TOUT EST DIT

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jeudi 12 juillet 2012

Eloge de la Parisienne par temps islamiste

Il est parfois bon de se reposer de l’Orient à Paris et d’y admirer le visage féminin sans masque et sans peur. Notre liberté des femmes y est une histoire ancienne que l’on retrouve narrée avec humour par Louis-Sébastien Mercier, merveilleux auteur du XVIIIème siècle. « Les femmes de Paris à l’époque des Lumières » (éditions Tallandier) est un livre pétillant pour des vacances françaises. En ces temps d’assassinat de femmes (en Afghanistan) et de voilement général des espérances ; en ces temps où les révolutions arabes - que leurs héroïnes  espéraient universalistes et féministes- se muent en contre-révolutions obscurantistes, il y a quelque chose de fascinant à relire un délicieux ouvrage sur les Parisiennes d’un certain Louis-Sébastien Mercier. Ecrit à la fin de l’Ancien régime puis après la Révolution, cet adorable  tableau de mœurs m’a été récemment très utile dans quelques capitales où être femme pose des problèmes de plus en plus compliqués. Glissé dans ma valise au Caire, je l’ouvrais pour respirer un peu d’air frais au soir de journées poisseuses passées à cahoter entre niqabs et hidjabs, insultes et tumultes. J’en savourais également quelques pages à Tunis où le ténébreux spectacle des salafistes adulés par le gouvernement au pouvoir a de quoi obscurcir, hélas, le beau sourire des filles de Carthage. Je suis sûre que Habib Bourguiba, qui aimait et respectait tant le visage des femmes libres, avait lu Mercier !

Ecrivain, dramaturge et journaliste, ce dernier a fait une part bien méritée aux femmes dans son Tableau de Paris qui court sur 2000 pages. L’extrait republié chez Tallandier est un chef-d’œuvre car il donne la clé principale de l’irrésistible liberté qui garde le teint si frais aux Parisiennes jusque dans un âge où toutes les autres femmes de la terre ont remisé depuis longtemps leurs charmes et leurs espérances. Car entre la Seine, Montmartre, la Bastille et le Palais-Royal, l’indépendance féminine, c’est historique ! Mercier ne peut que constater : « Les femmes à Paris, accoutumées dans les lieux publics à se mêler avec les hommes, ont leur fierté, leur audace et presque leur démarche ». Flânant dans les magasins, le nez collé aux vitrines, il s’émerveille du charme des vendeuses et des marchandes, aussi roses que leurs fleurs et aussi brillantes que leurs parures. « Les femmes d’artisans travaillent de concert avec les hommes et s’en trouvent bien » se félicite ce badaud inspiré  qui ajoute, complètement bluffé, : « Les femmes de Paris recèlent les femmes les plus gaies, les mieux portantes et les moins bégueules ! ». Inquiet, cependant, du sort des plus pauvres, ces grisettes qui ont la taille aussi mince que leurs ressources, le bon Mercier supplie le législateur point encore convaincu des bienfaits du travail féminin : « Que les filles soient autorisées à exercer le métier qu’elles choisiront sans maitrise, sans gêne ni contrainte, sans taxe quelconque.../ Que l’on donne aux femmes la même liberté dont jouissent les hommes, avec qui elles sont incessamment mêlées... »

Où l’on voit que notre liberté de Parisiennes remonte à loin, tout comme l’humeur gracieuse des hommes qui nous aiment ! Cette aisance à se mouvoir dans la capitale française qui est par ailleurs l’une des villes les plus féminines au monde, nous a été enviée par les femmes du monde entier. Quant aux mâles exotiques, russes ou orientaux, il est clair que le charme légendaire qui les attirait vers la Parisienne tenait moins à sa beauté- peu classique- qu’à son impertinence, fruit spirituel, nacré et dodu des libertés individuelles et collectives.

Lire ces pages lointaines et si modernes est aussi agréable aujourd’hui que nécessaire. En effet, il m’arrive de plus en plus souvent de croiser sur mes chemins parisiens des visages tristement voilés et comme en deuil. Qui enterre-t-on dans le métro, l’autobus, sous les platanes, de la place Clichy à la place de l’Etoile ? Pour qui sont ces fichus noirs, serrés collés sur un front juvénile ? Ne sont-elles pas Parisiennes, elles aussi, ces porteuses de chiffon sévère importé de cieux affreux où l’on flagelle, censure et torture à tour de gros bras ? N’ont-elles pas compris, ces jeunes et moins jeunes femmes, l’avantage immense qui est le nôtre, le leur, le mien : celui de marcher, nez au vent, dans une ville qui, historiquement, n’a jamais séparé hommes et femmes ! Ne savent-elles pas que leur façon d’obéir à une propagande religieuse fabriquée en dépit du bon sens humain, sous des cieux opaques, constitue une véritable faute de goût dans notre Paris, capitale de la liberté ?

Chères sœurs parisiennes, la démocratie primordiale, celle de l’espace partagé, est ici, voyez-vous, une réalité si ancienne qu’elle nous est devenue comme instinctive. C’est pourquoi, épuisée par le spectacle des linceuls qui s’abattent ailleurs, je me ranime à lire Louis-Sébastien Mercier, témoin de la beauté des vies féminines parisiennes. Il eût sûrement été aussi navré que moi par les voiles qui tentent aujourd’hui d’en attrister le ciel !   

PSA : les politiques rivalisent d'indignation

Du PS à l'UMP, en passant par les syndicats, les réactions se multiplient après l'annonce de la suppression de 8 000 emplois en France.
Le constructeur a annoncé qu'il allait supprimer 8 000 emplois en France et arrêterait la production de véhicules à Aulnay en 2014. Réactions.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif : "Nous n'acceptons pas en l'état le plan."
Jean-Marc Ayrault, Premier ministre : "Il est nécessaire que soient approfondies les causes de la situation actuelle du groupe qui conduisent à ce plan, les conséquences d'un tel plan sur les territoires et la filière automobile, ainsi que les garanties que peut offrir le groupe sur le maintien à long terme de l'activité industrielle des sites du groupe."
Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale : "Je souhaite que l'État soit au rendez-vous de la protection des salariés : il serait immoral de laisser ces travailleurs seuls face à eux-mêmes. C'est pourquoi je salue la démarche du Premier ministre, qui vient d'exiger de PSA une concertation sans délai avec les partenaires sociaux vouée à maintenir une activité industrielle sur tous les sites français."
Marisol Touraine, ministre des Affaire sociales : "Une onde de choc pour notre pays."
Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l'Économie sociale et solidaire : "C'est insupportable de voir aujourd'hui ces saignées dans l'emploi industriel."
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT : "Nous n'allons pas prendre pour argent comptant cette annonce brutale de suppression d'emplois."
Franck Don, de la CFTC : "La baisse des effectifs en recherche et développement est gravissime et n'augure rien de bon pour l'avenir."
Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts (EE-LV) : "Le gouvernement (de François Fillon) n'a pas anticipé, pas aidé, pas posé les conditions à un futur possible."
Gérard Ségura, maire PS d'Aulnay-sous-Bois : "PSA Aulnay, c'est 3 300 emplois mais aussi 9 000 avec les sous-traitants : nous n'avons pas la capacité d'accuser ce choc tout seuls."
Jean-Louis Borloo, président du Parti radical : "En aucun cas, les difficultés partielles rencontrées aujourd'hui ne peuvent avoir pour seule réponse une réduction drastique des effectifs qui détruirait les compétences et le savoir-faire de l'entreprise."
Xavier Bertrand, ancien ministre UMP du Travail : Il faut "très, très vite un plan massif de soutien à toute la filière automobile".
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : "La cote d'alerte est dépassée. Je suis extrêmement préoccupé par cette annonce (...). Il faut que le gouvernement sache que, dans ce domaine, l'opposition, au nom (de laquelle) je m'exprime ce matin, sera à ses côtés s'il s'agit d'assumer enfin que la priorité absolue pour notre pays, c'est la compétitivité de notre industrie."
Marine Le Pen, présidente du Front national : "L'État doit (...) mettre immédiatement en place un plan national de soutien à la filière automobile française (...), quitte à monter au capital de PSA."
Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l'Essonne : "Je demande la création immédiate d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale pour que mes collègues députés comprennent enfin les vraies raisons de ce désastre industriel."

Emprunts à taux négatifs : les prémices d'une explosion de l'euro?

La France a pour la première fois bénéficié de taux d'emprunt négatifs, lundi 9 juillet, à l'occasion d'émissions d'obligations à très court terme d'un montant de près de 6 milliards d'euros, confirmant sa place dans le club très fermé des pays vertueux de la zone euro. Mais si ces taux négatifs baissent la charge de la dette, ils augmentent aussi le risque de récession.
C'était la Une de toutes les radios mardi 10 juillet : la France emprunte à des taux réels négatifs. Des 6 milliards d'euros d'obligations à trois et six mois émis lundi par la France, les investisseurs n'en récupèreront pas la totalité, les taux d'intérêt étant de - 0,005 % et - 0,006 %. Autrement dit, la France gagne de l'argent en empruntant ! Qui l'eût cru, six mois après la perte du triple A et quelques semaines seulement après l'arrivée au pouvoir de François Hollande ? Force est de constater que les marchés n'ont pas attaqué l'Hexagone et qu'ils semblent même avoir une certaine confiance dans la dette française. 

Immédiatement le gouvernement et l'opposition se sont renvoyés la balle sur le sujet. Côté gouvernement, cette marque de confiance montrerait que la politique économique de François Holllande s'est rendue crédible auprès des investisseurs. Côté opposition, Valérie Pécresse s'est empressée de percevoir dans cette performance le résultat de la politique de SarkozyMais les uns comme les autres semblent se réjouir de la nouvelle. Ils n'ont pas forcément raison. Voyons pourquoi.

D'abord, nombreux sont les économistes à insister sur le caractère très relatif de cette confiance accordée à la France par les marchés. Il s'agit de très court terme (trois et six mois), même si les obligations à dix ans bénéficient également de taux favorables (2,4% environ). L'économiste et ancien expert du MEDEF Jean-Luc Gréau considère qu'il y a «une dimension de pari» dans ces taux négatifs proposés à la France. Il n'hésite pas à rappeller qu'en 2006, juste avant la crise économique, «la Grèce et l'Irlande avaient obtenu sur les marchés des taux d'emprunt plus avantageux que l'Allemagne, preuve que les investisseurs ne sont pas infaillibles.»

Les investisseurs qui ont des liquidités à placer n'ont plus aucune confiance dans le système bancaire, pouvant théoriquement rapporter plus d'argent mais présentant trop de risques. C'est dans cette perspective que, mardi 10 juillet, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a parlé de «dysfonctionnement des marchés » : le secteur bancaire apparaît fermé aux investisseurs car trop instable. Ceux-ci préfèrent se réfugier vers les titres d'Etat. En quelque sorte, prêter à la France revient pour eux à choisir la sécurité pour leurs placements, comme s'ils louaient un coffre-fort...

Cette confiance dans la dette française doit également s'interpréter au regard de la très grande inquiétude suscitée par les pays du Sud, la Grèce, l'Espagne et l'Italie notamment.
Pour l'économiste Paul Jorion, l'un des rares commentateurs économiques à avoir anticipé la crise des subprimes américains de 2007, «ces taux d'emprunt sont certes une bonne nouvelle pour la France car ils vont faciliter l'objectif de retour à 4,5% de déficit public à la fin de l'année. Mais ils témoignent de l'état de dégradation de la zone euro. Les marchés viennent clairement de couper l'Europe en deux : ceux qui peuvent survivre avec l'euro et les autres. L'Espagne emprunte aujourd'hui à des taux avoisinant les 7% (sur 10 ans), c'est une situation impossible.» Et selon lui, si la France se retrouve dans le cercle des pays vertueux, c'est parce que François Hollande a «totalement capitulé face à l'Allemagne et s'est aligné sur la vision d'Angela Merkel et de son traité de discipline budgétaire. Avec Sarkozy, la France et l'Allemagne étaient unis à 80%, avec Hollande il y a fusion à 95%.» En visite à Londres, le Président Hollande semble confirmer cette analyse en prônant, devant le Premier ministre anglais Cameron, une Europe à plusieurs vitesses.  

Un mécanisme pervers

Si, d'un point de vue franco-français, ces emprunts à taux négatifs se présentent comme une bonne nouvelle, ils pourraient très rapidement se transformer en cadeau empoisonné pour la France. C'est l'avis de Dominique Garabiol, directeur à la BPCE (organe central commun aux Caisses d'épargne et aux Banques populaires) : «Plus les investisseurs font confiance aux pays du Nord, plus ils sont méfiants vis-à-vis des pays du Sud, qui voient donc leurs taux d'emprunt s'envoler et leur capacité à se refinancer se réduire considérablement. Dans quelques mois, il n'est pas impossible que la France et l'Allemagne soient obligées, par solidarité européenne, de dépenser beaucoup d'argent pour aider l'Espagne ou l'Italie, sachant que dans les caisses de l'Europe il n'y a pas de fonds suffisants pour sauver les deux pays en cas de difficulté.» Pour lui, on est loin de pouvoir parler de bonne nouvelle ou pire de sortie de crise : «Le mécanisme est très pervers, et finalement ces taux favorables entretiennent la crise. Prêter à la France augmente les difficultés de l'Espagne par exemple, ce qui à terme pourrait rejaillir sur l'Hexagone.»

En outre, cette confiance dans la dette qui place la France parmi les pays vertueux, ne doit pas occulter un autre problème, celui de la compétitivité et du déficit commercial, s'élevant environ à 70 milliards d'euros par an. Si les marchés sont myopes et n'ont pas regardé l'avenir au-delà des six mois pour les émissions d'obligations, les difficultés ne doivent pas être masquées, selon Jean-Luc Gréau : «Les recettes sont en baisse et l'emploi est de plus en plus fragilisé. D'ici l'automne, le pays risque d'entrer en récession, les chiffres de la production ont de grandes chances d'être très mauvais. La crise est loin d'être terminée et 2013 sera peut-être semblable à l'année 2008. Mais l'avenir économique est pour l'instant imprévisible...»

Bruxelles veut nous imposer toujours plus d’immigration 


Le jour de sa rencontre à Paris avec le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, mardi 10 juillet, la Suédoise Cecilia Malmström, commissaire européenne aux Affaires intérieures, proclamait dans Le Monde : « L’immigration sera nécessaire pour l’Europe. » Une façon claironnante d’annoncer la couleur. Ou plutôt la teneur du message que la commissaire européenne venait transmettre à son homologue français. Bruxelles ne connaît ni la crise ni le chômage, ni les tensions communautaires. Rien d’autre que son idéologie euro-mondialiste exigeant la disparition des identités nationales pour les remplacer par le maelström vorace de la globalisation. Un maelström d’individus indifférenciés, rassemblés non plus dans des nations mais dans des espaces économiques, pour lequel Mme Malmström vient plaider auprès du gouvernement socialiste, normalement tout acquis à cette cause internationaliste de la libre installation des individus. Des individus qui préfèrent généralement, surtout les moins qualifiés d’entre eux, venir s’installer en Europe, avec armes et bagages, plutôt qu’en Chine ou dans d’autres pays émergents où se trouvent pourtant aujourd’hui les gisements d’emplois. Mais où les systèmes sociaux sont moins généreux.
Manuel Valls avait, lors de son premier Conseil européen à Luxembourg, en juin dernier, approuvé la demande faite par Nicolas Sarkozy d’un éventuel rétablissement des contrôles aux frontières de l’espace Schengen, en cas de circonstances « exceptionnelles ». Ce qui lui valu d’être aussitôt accusé par le député européen Daniel Cohn-Bendit de « chausser les pantoufles de Claude Guéant ». Par rapport aux souliers à clous de jadis cela constitue déjà un progrès… Cecilia Malmström est donc venue mardi à Paris expliquer au ministre français, au nom de l’Union européenne, qu’il se trompait : l’espace Schengen doit être ouvert à tous…Vive le sans-frontiérisme où l’on rentre comme dans un moulin à brasser les peuples !
Et pour commencer, Mme Malmström, grande prêtresse du maelström tourbillonnaire des races et des cultures, exprime ses reproche pour l’attitude trop « défensive » adoptée par certains pays européens – suivez son regard désapprobateur – lors des révolutions qui se sont déroulées l’année dernière dans les pays arabes. « Qu’avons-nous dit à ces gens qui se réclamaient de nos valeurs ? Que nous étions en crise et que nous avions peur de vagues bibliques d’immigrés. »
Croissance… de l’immigration !
La bonne Mme Malmström, prêcheuse du grand maëlstrom humain (que d’autres nomment melting-pot), nous ressort la vieille antienne que nous chantaient déjà les socialistes mitterrandiens dans les années 1980 : « L’immigration n’est pas une menace pour l’Europe, mais une chance » et même, argument supplémentaire adapté à l’air du temps, « un facteur de croissance ». Si cette dernière est en panne chez nous, c’est sans doute parce que la France n’importe pas assez d’immigrés. Que la belle Suédoise aille donc expliquer cela aux prolétaires européens, et aux Français en particulier, contraints de côtoyer dans leurs quartiers des bandes de voyous ethniques ou d’extrémistes islamiques et quotidiennement en butte à toutes sortes d’« incivilités ». Je nique les gaulois étant l’une des plus douces. Ou de se voir concurrencés dans leur recherche d’un emploi ou d’un logement par des vagues sans cesses renouvelées de migrants venus d’ailleurs… Qu’elle aille expliquer son point de vue de technocrate bruxelloise surpayée aux policiers qui se font tirer dessus par des « sauvageons » de plus en plus ensauvagés (et surarmés) que plus rien n’arrête dans leur haine et leur mépris de la France, de sa civilisation et de ses lois. Et de ses habitants…
Cette position immigrationniste de la missionnaire bruxelloise va à contre-courant de l’opinion des peuples dans les pays européens ? La commissaire européenne en a bien conscience. Mais, comme disait Edith Cresson lorsqu’elle était Premier ministre (1991-1992), elle n’en a rien à cirer. « Le rôle de la Commission de Bruxelles est d’envisager les problèmes sur le long terme et de s’élever au-dessus des contingences nationales. » D’ailleurs Madame Maelström, non, excusez-moi, Malmström, réclame « une supervision des situations nationales par la Commission… ». Autrement dit, le droit pour les technocrates de Bruxelles de répartir selon leur bon vouloir dans les différents pays européens des contingents d’immigrés par centaines de milliers. Enfin, tous ceux que les fonctionnaires de l’UE jugeront nécessaires à notre bonheur. Ce n’est plus l’immigration choisie, mais bien l’immigration imposée… Par Bruxelles ! Il reviendra sans doute à ces mêmes eurocrates de fixer le montant des prestations auxquelles ces migrants auront droit ? Et aux contribuables nationaux de les régler…
Nations englouties
Les eurocrates veulent profiter des effets catastrophiques de l’euro sur les emplois et le pouvoir d’achat de nombreux Européens pour « fédéraliser » ce qui reste aux Etats nations de pouvoir en matière d’économie et de finances. Avec la Cour de Justice de l’Union européenne (renforcée par la Cour européennes des Droits de l’Homme), les mêmes eurocrates effacent les codes pénales nationaux pour leur substituer leurs lois abstraites, systématiquement favorables aux délinquants. Souvenons-nous, en septembre 2010, de l’intervention intempestive de la commissaire luxembourgeoise Viviane Reding (surnommée par certains de ses collègues la Raide dingue) comparant la France, à propos d’un discours de Nicolas Sarkozy un peu musclé sur les réseaux de malfaiteurs Roms œuvrant à Paris, à l’Occupation hitlérienne. Le président français avait d’ailleurs plié devant l’outrageante commissaire européenne, soutenue pour l’occasion par le Premier ministre luxembourgeois et grand ponte de l’UE, Jean-Claude Juncker. Aujourd’hui une autre commissaire de la même aberrante boutique veut ouvrir toutes grandes les vannes de l’immigration et déverser à son gré un maelström de nouveaux arrivants sur les pays de la vieille Europe. En y faisant entrer de concert la Turquie et ses 60 millions d’habitants. Afin sans doute de submerger les Etats nations de l’Union européenne, ceux-ci ressemblant de plus en plus à des villages engloutis au fond d’un grand lac artificiel : celui du globalisme financier. Un maelstrom, prôné par Mme Malmström, où toutes les identités nationales se perdraient.
Pour échapper à ce sort funeste, une seule solution : sortir de cette union mortifère. C’est aussi le seul moyen de rebâtir une Europe viable et durable : l’Europe des nations, où les génies des uns et des autres s’ajouteraient et se complèteraient au lieu de se dissoudre dans l’acide de l’idéologie mondialiste.

mercredi 11 juillet 2012

Nuances 

 
On s’en doutait un peu, la conférence sociale l’a confirmé: il faudra repasser à la caisse pour notre protection sociale. La douloureuse devrait prendre la forme d’une hausse de la CSG. C’est une piste, a concédé hier soir le Premier ministre, manière de reconnaître qu’elle est déjà sur le toboggan à mauvaises nouvelles. Evidemment, ça critique, ça regrette, ça discute... Mais avec M. Wauquiez, ça flingue: cette hausse, dit-il, est «criminelle». Oui, vous avez bien lu, criminelle. Le même M. Wauquiez avait naguère dénoncé le «cancer» de l’assistanat. Et si l’on suivait son exemple, si l’on piétinait enfin les nuances du politiquement correct ? Les critiques de M. Fillon contre M. Copé, c’est un assassinat. Jean-Pierre Jouyet, passé de Sarkozy à Hollande, un traître à fusiller. Le Tour de France, un repère de toxicos... Mortel, non ? comme dirait le jeune Wauquiez.

Tempérament et rationalisme politique

Comment expliquer que l'on devienne libéral et non socialfachocommuniste ? Le milieu culturel et l’éducation ne suffisent pas à comprendre ces orientations. N’y aurait-il pas quelque chose du tempérament personnel mais aussi du rationalisme intellectuel pour expliquer le destin mental de nos choix sociétaux et politiques.

Dès la sortie de l’utérus, de quelle liberté naturelle disposai-je ? J’aimerais supposer qu’à cet instant je savais pouvoir bientôt contempler librement les sphères du cosmos, au-delà des premières étoiles de la doxa, bien au-dessus de la mer de nuages recouvrant l’obscurantisme et la servitude politiques. D’où vient que je sois devenu libéral et non socialfachocommuniste ? D’où vient que j’ai choisi la voie terrestre et rationaliste d’Aristote en sa Politique pour aboutir au libéralisme, plutôt que celle utopique de Platon en sa République totalitaire ? On pourrait s’étonner que depuis la même origine cosmique et animale les humains proposent de telles différences en termes de convictions politiques et de contrat social. Il faut croire que le milieu culturel et l’éducation ne suffisent pas à expliquer ces orientations, puisque, si diverses, leurs déterminismes vont jusqu’à permette qu’un individu s’en affranchisse. N’y aurait-il pas là quelque chose du tempérament personnel mais aussi du rationalisme intellectuel pour expliquer, tant que faire se peut, le destin mental de nos choix sociétaux et politiques…
On me pardonnera je l’espère ce soupçon d’autobiographie. Né dans une famille modeste passablement inculte, quelle chance avais-je de devenir, sans en faire un titre de gloire, un intellectuel libéral ? Mes parents, pour l’une était dépourvue de tout discours politique, pour l’autre était vaguement de droite conservatrice, par atavisme paysan, quoique irréligieux, attaché à Jacques Chirac pour cause d’âge commun, attaché aux valeurs du travail et de la propriété terrienne. Ma seule chance fut d’habiter dans une ville universitaire. Pourquoi réclamai-je des livres, des encyclopédies, alors que l’on lisait si peu ou pas du tout autour de moi, même si l’école obligatoire y a peut-être contribué ? Pourquoi découvris-je Jules Verne et le romantisme allemand, France Musique, Schumann et Bach, alors que l’on se limitait à RTL et aux variétés d’usage ? Pourquoi encore, stimulé par mon enseignante de philosophie qui proposa l’étude de Marx et de Nietzsche, me sentais-je cette différence, cette indépendance… Certainement de par une répugnance à la fois innée et intellectuelle envers tout enfermement dans un concept de classe, de masse, de nation, dans tout déterminisme sociologique, qu’il soit conservateur ou marxiste. Quant à cette pulsion aristocratique, peut-être orgueilleuse, qui me poussait vers l’élection des arts et de la littérature, d’où me venait-elle ? Finissant ainsi bientôt par me persuader que la démocratie était devenue pour moi : « une aristocratie qui s’est élargie au point de devenir une aristocratie universelle » [1].
Un tempérament éthique et esthétique serait alors plus ou moins à l’œuvre en chacun de nous de façon à nous différencier. Si l’on ne peut remettre en question le rôle prépondérant et invariablement nécessaire de l’éducation, il n’en reste pas moins que la nécessité de l’acquis n’écarte en rien le caractère originel d’une innéité. Sans aller jusqu’à prendre le pari plus que risqué d’une inscription génétique des goûts et des philosophies, on peut imaginer que nos biochimies ne nous proposent pas à tous les mêmes chemins. Sans recourir à la théorie des humeurs des Anciens, une approche neuronale et psychologique des tempéraments politiques peut être effleurée. Ainsi, entre le libéral, le socialiste et le totalitaire, que ce dernier soit communiste, fasciste ou théocrate islamiste, les différences sont criantes.
À peine au-delà du roi philosophe platonicien, du socialiste magistrat philosophe égaré par l’hubris intellectuel, l’homme totalitaire a quelque chose du tempérament sanguin, du coléreux, sans cesse aiguillonné par la libido dominandi, par la foi en son concept politique englobant et salutaire, voire miraculeux. Il ne supporte pas que qui que ce soit échappe à sa doxa, à sa bienfaisance, à sa horde de préjugés, à sa tyrannie, familiale, étatiste, nationaliste ou théocratique, dans une sorte de crispation mimétique où l’autre est sommé d’être comme soi, sinon rendu esclave… Nombreux par ailleurs sont ceux qui adhèrent à un totalitarisme du groupe, de l’instinct grégaire, de la corporation professionnelle, syndicale ou de parti, par goût de la servitude volontaire, par paresse et passivité, mais aussi par envie et ressentiment envers les nantis, envers ceux qui savent réussir, par goût de l’égalité contrainte, par nécessité intime de se sentir rassurés en les rails d’une idéologie, qu’elle soit marxiste ou religieuse, et par la chaude communauté de destin d’une confrérie. À moins que la foule, la meute, permettent de libérer les instincts les plus brutaux, les plus violents, sous couvert de la force collective et d’une pseudo légitimité révolutionnaire ou théologique.
Le libéral quant à lui est un indépendant paisible, un individualiste entreprenant respectant l’individualisme de ses partenaires, un amant du doux commerce selon Montesquieu, un qui a le goût du risque, de la responsabilité et de l’indépendance, sans craindre l’acuité de la solitude. Depuis l’animal politique libre aristotélicien et dans la tradition humaniste du libre arbitre de Saint Thomas d’Aquin, il s’affranchit de la fatalité divine et de la grâce augustinienne pour valoriser son thymos [2], son soi fier, et satisfaire son désir de reconnaissance, reconnaissant du même coup celui de tout homme. En passant par les Lumières, de Locke à Voltaire, il tolère ainsi la liberté d’autrui, que ce soit par indifférence ou par cet égoïsme et ces vices privés (avarice et cupidité) qui contribuent aux vertus publiques de la prospérité, pour reprendre l’argumentation de Mandeville dans la Fable des abeilles [3], ou de par le soin de la « main invisible » [4] du marché conceptualisée par Adam Smith. De même, en s’appuyant sur des valeurs d’étude, de travail et de mérite, dans le cadre du respect de la propriété, et du pluralisme dynamique du marché, voire de la capacité d’association, il éprouve le juste respect d’un contrat social cohérent avec son profil psychologique et intellectuel. Il sait la nécessité, pour jouir de ses propres libertés, d’accorder et d’encourager ces mêmes libertés économiques, d’expression et de mœurs à autrui, que ce soit par empathie ou par calcul rationnel…
Car à en rester à cette voie du tempérament politique, il n’y aurait plus qu’à baigner dans le relativisme et abandonner toute prétention à faire du libéralisme politique un universalisme. Sauf qu’une démarche intellectuelle rationnelle simple (c’est alors qu’intervient l’éducation) permet de départager le libéral du totalitaire plus ou moins doux et plus ou moins bien intentionné. Certes, on peut imaginer que parmi ceux qui choisissent un socialisme, qu’il soit rose, rouge, brun ou vert, qu’il soit national ou international, il en est quelques-uns animés du sens de l’utopie, et d’une empathie au service de l’humanité. Mais l’on sait que l’enfer est pavé des meilleures intentions, et que les généreuses planifications d’un bonheur à tous imposé par la gestion prétendument rigoureuse d’un parti, d’un État ou d’un orwellien gouvernement mondial ne peuvent qu’écraser les individus sous le marteau de l’égalité. Et bientôt exacerber les insupportables inégalités et les frustrations qu’une culture du ressentiment contribue à surexploiter par ces « banques de la colère » [5] que sont les partis révolutionnaires. C’est ainsi que l’Histoire a montré que l’égalité de la pauvreté parmi les États communistes, hors pour quelques oligarques et apparatchiks, reste la moins pire des conditions, avant la concentration meurtrière des goulags …
Il faut alors porter un regard objectif sur les conditions de la prospérité économique. Où et à grâce à quelle culture, quelle démocratie, quelle éthique économique fondée sur le marché et la concurrence est-on le mieux parvenu à libérer le maximum d’humanité des tyrannies de la pauvreté et de la censure, sinon dans les démocraties libérales occidentales ? Un simple examen permet de constater par exemple que ce sont des politiciens qu’il est de bon ton de décrier, comme Margaret Thatcher et Ronald Reagan, qui ont permis que sous leurs mandats, grâce à une politique libérale de diminution considérable des impôts pour les particuliers et les entreprises, le chômage fut divisé par deux, pour être ramené autour de 5%, ce que l’on appelle d’ailleurs un chômage structurel. De constater qu’avec les mêmes conditions de mondialisation et de concurrence internationale que la France malheureuse, l’Allemagne, le Canada et la Suède surfent allègrement sur les voies de la prospérité économique… À l’observateur rationnel ne peut manquer la sagacité qui permet de constater que les politiques de dette, de déséquilibre budgétaire, de contrôle des loyers, de relance keynésienne et d’interventionnisme étatique, de redistribution et de delirium fiscal, fussent-elles animées des meilleures intentions de la justice sociale et de la libido dominandi, sont non seulement contreproductives mais attentatoires aux droits de propriété et à la liberté d’entreprendre, donc foncièrement immorales. Car « contrôle économique et totalitarisme » [6] vont bientôt de pair. Devons-nous accuser nos gouvernants du seul aveuglement idéologique, ou de cet appétit de pouvoir qui les voit préférer un absolutisme colbertiste et socialiste supporté par la démagogie, ou de cynisme mortifère et suicidaire ? À moins que le rationalisme économique et politique soit parfaitement étranger à leur système neuronal…
Ce serait évidemment, en me parant du titre de libéral issu des Lumières, autant par tempérament que par rationalisme, me tresser une couronne de lauriers moraux que la modestie m’interdit de porter… Ainsi l’amant des libertés, quoique en se gardant de tout « dogmatisme libéral » [7], trouvera-t-il une pensée aussi cohérente qu’efficace au service du développement de l’humanité. Et, auprès d’une bibliothèque des écrivains et philosophes choisis, un sommet montagneux où s’isoler des nuisances totalitaires, à moins que ces dernières ne lui laissent que l’abri précaire de l’isolement d’un sommet intérieur.
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Sur le web.
  1. Leo Strauss : Le Libéralisme antique et moderne, PUF, 1990, p 15.
  2. Ce terme, venu de La République de Platon, a été repris par Francis Fukuyama en tant que « désir de reconnaissance », ce dans le cadre de la démocratie libérale comme aboutissement ; dans La Fin de l’Histoire et le dernier homme, Flammarion, 1992.
  3. General Books, 2012.
  4. Adam Smith : Enquête sur la nature et les causes de la Richesse des nations, PUF, 1995, p 513.
  5. Peter Sloterdijk : Colère et temps, Hachette Littérature, 2009, p 87.
  6. Friedrich A. Hayek : La Route de la servitude, PUF, 2010, p 68 et suivantes.
  7. Raymond Aron : Essai sur les libertés, Calmann-Lévy, 1965.

PSA : Sapin accuse Sarkozy d'avoir «retardé» de «mauvaises nouvelles»

Alors que PSA Peugeot Citroën doit dévoiler jeudi des mesures visant à redresser le groupe, les syndicats s'attendent un plan supprimant entre 8 000 et 10 000 emplois, soit près de 10% des effectifs en France, au lieu de 6 000 prévus jusqu’à présent. préoccupations : le site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), dont la fermeture est redoutée depuis un an.

A la veille de ce Comité central d'entreprise extraordinaire (CCE), le ministre du Travail, Michel Sapin, dit s'attendre à de «mauvaises nouvelles». Interrogé par Inter, il met en cause l'ancien président de la République qui aurait, selon lui, demandé à ce que les annonces de licenciement soient repoussées à l'après-présidentielle. Le plan redouté pour le site d'Aulnay-sous-bois est «typiquement un de ces plans» que Nicolas Sarkozy a «demandé de retarder plutôt que de trouver des solutions», accuse Michel Sapin. «Je pense que vous avez remarqué que M. Varin (le président du directoire de PSA Peugeot Citroën) avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy. Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën ou chez Peugeot ? Non, c'était pour parler de ces sujets là, en lui disant : Tu verras ça plus tard», ironise le ministre.


Interrogé sur l'hypothèse d'une fermeture d'Aulnay, Sapin dit «exiger de PSA que le dialogue soit exemplaire et que les contreparties soient à la mesure des problèmes rencontrés». «Si Aulnay ne conserve pas de production de PSA, quels sont les efforts faits par PSA pour qu'il y ait de l'activité à l'emplacement d'Aulnay, ce qu'on appelle de la réindustrialisation ? Voilà typiquement une responsabilité qui incombe à une entreprise», prévient le ministre, estimant qu'il devait «y avoir des propositions en matière de reclassement».

BEN VOYONS !  UN MINISTRE DU TRAVAIL AUSSI NUL QUE ÇA, 
C'EST UNE PIÈCE À CONVICTION !!!

PS : les savants calculs de Martine Aubry

La première secrétaire cosigne une contribution avec Jean-Marc Ayrault en vue du congrès.

Martine Aubry a-t-elle levé le doute sur ses intentions à la tête du PS? Mardi soir, à l'issue du bureau national du parti, la première secrétaire a annoncé qu'elle déposerait, en vue du congrès de Toulouse programmé fin octobre, une contribution commune avec le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. «Ce texte trace les perspectives d'avenir pour le PS et la gauche au pouvoir: soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre des soixante engagements du président du programme présidentiel», assurent les deux cosignataires.
Ils demandent en outre «à l'ensemble des dirigeants du PS, comme aux membres du gouvernement, de soutenir de façon exclusive cette contribution générale». Un message adressé en particulier à l'aile gauche du PS, qui hésite ces derniers temps à déposer elle-même une motion.
Lundi, des proches de Martine Aubry ont apposé leur signature, aux côtés de celles de proches du leader de l'aile gauche Benoît Hamon, au bas d'un texte publié dans Libération. Intitulé «Pour une gauche durable», il esquisse une critique de la politique du président de la République en assurant que «l'appel à la croissance pour relancer l'emploi ne suffira pas». Or, du côté de l'Élysée, on souhaite un PS à l'image de ce qu'il fut de 1997 à 2002, lorsque, avec François Hollande à sa tête, il était chargé d'accompagner la politique de Lionel Jospin et en aucun cas de gêner le premier ministre.
Les grandes manœuvres n'ont pas échappé à François Hollande, dont l'un des plus proches lieutenants et désormais ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, s'est fendu d'une tribune dans Le Monde pour lancer une mise en garde contre la division et appeler, en creux, à une motion unique de soutien au président de la République lors du prochain congrès. Selon lui, le PS doit désormais accompagner l'action du chef de l'État en choisissant «une ligne politique claire». Comprendre: hollando-hollandiste.

Poser ses «conditions»

Pour autant, le geste de Martine Aubry n'en dit pas plus sur sa volonté, ou non, de briguer un nouveau mandat à la tête du parti. Fin mai, elle avait assuré que finalement elle ne partirait que «si toutes les conditions (étaient) réunies», mais sans préciser outre mesure quelles étaient ces «conditions». Elles sont désormais plus claires: Martine Aubry partira à la seule condition que le PS adopte la motion unique qu'elle cosigne avec Jean-Marc Ayrault. En quelque sorte, elle remet son sort à la tête du PS entre les mains de l'aile gauche du parti. Que le courant de Benoît Hamon décide de présenter une motion et Martine Aubry pourrait décider de se représenter.
Dans la logique du PS, le fait de signer une contribution n'est pas un acte anodin. Il s'agit du premier pas vers la constitution d'une motion dont le premier signataire est généralement le candidat au poste de premier secrétaire. Le doute subsiste d'autant plus que, la semaine dernière, Harlem Désir avait annoncé au Figaro qu'il ne serait pas candidat si Martine Aubry se présentait, comme pour anticiper l'annonce.
La chef du PS reste dans l'ambiguïté. Mais les socialistes sont habitués à décoder ce genre de message de la maire de Lille. À lire du Martine Aubry dans le texte, on relève mieux l'ambiguïté de ses propos. «J'ai toujours pris mes responsabilités, les Français le savent, et je les prendrai là aussi», déclarait-elle l'année dernière à propos de sa candidature à la primaire du PS, qui ne faisait pas de doute. Alors, maintenant qu'il s'agit de signer une contribution…

Liberté d’entreprendre dans la Constitution ? Petit guide des avantages et difficultés à être entrepreneur en France

Laurence Parisot a demandé lundi à François Hollande d'inscrire la "liberté d'entreprendre dans la Constitution". Une belle idée, mais au-delà, l'entrepreneuriat français souffre surtout de nombreux freins très concrets. Et aussi de quelques avantages par rapport à l'étranger.
Les tapis rouges volants entre Paris et Londres soulèvent de nombreuses questions, dont celle de la difficulté d’entreprendre en France. Si nous voulons dresser un portrait critique de la situation, celui-ci sera forcément en "clair obscur", l’obscur permettant de mettre en valeur le clair si l’on veut rester optimiste.
Disons les choses franchement, il n’est jamais facile d’entreprendre, dans aucun pays du monde. Une PME demande toujours une énergie démesurée pour passer de l’idée au projet, puis du projet à la PME. Il faut ensuite financer son amorçage, puis financer son développement, éventuellement en période de crise il faut aussi apprendre à survivre. Un parcours du combattant en soi pour le meilleur et pour le pire, la récompense suprême pour un patron de PME étant de voir grandir sa PME, pas forcément en passant par la case "enrichissement", contrairement à beaucoup d’idées reçues en France, mais forcément en passant par la case "créer des emplois et de la valeur" pour éviter la case "The End".
Le décor ainsi planté, on serait en droit de croire que notre beau pays, la France, avec son chômage chronique et sa croissance en berne depuis 10 ans, aura compris qu’il faille "bichonner" ces millions de moteurs de croissance producteurs d’emplois que sont les PME françaises.

Le côté sombre

Pourtant ce n’est pas le cas. Pire, l’entrepreneur français doit se battre contre des forces contraires sur son propre terrain :
- l’administration et le droit français
- la fiscalité française
- la finance française
- peut-être le pire de tous : la mentalité et la culture anti-patrons françaises
L’administration et le droit français sont pénalisants par leur complexité et leur instabilité. Pour comparer avec le Royaume-Uni, un chef d’entreprise français consacre 3 fois plus de ressources (temps, argent, experts comptables, avocats, Commissaire aux comptes, locaux, …) que son homologue anglais pour gérer son entreprise.
Au Royaume-Uni, CompanieHouse.co.uk est le service en ligne qui réunit tous les services institutionnels qui interagissent avec l’entreprise. Il suffit d’y ajouter un site de comptabilité en ligne et vous gérez une PME de A à Z avec deux rapports annuels à produire, décalés de six mois, le tout étant prélevé à la source ou pré-calculé.
En France, nous avons pratiquement autant d’interlocuteurs institutionnels que de lignes dans nos fiches de paie, nous devons rendre des comptes 4 à 12 fois par an avec chacun (TVA, IS, URSSAF, FAFIEC, B2V, …), et anticiper les résultats de formules de calculs à plus de 5 variables pour prévoir les paiements à ces organismes. Pouvoir anticiper sa trésorerie à plus de 3 mois dans ce contexte demande presque un plein temps pour le gestionnaire (même pour une PME de moins de 10 salariés), lorsque les règles de gestion ne changent pas d’une année sur l’autre (35h, droit du travail, droit des affaires, élections, etc.).
La fiscalité française était connue pour son niveau et sa complexité, elle est tout simplement devenue légendaire depuis l’annonce de François Hollande d’un projet de loi de "confiscation fiscale" au delà de 75% pour les revenus de plus d’un million d’euros. Peu de patrons de PME, voire aucun, ne sont concernés mais pour ceux qui au moins l’espéraient et investissaient leurs capitaux personnels pour y parvenir plus vite, la motivation risque d’en prendre un coup et les tapis rouges volants de faire la navette de la France vers le Royaume-Uni pendant quelques temps.
 
La finance française est un sujet encore bien plus préjudiciable que les deux précédents. Les PME en création sont confrontées à une carence majeure de solutions de financement d’amorçage. Les Anglais ont des structures spécialisées pour la levée de fonds privés, entre 50 K€ et 250 K€. Paradoxalement en France, il est plus facile de lever 10 millions pour une entreprise qui tourne que 200 K€ pour créer une nouvelle PME innovante. Prenez rendez-vous chez Oseo, si vous réussissez à obtenir une garantie de prêt à 80% de 100K€, tentez de trouver une banque qui prendra le risque des 20% restant. A propos des banques, la PME française à un droit au Compte mais selon votre projet (ou plutôt votre capital initial) cette simple étape peut se transformer en véritable challenge, sauf si vous trouvez des fonds pour amorcer votre activité. Jusqu'en 2011, il y avait une possibilité de financement pour l’amorçage les jeunes PME, puisque la loi TEPA permettait aux plus riches (payant l’Impôt sur la fortune) de réduire de 75% leur impôt lorsque celui-ci était versé au capital d’une PME. L’instabilité des lois de finance en 2011 a eu pour conséquence l’immobilisme de ces dernières chances de l’amorçage, et à divisé par cinq les montants levés par ce biais en 2012.

Si vous avez toujours le courage d’entreprendre en France, il y a un dernier point qu’il faut connaître : contrairement aux pays anglo-saxons, les Français ne sont pas fiers de leurs entrepreneurs, ils s’en méfient, la culture chrétienne néo-marxiste restant imprégnée dans un des derniers pays au monde à avoir un parti communiste. Les médias diabolisent les gros salaires du CAC 40 et contribuent à créer un amalgame dans l’esprit des Français, alors qu’il existe avec la crise bien plus de patrons de PME qui gagnent moins que le Smic. Les conséquences sont mesurables lorsque l’on entend des salariés français surprotégés se demander pourquoi ils n’ont pas de tickets restaurants alors que le monde s’écroule autour d’eux en pleine crise économique mondiale.
Je terminerai la partie sombre du tableau par un mot sur le risque personnel que prend l’entrepreneur français par rapport à son homologue anglais. La faillite est impardonnable en France (la peur de l’échec y est grande) lorsqu’elle est un signe d’expérience dans les pays anglo-saxons où le business est un art de vivre.

Le côté clair

Ce portrait ne serait pas juste sans parler des points forts de la France.
- Attractivité : La France reste depuis 10 ans l’un des pays les plus attractifs d’Europe en matière d'investissements étrangers, même si elle vient de perdre sa deuxième place derrière le Royaume-Uni, au bénéfice de l’Allemagne selon la dernière étude Ernst&Young.
- Excellence : Le CAC 40 regroupe des champions mondiaux dans bien des domaines d’activité et cela montre au monde entier la qualité de nos compétences sur les plans de l’ingénierie, de la culture, de la science, du management, de l’inventivité, du design, et bien d’autres typiquement français.
- Finance : Le FSI, Oseo Innovation, ce qui reste de la loi TEPA, les innombrables (mais peu compréhensibles) aides d’état pour les entreprises innovantes, les initiatives du type ISM-INRIA pour booster l'écosystème mobile français, et l'énorme potentiel des nouveaux modes de financement privés comme l’incubation et le crowdsourcing sur Internet (wiseed, pret-dunion.fr , friendsclear.com, kisskissbankbank.com, ..) sont autant d’atouts français empruntés aux pays anglo-saxons pour certains, uniques au monde pour d’autres.
- Social : La France est un pays étonnant avec un tissu d’organisations sociales exceptionnel, avec 12% du PIB dans ce nouveau secteur qu’est l’économie sociale et solidaire et assimilés. Il est encore possible qu’une fois de plus une nouvelle société émerge de ce peuple qui mélange l’associatif et l'entrepreneuriat, qui crée de nouvelles formes juridiques, qui soutient des millions d’initiatives locales de solidarité, qui possède toujours une protection sociale unique au monde (au point où même les riches exilés fiscaux reviennent se faire soigner en France) et qui aime toujours d’avantage débattre et se manifester (Paris a vu 3000 manifestations en 2009, contre 1500 en 2006). Tout est possible là où la création naît du chaos.
-Education : Le système d’éducation reste loin d’être parfait, cependant en voyageant un peu on se rend compte à quel point la culture générale de l’étudiant français reste très supérieure à ses homologues étrangers jusque la deuxième années d’étude supérieur, avant les années de spécialisation. Cela leur donne une vision plus globale des choses très prisée à l’étranger.
- Administration : Nous connaissons tous l’administration paperassière française, ce que l’on sait moins c’est qu’un important effort est réalisé depuis la création de la DGME, Direction générale de la modernisation de l’État, en 2005. Dans un premier temps l’erreur a été de reproduire la complexité administrative papier sur Internet avec autant de sites que d’organismes, puis dès 2008, le plan “France Numérique 2012 – Plan de développement de l’économie numérique " a montré l’intérêt de moderniser en simplifiant et unifiant les services grâce aux technologies numériques. Nos administrations sont encore loin de comprendre comment un réseau social Pôle Emploi ouvert aux entreprises et aux chercheurs d’emplois serait bien plus efficace que leur site web 1.0 mais chaque chose en son temps, c’est le sens de l’histoire digitale française et on doit avouer qu’elle va dans le bon sens.
- Aides d’état : Là aussi de nombreux préjugés restent bien ancrés, côté grand public comme du côté des institutions. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il existe un nombre incalculable d’aides à la création d’entreprise (CCI, fonds d’amorçages, formations), à la création d’emploi (Jeunes, seniors, réinsertion, autoentre, …), et à l’innovation (CIR, JEI, AIR, AIMA, OSEO,...). Bien entendu tout cela se mérite, il faut consacrer entre 20% et 50% de son temps d’entrepreneur pendant plusieurs mois (de 4 à 18 mois) pour prétendre à l’une de ces aides, ce délai n’incluant pas celui du paiement par l’état français (rajouter 4 à 12 mois).

Bilan mitigé

Comme le dit le proverbe chinois, “Le bonheur naît du malheur, et le malheur se cache toujours au sein du bonheur” et l’entrepreneur en France doit bien le méditer. La France nous l’avons vu est un pays complexe et contrasté pour l’entrepreneur, qui doit se nourrir du meilleur et gérer son risque en connaissance de cause.
Entreprendre est un défi, entreprendre en France est un autre défi. Un défi bien spécifique, que l’on peut d'emblée déconseiller aux chasseurs d’or matérialistes, mais conseiller a une nouvelle génération de patrons responsables, valorisant autrement l’humain et son travail, partageant son capital et d’autres valeurs que celles du 20e siècle où l’économie livrée à elle-même à créée les conditions favorables à deux guerres mondiales.

Le royaume de la famille


Les caricatures d’Etat que sont nos prétendus Etats modernes détestent la famille, et, par voie de conséquence, l’institution fondatrice de la famille qu’est le mariage. La famille leur fait peur. La famille est, contre leur volonté de puissance, le seul lien de résistance inviolable. Il y a le secret des familles. Le mariage qui est la célébration publique de l’amour de deux êtres – d’un homme et d’une femme – et est en même temps l’annonce tout aussi publique, de la création, par cet homme et cette femme, d’une nouvelle zone secrète, dans la société : leur foyer.
« Nous fermerons un peu la porte,
« Nous mettrons du bois sur le feu… »
Ils fondent un « chez nous », qui sera, bien sûr, ouvert, accueillant… tout ce qu’on veut, mais, d’abord, un coin à eux, leur maison, leur appartement, leur domicile, leur porte, leurs clés… leur secret, leur monde et leur royaume.
Toute famille est un royaume.
« La famille est le lieu de toutes les violences », telle est la thèse officielle de ceux qui, en France, et peut-être en Europe, s’occupent de l’aide à l’enfance. Juges, assistants, psychiatres et psychologues ont fait de cette phrase leur postulat. Coups et blessures, torture morale, inceste, viol, agressions sexuelles et psychologiques, ce « foyer d’amour » est un « nœud de vipères ». D’ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qu’elles deviennent ces familles, lors des héritages. Comme dit le dicton populaire « ils s’entendent bien… ils n’ont pas encore partagé… ». De même que les anticléricaux les plus radicaux sont des enfants de chœur, dans leur dénonciation des maux que l’Eglise porte en elle – « s’ils savaient la réalité… » – de même ces ennemis professionnels de la famille sont très en deçà de la réalité, quand on l’examine avec les yeux acérés de l’avocat du diable, « rencontre de deux égoïsmes, qui, en fait, restent d’autant plus étrangers l’un à l’autre qu’ils sont contraints, à la vie commune… mensonge installé, quasi automatique, par réflexe inconscient, dissimulation, manipulation, hypocrisies, volonté de puissance… on peut tout y mettre dans ce royaume où se reproduisent, en vrai, en vécu, tous les effets du péché originel.
Qui peut en douter, de la réalité de ce péché ?
Qui, ayant vécu en famille, peut encore croire les absurdités de Jean-Jacques Rousseau ?
Et pourtant, si le tableau veut être complet, où existent à ce point le don total, le désir renouvelé, la gratuité absolue, le sourire, le sacrifice, l’humour, la drôlerie, la gaîté, la joliesse et la beauté, la tendresse, le rire, le fou rire, les pleurs dans le rire et le rire dans les pleurs, l’extravagance, la prodigalité, l’économie, la fête, la vie ?
Vrai royaume avec ivraie et bon grain, à ne pas séparer avant le temps de la moisson. Vrai royaume humain dont le principe, plus fort que tout, est l’amour du roi et de la reine. La tendresse du Roi, le ventre de la Reine.
Toute famille est famille royale : les Capétiens ou les Atrides ? Saint Louis ou Barbe-Bleue ? Mais des rois… pas des présidents de la République… qui sont, d’ailleurs, des « sans famille ».
Et, pour être une famille, un royaume, il faut, pour commencer, un mariage.
— Le mariage, ça ne dure pas. L’amour non plus. Et si l’amour existait, au départ, le mariage saura le faire disparaître. Le pire ennemi de l’amour, c’est le mariage.
Le refrain est connu, et, s’il est aussi répandu, c’est qu’il doit contenir une bonne part de vérité. C’est l’évidence. Le mariage, qui est l’écrin de l’amour est aussi l’épreuve du même amour. Précisons. L’écrin protège l’amour des attaques extérieures. Il lui donne un cadre, un ordre à l’intérieur duquel il peut s’épanouir. Sans cette structure – cette institution – l’amour se disloque, s’éparpille, s’évapore. Il n’en reste rien.
Mais, le mariage, en forgeant cette protection contre l’extérieur, impose, par le même mouvement, l’épreuve intérieure. Il la renforce. Il l’aiguise. Il contraint les amants qui sont par nature, des menteurs, à l’épreuve de vérité.
« En mariage, trompe qui peut », disait notre bon Loysel, le juriste aimable et savant. Qui peut tromper, longtemps, en mariage ? En liaison extraconjugale, quand on se voit peu, et seulement pour les bons moments, il est facile, aisé, agréable, de jouer la comédie. C’est le plaisir de l’aventure, son piment et, aussi, son code obligatoire. Il ne faut surtout pas être vrai. C’est le lieu où, par principe, on badine avec l’amour… et où le badinage, surtout quand il s’agit d’un badinage passionné, fait la loi. Le mari ment à sa femme qui ne dit pas la vérité à son époux, mais ces petits mensonges ne sont rien à proportion du mensonge essentiel, consubstantiel à la passion hors mariage. Tout y est masque. C’est ce qui en fait le charme (provisoire). Rien n’y dure, mais l’espace d’un moment, la comédie a semblé être la vie. Tout s’efface avec le décor. Le petit matin est amer. Il faut beaucoup de drogue pour recommencer, après un certain temps.
En mariage, la vérité décape, avec son complice le temps, et son autre soutien, la communauté de vie, tous les faux-semblants, comédies, hypocrisies… le secret s’impose à l’extérieur. A l’intérieur, c’est la transparence aussi absolue qu’elle est involontaire. Ce n’est pas que chacun, jusqu’à la mort, n’y joue sa propre comédie. Mais, il en est le seul dupe. Car les autres, le conjoint, les enfants l’ont percée à jour, dès le premier instant. Le regard du nourrisson abandonné au sein de sa mère, noyé dans la tendresse paternelle, est, par sa nouveauté, une terrible lucidité sur l’état de la famille dans laquelle il arrive. Insensiblement, chacun, père, mère, enfants, avait pris son rythme, ses habitudes, sa routine et forgeait donc, tranquillement, son mensonge vital vis-à-vis des autres. Il ou elle arrive et son œil remet tout en place. Sa présence révèle les affections, les jalousies, les préférences, les routines, les vieilleries… il faut tout recommencer.
Dans les familles un peu étendues, neveux, nièces, petits-enfants, petits-neveux et petites-nièces renouvellent l’expérience, renforcent la tradition – car les enfants aiment les traditions – et pulvérisent les routines, car elles ne résistent pas à leurs yeux, qui sont la nouveauté absolue.
Dans ce royaume qu’est la famille, chaque enfant qui arrive est un Prince du sang, qui, comme tout prince, posera un problème, suscitera une difficulté et sera un sujet de fierté, une grâce pour ce royaume.
Devant cette vivante merveille, les employés de l’assistance publique, les fonctionnaires de l’éducation nationale, le juge et les administrations demeurent interloqués ou furieux, interdits ou haineux… cette réalité est, au sens propre du mot, insupportable.
J’ai voulu rassembler ces réflexions de base, que nous connaissons tous, pour que nous comprenions bien l’intolérance essentielle que notre système politique, fait d’individus et de masse – de masses d’individus – ressent à l’égard de la famille. La force des habitudes profondes de la nation, famille de familles, a longtemps résisté à ce système. D’où la nécessaire hypocrisie de nos présidents successifs… jusqu’au président normal qui fait de l’absence du mariage, de la négation pratique de la famille, la normalité.
Désormais, enfin, c’est dit, c’est clair, nous les familles, nous sommes les a-normaux, les anarchistes, les non-conformes. Acceptons cette grâce et cultivons-la. Sachons être, nous les vrais amoureux de l’ordre véritable, de vrais rebelles à l’encontre du désordre établi. C’est une chance qui n’a pas été donnée à tout le monde. Saisissons-la. L’ordre et la liberté marchent ensemble, et, chose quasiment inconnue depuis longtemps, la vertu et le rire sont enfin en ménage !

L'affaire «pénible à vivre» de Ségolène Royal

Invitée mardi matin du journaliste Jean-Michel Apathie sur RTL, qui participe en ce moment à la conférence sociale est revenue très brièvement sur l'épisode de La Rochelle au 2è tour des législatives, le 17 juin dernier, affirmant que c'était «une affaire pénible à vivre »
Battue par le dissident Olivier Falorni, elle a redit mardi matin avoir été « victime d'une trahison » : « Si tous les dissidents s'étaient maintenus c'était une centaine de circonscription que la gauche perdait ». Elle a aussi dit avoir reçu « un coup extrêmement dur » après que Valérie Trierweiler, compagne de , se soit immiscée dans la campagne législative.

M. Falorni, qui a remporté la 1ère circonscription de La Rochelle avec 63% des voix contre 37% pour Royal, avait reçu par le biais d'un message sur Twitter, le soutien de la première dame. « Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé », écrivait la compagne de François Hollande. Un twitt qui a fait l'effet d'une bombe d'autant plus que cette position n'était pas raccord avec celle du chef de l'Etat... Le matin-même, François Hollande apportait son soutien à son ex-femme, présidente de la région Poitou-Charentes. «Dans cette circonscription de Charente-Maritime, Ségolène Royal est l'unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui », écrivait-il dans sa profession de foi.



Ségolène Royal, présidente socialiste de la... par rtl-fr
Celle qui aspirait à la présidence de l'Assemblée Nationale, remportée par Calude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, a affirmé n'avoir aucun autre projet. « J'ai vu que tous les jours on me prête une nouvelle fonction » a-t-elle déclaré avec ironie mardi matin. « Je remercie ceux qui le font mais je n'ai rien demandé et je continue de servir mon pays », a-t-elle ajouté.


C'EST ELLE QUI EST PÉNIBLE, INUTILE FOLLE À LIER, À "TUER" QUOI.

mardi 10 juillet 2012

La hausse des impôts c'est maintenant, la diminution des dépenses on verra plus tard...

Dans l’œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.
La semaine avait plutôt bien commencé, avec le sommet européen qui avait montré que les apparentes concessions d’Angela Merkel, la Chancelière allemande, ne remettaient pas en cause sa vision d’une Europe plus intégrée.
Puis avait suivi, mardi,  le rapport d’audit sur la France présenté par Didier Migaud président de la Cour des comptes : « les déficits sont anciens. Ils concernent donc les gouvernements de droite comme les gouvernements de gauche. Notre pays a manqué gravement de constance dans l’effort, relâchant celui-ci dès que la conjoncture s’améliorait. » « Il faut trouver 33Md€ pour passer de 4,4% de déficit à 3% en 2013. » On en retenait que la politique de diminution des dépenses publiques était inévitable et nécessitait un tour de vis sur les effectifs et les salaires des fonctionnaires.
Première déconvenue, on constatait très vite, que le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre à l’Assemblée Nationale,  permettait  malheureusement de s’apercevoir très vite que la hausse de la fiscalité serait beaucoup plus la pierre angulaire du quinquennat de François Hollande que la baisse des dépenses publiques.
Comme le Conseil économique, social et environnemental hébergeait, jeudi, la Soirée des Think Tanks , nous nous y sommes rendus pour représenter l’Institut des Libertés. Deuxième déconvenue, le dernier numéro de la  Revue Acteurs Publics était distribué dès l’entrée avec en couverture Marylise Lebranchu ministre  de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la Fonction publique,  qui disait « Durant cinq ans les fonctionnaires ont été méprisés ». En écoutant les intervenants  des différentes tables rondes (hauts fonctionnaires, élus, syndicalistes…), on pouvait se demander s’ils avaient pris connaissance des propos de Didier Migaud qui recommandait que toutes les dépenses d’intervention, de transfert et d’investissement qui n’avaient pas fait la preuve de leur efficacité soient réduites ou supprimées. En parlant aux représentants des sociétés IBM, Oracle et Logica, on comprenait très vite que eux avaient très bien écouté Didier Migaud, Ils proposaient leurs outils de modernisation de l’état :développement d’open data, lutte contre la fraude, etc. Partout en Europe l’administration se transforme, mais pas en France constataient ils. Il n’y avait pas affluence sur leurs stands.
Heureusement,  le Think Tank Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP), présidée par Olivier Mitterrand avait apporté son excellente brochure Cent jours pour réformer la France. C’était le plan rédigé en mars 2012, pour assurer le retour de la croissance et de l’équilibre budgétaire en créant environ 1,7M d’emplois en cinq ans. Son programmes comprenait notamment : la flexibilité du temps de travail, l’autorisation du licenciement économique, la simplification et l’assouplissement du code du travail, l’ouverture 24h/24 et 7j/7 des magasins et des services, la baisse des cotisations patronales, la suppression du smic universel pour confier la négociation des bas salaires aux seuls partenaires sociaux…et enfin un plan « start up » en France pour dynamiser l’investissement productif. La encore il n’ y avait pas affluence.
Il y avait par contre beaucoup de monde le week-end dernier aux Rencontres Economiques d’Aix en Provence organisées par Jean Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes. On peut lire le compte rendu des débats en cliquant ici. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie a redit que le retour à l’équilibre budgétaire était prévu pour 2017 sans hausse de la TVA et sans augmentation de la CSG. Dès l’automne a t il ajouté, il faudra agir pour les PME sans donner aucune précision sur les mesures envisagées….
Edouard Carmignac, le patron de la société de gestion Carmignac a écrit à François Hollande pour lui dire dans son style direct qu’il était très inquiet sur les conséquences des mesures fiscales qui ont été annoncées. Eric Le Boucher des Échos résume très bien la situation en disant »quand un gouvernement manque d’axe clair, les événements décident pour lui… »

Marchés actions : inquiétudes sur l’économie américaine

En Europe, Sean Darby, le stratégiste du broker américain Jefferies vient de changer d’avis sur l’Europe en redevenant positif car il estime que le cercle vicieux entre les banques et les états a été arrêté. En revanche Cyril Castelli, président de R Cube, société de recherche, dans sa dernière note mensuelle, reste pessimiste sur les chances de sortie de la crise européenne par le haut. Par contre il attend une bonne surprise de l’économie américaine au cours de l’été.
Sur le marché américain, Jim Reid de Deutsche Bank, après avoir pris connaissance de l’indice PMI pour le mois de juin, baissant à 49,7 contre 53,5 le mois précédent en a conclu que la reprise américaine était pratiquement terminée. Les mauvais chiffres de l’emploi américain publiés vendredi dernier vont dans ce sens.

Secteurs : l’assurance européenne redevient attractive

La technologie ne fait plus l’unanimité car certains  analystes comme Oliver Pursche de Gary Goldberg Financial Services a réduit son allocation en valeurs de technologie. Il reste néanmoins confiant sur Apple, Microsoft et IBM. Les chances pour que ce secteur tire à la hausse le marché américain au second semestre sont en train de s’amenuiser. 
Le secteur de l’assurance vient d’être recommandé à l’achat par Graham Secker de Morgan Stanley. Il pense que les valorisations deviennent bon marché par rapport à leur moyenne historique. Dans la consommation il a recommandé à ses clients de vendre Danone et Nestlé.





Un Français invente la voiture qui ne coûte rien (ou presque)

Et s’il était possible de circuler en voiture gratuitement ? A l’heure où les Français pestent contre un budget automobile en explosion, Michaël Oualid, ingénieur et ancien de l’industrie automobile, a planché pendant plusieurs années sur son projet de Free Car. Sa voiture se veut libre, car affranchie de beaucoup de codes automobiles, et gratuite, car son propriétaire verra son prix d’achat, déjà faible, remboursé au fil de son utilisation grâce à un ingénieux système de "cash-back". Enfin, elle peut être made in France et selon Michaël Oualid, elle permet même aux constructeurs, dont les bénéfices ont bien souffert ces derniers temps, de dégager des marges plus confortables.
Quel est le principe ?

La Free Car est à la fois libre et gratuite. Libre, parce qu’elle se dégage de beaucoup de contingences automobiles. Gratuite, parce qu’au bout de quelques années son prix de vente est remboursé. Son principe : le prix de la voiture est pris en charge par celui qui en tire un profit financier.
Concrètement, le véhicule est équipée d’un boîtier. A chaque fois que son propriétaire utilise la voiture, il glisse sa carte bleue dans ce boîtier. Cela ne lui coûte rien, mais cela lui permet d'être identifié à la fois comme le propriétaire d'une free car et comme conducteur pour le trajet en cours. Ensuite, si au cours de son déplacement, il effectue un achat chez un partenaire (si par exemple il va acheter des étagères en kit chez un marchand de meubles), il règle son achat avec sa carte bleue. Le marchand de meubles lui consent alors une petite remise, de l’ordre de 2% et il rétrocède une commission au constructeur. Même chose quand le conducteur passe à la pompe, fait entretenir sa voiture… toutes ses dépenses habituelles font l’objet d’une remise. Au bout de quelques années, les réductions mises bout à bout remboursent le coût de la voiture.
Quel est l’intérêt pour le marchand de meubles, dont les parkings sont pleins, de payer ses clients ?
Il s’agit d’une simple forme de promotion, rien d’autre ! Evidemment, le week-end, les parkings débordent et le marchand de meubles n’a pas intérêt à faire venir davantage de clients. En revanche, le mardi après-midi, il peut rechercher une affluence supplémentaire, avec des incitations.
En plus d’inciter l’automobiliste avec un "cash-back", le marchand de meubles rétrocède aussi un petit montant des achats au constructeur, un peu de la même façon que les hôtels rémunèrent les sites de location de chambres, ou que les marchands en ligne versent des commissions à Google si le client est venu sur leur site par l’intermédiaire du moteur de recherches.
Le constructeur est rémunéré comme un apporteur d’affaires, car il génère des ventes supplémentaires pour le magasin. Pour le constructeur, la voiture devient rentable non plus au moment de sa vente, mais au moment de son utilisation.
Quel est l’intérêt pour l’automobiliste ? Au départ il doit payer pour utiliser la "free car" ?
En premier lieu, il verse un montant modéré. Au lieu de payer le prix total de la voiture, le consommateur s’acquitte d’un droit d’entrée, qui peut être compris entre 1 et 3.000 euros. Je penche tout de même pour un prix un peu plus élevé que 1 euro : un peu comme chez le psy, il faut que le conducteur s’engage ! Mais au fil du temps, ce droit d’entrée est remboursé grâce aux multiples promotions octroyées par les partenaires. Par ailleurs, le fait que la voiture soit équipée d’un boîtier qui mesure effectivement les distances parcourues permet un système d’assurances plus souple, sur le modèle du "pay as you drive".
L’assureur identifie simplement le conducteur grâce à la carte bleue introduite dans le boîtier, et elle facture celui qui utilise effectivement la voiture. Ainsi le propriétaire peut prêter sa voiture à un ami sans payer une prime d'assurance supplémentaire. Autre avantage pour ceux qui souhaitent partager une free car : un même véhicule peut être rattaché à de multiples conducteurs, tous assurés individuellement. Les assureurs ont une analyse plus fine de leurs risques, et les usagers payent le juste prix.
Pouvez-vous nous parler de la voiture en elle-même ?
Elle a plusieurs caractéristiques. En premier lieu, son design doit évoquer une ouverture aux autres partenaires : grande distribution, assurances, tourisme, énergie, divertissement, service, et même quelques éléments de personnalisation. Cette construction ouverte va de pair avec un aspect robuste, car la free car doit pouvoir durer de nombreuses années. Cela implique donc un design qui ne se démode pas trop vite. C’est, de toute façon, une voiture dont l’usage est plus important que la propriété : c’est une automobile sobre et sans fioritures, qui renchérissent son coût de fabrication.
Même en terme d’équipement, elle est extrêmement dépouillée. Elle peut avoir un chauffage, mais le système est bien moins sophistiqué que sur les modèles existants. Cette sobriété présente un autre avantage : la free car est beaucoup plus légère. Cela la rend plus sûre, car les éventuels accidents sont moins graves, et surtout cela la rend plus écologique, car elle mobilise beaucoup moins de matières premières et est plus légère, donc consomme moins. Enfin, elle est open-source. Cela signifie que le constructeur doit en livrer les plans en même temps que les pièces, afin que les garagistes puissent l’assembler eux-mêmes. Mais aussi qu’on puisse la personnaliser après sa fabrication, ajouter des éléments de confort ou des jeux sur le boitier, sans coût supplémentaire.
A qui s’adresse-t-elle ?
Tout le monde a besoin d’une automobile abordable : les retraités, les jeunes, les chômeurs, les familles (qui en font leur deuxième voiture), et maintenant les populations des pays émergents. Le cabinet AT Kearney a réalisé une étude sur l’Ultra Low Cost Car (ULCC), il évalue le marché à 15,6 millions de voitures par an en 2020 !
Quelle est la différence avec les voitures low-cost telles que Renault les fabrique ?
Les Dacia ont été conçues avec une base de coûts faible mais elles sont commercialisées exactement de la même manière que des voitures classiques : l’argent rentre dans les poches du constructeur au moment où la vente se réalise.
La free car coûte beaucoup moins cher à développer et à assembler : son prix de revient, avec une estimation pessimiste, est au maximum de 6.000 euros. Le coût de production, lui, est en partie pris en charge par l’automobiliste dans le droit d’entrée. Avec 5% de rétro-commissions, on estime que le constructeur peut gagner environ 500 euros par an. Cela signifie que les constructeurs, qui gagnent habituellement entre 500 et 1.000 euros par modèle, peuvent gagner entre 5 et 10 fois plus qu’avec leur actuel modèle économique. En clair, la free car coûte deux fois moins cher à fabriquer, mais peut rapporter cinq fois plus d’argent. Cette rentabilité permet aux constructeurs de continuer à assembler des voitures en France.
Cette free car remet totalement en cause le modèle économique des constructeurs…
Oui, mais cela résout aussi leur problème de rentabilité ! J’ai travaillé sur ce projet en me mettant avant tout à la place du constructeur. Cela suppose, tout de même, une période de transition. Dans un premier temps, en test, le boîtier pourrait être installé sur les voitures existantes.

Coût du travail et compétitivité : mue salutaire de Hollande

Le « peuple de gauche » doit avoir la gueule de bois, mais François Hollande se révèle être un président raisonnable… qui prend autant ses distances que possible avec son programme économique suicidaire (que les médias s’étaient bien gardés de dénoncer pendant la campagne même si chacun savait qu’il était irréalisable). Finies les envolées lyriques contre « l’empire de l’argent », le chef de l’Etat a fait de la compétitivité et de la baisse du coût du travail son nouveau cheval de bataille.
Les bonnes surprises ne sont pas légions depuis la double victoire socialiste à la présidentielle et aux législatives, mais le pragmatisme économique de François Hollande a de quoi rassurer… Bien sûr ses électeurs, qui croyaient au « changement » (sans qu’on sache bien de quoi il retourne) doivent être sacrément déçus, mais la France est gagnante à ne pas voir appliquer un programme de gauche en cette période de crise économique mondiale.
Bien sûr, il y a ce « coup de pouce » totalement anecdotique au Smic ; il y a cette manie du « dialogue social » dont on sait qu’il ne sert à rien face à des syndicats qui ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes ; il y a surtout ces embauches dans la fonction publique (même si elles se feront à des coupes drastiques dans d’autres ministères) et ces « emplois aidés » et autres « contrats de génération » qui ne sont que de vastes fumisteries bonnes à produire des chômeurs…
Mais le cap que vient de fixer le président de la République est le bon. La hausse de la CSG va faire grincer des dents mais il est inutile de se voiler la face : les Français vont devoir se serrer la ceinture (et pendant un bout de temps) s’ils ne veulent pas se tiers-mondiser à l’image de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal. Se serrer la ceinture tout en améliorant la compétitivité de notre économie et allégeant le coût du travail.
Une politique libérale de bonne aloi dont on peut féliciter François Hollande tout en regrettant les entraves que son programme démagogiques vont mettre sur sa route. A gauche, on ne choisit pas ses amis… et leur idéologie !

Enregistrements de Merah : le CSA va annoncer sa décision concernant TF1

Michel Boyon, du Conseil supérieur de l'audiovisuel, devait s'exprimer à 15 heures lors d'une conférence de presse au sujet de la diffusion par TF1 dimanche des extraits d'enregistrements audio entre Mohamed Merah et les policiers. Michel Boyon et Rachid Arhab, président du groupe de travail sur la déontologie au CSA, doivent annoncer quelles décisions ont été prises au sujet de TF1, sa chaîne d'information en continu LCI, mais aussi de BFM et i-TELE, qui ont retransmis des extraits de l'enregistrementLes Sages de la Tour Mirabeau ont entendu pour TF1 et LCI, la directrice de l'information Catherine Nayl et le PDG Nonce Paolini, ainsi que les représentants des chaînes d'information: Hervé Béroud pour BFM-TV et, pour i-TELE Cécilia Raguenau avec Céline Pigalle, respectivement directrice générale et de la rédaction.

Chargé de la régulation du secteur audiovisuel, le CSA relève les manquements des chaînes. Les sanctions qu'il prononce relèvent en général de la mise en garde ou de la mise en demeure. En cas de récidive, le gendarme audiovisuel peut décider, dans de très rares cas, de sanctions, comme la suppression d'une tranche de publicité, la lecture d'un communiqué d'excuses lors d'un journal télévisé ou une amende qui peut aller jusqu'à 3% du chiffre d'affaires.

Dans un communiqué publié mardi, Reporter sans frontières (RSF) regrette « la réaction répressive et disproportionnée des autorités françaises » et pointe du doigt « les méthodes mises en œuvre, à savoir la réquisition effectuée auprès de la société de production de l'émission « Sept à Huit » et la convocation devant le Conseil de l'audiovisuel des dirigeants des chaînes qui ont diffusé des extraits ». L'organisation de défense de la liberté de la presse fait valoir le droit à l'information et considère cette audition devant le CSA comme une menace au principe de la protection des sources.

QUE LE CSA LA FERME, IL N'A RIEN A DIRE SUR L'INFO, ET ENCORE MOINS LA CONTROLER !!
MESSIEURS LES CENSEURS BONSOIR !