TOUT EST DIT

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jeudi 13 février 2014

Paman ? Mapan ? Ou papan ?


La nouvelle loi sur le mariage civil adoptée récemment dans la province canadienne de la Colombie Britannique démasque l’hypocrisie et le conservatisme rétrograde des promoteurs français de la loi sur le mariage pour tous.
En autorisant les mariages homosexuels ces derniers sont restés prisonniers des préjugés combien mesquins qui ont enfermé les familles gay dans le carcan du couple traditionnel.

Boris Toumanov
Cette couardise des socialistes français saute aux yeux quand on constate que la nouvelle législation civile de la Colombie Britannique permet à l’enfant d’un couple homosexuel d’avoir trois et même quatre parents ! La ville de Vancouver a déjà créé un précédent en inscrivant les noms de trois parents dans le certificat de naissance d’une petite fille née dans une famille lesbienne. L’une des femmes a été rendue enceinte par un ami du couple qui a été reconnu père de la petite Anne Richards qui aura donc deux mamans et un papa.
Cela ouvre devant le trio des possibilités très variées pour continuer l’expérience. Par exemple rien n’empêche le géniteur d’Anna de mettre en cloque une fois de plus sa mère biologique ou de se rabattre sur sa concubine. Dans ce dernier cas nous assisterons à une légalisation de facto de la polygynie, ce qui nous rapprocherait des traditions musulmanes. C’est vraiment une honte que les socialistes français n’aient pas pensé à une telle ouverture, sachant pourtant que la culture de l’islam est désormais bien encrée dans l’hexagone.
Il n’est pas exclu non plus qu’un autre homme vienne se joindre au père de la petite Anna pour contribuer à la naissance d’autres enfants dans cette famille, et dans ce cas leurs futures progénitures auront deux mères et deux pères légitimes. Ou de trois mamans et d’un papa s’il s’agit non d’un homme mais d’une lesbienne en plus.
Conclusion : les adeptes du politiquement correct déconnent, les enfants trinquent.

vendredi 17 janvier 2014

Une solution salutaire pour le président français

Une solution salutaire pour le président français 

Mais qu’est-ce qu’on lui veut donc, en fin de compte, à ce malheureux président français qui est tombé victime de la curiosité malsaine de la presse à scandale ? Bon, d’accord, il a trompé sa concubine qui, d’ailleurs, se déclare déjà prête à le pardonner, mais on ne peut même pas l’accuser d’avoir donné un coup de canif dans le contrat étant donné que le contrat n’existe pas. Trêve d’hypocrisie, tout ce qu’il a fait c’est d’avoir confirmé la vocation aussi naturelle que banale de tout homme – excepté les homosexuels, bien entendu – qui a toujours été et reste un polygame plus ou moins refoulé.
Cela sans parler du fait que son aventure amoureuse s’inscrit dans la tradition grivoise qui a tant contribué à la gloire de la France, gloire couronnée par l’exploit galant du président Félix Faure qui était mort « d’avoir trop sacrifié à Vénus », selon la formule combien élégante du Journal du Peuple. Cependant, je suis heureux de constater que François Hollande a réussi à réaffirmer cette tradition sans toutefois mettre ses jours en danger, et cela en partie grâce à l’indulgence de Valérie Trierweiler. Je n’en suis pas moins conscient du fait que le scandale provoqué par les supposées frasques du président français avec l’actrice Julie Gayet continue de causer un grave préjudice à l’équilibre psychologique et moral de François Hollande, et cela sans doute au point de nuire à l’exercice de ses fonctions officielles.
Or, comme il est logique de supposer que certaines personnalités parmi les futurs présidents de la France ne seront pas nécessairement immunisées contre la tentation de la chair, et que leurs éventuelles fredaines risqueraient une fois de plus de perturber inutilement la quiétude politique de l’hexagone, je trouve que M. Hollande a une excellente chance de neutraliser une fois pour toutes les conséquences indésirables de tels écarts afin de les rendre incapables d’éveiller le moindre intérêt des médias et de l’opinion. Il a tout le temps avant la fin de son mandat présidentiel pour faire voter une loi autorisant la polygamie en France, et cela au nom des droits des hommes, des vrais, je veux dire.
Pardi, il a quand même bien réussi à imposer aux Français le mariage pour tous !

dimanche 5 janvier 2014

Mes meilleurs vœux pour la Nouvelle Année

Mes meilleurs vœux pour la Nouvelle Année

Il y a quelques jours je vous ai présenté mes vœux de Noël, chers amis. Or cette fois je vous invite à réfléchir ensemble sur les espoirs plus ou moins imprécis qui viennent traditionnellement nous habiter à la veille du Nouvel An.

Nous savons tous que ces espoirs se résument en l’occurrence à l’attente d’un changement positif dans notre existence. Je sais que j’énonce là une vérité de La Palice mais les choses de la vie ne sont-elles en réalité qu’une interminable suite de lapalissades ? Aussi sans vouloir jouer les trouble-fête je préfère me cacher derrière la sagesse combien lucide d’Alphonse Karr, romaniste et journaliste français du XIXe siècle, qui a dit un jour : « Plus ça change plus c’est la même chose ». C’est tellement vrai que cette maxime d’Alphonse Karr est depuis longtemps considérée comme une sentence populaire.
Cela veut dire qu’à partir du 1er janvier 2014 notre vie continuera son train-train habituel avec, certes, des hauts et des bas plus ou moins sans importance. Je vous prie de m’excuser une autre lapalissade si je dis que nous sommes tous mécontents de notre situation matérielle et financière. Mais cette situation est plus facile à digérer quand on s’adresse à cette philosophie d’Alphonse Karr :« Si l’on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l’on veut devenir riche, il faut trouver autre chose. »
Bien entendu dans notre vie réelle nous continuons de nourrir nos espérances dans l’attente d’une politique économique et sociale plus efficace d’un nouveau président ou d’un nouveau cabinet, mais je reste plutôt sceptique à ce sujet quand je pense à une autre maxime d’Alphonse Karr qui me paraît d’autant plus objective qu’il n’y ménage guère son amour-propre professionnel : « Écrivain, c'est le seul métier, avec l'art de gouverner, qu'on ose faire sans l'avoir appris. »
Donc on ne doit pas trop compter sur la compétence de nos autorités. Surtout quand le même Alphonse Karr nous apprend : « Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque. Les plus haut placés sont ceux qui servent le moins. »
Merci pour vos leçons, Monsieur Karr !

lundi 26 août 2013

Les banques et le bagne

La rubrique des chiens écrasés dans les médias européens s’est enrichie ces derniers jours d’une information sur la mort subite d’un certain Moritz Erhardt, jeune Allemand de 21 ans, qui était stagiaire pour la banque d’investissement londonienne Merrill Lynch, filiale de Bank of America.


Il est décédé jeudi dernier dans son appartement londonien, après avoir travaillé pendant trois jours d’affilée jusqu’à 6 heures du matin. On apprend que pendant les six semaines de son stage ce régime de travail inhumain lui était imposé plus d’une fois par ses patrons qui d’ailleurs appliquaient le même traitement à tous leurs stagiaires qu’ils jugeaient insuffisamment zélés. Il est significatif que le porte-parole de Bank of America qui, avec l’habituelle hypocrisie de circonstance, a fait l’éloge « de l’abnégation exemplaire » de M. Erhardt s’est bien gardé de tout commentaire sur le rythme de son travail ou sur celui des autres stagiaires de la banque.
Il se trouve pourtant que ce détail révélateur est loin d’être l’unique témoignage du fait depuis longtemps établi que les banques d’investissement font travailler leurs stagiaires comme des forçats. Déjà en 2011 un jeune homme de 20 ans avait décrit au journal britannique Evening Standard ce cauchemar de tout stagiaire : « Un taxi vous ramène chez vous à 7 heures du matin et attend que vous vous soyez douché et changé pour vous ramener au travail. Ce rythme infernal s’appelle « carrousel magique ». Un autre « bagnard » a expliqué à ce même journal que «faire 100 heures dans la semaine est le minimum et que la moyenne tourne plutôt autour de 110».
Certes, le lien entre la mort de Moritz Erhardt et ses conditions de travail n'a pas encore clairement été établi. On prétend même que le jeune homme aurait souffert d’épilepsie qui serait susceptible d’être à l’origine de son décès. Soit. D’autant plus que les jeunes stagiaires soumis dans les banques à ce régime de travail inhumain ne meurent pas tous les jours comme des mouches, Dieu merci. Il n’en demeure pas moins que ce rythme de travail représente une violation flagrante des droits de l’homme et du principe d’égalité. Or, on a toutes les raisons de croire que si ce n’était pas la mort tragique de Moritz Erhardt, personne n’aurait prêté attention à cette politique discriminatoire pratiquée depuis longtemps par les banques d’investissement.
Par contre j’imagine facilement le tollé général si la direction de telle ou telle banque osait reprocher à l’un des stagiaires ses mœurs homosexuelles…

mardi 23 juillet 2013

Où va la France de François Hollande ?

François Hollande continue d’afficher une sérénité imperturbable, malgré la chute catastrophique de son taux de popularité qui ne dépasse pas 23 pc et malgré les sifflets et les huées dont il est devenu la cible lors des cérémonies de la Fête de la République.

Il semblerait que les Français comprennent de moins en moins les considérations qui président à la politique de leur président qui en pleine crise sociale ne trouve rien de plus urgent que leur imposer la loi sur le mariage pour tous. Ou qui profitant des révélations d’Edward Snowden fustige les Américains et roule les mécaniques en leur promettant des pires représailles pour avoir espionné son meilleur allié en Europe tout en courbant l’échine devant eux dès qu’il s’agissait ne serait-ce que théoriquement de donner asile à ce même Snowden.
Certes, on doit reconnaître que dans certains domaines le président Hollande reste prisonnier des facteurs objectifs de la conjoncture internationale mais pas au point de sacrifier le budget national aux lubies de la Commission européenne.
Dans ce contexte une question s’impose : comment va et surtout où va la France ?
Je l’ai posée à Dimitri de Kochko, journaliste et politologue français. Voici ce qu’il ma répondu. 
D. de Kochko : Il y avait vraiment beaucoup de sifflements et de huées dans la foule qui était sur les trottoirs, et il semblerait bien que c’étaient des partisans de la Manif pour tous contre les mariages gay, bien que beaucoup d’organisateurs de la Manifestation pour tous n’aient pas voulu faire des manifestations publiques par respect pour l’armée française. Or, il y a eu des cas précédents de huées président le 14 juillet qui sont hautement symboliques contre Mitterrand. Il y a eu plusieurs fois des cas comme ça mais il faut bien dire qu’au début de Mitterrand les passions étaient assez exacerbées. C’était la première alternance après une trentaine d’années tout de même. La presse était très hostile et la foule qui y était présente était composée en grande majorité de gens qui étaient favorable à l’ancienne majorité. Aujourd’hui ce n’est plus du tout le même cas et s’il y a eu des huées on en a parlé assez peu dans la presse et surtout c’est en sa fonction de président de la République qu’il a été sifflé, et à part la malheureuse loi en question il y aurait en fait d’autres raisons de la siffler. Le fait qu’il se soit soumis au dictat de la Commission européenne sur la façon de mener le budget de la France par delà de la souveraineté du parlement et puis d’autre part une autre raison pour le siffler c’est l’interdiction de survol du président bolivien qui venait de Moscou soupçonné de transporter Snowden sans parler du fait que Snowden s’est vu refuser l’asile politique en France. Là aussi on peut s’interroger sur le degré de souveraineté de la France.
Mais d’autre part il y a sans doute une tension sociale qui se prépare. Je ne sais pas comment elle va éclater mais il est évident que ça grandit de plus en plus, et c’est ça qui explique l’impopularité de François Hollande au bout d’un an. Bon ne parlons pas de l’électorat de droite, mais l’électorat de gauche qui est lui aussi déçu. Mais là où je suis le plus inquiet c’est au niveau du moral général en France. Là ça va mal. Ca va mal aussi bien du côté des entreprises que du côté des particuliers, il y a incontestablement une grande tension. Les classes moyennes sont totalement démoralisées et il est incontestable qu’il y a d’autres tensions dont on ne peut absolument pas parler comme par exemple de celles qui existent au niveau de l’immigration.