Ce n’est pour le moment qu’une « rumeur ». Mais vous avez remarqué, ces derniers temps, comme les « rumeurs » portent la poisse au gouvernement. Et Christiane Taubira, puisque c’est elle dont il s’agit, aurait intérêt à tordre rapidement le cou à celle-ci… avant que, de « rumeur », elle ne se mue en grosse farce nationale.
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lundi 31 mars 2014
On ne parle plus que de cela : les doctorats de Christiane Taubira…
En Allemagne, le baron von und zu Guttenberg, ministre de la Défense d’Angela Merkel, avait dû démissionner à la suite d’un scandale lié à un prétendu doctorat.
Ce n’est pour le moment qu’une « rumeur ». Mais vous avez remarqué, ces derniers temps, comme les « rumeurs » portent la poisse au gouvernement. Et Christiane Taubira, puisque c’est elle dont il s’agit, aurait intérêt à tordre rapidement le cou à celle-ci… avant que, de « rumeur », elle ne se mue en grosse farce nationale.
Ce n’est pour le moment qu’une « rumeur ». Mais vous avez remarqué, ces derniers temps, comme les « rumeurs » portent la poisse au gouvernement. Et Christiane Taubira, puisque c’est elle dont il s’agit, aurait intérêt à tordre rapidement le cou à celle-ci… avant que, de « rumeur », elle ne se mue en grosse farce nationale.
Christiane Taubira est-elle, oui ou non, titulaire d’un doctorat d’économie et d’un doctorat d’ethnologie, comme on le lit de façon récurrente dans les journaux, et surtout comme l’a affirmé David Pujadas dans une petite notice biographique en préambule de l’émission « Des paroles et des actes », devant l’intéressée et sans que celle-ci ne sourcille ?
Philippe Bilger, que l’on ne présente plus sur Boulevard Voltaire, évoque le sujet dans son dernier livre Contre la justice laxiste aux Éditions l’Archipel, écrivant au sujet du doctorat d’économie (obtenu, selon un CV du ministre, à Paris II Assas), avec la précision et la sage prudence qu’on lui connaît : « Les recherches à ce sujet sur le site des thèses et au bureau des doctorats n’en confirment pas l’existence. » Allons, bon ! Sur les réseaux sociaux et dans la presse, le doute enfle, les langues vont bon train.
Il se dit même qu’à la faculté de droit de Guadeloupe, en 2004, Christiane Taubira n’aurait pu être maître de conférences, comme elle le briguait, faute d’avoir pu finalement produire les diplômes ad hoc… Vrai ou faux ? On attend le « choc de clarification ». Si tout cela est infondé et relève de la médisance, il faut que Christiane Taubira frappe du poing sur la table.
Et qu’elle ne prétende pas, cette fois, avoir été « imprécise » (Pujadas a dit « doctorat » ? Elle aurait mis sa main au feu que c’était « troisième cycle » !), qu’elle s’est « trompée de date » (on ne va pas, non plus, l’enquiquiner avec des histoires de calendrier ? Il s’agit évidemment d’un doctorat qu’on ne peut pas retrouver, vous êtes drôle, puisqu’il n’a pas encore été passé : elle s’y attellera dès qu’elle ne sera plus ministre, autant dire très bientôt, ça l’occupera. A confondu 2018 et 1978, peut-être pas très grave, si ?), ou qu’elle ne brandisse pas sur un plateau de télévision en lieu et place dudit document son BEPC brillamment réussi en 1966, un bougre de journaliste plus vicieux que les autres serait capable de zoomer.
Et qu’est-ce que cela peut bien changer ? Bardée ou non de diplômes, elle reste le même ministre et, du reste, avec ou sans doctorat, Philippe Bilger – en dépit de leurs profonds désaccords – a toujours rendu hommage à sa grande intelligence. Cela ne change certes pas la dame, mais le regard que portent sur elle les Français. Qui commencent à atteindre leurs limites de tolérance en matière de boniment gouvernemental : la première fois (Cahuzac), ça allait encore, la deuxième fois (les écoutes), ils ont eu une poussée d’urticaire, une troisième fois, ce serait le choc anaphylactique. Qui vole un œuf vole un bœuf, qui ment sur un doctorat ment sur une affaire d’État.
En 2011, en Allemagne, le baron von und zu Guttenberg, ministre de la Défense d’Angela Merkel, avait dû démissionner à la suite d’un scandale lié à un prétendu doctorat. On l’avait surnommé le « baron von und zu Googleberg », ou « baron du copier-coller ». Sa thèse s’était révélée être un vaste plagiat, et son doctorat un diplôme de complaisance. Une humiliation qui sera peut-être évitée à Christiane Taubira. Si elle met un point final à la rumeur en produisant les diplômes litigieux… ou si, remaniement oblige, elle part la tête haute. Il y en a peut-être au moins une qui se réjouit secrètement des résultats des dernières municipales.
vendredi 25 octobre 2013
Leonarda : même sa sœur n’en veut pas !
Leonarda, le retour. Bon, mais si la petite revient, on la met où ? Le Point ayant révélé l’existence d’une sœur aînée, Emina, vivant en situation régulière au sein de la famille du père de son enfant, des réfugiés kosovars installés à Contrisson, petit village de la Meuse près de Bar-le-Duc, on pensait tenir LA solution. François Hollande ne serait plus cet être inhumain ayant cruellement proposé de séparer une enfant de ses parents. Dorlotée par sa grande sœur, entourée de l’affection de son beau-frère et de son neveu, elle pourrait mener dans la campagne meusienne une vie saine et joyeuse au grand air. Générique de fin. On a eu chaud. Comment transformer, in extremis, Les Bronzés au gouvernement en Petite maison dans la prairie.
D’autant que la famille d’accueil pressentie est pour ainsi dire irréprochable : des voisins, selon le maire, se sont plaints de tapage. Les services sociaux ont trouvé leur attitude, quant aux aides auxquelles ils ont droit, « provocatrice ». Mais ces broutilles mises à part, ces gens-là sont « sans problèmes ».
Las, Contrisson n’est pas Plum Creek, Walnut Grove n’est pas Bar-le-Duc, et n’endosse pas qui veut les larges bretelles de Charles Ingalls. Surtout pas François Hollande. Il paraît que la petite maison dans la prairie est justement un peu trop petite. C’est ce qu’a dit Emina au téléphone à l’AFP : « Je ne peux pas l’accueillir. Je la mettrais où ? C’est juste une maison ici, il n’y a pas dix maisons. » Bref, Leonarda peut aller se brosser. Plus diplomate, son compagnon rajoute : « Leonarda ne doit pas revenir toute seule en France », « À 15 ans, ce n’est pas normal. C’est toute la famille ou rien. » Et – un brin soulagé ? – de conclure : « Mais je ne pense pas qu’elle va revenir en France, je pense qu’elle va rester au Kosovo. »
Qui leur jetterait la pierre ? C’est qu’ils n’ont rien demandé, eux. La générosité par procuration, comprenez Emina, ça l’énerve. Un peu facile, cette habitude socialiste de convier le monde entier dans le salon des autres. Les projets X à l’échelle France, cela indispose jusqu’aux réfugiés kosovars. Et Emina va le dire au président de la République, car après tout ce ne serait que justice d’avoir une bonne conversation télévisée, comme Leonarda. Pourquoi n’y en aurait-il que pour sa sœur ? Si François Hollande envoie des cartons d’invitation, il faut qu’il les honore. Il doit bien y avoir une place chez lui, en dépliant le canapé-lit ? Avec les grands garçons de Valérie et la progéniture de Ségolène, cela ferait une belle famille recomposée. Sans compter que les lycées à Paris sont plus réputés qu’à Bar-le-Duc, et qu’elle y a déjà tout un tas de camarades.
Une autre solution, néanmoins, pourrait être d’offrir une grande maison à Emina. Au milieu d’un parc, pour éviter les voisins grognons. Valérie Damidot viendrait faire la déco et tout le monde pleurerait de joie à la fin, drôlement soulagé de cet heureux dénouement. Sauf les Français qui signeront le chèque, bien sûr, mais eux, c’est bien connu, ne sont jamais contents.
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