TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mercredi 13 janvier 2010

mardi 12 janvier 2010

M. Fillon rend un hommage teinté d'anti-sarkosyme à Séguin

"Philippe Séguin incarne une certaine idée de la politique, faite d'intégrité et de vision. Indifférent aux modes, étranger aux familiarités et aux paillettes qui abaissent le crédit des hommes publics, il opposait à la société du spectacle la culture et le sens de l'Histoire", a déclaré, mardi 12 janvier, le premier ministre François Fillon à l'Assemblée, en rendant hommage à celui qui en fut le président de 1993 à 1997, mort le 7 janvier.
Le chef du gouvernement, qui fut un proche du disparu décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 66 ans, a salué "l'arbitre de nos différends" qui "ne fut ni l'homme de la droite, ni celui de la gauche mais l'homme de la République". "La République fut le fil de sa vie", a-t-il poursuivi devant les députés debouts, à propos d"'un homme qui pourfendait les inégalités sociales et les communautarismes".

"Contre le sectarisme, la laïcité. Contre le cynisme économique, le gaullisme social qui allie les forces de la liberté et celles de la solidarité. Contre le conservatisme, le goût de la modernité industrielle (...). Contre les corporatismes, l'intérêt général. Contre les divisions, l'unité nationale", a ajouté François Fillon. Philippe Séguin, dont les obsèques officielles ont eu lieu lundi aux Invalides, sera inhumé mercredi à Bagnols-en-Forêt, dans le Var, où sa famille s'était installée à son retour de Tunisie où il était né le 21 avril 1943.

Perpignan placé en état de siège pour l'arrivée du président Nicolas Sarkozy

Le président de la République est aujourd’hui à Perpignan pour ses vœux aux personnels de santé. Pendant son passage, la vie des habitants de la cité catalane est suspendue. Le temps de la visite présidentielle, une large partie du centre-ville est cadenassé. De l'hôpital au Palais des Congrès.

Ce matin, les usagers des bus de la ville n'ont pu utiliser les transport en commun que jusqu'à 7 h 30. Les bus de la CTPM ne circulent pas au-delà de cet horaire, afin de libérer les artères de la ville pour le cortège présidentiel. Reprise du trafic à 13 h 30.

Lundi après-midi, les hommes du service de Protection des hautes personnalités étaient en repérage. Accompagnées de la brigade de police motorisée de Perpignan,
les berlines sombres de ces hommes du Président reconnaissaient le parcours emprunté ce matin par Nicolas Sarkozy.

Les 600 barrières métalliques de la ville n'auront pas été suffisantes. Afin de sécuriser le périmètre d'1,6 km autour de l'hôpital et du palais des congrès, les communes du Barcarès et de Canet ont prêté 200 barrières supplémentaires, et 160, habituellement affectées au stade Aimé-Giral, ont été disposées autour de l'hôpital. Le square Bir-Hakeim, au pied du palais des congrès, a été doté d'un double barriérage. Double-barrières qu'on trouve aussi sur les boulevards Clemenceau et Leclerc.

Depuis hier, à Perpignan, c'est le ballet des véhicules de fourrière. Les interdictions de stationner, de lundi 8 h à ce soir 20 h, informent les riverains des risques d'enlèvement. Des agents municipaux ont même fait du porte-à-porte. Le quartier est bouclé jusqu'au parking Wilson qui n'accueillera plus aucun véhicule après 8 heures. Retour à la normale programmé pour 14 heures.

Mobilisés pour renforcer le dispositif de sécurité, les sapeurs-pompiers roussillonnais sont postés ce matin en différents lieux du centre-ville perpignanais.

La tablette d'Apple officialisée... par Orange

Fuite organisée ou boulette ? Le numéro deux de France Télécom a vendu la mèche sur la tablette Apple dotée d'une fonction visiophonie.
Elle sera commercialisée par Orange (entre autre) et elle possèdera des fonctions de visiophonie. Alors qu'Apple refuse de confirmer ou d'infirmer le lancement prochain d'une tablette multimédia tactile qui serait baptisée iSlate, ses partenaires s'en chargent. Le numéro deux et futur patron de France Télécom, Stéphane Richard, a vendu la mèche ce lundi matin lors d'une interview au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.

Stéphane Richard, à l'instar de Didier Lombard la semaine dernière, s'est abord montré dithyrambique sur le mobile d'Apple : "L'iPhone est un appareil formidable. On en a vendu un peu plus de 200.000 en décembre à nous seuls, plus de 20.000 le 19 décembre. C'est un appareil extraordinaire parce que je crois qu'il a vraiment popularisé l'usage de l'Internet mobile."

Cet éloge fait, il a ensuite répondu sans tergiversation sur les rumeurs d'une tablette Apple dotée d'une webcam. A la question, est-ce que les usagers d'Orange en bénéficieront, il s'est montré on ne peut plus clair : "Bien-sûr, ils en bénéficieront, d'autant plus qu'avec la webcam on pourra se transmettre de l'image en temps réel. On va modernier en quelque sorte ce visiophone qu'on a connu il a quelques années."

Réponse sur les rumeurs autour de la tablette le 27 janvier - sans doute - date à laquelle Apple a prévu une conférence de presse.
ENCORE UN ABUS DE POSITION DOMINANTE, ORANGE EN EST COUTUMIER !!!

Sarah Palin, nouvelle commentatrice de la chaîne Fox News

L'ex-candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis Sarah Palin va être commentatrice sur Fox News, a annoncé la chaîne conservatrice qui appartient au magnat Rupert Murdoch dans un communiqué.
L'ancienne gouverneure de l'Alaska (nord-ouest des Etats-Unis) "a captivé tout le monde à travers tout l'échiquier politique, et nous sommes enthousiastes à l'idée que sa voix dynamique rejoigne l'équipe de Fox News", indique le communiqué. Le montant de ce contrat, "qui porte sur plusieurs années", n'est pas précisé.

Sarah Palin, qui aura 46 ans le 11 février prochain, fera des analyses politiques sur la chaîne, dont les orientations anti-Obama ne sont pas un secret. Elle présentera également certains épisodes d'une émission de télé-réalité intitulée De vraies histoires américaines, qui doit démarrer incessamment.

Sarah Palin, qui a démissionné de son poste de gouverneur en juillet dernier, plusieurs mois avant la fin de son mandat, a publié en novembre un livre autobiographique, intitulé Virer rebelle : une vie américaine, grand succès en librairie.

A QUAND SÉGO SUR BFM ?

lundi 11 janvier 2010

Incursion dans un monde bientôt perdu

Sur les rives de la Caura, une rivière située dans le sud du Venezuela, subsistent deux tribus indiennes qui ont conservé leur mode de vie. Plus pour longtemps sans doute, constate The New York Times.
Les chasseurs partent à l’aube pour traquer le tapir. Les rayons du soleil filtrent à travers le feuillage des arbres. Le danger rôde sur les branches sous la forme d’une fourmi qu’on appelle veinticuatro, parce que la douleur que provoque sa piqûre dure vingt-quatre heures. La peau abandonnée d’une vipère se décompose au sol. Les gémissements des singes hurleurs couvrent le bourdonnement des phlébotomes, ces tout petits insectes qui transmettent une maladie redoutable. Machette dans une main et fusil de chasse de calibre 16 dans l’autre, Romero montre au groupe de chasseurs la carcasse d’une anguille électrique de six pieds de long pêchée dans un ruisseau. Romero, 18 ans, appartient à la tribu des Ye’kuanas. Les chasseurs découpent une partie de la tête de l’anguille et la mangent rapidement pour s’assurer que la chasse est bonne. Peu de temps après, ils tombent sur un hocco, un gros oiseau qui ressemble à une dinde sauvage, et l’abattent aussitôt. Oublié du reste du monde, le bassin de la rivière Caura, qui couvre un territoire plus vaste que la Belgique, a été épargné par les chantiers de construction de barrages hydroélectriques. Quelque 3 500 indigènes appartenant à deux tribus, les Ye’kuanas et les Sanemas, y vivent. Sa forêt humide et ses savanes sont irriguées par les cours d’eau qui descendent des tépuis, immenses massifs tabulaires de grès.

Les Ye’kuanas et les Sanemas restent attachés à leur mode de vie ancestral en chassant le pécari, le singe-araignée et le tapir. Ils cultivent le manioc et utilisent un poison extrait du Lonchocarpus urucu, une variété de liane, pour pêcher. Mais leurs traditions sont de plus en plus menacées, et les anthropologues s’étonnent que leur culture demeure intacte. Parmi les énormes défis auxquels ils sont confrontés figurent le commerce illicite – et prospère – de la viande de brousse, les incursions des chercheurs d’or et le refus opposé par le gouvernement au souhait des habitants d’exercer un contrôle administratif accru sur leur territoire.

Les deux tribus ont survécu à d’innombrables épreuves. Au XVIIe siècle, des marchands d’esclaves caribéens menaient des raids dans la région pour capturer des esclaves et les vendre aux Néerlandais. Plus récemment, dans les années 1930, les Ye’kuanas et les Sanemas se sont livrés une guerre brutale, sans doute à cause des rafles qu’organisaient les seconds pour s’emparer des métaux et même des femmes appartenant aux premiers. Ces affrontements expliquent que dans certains villages ye’kuanas, des individus originaires de la tribu des Sanemas soient au service des Ye’kuanas.

Bizarrement, les forêts où vivent les deux tribus n’ont pas été abattues. Les historiens attribuent ce hasard à l’éloignement de la région de la Caura et à la dépendance accrue du pays envers une autre ressource naturelle : le pétrole. Des projets de barrages et de centres de recherche scientifique ont été élaborés, puis abandonnés.

On croise de moins en moins souvent les missionnaires et les anthropologues étrangers, autrefois nombreux à fréquenter la région. Ces dix dernières années, le président Hugo Chávez a expulsé les prosélytes américains en les accusant d’espionnage. Les efforts de préservation de la région ont donc été presque inexistants. C’est seulement aujourd’hui que le monde extérieur semble s’intéresser à ses forêts et cours d’eau.

Ainsi Maripa, un village d’environ 4 000 habitants situé à six heures de canoë d’Edowinña, offre-t-il une vision fugitive de ce que pourrait réserver l’avenir aux membres de ces deux tribus : l’assimilation. A Maripa, le “progrès” se manifeste par l’apparition d’un bidonville où vivent les Ye’kuanas qui ont quitté Chajuraña, un village situé dans les profondeurs de la forêt.

“Nous voulons de l’argent pour acheter des choses”, explique Silverio Flores, 49 ans, qui vit depuis trois ans à Maripa. “Peut-être pourrons-nous obtenir une allocation mensuelle quelconque.” Dans un relais routier du village, un commerçant illégal de viande sauvage fait l’inventaire de ses produits : tapir, agouti (un rongeur recherché), hocco et pécari. Les prix tournent autour de quatre dollars le kilo pour des animaux abattus par des braconniers. Malgré tout, les Ye’kuanas et les Sanemas continuent de cultiver, pêcher et chasser. Mais le jour où Romero González est parti à la chasse, il n’a vu aucun tapir. Le lendemain, des collègues sont passés en canoë près d’une clairière où des braconniers avaient laissé les restes d’un tapir fraîchement tué.

Tandis que les rapides font des remous autour de son canoë, Mocuy, un jeune Ye’kuana de 23 ans, résume ainsi la situation : “Appelez ça notre réalité… Appelez ça la fin de notre réalité, si ça ne cesse pas bientôt.”

AOL ferme ses portes en France

Une centaine de salariés vont être licenciés chez AOL France et AOL Advertising, la régie publicitaire du portail.

Le portail AOL France va fermer ses portes. Les salariés ont été avertis ce matin lors d'un Comité d'entreprise (CE) extraordinaire. Une centaine de salariés vont être licenciés chez AOL France et AOL Advertising, la régie publicitaire du portail, dans le cadre d'un plan de 2.500 départs au niveau mondial. Sur ce total, 1.100 départs volontaires ont déjà eu lieu. Les 1.300 autres licenciements seront liés à la fermeture de plusieurs bureaux européens dont l'Allemagne et la France. Seule certitude le Royaume-Uni et l'Irlande auront toujours leurs bureaux.

L'entreprise avait annoncé en novembre dernier des dépenses exceptionnelles de 200 millions de dollars pour financer la restructuration des activités. L'ancienne filiale du groupe de médias Time Warner a fait son entrer en Bourse en décembre alors que son chiffre d'affaires au troisième trimestre affichait un recul de 23 %, à 777 millions de dollars.

L'activité de fournisseur d'accès à Internet aux Etats-Unis continue naturellement de décliner puisque le groupe a cessé de promouvoir ses offres et s'en désengage. En Europe, toutes ces activités ont été cédées. Le chiffre d'affaires du portail Internet a chuté aussi. Les revenus publicitaires sont en baisse de 18 % sur le trimestre à 415 millions de dollars alors que Yahoo a affiché un recul de 12 % sur la même période et que ceux de Google ont progressé de 7%. AOL est donc l'acteur qui souffre le plus de la crise publicitaire sur Internet en cette rentrée.

AOL détenait une part de marché de 2,8 % seulement sur la recherche sur Internet au mois de novembre selon ComScore loin derrière ses rivaux Ask (3,8 %), Microsoft (10,3 %), Yahoo! (17,5 %) et Google (65,6 %). Skype et MySpace avaient également fermé leurs activités en France pour se recentrer sur le Royaume-Uni.

Hommage républicain à Philippe Séguin






Mort d'Eric Rohmer, légende du cinéma français

Avec Eric Rohmer, c'est une légende du cinéma français qui s'éteint. Comme toute légende, elle a sa part de lieu commun et sa part de vérité singulière. Vue d'un peu loin, ou prise en mauvaise part, l'œuvre d'Eric Rohmer fait ainsi le lit de deux jugements lapidaires. Le premier est que ce cinéaste serait le représentant d'une forme canonique du cinéma français, cantonnée à la parole, l'intimisme et le marivaudage. La seconde est que cet homme qui participa en première ligne à l'insurrection artistique mise en œuvre par la Nouvelle Vague serait par nature un classique contrarié. Vu d'un peu plus près, le cinéma de Rohmer ne dément pas ces jugements de manière catégorique, mais oblige à grandement les relativiser.Certes, Rohmer met en œuvre une conception très française de l'art, et du cinéma en particulier. Encore faudrait-il souligner la grandeur de cette tradition, sa subtilité spirituelle, son goût de l'impertinence et de la liberté. Dire plus encore l'intelligence avec laquelle le réalisateur a su la réinventer au cinéma, selon des paramètres qui engagent non seulement la parole, mais aussi bien, indissolublement associées à elle pour en faire jaillir l'esprit, une conception de l'espace et du temps, une incarnation des personnages, un frémissement de la chair, une sensibilité à la nature. "Je ne dis pas, je montre", revendiquait-il.

Quant au classicisme "rohmérien", il est trop entaché d'un refus des conventions, d'une inclination à la fantaisie et d'un goût de l'ambiguïté morale pour revendiquer pleinement ce statut.

Né Jean-Marie Maurice Schérer le 4 avril 1920, à Tulle, ce Corrézien devenu professeur de lettres se destine à une carrière littéraire, comme l'atteste la publication d'un premier roman en 1946, Elisabeth, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier. C'est sous un autre pseudonyme et sous d'autres auspices artistiques qu'il fera carrière. Au ciné-club parisien du Quartier latin, qu'il anime dans les années 1950, il fait la rencontre de ses futurs compagnons de la Nouvelle Vague.

En 1957, le voici promu rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. A côté des jeunes bourgeois dévergondés et autres graines de délinquants que sont Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Claude Chabrol, Rohmer incarne la légitimité universitaire, le magistère de la haute culture. Sa pensée se distingue par le sens de la mesure, le goût de l'analyse. Il ne dédaigne pas pour autant, par haine du conformisme, certaines provocations qui le font passer pour plus réactionnaire que ses camarades.

Ses auteurs de prédilection sont notamment Howard Hawks, Jean Renoir ou Roberto Rossellini, sur l'œuvre desquels il signe d'une plume précieuse des articles pénétrants, recueillis pour certains d'entre eux dans un livre qui porte le titre d'un de ses textes: Le Goût de la beauté (éd. Cahiers du cinéma, 1994).

Ce prologue critique à sa carrière cinématographique préfigure la singularité de celle-ci. Rohmer, homme secret en retrait apparent du monde, obéit de toute évidence à un autre tempérament, une autre temporalité, que ses tempétueux compagnons. Il pense ainsi que la "conservation du passé garantit la possibilité de l'art moderne".

Son éviction des Cahiers du cinéma en 1963, sous les coups de boutoir d'un courant plus moderniste mené par Jacques Rivette, qui lui succédera à ce poste, marque cette différence, en même temps qu'elle signale l'implosion du petit groupe qui avait pris d'assaut la forteresse corporative et esthétique du cinéma français, chacun devant désormais mener seul sa barque. Eric Rohmer est celui qui est parti le plus tôt, réalisant dès 1950 ses premiers courts métrages. Son premier long, Le Signe du lion (1959), est un cruel apologue, qui met en scène un héros soudain déshérité dans le Paris estival. Le film ne trouve pas de distributeur et ne sort que trois ans plus tard, dans une relative indifférence.

POLITIQUE DES AUTEURS

Ainsi Rohmer est-il aussi celui qui se voit reconnaître le plus tardivement, avec le succès de Ma nuit chez Maud en 1969. Cette reconnaissance entérine la logique d'une œuvre dont la régularité et la viabilité ne seront partagées que par très peu d'auteurs de cette génération, Alain Resnais s'imposant sans doute comme le meilleur point de comparaison, selon des modalités sensiblement différentes.

Loin des montagnes russes chabroliennes ou de la révolution permanente godardienne, Rohmer est une incarnation exemplaire de cette politique des auteurs promue par la Nouvelle Vague, dont il se pourrait bien que notre époque porte aujourd'hui le deuil, en même temps qu'elle accompagne le cinéaste à sa tombe.

L'un des principes formels qui ont permis cette joie et cette curiosité incessamment renouvelées des retrouvailles avec ses films est celui de la série, empruntée à ce monde littéraire dont il était féru. Il s'agit encore d'inscrire fortement une démarche d'auteur, par les variations que la série autorise autour d'un même thème, et qui permet au spectateur de déceler la pérennité dans le changement, et vice versa. Trois cycles se succéderont. Les "Contes moraux": La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972). Les "Comédies et proverbes": La Femme de l'aviateur (1981), Le Beau Mariage (1982), Pauline à la plage (1983), Les Nuits de la pleine lune (1984), Le Rayon vert (1986), L'Amie de mon amie (1987). Enfin, dans les années 1990, les "Contes des quatre saisons".

La transparence et le dépouillement de la mise en scène, servie par des acteurs confirmés (Jean-Claude Brialy, André Dussollier), ou plus souvent débutants (Fabrice Luchini, Pascal Greggory), la tenue des dialogues, l'attention portée aux lieux, conspirent ici à l'élaboration d'un style unique qui porte l'aveuglement sentimental, la sophistique du désir comme le miracle de la vraie rencontre à leur plus haut degré d'incertitude et de charme.

Qui ne se souvient de Ma nuit chez Maud, tenu à juste raison pour l'un des sommets de cette œuvre? Un homme (Jean-Louis Trintignant), moralement engagé avec une femme (Marie-Christine Barrault) en rencontre une autre (Françoise Fabian), pour laquelle il éprouve une irrésistible attirance. La longue nuit passée à ses côtés lui fera-t-elle trahir son serment? Sur le papier, voilà bien la tarte à la crème du dilemme amoureux. Chez Rohmer, cela donne un film hivernal et brûlant, dont l'effet de fascination naît du mélange d'austérité et de sensualité qui le caractérise. Aimantation pulsionnelle des corps et atermoiements de la morale conduisent à une sorte d'électrisation mentale, d'érotisation totale du langage.

Entre ces séries, le cinéaste se permet quelques excursions. Epures stylisées de quelques classiques de la littérature occidentale avec La Marquise d'O (1976), d'après Heinrich von Kleist, Perceval le Gallois (1978), d'après Chrétien de Troyes, ou Les Amours d'Astrée et Céladon (2007), d'après Honoré d'Urfé, fantaisie pastorale gorgée de sève juvénile, qui sera son dernier film. Ou de rares incursions directes et tardives dans l'Histoire avec sa grande hache. Cela produit deux œuvres d'une puissance déconcertante, rétives aux émancipations comme aux aliénations collectives: L'Anglaise et le Duc (2000) pour la Révolution française, et Triple Agent (2004) pour le prologue de la seconde guerre mondiale.

Cette prolifique carrière apparaît comme le fruit d'un curieux mélange entre deux principes antagonistes: la sagesse et la folie. La première tient à la manière dont Eric Rohmer a très tôt construit son autonomie artistique en fabriquant des films peu chers qui trouvent leur public, et en créant, dès 1962, une société de production à laquelle s'adosser, Les Films du losange. La seconde tient à une morale de fabrication d'une austérité tout à la fois altière et bricoleuse, un jansénisme de la prise directe couplé à une jouissance effrénée de la liberté ainsi conquise, en compagnie des nombreuses jeunes filles en fleurs qui peuplent ses films. Là réside sans doute le mystère de son cinéma, comme le secret de sa longévité.
Jacques Mandelbaum

Des tags "anti-minarets" sur le domicile du maire de Strasbourg

Le domicile du maire socialiste de Strasbourg Roland Ries a été tagué ce week-end d'inscriptions à caractère islamophobe, et notamment "anti-minaret", une affaire qui suscite l'indignation de la classe politique locale.Les inscriptions "Non aux minarets" et "Ries connard" ont été découvertes dimanche matin sur la façade de la maison où M. Ries est locataire d'un appartement, a précisé le vice-procureur Laurent Fabre.
"Il y avait également, en guise de signature, une croix celtique", symbole couramment utilisé dans les milieux d'extrême droite, a-t-il ajouté, précisant qu'une enquête avait été ouverte. "Les voisins n'ont rien vu et il n'y a pas de vidéo-surveillance dans cette rue", a observé le magistrat. Les inscriptions ont été rapidement effacées par les services municipaux.

En novembre, suite à la polémique qu'avait suscitée en France la "votation" suisse sur l'interdiction des minarets, M. Ries avait déclaré publiquement qu'il ne voyait "aucune raison" d'interdire aux musulmans de Strasbourg de doter d'un minaret leur future mosquée, actuellement en construction. Le chantier en cours de réalisation, approuvé par la précédente municipalité UMP, ne prévoit pas de minaret.

"ON PEUT ESPÉRER QUE CE SOIT UN ACTE À CARACTÈRE ISOLÉ"

Selon son directeur de cabinet, Patrick Pincet, M. Ries, qui n'était pas chez lui ce week-end, devrait déposer plainte. "Il était à la fois gêné pour ses voisins et un peu inquiet quant à la tournure que peut prendre un débat sur une question certes sensible, mais qui vient le chercher jusque chez lui, ce qui n'est pas dans la tradition politique française", a déclaré M. Pincet. "On peut espérer que ce soit un acte à caractère isolé, même s'il y a une signature politique."

Roland Ries a reçu le soutien de plusieurs élus municipaux et notamment du tandem UMP auquel il a succédé à la tête de la municipalité.
L'ancienne maireFabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, a qualifié d'"inadmissible" l'inscription de ces "tags insultants". L'ancien maire adjoint et actuel chef de file de l'opposition, Robert Grossmann, a condamné "avec la plus extrême fermeté (cette) agression par tags".
PERSONNELLEMENT JE NE VEUX PAS DE MINARET EN FACE DE CHEZ MOI, J'AI DÉJÀ LA CHEMINÉE D'UN CRÉMATORIUM, ALORS...ÇA VA.

Sarkozy promet de "tout faire" pour la sécurité des écoles

Nicolas Sarkozy s'est déclaré, lundi 11 janvier, "profondément bouleversé" par la mort, vendredi, d'un lycéen du Kremlin-Bicêtre poignardé par un camarade, et a promis de "tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels actes se reproduisent".

"Comme chacun d'entre vous, cet événement m'a profondément bouleversé. Nous devons penser à la famille d'Hakim, à ses parents, à ses frères et sœur, si douloureusement atteints en ce début d'année. Je veux leur dire que toute l'institution sera à ses côtés pour les soutenir, leur apporter toute l'assistance et l'aide morale que nous pourrons leur donner", a déclaré M. Sarkozy au début de ses vœux à l'éducation et à la recherche.
"Je veux dire aussi que cette tragédie est d'autant plus odieuse, d'autant plus inacceptable, qu'elle s'est déroulée au cœur même d'un établissement scolaire. S'il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu'entre tous il faut sanctuariser, c'est bien l'école", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Hélas, on ne pourra jamais se prémunir totalement contre les folies de la nature humaine, mais nous continuerons à tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels actes se reproduisent." Le jeune Hakim, 18 ans, a été poignardé vendredi dans son lycée du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) par un camarade du même âge lors d'une rixe.

Hausse pour les forfaits et les cartes, baisse pour les incidents des paiement

Les nouvelles plaquettes tarifaires éditées par les banques en ce début d'année montrent que les frais bancaires vont augmenter pour plusieurs postes en 2010, notamment pour les cartes bancaires.

· Les forfaits

Les associations de consommateurs mettent fréquemment les clients en garde sur les prix des forfaits bancaires comprenant différents produits et services. Dans sa dernière étude, l'association Consommation, Logement et Cadre de Vie (CLCV) a ainsi noté que le recours à un « pack » avait souvent pour effet d'augmenter la facture du client, pourtant loin d'utiliser tous les services qu'il contient. Les prix des forfaits sont d'ailleurs souvent orientés à la hausse cette année. Au CIC par exemple, les prix des contrats d'entrée de gamme Essentiel et Global augmentent respectivement de 8,3 % et 10 %. Les contrats destinés aux jeunes Starts Jeunes Actifs et Parcours J voient eux leurs prix progresser de 10 % et 25 % ! Les autres contrats, Patrimoine Actif et Cap Transat, restent inchangés. A la Société Générale, l'offre Jazz est en hausse pour 3 types de cartes sur 4 (de + 2 % à + 3 %). L'offre destinée aux jeunes, elle, est en baisse (4,05 euros par mois, - 12 %). A BNP Paribas, l'offre Esprit Libre est également en hausse pour tous les types de cartes.

· Les cartes

Quand les cartes sont prises en dehors du forfait, les tarifs sont également plutôt orientés à la hausse. C'est notamment le cas pour toutes les cartes de la BRED, que ce soit pour la carte nationale à débit immédiat (38,40 euros, + 3,8 %) ou différé (48 euros, + 3,2 %), comme pour la carte internationale à débit différé (129 euros, + 2,4 %). A la Société Générale, la plus forte hausse revient à la carte nationale à débit immédiat (38 euros, + 5,5 %). Au Crédit Agricole Ile-de-France, la plupart des cotisations restent inchangées, sauf pour les Visa et MasterCard à débit différé (+ 2,7 %, à 45 euros) ou pour la Platinum MasterCard (+ 5,3 %, à 285 euros). Bonne nouvelle, les coûts des retraits d'espèces dans les DAB d'établissements concurrents semblent en revanche plutôt décliner.

· Les incidents de paiement

La loi instituant le droit au logement opposable a posé le principe du plafonnement des frais bancaires consécutifs à un incident de paiement. Elle est entrée en vigueur au printemps dernier. Ainsi, les frais perçus à l'occasion du rejet d'un chèque ne peuvent excéder un montant de 30 euros pour les chèques inférieurs ou égal à 50 euros et un montant de 50 euros pour les chèques supérieurs à 50 euros. Certains appliquent désormais des frais qui sont même légèrement inférieurs : respectivement 28 et 43,66 euros à La Banque Postale, ou 21,30 et 41,30 euros à la BRED, qui a nettement diminué ses tarifs sur ce poste. A la Société Générale, les commissions en cas d'intervention de l'agence (insuffisance de provision, présentation d'un ordre de paiement irrégulier, opposition administrative, etc.) sont en baisse (8,60 euros par opération, dans la limite de 3 par jour, au lieu de 8,90 euros, soit - 3,4 %).

· Les prélèvements automatiques et les virements

En ce qui concerne l'opposition sur prélèvement et cartes, le changement est radical pour la plupart des établissements bancaires avec la gratuité annoncée, alors que les frais d'opposition pouvaient dépasser parfois les 20 euros. Une évolution due à la nouvelle réglementation de la DGTPE dans le cadre de la directive sur les services de paiement, entrée en vigueur le 1er novembre. Certaines plaquettes, qui ne seront changées qu'en cours d'année (comme la Caisse d'Epargne Ile-de-France), ne l'annoncent pas encore. Concernant l'émission des virement occasionnels, la tendance reste à l'augmentation pour ceux effectués dans une agence bancaire. C'est le cas à la BRED et chez BNP Paribas (hormis de compte à compte, qui restent gratuits).

· L'épargne

C'est généralement là que sont logés les freins les plus importants à un changement d'établissement bancaire pour un client actif. Ainsi, transférer un PEL, un CEL ou un PEA peut coûter cher (au minimum 45 euros). Si, au CIC ou chez BNP Paribas, ils ne bougent pas, ils sont en revanche étonnamment en hausse à la BRED (+ 4 % pour les CEL et PEL), mais aussi à la Caisse d'Epargne Ile-de-France (+ 1,5 %, à 81,20 euros). Une étude menée en 2008 par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) estime « que, en l'état des textes et des régimes juridiques fiscaux relatifs à ces produits, il y avait peu d'améliorations à attendre à court terme », la gestion de ces transferts se faisant manuellement, étant souvent très complexe et représentant des charges élevées pour les établissements de crédit.

· Les autres prestations

Ce sont surtout les frais de recherche de documents qui augmentent, notamment chez BNP Paribas, La Banque Postale, la BRED et la Caisse d'Epargne Ile-de-France. Hausse également pour les émissions de chèque de banque à la BRED (+ 4,4 %, à 9,50 euros) et au CIC (+ 2,08 %, à 12,25 euros), l'un des plus chers en la matière. Enfin, chez LCL, qui affiche par ailleurs une importante stabilité de ses tarifs, la plus importante hausse concerne la location de coffre-fort (+ 2,4 %, à 86 euros l'année).
R. R. ET G. M., Les Echos

Apple distingué par Greenpeace

Nokia et Sony Ericssion sont en tête du guide des produits électroniques les plus écolo établi par l'association. Mais la firme à la pomme a fait de gros progrès.
Apple s'est propulsée au sein du classement établi par Greenpeace, dans son Guide pour une high-tech responsable.

Alors qu'il y a encore trois ans, le firme à la pomme avait été tancée pour les matériaux utilisés et son manque de transparence - critiques qui avaient quelque peu provoqué des remous au sein de l'entreprise -, elle a cette fois décroché une distinction pour ses progrès en matière d'écologie, et ce dans l'ensemble de sa gamme de produits ; elle est ainsi passée d'une note moyenne de 2,7 à 5,1 et se classe au cinquième rang de cette quatorzième édition du palmarès vert, quand il y a encore quelques mois, elle était au onzième rang.

Reste encore à la société californienne à fournir davantage d'efforts en termes d'informations sur ses initiatives environnementales et responsables ; le groupe a d'ailleurs pris plusieurs initiatives, au cours des derniers mois, pour communiquer sur le bilan écologique de son activité.

Toshiba et Philips sont également distingués par le classement Greenpeace pour leurs progrès. Dans le même temps, Nokia et Sony Ericsson affichent respectivement des score de 7,3 et 6,9 tandis que Microsoft recule à 2,4 (contre 2,7 l'année dernière) et que Nintendo reste bon dernier à 1,4.

Quant à Dell, qui avait annoncé son intention d'éliminer tout recours aux matériaux composites d'ici à la fin 2009, il est sanctionné pour promesses non tenues. Il passe ainsi au 14e rang.

La semaine dernière, l'association écologique a profité de la tenue du salon de l'électronique à Las Vegas pour inviter les fabricants à faire encore mieux que ce que la réglementation exige actuellement. "Sony Ericsson et Apple demandent déjà aux institutions européennes de soutenir une interdiction" de matières plastiques ignifugées au bromure ou au chlore" a cité comme exemple de bonne conduite, un porte-parole de Greenpeace, en demandant à ce que "d'autres grands acteurs, comme HP ou Dell, silencieux jusqu'à présent, ainsi qu'Acer, doivent s'assurer que cette interdiction soit adaptée par le parlement européen".
VALERIE LANDRIEU

La classe politique rendra hommage à Philippe Séguin aux Invalides

L'ensemble de la classe politique et les plus hautes autorités de l'Etat, à commencer par le président Nicolas Sarkozy, rendront, lundi à partir de 15 heures, un hommage solennel aux Invalides à Philippe Séguin. Pour honorer cette figure du gaullisme social qui a occupé des postes majeurs de la République, c'est l'église Saint-Louis des Invalides, nécropole des gloires militaires, qui a été choisie. Les obsèques religieuses seront célébrées par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dans "l'église des soldats".
De nombreuses personnalités de droite comme de gauche devraient être présentes. Outre le président Sarkozy, seront là les anciens présidents Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, le premier ministre François Fillon, dont Philippe Séguin fut le mentor, des anciens premiers ministres, tels Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin et les présidents de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et du Sénat Gérard Larcher. Ministres et responsables politiques de tous bords devraient être également au rendez-vous. Après la cérémonie religieuse, le chef de l'Etat prononcera un discours d'hommage dont certains passages devraient être inspirés par son conseiller spécial Henri Guaino, qui fut très proche de Philippe Séguin.

Après cette cérémonie aux Invalides, Philippe Séguin sera inhumé mercredi dans le caveau familial de Bagnols-en-Forêt, un petit village du Var situé au nord de Fréjus Saint-Raphaël, où sont installés des membres de sa famille, dont son demi-frère. Il y sera inhumé aux côtés de sa mère décédée en octobre 2009 et de ses grands-parents. A l'indépendance de la Tunisie, Philippe Séguin, né à Tunis en 1943, et sa mère s'étaient installés dans le Var.

samedi 9 janvier 2010

Le jour où l'eau de la Seine faillit noyer le zouave du pont de l'Alma

De l'eau jusqu'au sommet des arcades des ponts, des barques flottant au milieu des artères haussmanniennes, des bourgeois en habit allant voir l'inondation comme on se rend au spectacle... La grande crue qui a frappé Paris en janvier 1910 a marqué les esprits des contemporains, même au-delà des frontières de la France. Sa mémoire a été entretenue depuis un siècle par de nombreuses images, (cartes postales, photographies...), à la fois étranges et familières.
Pour commémorer le centenaire de l'événement, la Bibliothèque historique de la ville de Paris a monté une exposition : plus de cent tirages originaux de photographies souvent inédites issues de son fonds, enrichie d'apports d'autres collections parisiennes (le Musée Carnavalet, la Bibliothèque Forney, les Archives de Paris et l'agence Roger-Viollet), et quelques acquisitions récentes. Le résultat est une passionnante évocation de cette crue, qui réussit à être spectaculaire sans basculer dans l'anecdote.

La montée des eaux, causée par d'abondantes pluies et la fonte des neiges, commence le 20 janvier 1910. En une semaine, le niveau monte de 3,80 m à 8,50 m. Plus de 450 hectares se retrouvent sous l'eau, douze arrondissements sont touchés. Les gares d'Orsay et des Invalides sont inondées, comme celles de Lyon et de Saint-Lazare. L'électricité s'arrête, les quais de Seine sont envahis. L'eau s'engouffre même dans les tunnels du tout récent métropolitain. En quelques heures, la ville est paralysée. Comme les Halles échappent à l'inondation, la ville ne connaît pas de pénurie alimentaire. Mais les entrepôts de Bercy sont noyés. En leur centre se forme un lac malodorant de 5 mètres de profondeur, à la surface duquel flottent des barriques.

De nombreux Parisiens s'amusent du visage insolite qu'a soudain pris leur environnement. Les chevaux suppléent les tramways, des canots réquisitionnés permettent aux Parisiens de circuler... "Avenue Montaigne, on a organisé des promenades de plaisance en barque. Pour deux sous, on passe au pied des hôtels les plus cossus, et des photographes prennent de vous un portrait d'inondé pour la somme de 50 centimes", écrit Guillaume Apollinaire dans Paris Journal, le 29 janvier 1910, au plus fort de la crue. L'exposition s'attarde, images à l'appui, sur les saynètes incongrues, spontanées ou pas, entraînées par l'inondation, et qui feront le tour du monde.

Le parcours thématique permet d'aborder tous les aspects de l'épisode. La crue fut brutale, les eaux mirent plus d'un mois à se retirer. Outre les dégâts matériels (estimés à 400 millions de francs or), l'inondation, réveillant des peurs ancestrales, a provoqué un élan national de solidarité envers les 150 000 Parisiens et 200 000 banlieusards sinistrés. Ainsi les affiches collectées à l'époque témoignent-elles de la crainte des épidémies manifestée par les autorités. C'est pour les éviter que le préfet de police Louis Lépine fit déverser les déchets directement dans la Seine. L'image des monceaux d'ordures déversés depuis le pont de Tolbiac est saisissante.

Durant toute l'année 1910, des opérations caritatives sont organisées pour venir en aide aux sinistrés. Dans le même temps, les cartes postales commémoratives connaissent un engouement spectaculaire. La mairie propose à qui le veut des plaques émaillées qui doivent être fixées sur les murs à la hauteur maximale de la crue, pour que les immeubles gardent la trace de l'événement. Et pour que les Parisiens n'oublient pas que le danger n'est pas écarté : malgré les aménagements du cours de la Seine, Paris reste vulnérable. Les bassins de retenue assurent une baisse du niveau de 60 centimètres seulement.



"Paris inondé 1910 ". Du 8 janvier au 28 mars, du mardi au dimanche de 13 heures à 19 heures, nocturne le jeudi jusqu'à 21 heures. Galerie des bibliothèques, 22, rue Malher, Paris 4e. Visite virtuelle de l'exposition
et cartographie interactive : inondation1910.paris. fr

vendredi 8 janvier 2010

Peugeot se dote d'un nouveau slogan plus international

SAINT-DENIS (Seine St-Denis), 8 janvier (Reuters) - Peugeot s'est doté vendredi d'un nouveau slogan dans le cadre de la stratégie du groupe PSA visant à renforcer la présence de ses deux marques à l'international, seul marché où la croissance sera au rendez-vous en 2010.
Jean-Marc Gales, directeur des marques Peugeot et Citroën, a répété que l'année qui commence restera délicate pour l'industrie automobile malgré une fin 2009 en fanfare dans l'Hexagone.
"L'année 2010 sera difficile, nous le savons tous, pour l'industrie automobile, surtout en Europe", a-t-il déclaré en marge de la présentation d'une nouvelle "identité visuelle" pour la marque Peugeot, organisée à Saint-Denis, au nord de Paris.
"On aura de la croissance à l'international et on aura une contraction en Europe, mais qui sera contenue à un chiffre", a-t-il ajouté.
"Nous sommes assez optimistes parce que nous avons très bien conclu l'année (2009)", a également déclaré Jean-Marc Gales, sans donner d'autres précisions avant la présentation détaillée des résultats commerciaux 2009 du groupe PSA lundi prochain.
En France, les immatriculations de voitures neuves ont augmenté en 2009 de 10,7% en données brutes et de 11,1% en données corrigées des jours ouvrables. Pour le groupe PSA, la hausse ressort à 13,3%, grâce notamment à un bond de 35,3% sur le seul mois de décembre, imputable à la prime à la casse.
PSA a répété fin novembre ses objectifs financiers pour 2009 - un cash flow positif - mais maintenu sa prudence pour l'année 2010 en prévision d'une baisse progressive de la prime d'État.
NOUVEAU SLOGAN ET NOUVEAU LOGO
Pour compenser les difficultés auxquelles se heurtent tous les constructeurs automobiles sur les marchés matures, PSA a opté pour une stratégie résolue d'internationalisation afin de renforcer sa présence sur les marchés émergents.
La seule marque Peugeot prévoit ainsi de lancer entre 2010 et 2012 quatre nouvelles voitures destinées aux pays où le potentiel est le plus grand, à commencer par la Chine, avec une berline trois volumes de grande taille, la 408, programmée pour le 25 janvier, mais aussi l'Amérique latine, où Peugeot lancera cette année un petit pick-up s'adressant à une clientèle jeune.
"Nous sommes aujourd'hui la 10e marque mondiale dans l'industrie automobile et notre ambition est de sauter trois places et de devenir 7e marque mondiale à l'horizon 2015", a poursuivi Jean-Marc Gales. "Et pour cela nous avons besoin de l'international, nous avons besoin de croissance en Chine, en Amérique latine, en Russie."
Cette stratégie passe par des partenariats pour partager les coûts, comme avec le japonais Mitsubishi , mais Jean-Marc Gales a refusé de commenter les discussions en cours.
Elle passe aussi par un nouveau slogan compréhensible partout dans le monde - "Motion & Emotion" (mouvement et émotion) qui remplacera "Pour que l'automobile soit toujours un plaisir" - ainsi que par une volonté d'affirmer un style Peugeot aisément reconnaissable à travers l'ensemble de la gamme.
La marque va ainsi se doter d'un nouveau logo, mais sans renoncer au fameux lion de Belfort, emblème adopté en 1858, qui apparaîtra désormais sous une forme un peu plus stylisée.
(Avec la contribution de Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)

La prochaine Clio produite en Turquie ?

La remplaçante de l'actuelle Clio de Renault, la quatrième du nom, ne devrait pas être fabriquée à Flins, en région parisienne, mais en Turquie, affirme dans son édition de vendredi le quotidien économique La Tribune.

Cette information n'a pas été confirmée par le groupe. "A ce jour, Clio 3 est produite à Flins et à l'usine de Bursa en Turquie. La production de la remplaçante de la Clio 3, la Clio 4 devrait suivre ce schéma", a indiqué un porte-parole de Renault.
La construction de cette nouvelle Clio sera réalisée sur le site de Bursa (Nord-ouest de la Turquie) considéré comme l'un des plus compétitifs du constructeur, croit savoir La Tribune. Ce site fournira les marchés ouest-européens.

L'usine française de Flins a fabriqué 64.700 Clio III au premier semestre 2009. La Twingo avait déjà été transférée de Flins vers la Slovénie, à l'occasion du changement de génération, rappelle le quotidien.

Flins doit se spécialiser dans les voitures électriques mais dans l'hypothèse où ces modèles ne rempliraient pas l'usine, un reliquat de Clio IV pourrait être, provisoirement, assemblé à Flins, toujours selon La Tribune.

COMMENT DIT-ON CLIO EN TURC ?

Nicolas Sarkozy stigmatise Google

Lors des vœux au monde de la culture, le président a repris l'idée d'une taxe sur la publicité en ligne. Google, Yahoo! et Microsoft réagissent.
Les vœux présidentiels étaient jeudi clairement placés sous le signe de la révolution numérique. Présentant ses vœux au monde de la culture, Nicolas Sarkozy a repris à son compte quelques grandes lignes du rapport Zelnik. Pour donner corps à une hypothétique «taxe Google», le président de la République a invité «le ministère des Finances à lancer au plus vite une expertise pour appréhender fiscalement les activités publicitaires des grands portails et moteurs de recherche internationaux présents en France. Pour l'instant, ces entreprises sont taxées dans le pays siège alors qu'elles ponctionnent une part importante de notre marché publicitaire», s'est insurgé Nicolas Sarkozy. Pour avoir une chance d'appréhender les revenus français de Google qui sont enregistrés en Irlande, Nicolas Sarkozy va «solliciter un avis de l'Autorité de la concurrence sur l'éventuelle position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne». Google sera bien obligé d'identifier son activité en France.

Pour éviter de déstabiliser les petites régies nationales, la taxe sur les revenus publicitaires devrait se concentrer sur les revenus supérieurs à 50 millions d'euros. Mais les acteurs du Web qui vivent de leurs revenus publicitaires n'ont pas tardé à réagir. Renaissance numé­rique, un think-tank qui réunit des dirigeants d'entreprises Internet, s'est dit consterné par cette proposition. «Arrêtons de diaboliser Internet et regardons les bénéfices apportés par le Web, s'est exclamée Christine Balagué, coprésidente de l'association. Car ni les annonceurs en ligne, ni les fournisseurs d'accès à Internet ne volent les artistes.»

«Un enfer fiscal»

Directement visés par une éventuelle taxe sur la publicité, les grands portails adoptent des positions différentes. Chez Yahoo!, on souligne un équilibre économique extrêmement fragile. «Nos revenus publicitaires ont chuté de 12 % en un an et nous achevons un plan de suppression de postes», rappelle un porte-parole de Yahoo!. Microsoft relativise : «Cette taxe n'est qu'une des 22 propositions du rapport, estime Marc Mossé, le directeur des affaires publiques et juridiques en France. On ne sait pas sur quelle assiette cette taxe serait calculée ni le taux appliqué. Mais nous sommes certains que ceux qui comme nous favorisent des modèles vertueux de partage avec les éditeurs de contenus ne seront pas pénalisés.» Google a demandé à ses juristes d'éplucher le rapport et redoute que la taxe ne cible que lui. Ce qu'il appelle «un enfer fiscal». Le groupe se félicite en revanche «que des solutions de coopération soient envisagées», rappelant que Patrick Zelnik avait été un des premiers à signer un accord avec la plate-forme de vidéo YouTube pour son label Naïve.
LÀ, MON SARKO, TU ME DÉÇOIS, TU RECOMMENCES À DÉCONNER, JE COMMENCE À PENSER QUE JE ME SUIS PEUT-ÊTRE GOURÉ EN VOTANT POUR TOI, HEUREUSEMENT QU'IL Y AVAIT BEAUCOUP PLUS BÊTE EN FACE DE TOI !!!!

jeudi 7 janvier 2010

Philippe Séguin, l'obsédé de la dette

Depuis 2004, le premier président de la Cour des Comptes, décédé ce jeudi, n'a eu de cesse de mettre les gouvernements en garde contre la dérive des finances publiques. C'était le dernier combat de Philippe Séguin.

Philippe Séguin, mort ce jeudi matin, était un obsédé de la dette. Depuis sa nomination comme premier président de la Cour des Comptes en juillet 2004, il n'avait eu de cesse d'alerter les gouvernements sur la lente dérive des comptes publics de la France. En juin 2005 il avait ainsi taclé l'équipe Raffarin : "la croissance pouvait offrir l'occasion d'une action plus en profondeur sur les dépenses, donc sur les déficits et sur la dette", mais sans réforme structurelle, "il y a lieu de craindre que l'amélioration de 2004 ne soit que passagère".

Un peu pessimiste pour le coup : les déficits ont tout de même été réduits pendant trois années consécutives, de 3,6% du PIB en 2004 à 2,3% en 2006. Et la dette avait été contenue, de 64,9% en 2004 à 63,7% en 2006. Sans doute pas suffisamment, pourtant. En 2006, dans un entretien à L'Express, le grizzly martèle sa philosophie : "le problème est probablement plus qualitatif que quantitatif. Si la dette résulte d'un effort d'investissement, bravo! Si, en revanche, elle n'est que le cumul de gestions dispendieuses, elle est à la fois inquiétante en elle-même et un indicateur de ladite mauvaise gestion". Et de poursuivre : "Il ne faut pas se tromper de thérapeutique. Comme dans un régime amaigrissant, le problème n'est pas simplement de résorber l'excès pondéral, mais de trouver les pratiques alimentaires qui empêchent de regrossir".

Avocat des réformes structurelles, Philippe Séguin n'aura eu de cesse de dénoncer les niches sociales et fiscales, qui font perdre chaque année des dizaines de milliards d'euros à l'Etat, et de déplorer les résultats insuffisants de la LOLF, cette réforme budgétaire qui devait permettre de frendre la dépense publique plus efficace. Malgré l'amélioration de la conjoncture, Philippe Séguin reprend donc son bâton de pèlerin en 2007 pour adresser un message aux candidats à l'Elysée, les appelant "à ne pas perdre de vue que la réduction du déficit et de la dette exige un effort durable" et à "amplifier" cet effort.

Il ne sera pas entendu. Avant même que la crise n'éclate, la dérive reprend : même si la dette se stabilise, fin 2007, le déficit gagne 0,4 point, et représente 2,7% du PIB. Dès lors, Philippe Séguin hausse le ton. En 2008, il menace de ne pas certifier les comptes de l'Etat et fustige l'isolement de la France au sein de l'Union européenne. "Il est difficile d'atteindre le soutien de nos voisins si nous sommes les seuls à ne pas nous plier à la discipline commune", prévient-il. Et même s'il défend l'idée d'un plan de relance, rendu nécessaire par la crise du siècle, il persiste et signe en janvier 2009 : "nous ne renoncerons pas à notre message fondamental sur les dangers de la croissance de la dette". Pour lui, la crise n'explique que la moitié du déficit. L'autre partie ? La baisse des impôts et l'incapacité à enrayer la dépense publique comme il le faudrait. Et de prévenir: "Si la maîtrise des dépenses s'avérait insuffisante, une hausse des prélèvements obligatoires serait inévitable". A l'heure où le déficit atteint 8% du PIB et la dette quelque 75%, mais où le gouvernement refuse l'idée même d'augmenter les impôts, les politiques savent quel serait le meilleur hommage à rendre à Philippe Séguin.

QUE RESTE-T 'IL DE SEGUIN ?

Nicolas Sarkozy : "L'amour de la République de Séguin était inséparable de son amour de la France"

Nicolas Sarkozy a réagi, jeudi matin, à la disparition de Philippe Séguin , en marge d'un colloque.

"Philippe Séguin a occupé pendant trente ans une place centrale dans notre République. Il était le pur produit de cette République du mérite, qu'il chérissait. Son amour de la République était inséparable de son amour de la France. Le gaullisme avait gardé quelque chose de vivant avec lui. Le mot lui allait comme une évidence. Rien de ce qu'il entreprenait n'était médiocre. Il avait des convictions, de la hauteur de vue, du talent. Il était mon ami, un ami très proche. Il va nous manquer, beaucoup."

Plus tôt, l'Élysée a diffusé un communiqué, dont voici les principaux extraits :

"C'est avec une très grande tristesse et une très vive émotion que le président de la République vient d'apprendre la disparition soudaine de Philippe Séguin. Il tient à exprimer à sa famille sa sympathie la plus attristée et la part qu'il prend à son chagrin. Tous ceux qui l'ont connu et l'ont côtoyé, ses proches, ses amis, ses collaborateurs, garderont le souvenir d'un homme particulièrement attachant, d'un homme à l'intelligence rare, d'un homme au tempérament chaleureux et généreux, d'un homme entier et absolument passionné. (...) Philippe Séguin n'était pas homme à transiger avec ses convictions. Chacun a en mémoire son combat homérique lors de la campagne du référendum sur le traité de Maastricht, où il déploya ses remarquables capacités d'orateur pour défendre sa vision de la souveraineté du peuple français. Son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, en 1995, sa désignation, en 2004, quelques années plus tard, comme premier président de la Cour des comptes, ont achevé de faire de lui l'une des grandes figures et l'une des grandes voix de notre vie nationale. Elles nous manqueront."

Séguin:"le football pleure l'un des siens"

"Le football français pleure l'un des siens" après la mort de Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes, a dit jeudi la Fédération française (FFF) dans un communiqué, la Ligue (LFP) saluant de son côté "un vrai passionné de football". "La disparition brutale de Philippe Séguin frappe très douloureusement la grande famille du football français qui pleure l’un des siens", écrit la FFF.

"Philippe Séguin était un vrai et fin connaisseur du football. (...) Il était un spectateur assidu des matches de l’équipe de France. On le voyait aussi sur tous les stades de l’Hexagone, quels que soient l’affiche et le niveau de la compétition", ajoute la FFF.
"Il en était surtout un acteur respecté", ajoute la Fédération, rappelant son engagement dès 1973 par la rédaction d'un rapport qui "avait jeté les bases de toute l’organisation actuelle du football professionnel".

"En 2007, il a présidé la Commission Grands Stades, qui a permis de lancer le processus de candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016. Simultanément, il a accepté de prendre la présidence de la Fondation du football", ajoute la FFF.

"Philippe Séguin était un vrai passionné de football, attentif et exigeant, écrit le président de la LFP, Frédéric Thiriez. Je me souviens encore avec quelle énergie il défendait devant les instances les intérêts de son club lorsqu'il était maire d'Epinal !"
"Le plus bel hommage que le football français pourrait lui rendre serait que la France obtienne" l'Euro-2016, conclut M. Thiriez.

Itinéraire d'une figure du gaullisme

Philippe Séguin s'est éteint dans la nuit de mercredi à jeudi . lepoint.fr vous propose de redécouvrir l'itinéraire de cette figure de la droite française au travers des grandes dates qui ont marqué sa vie.

21 avril 1943. Philippe Séguin voit le jour à Tunis. La Tunisie est alors un protectorat français.

1944. Son père, Robert Séguin, meurt en oeuvrant pour la libération de la France. Philippe Séguin a plus d'un an. Sa mère, Denyse Daniele Séguin, demeure en Tunisie jusqu'à l'indépendance, en 1956.

1965 . Il s'inscrit à l'UNR (Union pour la nouvelle République) pour soutenir la candidature du général de Gaulle à l'élection présidentielle

1968. Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il entre à l'ENA, promotion Robespierre.

1970. Philippe Séguin entre à la Cour des comptes.

1973. Sous Georges Pompidou, il est chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République. L'année suivante, il devient adjoint au directeur de l'éducation physique et des sports auprès du secrétaire d'État auprès du ministre de la Qualité de vie.

1975. Philippe Séguin réintègre la Cour des comptes, où il est promu conseiller référendaire en 1977.

1977. Il est chargé de mission au cabinet du Premier ministre Raymond Barre jusqu'à l'année suivante.

1978. À 24 ans, il est élu député RPR des Vosges et le restera jusqu'en 1986, puis de 1988 à 2002.

1981. Il fonde, avec Michel Noir, Charles Millon et François d'Aubert, le Centre d'études et de recherches constitutionnelles, législatives et sociales (CERCLES) qui se donne pour mission de réveiller "l'apathie des appareils de leurs partis".

1983. Il devient maire de la ville d'Épinal, toujours dans les Vosges. Il n'abandonnera ce mandat qu'en 1997 pour se consacrer à son parti, le RPR.

1986. Philippe Séguin fait son entrée dans le gouvernement de Jacques Chirac, en pleine cohabitation. Il est nommé ministre des Affaires sociales et de l'Emploi et le reste jusqu'en 1988.

1990. Il défend une motion, lors du congrès du RPR, qui recueille 31 % des voix. Il réclame alors avec Charles Pasqua la fondation d'un nouveau rassemblement pour "régénérer le RPR" en s'inspirant du "message du général de Gaulle".

1991. Il fonde avec Charles Pasqua l'association Demain la France, "un lieu où l'on puisse développer ses idées en dehors de tout enjeu de pouvoir".

1992. Philippe Séguin prend position contre le traité de Maastricht.

1993. Il devient président de l'Assemblée nationale jusqu'en 1997.

1997. Philippe Séguin est élu président du RPR, dont il démissionnera avec fracas, le 16 avril 1999, en raison d'un "désaccord politique profond" avec le président Jacques Chirac sur la place du parti en temps de cohabitation.

2001. Il est président du groupe RPR au Conseil de Paris, mais après son échec aux élections municipales dans la capitale, marquées par la candidature dissidente du maire sortant Jean Tibéri, il choisit de se retirer de la vie politique.

2004. Il devient le premier président de la Cour des comptes.

2007. Il est nommé président du comité des commissaires aux comptes de l'ONU, puis de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

2008. Il devient également commissaire aux comptes de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Il est également président de la commission "Grands Stades Euro 2016".