on ne peut, en fait, que sourire devant un tel raisonnement. Il manque 10 milliards ? (en fait, 100). Alors que fait le gouvernement ? Il crée de nouvelles taxes.
Pas à un seul instant il ne se demande si on ne pouvait pas, plutôt, supprimer 10 ou 100 milliards d'euros de dépenses. Pas une fois Hollande et Ayrault ne s'interrogent sur la nécessité qu'a l’État de faire autre chose que de la police, de la justice, de la diplomatie et de la défense, de préférence au niveau fédéral Européen. On le voit donc clairement, même si Hollande et Ayrault affichent une certaine forme de sérieux budgétaire (le même sérieux que Fillon, en fait), l'idée même de vouloir préserver le périmètre étatique est inacceptable, et, en réalité, ultra étatiste et ultra socialiste. Même l'objectif de "justice fiscale" affiché est contestable.
Si les gens à fort revenu ou à fort patrimoine tirent leurs biens d'activités injustes et illégales, qu'on les poursuive ! En quoi la fiscalité devrait être juste alors que la vie ne l'est pas, au sens égalitariste du terme ? Pourquoi ne pas appliquer à tout le monde une flat tax de 15% des revenus, plutôt que cet IRPP progressif que la moitié des ménages  français ne payent pas ?
Sur le plan des libertés civiles, le décalage entre l'image des socialistes et la réalité est encore pire. Durant le quinquennat précédent, on avait beaucoup critiqué (à raison) les lois liberticides, la débauche de moyens policiers lors des visites de terrain du gouvernement, etc. Que font Hollande et Ayrault ? Ont-ils défait la fusion entre les Renseignements Généraux et la Direction de la Sûreté du Territoire ? Ont-ils demandé à Jean-Paul Huchon, président socialiste du CR Île de France, de suivre l'avis consultatif de la CNIL et d'anonymiser le Pass Navigo RFID ? Ont-ils demandé à Bertrand Delanoé, maire socialiste de Paris, de stopper la vidéo surveillance (ou alors de rendre l'accès aux images 100% public, par Internet) ? Ont-ils demandé à Martine Aubry, maire socialiste de Lille, ce que les Roms expulsés le 19 Juillet 2010 étaient devenus ? Ont-ils demandé à Manuel Valls pourquoi des mineurs sans papiers étaient encore placés en centre de rétention ? Ont-ils questionné Najat Belkacem sur la compatibilité entre sa volonté de faire disparaître la prostitution et l'objectif d'aider les victimes de la prostitution ?
Sur le plan de la politique étrangère, les sympathisants socialistes doivent être rouges de honte. Ils voulaient en finir avec la Françafrique, ils se retrouvent avec Hollande recevant le 11 juin Mahamadou Issoufou, le président du Niger, une belle démocratie minière, et le 5 juillet, Ali Bongo. RFI, pourtant la voix de la France, écrit "Calée entre les visites d'Alpha Condé et de Macky Sall, cette rencontre n'allait pas de soi. Alors qu'il était encore candidat, François Hollande avait estimé que l'élection d'Ali Bongo ne répondait pas aux critères démocratiques".
La normalie semble bien s'accomoder de la real politik Sarkozyste...
La réponse est donc claire. Les centristes, libéraux démocrates ne peuvent pas être satisfaits de la politique jacobine, cynique et ultra étatiste menée par Hollande et Ayrault, tout comme ils étaient mécontents de la politique ultra socialiste du précédent gouvernement. La "rigueur budgétaire" que Hollande et Ayrault affichent est une plaisanterie, et les libéraux n'en font d'ailleurs pas une fin mais un moyen. Le but n'est pas tant de réduire la dépense publique (ça n'est pas fait) que de réduire l'emprise de l’État sur le pays (ça n'est pas fait non plus) afin de laisser les gens s'organiser librement et localement.
Pourtant, moins et mieux d’État sont non seulement possibles mais surtout souhaitables. Jusqu'où les français vont-ils accepter que l’État se mêle de leurs vies ? Mystère.