TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO
Affichage des articles dont le libellé est RIVAROL. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RIVAROL. Afficher tous les articles

lundi 31 octobre 2011

L’assassinat de Kadhafi: un nouveau crime des démocraties

L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. On se souvient encore de la capture très médiatisée de Saddam Hussein, retrouvé en Irak en décembre 2003, dans sa région natale, au fond d’un trou où, malgré le poids des ans, il avait choisi de poursuivre sa résistance, fût-elle symbolique et désespérée, à l’occupant. De manière volontairement humiliante ses geôliers, munis d’une lampe torche, avaient longuement examiné sa dentition devant la caméra, comme s’il s’agissait d’une bête traquée. Avant de le condamner à la pendaison trois ans plus tard à la suite d’un simulacre de procès qui rappelait celui de Nuremberg. Non décidément leur justice n’est pas la nôtre. Les méthodes de cet axe américano-sioniste qui se proclame l’Axe du Bien sont tout à fait détestables et constituent une régression morale considérable. En effet, grâce à des siècles de civilisation chrétienne, on avait appris à respecter le vaincu, et même à lui rendre les honneurs militaires lorsqu’il s’était vaillamment battu. C’est ce que firent les Allemands lors de la bataille de France en mai et juin 1940 pour certains soldats et officiers français qui avaient résisté à l’envahisseur de manière particulièrement héroïque. Une attitude autrement plus digne que celle des “libératueurs” qui, en Italie, accrochèrent Benito Mussolini à un croc de boucher et pendirent les condamnés de Nuremberg dans ce qui n’était qu’une parodie de justice, une vengeance talmudique des vainqueurs à l’égard des vaincus.

On peut penser ce que l’on veut de Saddam Hussein et du colonel Kadhafi mais on ne peut nier qu’ils sont morts debout, sans rien céder à l’adversaire, sans chercher à fuir leur pays et à se réfugier à l’étranger dans un palace doré. Lequel de nos politiciens occidentaux, si volontiers donneurs de leçons, agirait pareillement que ces deux ex-chefs d’Etat s’il se trouvait dans une situation analogue? Aucun, ils sont bien trop lâches. Ils n’aiment ni leur terre, ni leur peuple, ni leur patrie. Ils n’ont aucun honneur, aucune bravoure, aucune colonne vertébrale.

Certes les chefs d’Etat irakien et libyen étaient des dictateurs. Mais une dictature ne vaut-elle pas mieux que les démocraties incapables et bavardes lorsqu’elle assure l’ordre, l’équilibre et la prospérité, surtout dans des régions du monde où s’affrontent diverses ethnies et tribus et où les forces centrifuges sont très menaçantes? Ce que l’on n’a pas pardonné à Kadhafi, non plus qu’à Saddam Hussein hier, c’est d’avoir réussi en quelques décennies à transformer leur pays en un Etat moderne, riche, indépendant, fier. L’on n’a pas supporté que le colonel soit parvenu à mettre en place un financement indépendant et original de l’Afrique. Grâce aux revenus pétroliers, il avait créé une Banque centrale africaine, une Banque pour le développement, autant de réussites qui déplaisaient souverainement aux banquiers new-yorkais.
De plus, en éliminant les dirigeants qui, malgré leurs défauts, assuraient l’unité de leur pays et empêchaient le chaos (lequel n’est hélas que trop réel en Irak depuis l’invasion de mars 2003 et va évidemment s’étendre aujourd’hui à la Libye), on fait évidemment le jeu de l’entité sioniste qui est ainsi débarrassée de chefs d’Etat tout à fait favorables, en paroles et en actes, à la cause palestinienne. Israël peut se réjouir de la destruction systématique des puissances qui l’entourent. Les expéditions américaines en Afghanistan, en Irak et en Libye couplées aux dites «révolutions arabes» en Egypte, en Tunisie voire en Syrie sont en effet une aubaine pour l’Etat hébreu car elles plongent durablement dans le chaos des pays qu’il voyait comme une menace. Car, pour les voisins d’Israël, le simple fait d’exister, de souhaiter disposer d’une armée, d’une diplomatie, de frontières garanties, d’un gouvernement fort et homogène n’est pas possible: l’entité sioniste ne le souffre pas. Il n’est que de voir la façon dont les Palestiniens sont traités depuis plus de soixante ans pour savoir à qui l’on a affaire.

Enfin, l’élimination du numéro un libyen, comme hier celle du raïs irakien, fait objectivement le jeu des islamistes les plus radicaux. Preuve que l’Amérique, comme elle l’avait déjà fait au Kossovo en installant au cœur de l’Europe un Etat islamiste et mafieux, n’agit que pour diviser et pour détruire et qu’elle est paradoxalement, dans une stratégie diabolique, le premier vecteur de l’islamisation. Tout en étant inféodée à Israël. Jusqu’à l’abîme.

samedi 22 octobre 2011

Hollande : le candidat du parti de l’étranger


Ce sera François Hollande. Ainsi l’ont décidé les media. Ainsi l’ont docilement ratifié les électeurs des primaires socialistes lui accordant plus de 56% des suffrages exprimés. Sauf énorme surprise toujours possible sur le plan politique (qui aurait parié il y a encore six mois sur l’effacement obligé de Dominique Strauss-Kahn de la course présidentielle?), l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste sera le successeur de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Faut-il s’en réjouir? D’aucuns, y compris parmi nos lecteurs, excédés par le bilan et la personnalité de l’actuel chef de l’Etat qui a abaissé comme jamais la fonction présidentielle, s’est comporté avec une insupportable vulgarité et a trahi de manière éhontée la plupart de ses promesses électorales de 2007, seraient prêts à se satisfaire, faute de mieux, du ci-devant concubin de Ségolène Royal.

C’est ne pas voir que l’arrivée de la gauche au pouvoir sera bien pire encore en 2012 qu’en 1981. Lors du débat soporifique sur France 2 entre les deux tours des primaires, Aubry et Hollande ont clairement manifesté leur détermination à modifier la Constitution pour introduire le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales (municipales, cantonales, régionales voire européennes), arguant du fait que le Sénat ayant désormais basculé à gauche rien ne pourrait cette fois empêcher la mise en œuvre de cette réforme qui s’appliquera, soyons-en sûrs, dès les élections municipales et territoriales de mars 2014. Sachant que les étrangers votent massivement à gauche (la plupart des enquêtes réalisées sur le sujet indiquent qu’environ 80% des allogènes se prononcent pour les socialistes, les communistes ou les Verts), c’est une façon machiavélique de se maintenir durablement au pouvoir, empêchant toute possibilité de reconquête pour l’opposition. De toute façon, plus une cité ou un pays compte d’étrangers ou de citoyens d’origine étrangère, plus la gauche a de chance de l’emporter et de se maintenir. Par exemple à Saint-Denis les communistes sont assurés de diriger durablement la municipalité vu le nombre de binationaux et de Français de papier dans la ville et la situation leur sera encore bien plus favorable lorsque tous les étrangers pourront voter. Avec le scrutin majoritaire à deux tours qui est désormais appliqué en France à toutes les élections, sauf aux européennes, et où il faut réunir 50% plus une voix pour gagner, le poids des minorités étrangères s’avère décisif.


D’aucuns pour se rassurer pensent que la gauche, une fois aux responsabilités, n’osera pas accorder le droit de vote aux étrangers. C’est se tromper lourdement. Non seulement parce que c’est son intérêt électoral mais aussi parce que cela correspond à son fanatisme révolutionnaire, à ses obsessions idéologiques. De plus, contrairement à ce qui se passait dans les années 1980 lorsque François Mitterrand agitait ce spectre dans les campagnes électorales, dans ses 110 propositions en 1981 et encore dans sa Lettre aux Français en 1988, il n’est pas dit du tout que la majorité de nos compatriotes s’oppose fermement aujourd’hui à cette mesure. Trente ans d’antiracisme forcené dans les media, à l’école, dans les variétés, au cinéma, dans les publicités, dans le sport sont passés par là et beaucoup, surtout parmi les jeunes générations, se sont accoutumés à ce phénomène massif, et sans précédent dans notre histoire, d’immigration-invasion.

Le retour de la gauche serait d’autant plus catastrophique que les socialistes s’appuient de plus en plus sur les Verts que Jospin lui-même traitait de zozos et qui sont en pointe dans les pires folies: régularisation de tous les clandestins, ouverture totale des frontières, mariage homosexuel, droit à la gestation pour autrui, à l’insémination pour les lesbiennes, à l’adoption pour les invertis, dépénalisation des drogues, légalisation de l’euthanasie, augmentation massive des impôts et des taxes. Martine Aubry a évoqué dans le débat le droit pour les Français de choisir leur fin de vie, on sait ce que cela veut dire ! Par l’avortement et l’euthanasie de masse on tue aux deux bouts de la chaîne les autochtones que l’on remplace par les allogènes.


Preuve de plus que la gauche mettra cette fois en œuvre le droit de vote des étrangers, les primaires socialistes étaient scandaleusement ouvertes aux étrangers (et d’ailleurs aux mineurs de 16 ans et plus), adhérents du Parti socialiste et du MJS(Mouvement des jeunes socialistes). Gageons que Hollande, pour montrer qu’il n’est pas de «gauche molle» contrairement à ce que disent ses contempteurs, ira loin dans l’immigrationnisme. Le 17octobre, il a ainsi tenu à apporter des fleurs pour rendre hommage aux Algériens du FLN morts lors de la répression d’une manifestation parisienne interdite il y a un demi-siècle. Or, dans le défilé du cinquantenaire on pouvait voir de nombreux défilés de “sans-papiers” avec des pancartes sans équivoque: «Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés»… par Hollande et ses amis!

Mais dira-t-on, malgré tous ces inconvénients, la gauche sera peut-être moins alignée sur les intérêts américano-sionistes que Sarkozy. Là encore il ne faut pas se leurrer. Au reste, dès l’annonce des résultats, le Conseil représentatif des Institutions juives de France a adressé «ses félicitations à François Hollande pour sa brillante victoire». «Le CRIF, qui connaît de longue date le profond attachement d’Hollande au respect des individus dans leur diversité, espère qu’il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d’amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique (sic!) vis-à-vis de l’État d’Israël qu’il a toujours manifestés jusqu’à maintenant» Sans commentaire.