lundi 25 mars 2013
« 17 SALOPARDS »
Bettencourt : le juge Gentil va porter plainte contre Guaino
Le député UMP sera cité pour avoir "injurié" le juge d'instruction en charge de la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
Le juge Jean-Michel Gentil va porter plainte contre le député UMPHenri Guaino, après les propos qu'il a tenus sur lui vendredi matin, a indiqué samedi son avocat à l'AFP, confirmant une information de RTL : "Il m'a mandaté pour étudier une plainte pénale contre M. Guaino, suite aux propos qui ont été tenus hier matin sur Europe 1, où les propos ont été tout à fait inadmissibles. On a accusé M. Gentil de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la justice et des institutions et j'en passe, a déclaré Me Rémi Barousse.
"Grotesque"
Un peu de « off » !
Mission accomplie, chef ! Les soldats français, vainqueurs, vont rentrer au pays, non plus en mars mais en avril. Aux forces africaines de prendre la relève et aux Maliens de voter. Scénario officiel. En privé, le son de cloche (ou de kora) est moins optimiste.
À la demande générale, une force française devra rester pour dissuader ou riposter aux actions terroristes prévisibles. Quant à l'issue politique, elle est confuse. L'ensablement menace.
Bercy sauvé ? Après le départ fatal de Jérôme Cahuzac, tout serait donc à nouveau parfait dans le meilleur des mondes ?
En « off », un important ministre confie qu'il faudra mettre fin à cette diaspora de chefs à Bercy et y placer un seul patron. Entre couacs et manque de compétences au gouvernement, il y a, dit-il, une marge de progression !
Le cap est clair depuis le début, soutient l'exécutif ! En fait, le débat a été vif l'an dernier entre ceux qui prônaient un discours churchillien, qui aurait donné du sens aux efforts de tous, et ceux qui n'ont pas voulu rajouter à l'anxiété des Français.
On va s'en sortir, assurent-ils. Au pire l'an prochain. C'est faux, rectifie, off, un ministre éléphant. Nous ne traversons pas une crise de quelques mois, avec retour proche à une embellie, mais un changement de monde qui implique de profondes réformes. « Nous pouvons réussir, dit-il. Notre chance c'est d'être aux manettes… pour 4 ans » !
dimanche 24 mars 2013
CENSURE SOCIALISTE
EXISTE-T-IL UNE CENSURE SOCIALISTE DANS LES MEDIAS ?
Assurément, la censure est totalement intégrée dans les médias, elle est latente mais persistante.
Elle est sournoise et dirigée vers le sommeil du peuple.
Je n'en veux pour preuve que l' Affaire Sarkozy /Bettencourt qui tombe à point nommé pour étouffer celle de Cahuzac, celles des minis scandales socialistes, celle de Martine Aubry, bien plus grave encore. Nous avons devant nos yeux incrédules l'Union Sacrée des médias à charge contre Sarko.
Même le Figaro se censure, de peur d'avoir à s'expliquer, journal qui a perdu ses couilles depuis longtemps, il ressemble de plus en plus aux morasses de Libération.
Quelques remarques de lecteurs qui ne sont pas dupe de cette Affaire Sarkozy:
Il n'y a rien à dire lorsqu'un juge d'instruction met quelqu'un en examen. Mais ici le motif d' "abus de faiblesse" est tellement en contradiction avec tous les éléments connus du dossier que l'indignation de certains devient justifiée et que la publication de ce dossier devient un moyen de défense plausible et même souhaitable lorsque ce juge a pris publiquement et pendant l instruction de ce dossier, des positions anti-sarkozistes. Le juge d'instruction s'est mis dans une situation telle qu'il doit normalement être désaissi de ce dossier pour suspicion légitime évidente. L'opposition tient là une affaire en or d'autant plus que la « star » Taubira a cru peu risqué de mettre son poids conséquent de garde des sceaux dans le mauvais plateau de la balance. Elle a ainsi choisi par mégarde sa place dans la prochaine purge, Hollande la jugeant trop dangereuse dans cette « France apaisée ! » conduite par Ayrault qui seul sait où il nous entraine.
Qu’est-ce que le modèle français ?
Les boulevards de la crédulité
Les progrès de la science et l’élévation du niveau de l’instruction n’ont pas vaincu la crédulité, contrairement à certains espoirs nés des Lumières. Elle menace toujours de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, un dictateur pour un philanthrope, un démagogue pour un sauveur, un Trissotin pour un génie.
Elle trouble même les esprits les plus riches, leur faisant juger inapplicables des solutions accessibles, et possibles des idées saugrenues. Un sociologue, Gérald Bronner (1), soutient que la production gigantesque et sans cesse croissante d’informations invérifiables sur l’Internet et leur accès immédiat et universel permettent aux croyances, les plus bizarres parfois, de se répandre en épidémie et de s’ancrer dans bien des esprits.
Notre actualité est riche de ces erreurs de perspective, de ces hagiographies infondées, de ces condamnations expéditives. Ni Dieu ni Diable, Hugo Chavez est un tribun populiste qui finançait ses généreuses idées par la manne pétrolière, mais sans construire une économie solide capable de garantir une durable redistribution.
Stéphane Hessel était un honnête homme et un esprit brillant, mais rien dans sa vie ni son oeuvre ne le désigne pour entrer au Panthéon ou pour la béatification.
Marcela Iacub n’est ni un monstre ni une sorcière, mais une intellectuelle à la pensée riche et paradoxale. Que certains illuminés imaginent une Terre plate ne gêne pas grand monde. Que d’autres croient que les autorités américaines ont piégé les tours du World Trade Center inquiète davantage, et en dit long sur l’altération du jugement que provoque un aveuglement idéologique. D’autant qu’ils pourront nourrir leur suspicion à partir de véritables opérations de désinformation, comme les fausses preuves de l’existence des armes de destruction massive en Irak.
La persistance de la crise en Europe ouvre des boulevards aux démagogues et aux manipulateurs. Qu’ils entrent dans les parlements ou fassent descendre des foules dans la rue, ils sapent progressivement les fondements de la démocratie en s’appuyant sur notre fâcheuse et très ancienne propension à la crédulité.
1. Gérald Bronner, « La démocratie des crédules », aux PUF ; « Pourquoi sommesnous si crédules », dans La Revue des Deux Mondes, février 2013.
Que reste-t-il du modèle français ?
Hollande chute encore et bat son record d’impopularité
Le président de la République perd six points et tombe à 31% de personnes satisfaites de son action. Jamais au bout de dix mois de présidence, un locataire de l’Elysée n’était tombé aussi bas. Jean-Marc Ayrault lui lâche un point et garde la confiance de 36% des Français.
Voilà un record dont François Hollande ce serait sûrement passé. Jusqu’à présent, c’est Nicolas Sarkozy qui était le plus impopulaire des présidents de la République au bout de dix mois de présence à l’Elysée. Avec la perte de six points en mars, son successeur socialiste ne bénéficie plus qu’un d’un petit tiers de Français qui lui font encore confiance. Le nombre de personnes très mécontentes progresse de six points preuve d’une radicalisation et de jugement de plus en plus tranché des Français. Un record pour un président depuis 1958, date du premier baromètre Ifop.













