TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 11 février 2010

Il y a quelque chose de pourri en République française..., par Guy Verhofstadt

Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.
Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience.

mercredi 10 février 2010

Pub Google (Parisian Love) pendant le super bowl

BANQUES – Les Français pas contents du tout

Ras le bol des agios, des tarifs excessifs et des crédits impossibles à obtenir ! Les Français sont fâchés avec leur banquier. Résultat : les plaintes fusent et les clients se méfient. Mettre ses économies dans son matelas, une idée qui pourrait revenir à la mode
La Médiation bancaire, qui a pour but de régler les conflits entre usagers et établissements bancaires, a vu ses services pris d'assaut en 2008. L'organisme de protection des particuliers a reçu un niveau record de 28.724 plaintes, soit une augmentation de 15.7% par rapport à 2007.

Mais de quoi se plaignent-ils ?
Ce boom des plaintes peut s'expliquer en partie par la plus grande étendue du domaine de compétence de la Médiation bancaire, qui peut recevoir depuis 2008 des plaintes concernant des litiges au crédit, notamment sur la difficulté à obtenir ou à proroger des crédits-relais en cas d'achats immobiliers. L'organisme ne peut en revanche toujours pas intervenir sur l'octroi ou non d'un crédit par une banque. La gestion des opérations de crédit représente cependant la principale source de plaintes (23%). Le fonctionnement du compte de dépôt est la seconde cause de litige (22%). Les clients protestent également en masse contre la tarification des banques (15%).

Des tarifs vraiment pas justes
Selon la 4e enquête annuelle CLCV-Mieux vivre votre argent, les tarifs de 57 services bancaires ont pourtant diminué en moyenne de 5.31% en un an. Malgré les efforts, le temps n'est pas aux réjouissances car si on regarde de près les résultats encore 16 établissements sur 57 ont augmenté leurs frais. Les écarts de prix sur un panier "moyen" de services à la carte en métropole restent vraiment aléatoires. Cela peut aller de 41 (Crédit Agricole Nord-Est) à 131,66 euros (Banque Populaire Centre Atlantique), soit un écart de 221,12%. L'étude épingle d'ailleurs la Banque populaire comme étant l'établissement le plus cher.

Les Français se méfient de leur banque
Entre des crédits difficiles à obtenir et des frais ahurissants, il y a peu de chance pour que les clients hexagonaux pensent à leur banquier le jour de la St-Valentin. Les Français le savent : les banques ont un coffre-fort à la place du cœur. Le baromètre Trust Edelman StrategyOne*2010, qui mesure la cote de confiance de 40 grandes entreprises auprès de la population française, ne trahit pas ce sentiment. La Poste, la Société Générale et BNP Paribas sont toutes les trois en bas de classement. Les Français encore plus ronchons que de coutume peuvent bien entendu raconter tous leurs malheurs à la Médiation bancaire ou même à l'Afub (association des usagers des banques) mais sachez que dans 53% des cas les médiateurs ont donné raison aux banques. Si vous voulez éviter les frais d'avocat, une solution vous ouvre les bras : changer de banque ! Le nouveau service bancaire lancé par le crédit agricole, B for Bank, l'a bien compris, sa campagne de pub tourne autour d'un slogan évocateur : "Mon banquier, c'est moi".
Damien Bouhours

La probable hausse de la fiscalité affectera le luxe, dit Hermès

Les Etats du monde entier n'auront pas d'autre choix que d'augmenter les impôts sur les revenus pour faire face aux déficits publics, une évolution qui pèsera sur la demande pour les produits de luxe au cours des années à venir, déclare le directeur général d'Hermès International, Patrick Thomas.

"Notre secteur va traverser une très mauvaise passe parce que les gouvernements devront financer les déficits. Ils vont donc augmenter les impôts et cela affectera les riches", a-t-il dit à Reuters en marge de l'inauguration, à New York, de la première boutique pour hommes jamais ouverte par le groupe français.

Hermès, qui gère environ 300 magasins, a fait état la semaine dernière d'un chiffre d'affaires 2009 supérieur aux attentes tout en relevant sa prévision de résultat opérationnel pour l'année qui vient de se terminer et en disant anticiper sur une hausse d'environ 5% de ses ventes en 2010.

Patrick Thomas a estimé que l'industrie du luxe dans son ensemble avait évité le pire en 2009, tout en soulignant que les perspectives pour 2011 et 2012 étaient très "sombres".

Il a ajouté qu'une hausse des ventes en Amérique latine, au Canada et aux Etats-Unis pouvait compenser un ralentissement des ventes mondiales d'Hermès.

Phil Wahba, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Benjamin Mallet

mardi 9 février 2010

Les plaintes contre les banques atteignent des records

Les plaintes auprès de la Médiation bancaire de particuliers, mécontents de la gestion de leur banque, ont augmenté de 15,7 % en 2008 pour atteindre le niveau record de 28 724, selon le bilan annuel publié lundi par la Banque de France.
Le boom des plaintes s'explique notamment par l'extension du domaine de compétence des médiateurs bancaires, et aussi par la crise financière. La Médiation, mise en place par une loi de 2001 sur la protection des consommateurs, est en effet compétente depuis la crise pour tous les litiges concernant les crédits, à l'exception de leur octroi ou non par la banque. Ainsi, de nombreux plaignants ont eu des difficultés à obtenir ou à proroger des crédits-relais en cas d'achats immobiliers. Avec le début de la crise immobilière, les banques se sont en effet montrées frileuses pour ce type de prêts accordés auparavant sans difficultés.

Il n'empêche qu'en 2008, les médiateurs ont donné raison dans 53 % des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Ce taux est en légère progression sur 2007 (52 %). Seules 30 % des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client, et 17 % à une décision partiellement favorable.

La gestion des opérations de crédit constitue la principale cause de litige (23 % des cas) des clients, suivie de près par le fonctionnement du compte de dépôt (22 %). Les clients protestent également contre la tarification des banques (15 % des cas), et contre les moyens de paiement (14 % des cas), comme les chèques et les cartes de crédit. Concernant la tarification, les plaintes sont souvent irrecevables, car chaque banque est libre de fixer ses tarifs, le client est en revanche libre de changer de banque.

Les placements financiers et boursiers représentent 9 % des cas, les produits d'épargne 6 % et les contrats d'assurance 3 %. Dans ces cas, c'est souvent la fonction de conseil de la banque qui est contestée. Début janvier, l'AFUB (association des usagers des banques) avait dénoncé le fait que certaines banques n'hésitent pas à fermer le compte de leurs clients parce qu'il n'est pas assez rentable. L'AFUB déclare avoir reçu 508 plaintes en témoignant en 2009.

Anne-Marie Idrac pressentie à la Cour des comptes

L'actuelle secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, serait nommée par l'Elysée première présidente de la Cour des comptes à la place de Philippe Séguin, décédé début janvier, croit savoir le site Internet de La Tribune.
L'Elysée s'est refusé à tout commentaire sur cette information, pour laquelle le quotidien économique ne cite aucune source. Membre du Nouveau Centre, parti rallié à Nicolas Sarkozy, Anne-Marie Idrac, 58 ans, diplômée de l'ENA en 1974 et de Sciences Po, a été secrétaire d'Etat aux transports de 1995 à 1997, présidente de la RATP (2002-2006) puis de la SNCF (2006-2008).

L'intérim de Philippe Séguin est assuré par l'actuel doyen des présidents de chambre de l'institution, Alain Pichon. Premier président depuis 2004, Philippe Séguin avait fait de la Cour un véritable contre-pouvoir, notamment par ses rapports publics sur des sujets ponctuels. Il avait épinglé l'Elysée en juillet sur le recours coûteux à des sondages, les voyages privés de Nicolas Sarkozy effectués sur vols réguliers alors qu'un avion de l'Etat l'accompagne, les frais de bouche du palais présidentiel et le coût des résidences officielles.

lundi 8 février 2010

La zone euro, nouveau terrain de jeu des spéculateurs

La crise de confiance des marchés envers la soutenabilité des dettes grecque, portugaise et espagnole fait le bonheur des hedge funds. Seul un message fort des dirigeants de l'UE pourra mettre un terme à ces attaques spéculatives qui se répercutent sur l'euro.

Au sommet il y a moins de quatre mois, l'euro est actuellement au plus bas : la monnaie unique européenne vaut à peine 1,37 dollar, son plus bas niveau depuis huit mois, contre plus de 1,50 dollar en octobre 2009. Cette évolution est moins le reflet d'un regain de vigueur du billet vert que de la défiance des investisseurs envers l'endettement et les déficits records des pays d'Europe du Sud. Le problème est que cette inquiétude légitime a laissé place à une forte dose d'irrationnel.

"Pour les investisseurs étrangers, la zone euro est censée représenter un îlot de stabilité et offrir une certaine harmonie des politiques budgétaires grâce aux critères de Maastricht, explique Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*capital. Mais la crise a balayé cette image de bouclier, révélant de fortes disparités dans les finances publiques des Etats membres."

La Grèce, dont les déficits et la dette publics sont si élevés que la Commission européenne a placé le pays sous une quasi-tutelle, a été le déclencheur de cette débâcle financière qui a contaminé depuis le Portugal et l'Espagne. Pays qui forment avec l'Irlande le groupe des Pigs. Depuis trois semaines, le prix des obligations émises par les trésors grec, portugais et espagnol ont perdu plus de 5% de leur valeur, tandis que les taux d'intérêt de leurs emprunts sont montés en flèche.

Athènes, Lisbonne et Madrid dénoncent des attaques spéculatives. C'est aussi l'avis de Bertrand Lamielle : "Personne ne croit vraiment à une faillite de la Grèce, encore moins à sa sortie de la zone euro, souligne-t-il. Ces attaques contre la dette grecque, et plus récemment contre celle du Portugal et de l'Espagne, sont manifestement l'oeuvre de hedge funds anglo-saxons."
Une opportunité de s'enrichir pour les spéculateurs

Car l'opportunité de s'enrichir, pour ces fonds spéculatifs, est double. Pariant sur la baisse du prix des obligations des pays du sud de la zone euro, ils vendent à terme ces obligations à découvert - c'est à dire avant d'en être les propriétaires réels - espérant ainsi profiter d'une baisse rapide pour générer des plus values. Une tendance qu'ils alimentent en achetant des positions et en les revendant dans la foulée. De fait, plus ils vendent, plus les prix baissent.

Par ailleurs, ils se ruent sur les CDS (Credit Default Swap, produits dérivés permettant de s'assurer contre le risque de défaut de paiement d'un Etat) qu'ils revendent plus chers ensuite, leur valeur augmentant en parallèle de la hausse des taux d'intérêt des emprunts de ces Etats. "Le marché des CDS sur les emprunts grecs a explosé ces derniers jours, confie le directeur de la gestion chez B*capital, dépassant ceux du Liban, de la Roumanie ou de l'Egypte. C'est complètement fou !".

Par ricochet, ces attaques se répercutent sur l'euro : sous la pression des fonds spéculatifs, les investisseurs privilégient les placements jugés aujourd'hui moins risqués, en dollar, traditionnelle valeur refuge lorsque les marchés tanguent.

Que faire pour enrayer cette mécanique spéculative? "Restaurer la confiance, qui est le nerf des marchés", indique Bertrand Lamielle. "Il faut un message fort des dirigeants politiques et économiques de la zone euro, écartant tout risque de faillite de la Grèce et garantissant la bonne exécution de son plan de rigueur budgétaire", poursuit-il. Message transmis aux dirigeants des pays de l'UE qui se réuniront jeudi à Bruxelles pour parler crise économique et relance de la croissance.

Le siège de Météo France bientôt transformé en église orthodoxe

L'Etat français a vendu le siège de Météo France, à Paris dans le VIIe arrondissement, à la Russie. Le montant de la transaction serait supérieur à 60 millions d'euros.

L'Etat français a décidé de vendre à la Russie le siège de Météo France à Paris, dans le cadre de sa politique de cession de biens immobiliers publics, selon un communiqué de Bercy diffusé lundi. L'Etat a choisi "la proposition assortie du prix le plus élevé", affirme le ministère du Budget, sans préciser le montant de la transaction. Il serait, selon une source proche du dossier, supérieur à 60 millions d'euros.

Le bâtiment, construit pour les services de la Météorologie nationale en 1948, est situé dans le VIIe arrondissement de Paris. Environ 430 personnes y travaillent. Le siège de Météo France doit déménager à Saint-Mandé au cours de l'année 2011, dans un bâtiment neuf qui abritera aussi l'Institut géographique national (IGN).

L'ensemble immobilier, d'une surface de 8.470 m2, a été acquis par la présidence russe. Il abritera "un centre spirituel et culturel qui pourrait comprendre une église et un séminaire", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'ambassade de Russie à Paris.

L'Etat vend régulièrement des biens immobiliers qu'il juge "inutiles au service public". Au cours des cinq dernières années, cette politique "a rapporté à l'Etat près de 3 milliards d'euros", précise Bercy. Quant à l'opération sur le siège de Météo France, l'appel d'offres a "suscité l'intérêt de nombreux investisseurs français et internationaux", selon le ministère.

Deux autres Etats, l'Arabie saoudite, dans l'intention d'y construire une mosquée et des logements pour son personnel diplomatique, et le Canada, étaient également sur les rangs, selon l'édition russe de Newsweek.

Régionales : l'UMP en tête des intentions de vote, le PS en progression

Les listes de la majorité présidentielle restent en tête des intentions de vote (30 %) pour le premier tour des élections régionales de mars mais le Parti socialiste gagne du terrain à 27 %, selon le baromètre Opinionway-Fiducial pour Le Figaro et LCI publié lundi 8 février. Les intentions de vote en faveur de l'UMP restent inchangées par rapport au précédent baromètre publié le 10 décembre alors qu'elles progressent de quatre points en faveur du PS.
Viennent ensuite les listes des Verts et d'Europe Ecologie avec 10 % (- 4), du Front national avec 9 % (- 1), celles du Front de gauche avec 6 % (+ 2) qui fait jeu égal avec les listes du MoDem, en recul de deux points. Les listes du Nouveau Parti anticapitaliste sont créditées de 4 % d'intentions de vote, inchangées par rapport à décembre. Au total, l'addition des intentions de vote pour la gauche au premier tour du scrutin des 14 et 21 mars atteint 44 %, contre 33 % pour la droite parlementaire. Cette enquête a été réalisée les 3 et 4 février auprès d'un échantillon national représentatif de 1 014 personnes âgées de 18 ans et plus.

La gauche détient actuellement la présidence de vingt-quatre des vingt-six régions, notamment vingt des vingt-deux régions métropolitaines. La numéro un du PS, Martine Aubry, a déclaré qu'elle rêvait, au soir du second tour, "d'une carte des régions toute rose". "Je pense que les électeurs vont réserver des surprises à Mme Aubry", lui a répondu le premier ministre, François Fillon.

Les candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars – dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012 – vont pouvoir déposer lundi, à partir de 9 heures, dans les vingt-six préfectures régionales, leurs déclarations de candidature et leurs listes. Ils ont jusqu'au lundi 15 février à 12 heures pour le faire. La campagne électorale officielle (affichages, passages télévisés...) débutera le 1er mars. Les déclarations de candidatures pour le second tour devront être déposées avant le mardi 16 mars à 18 heures.

ADOS – Aussi machos que les grands

Le bleu pour les garçons, le rose pour les filles. Les stéréotypes de genre ont la vie dure au royaume des ados. D'après une étude, les jeunes jugent que les hommes doivent ramener le pain quotidien alors que les femmes réservent leurs forces pour les marmots et la tambouille. Le féminisme, ringard dans la cour de récré ?
Les stéréotypes pourraient servir de base à l'identification sexuelle des ados (AFP), c'est ce qui transpire en tout cas d'une étude réalisée par Ipsos sur 800 jeunes (15-18 ans) dans le cadre du forum adolescences 2010 de la Fondation Wyeth pour la santé de l'enfant et de l'adolescent, qui s'est ouvert mercredi dernier.

En quête de normalité
D'après l'enquête, les question de la différence et de l'appartenance sont au centre des inquiétudes des adolescents. La moitié des jeunes sondés considèrent qu'il peut être dangereux d'être différent des autres. La différence est ainsi source de discrimination pour 81 % d'entre eux. "Le ressenti de sa différence individuelle par rapport au groupe d'appartenance apparaît comme un critère déterminant du moral et du bien-être des adolescents", expliquent les auteurs du sondage. Ainsi les jeunes qui se sentent différents des autres ont plus de chances de se sentir mal dans leur peau ou carrément isolés.

La femme au foyer, l'homme à la PSP
Pour "rentrer dans le moule", ce que 63% des ados considèrent comme étant le meilleur choix, rien de tel pour les garçons que les bons vieux stéréotypes machos de leurs aînés. "C'est le propre de la puberté de marquer la différence entre les sexes. Les adolescents ne sont pas très sensibles à l'égalité des sexes car cela remet en cause le changement qui est en train de s'imposer à eux", souligne le pédopsychiatre Philippe Jeammet. Les jeunes mâles n'hésitent donc pas à diviser le monde entre tâches féminines et comportements masculins. Pour eux, la femme doit "faire des enfants", "s'occuper des tâches ménagères" et à la rigueur téléphoner à ses copines entre deux biberons. L'homme lui doit "être viril" en toutes circonstances, c'est donc sports et jeux vidéos à toutes les sauces, sans pour autant oublier de subvenir aux besoins de sa famille en "ramenant l'argent".
Si ces demoiselles revendiquent plus de parité et de pouvoir, "les garçons s'enferment dans leur identité masculine comme dans une forteresse assiégée", analyse le pédopsychiatre Stéphane Clerget.

Machisme ou féminisme ?
A l'heure d'une égalité de plus en plus importante entre hommes et femmes dans le milieu professionnel, dernier fief masculin attaqué : les conseils d'administration, les trois quarts des jeunes estiment toujours qu'être un garçon ou une fille "ça change beaucoup de choses". Cette perception toujours vivace d'un sexe faible et de l'autre fort serait forgée par le traitement différent qu'infligent les parents mais aussi la société en général en fonction du sexe de la personne. 36% des ados estiment mêmes qu'hommes et femmes n'ont pas les mêmes chances de réussir dans la vie.

L'adolescence est-t-elle mère de disparité ? Au vu du retour d'un certain machisme décomplexé, l'éducation sexuelle enseignée dans les lycées gagnerait certainement à s'enrichir de quelques heures consacrées à des notions basiques de féminisme.
Damien Bouhours

MODEM – Une mort annoncée ?

Le MoDem de François Bayrou ne recueillerait que 4% des intentions de vote aux prochaines régionales. La faute à la jeunesse du parti, aux querelles internes ou à l'ambition présidentielle de son leader ? Peut-être est-ce un peu de tout ça. Le Mouvement Démocrate arrivera-t-il à dépasser ces obstacles avant les régionales ou va t-il droit à sa perte?
Rien ne va plus au Mouvement Démocrate. A l'approche du premier tour des régionales, le 14 mars, le parti de François Bayrou (AFP) dégringole une nouvelle fois dans les sondages. Après 9% d'intentions de vote il y a deux semaines, voilà que jeudi dernier le baromètre TNS Sofres Logica octroyait seulement 4% des voix au MoDem. Après un score de 18,6% à la présidentielle de 2007 et de 8,6% aux élections européennes de juin dernier, il semblerait que le MoDem divise à chaque nouvelle élection son score par 2.

Qu'est-ce qui cloche chez les centristes ?
Si François Bayrou explique les réticences des Français à glisser un bulletin MoDem dans les urnes par la toute jeune existence de son parti, d'autres raisons s'imposent d'emblée. Le Mouvement Démocrate manque cruellement d'élus et de candidats. A tel point qu'il a dû recruter de simples militants pour être tête de liste, comme Alain Dolium en Ile-de-France. A près d'un mois du premier tour des régionales, les listes centristes ne sont d'ailleurs pas encore figées. En Rhône-Alpes par exemple, des centristes ont contesté le choix d'Azouz Begag comme tête de liste. Ses amitiés avec Dominique de Villepin n'auraient pas plu. Officiellement l'incident est réglé. Mais ces petites rivalités internes ne sont pas sans rappeler les défections coup sur coup du patron des sénateurs centristes, Nicolas About, envolé vers l'UMP et d'un partie de la fédération centriste du Poitou-Charentes recrutée par Ségolène Royal.

Un parti mal mené
D'après la numéro 2 du MoDem, Corinne Lepage, la crise d'ego, dont souffre le parti, ne se limite pas aux candidats centristes mais a surtout atteint le sommet de la pyramide. "Si le MoDem veut être un vrai parti politique et non pas une simple écurie présidentielle, de plus en plus restreinte d'ailleurs, il va bien falloir qu'il change", a averti la présidente du mouvement écologiste Cap21, co-fondateur du MoDem, faisant allusion aux ambitions personnelles de François Bayrou. Pour elle, l'"effondrement" du MoDem est à mettre sur le compte d'"une stratégie désastreuse". Le MoDem se refermerait sur lui-même au lieu de s'ouvrir aux autres partis. Le député européen MoDem Jean-Luc Bennahmias nie ces accusations de sectarisme. "De la droite républicaine jusqu'à la gauche communiste, celle qui veut gouverner, en passant par les grandes formations démocratiques et écologiques: nous, on n'a pas de tabou", estime-t-il.

Un chef qui ne participe pas
"La campagne commence à peine. L'UMP veut une France toute UMP et Martine Aubry veut une France toute rose. C'est désespérant ! Jamais on a vu une telle régression de la vie politique française. Il faut dépasser ce combat bloc contre bloc", a déclaré François Bayrou, qui se veut toujours une alternative entre la gauche et la droite. Le chef de file des centristes, habitué à être la cible des attaques et autres railleries, reste stoïque et s'isole une fois de plus des débats. "Ce genre de bagarre, de guerre des sondages, moi je n'y participe pas", a-t-il déclaré sur France 3. Même réponse en ce qui concerne les querelles internes : "les polémiques à l'intérieur des partis, il y en a suffisamment, je n'y participerai pas". Et aux régionales alors, le MoDem y participera-t-il ? "Bon ! Il va falloir se battre…", avoue-t-il.
Damien Bouhours

dimanche 7 février 2010

Un siècle après, le whisky de sir Ernest retrouvé dans les glaces polaires

Cinq caisses de whisky et de cognac ayant appartenu à l'explorateur Ernest Shackleton ont été retrouvées dans les glaces de l'Antarctique après y avoir séjourné plus d'un siècle, ont annoncé vendredi les membres d'une expédition néo-zélandaise.

«A notre plus grand étonnement, nous avons trouvé cinq caisses, trois contenant visiblement du whisky et deux du cognac», a indiqué Al Fastier, de l'organisation New Zealand Antarctic Heritage Trust.

«Les caisses de brandy, dont l'une porte la marque Chas Mackinlay & Co et l'autre The Hunter Valley Distillery Limited Allandale, sont une sacrée découverte», a-t-il dit très enthousiaste.

Al Fastier est persuadé qu'il y a encore des bouteilles intactes dans les caisses, «car on peut entendre un bruit de liquide à l'intérieur lorsqu'on les remue».

Sir Ernest décide le roi Edouard VII

Explorateur anglo-irlandais, Ernest Shackleton était parti à la conquête du pôle Sud depuis le Cap Royds entre 1907 et 1909. A court de vivres, l'expédition s'était arrêtée à 160 km de son objectif. Le parcours accompli constituait cependant un exploit, qui valut à l'explorateur d'être anobli à son retour par le roi Edouard VII. Ernest Shackleton s'est aussi forgé une solide réputation de meneur d'hommes en ramenant tous les membres d'une expédition qu'il avait montée en 1912 pour tenter une traversée de la mer de Weddell à la mer de Ross, via le pôle Sud. L'abandon de son navire, prisonnier, puis broyé par les glaces, l'avait obligé à une «évasion» dans l'immensité glacée pour retrouver la civilisation. Il est mort en 1921 d'une crise cardiaque, en Géorgie du Sud où il est enterré.

«Un don du ciel», n'est-il pas ?

Richard Paterson, maître distillateur dans la compagnie écossaise Whyte and Mackay à Glasgow, qui a fourni le whisky pour Shackleton, ne s'est pas encore remis d'une telle nouvelle. «C'est un don du ciel pour tous les amateurs de whisky !» s'est-il exclamé. La recette du Mackinlay a disparu depuis bien longtemps et l'analyse du whisky retrouvé dans les glaces devrait permettre d'en retrouver l'exacte composition, et donc de le reproduire. «Nous attendons cela avec impatience». En revanche, le goûter ne sera sans doute pas une priorité par Mister Paterson. Tout amateur le sait, un bon whisky se boit sans... glace !

Ahmadinejad ordonne à ses services de commencer à enrichir de l'uranium

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a ordonné, dimanche 7 février, à l'organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) de commencer les travaux en vue de produire du combustible nucléaire enrichi à 20 % pour un réacteur de recherche de Téhéran. Dans un discours retransmis à la télévision, il a toutefois ajouté que "la porte était toujours ouverte" à une "interaction", cherchant apparemment à ne pas exclure définitivement un accord de coopération avec la communauté internationale.
"J'avais dit : donnons [aux grandes puissances] deux à trois mois [pour conclure un accord d'échange d'uranium], s'ils ne sont pas d'accord nous commencerons nous-même" à produire de l'uranium hautement enrichi, a déclaré M. Ahmadinejad en inaugurant une exposition consacrée à la technologie laser. "Maintenant, Dr Salehi, commencez à produire de l'uranium [enrichi] à 20 % avec nos centrifugeuses", a-t-il ajouté en s'adressant au chef de l'OIEA présent dans la salle à ses côtés.

LES OCCIDENTAUX TRÈS PRÉOCCUPÉS

La réaction américaine n'a pas tardé. Dimanche à la mi-journée, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, a appelé la communauté internationale à "faire front commun pour faire pression sur le gouvernement iranien". Le ministère des affaires étrangères britannique a fait part, par la voie d'une de ses porte-paroles, de sa "profonde préoccupation. Cela violerait de manière délibérée cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".

Et le directeur de l'OIEA a immédiatement minimisé les propos du président. "Le président nous a dit d'être prêts à produire de l'uranium enrichi à 20 % si [les Six] n'acceptent pas un échange", a expliqué Ali Akbar Salehi à l'agence de presse iranienne Fars. "Pour le moment, il y a un certain optimisme dans les discussions, car certains pays font des propositions raisonnables, mais il ne reste plus beaucoup de temps", a-t-il ajouté. Si les Six "font des propositions avec des conditions déraisonnables, nous lancerons la phase d'enrichissement", a ajouté M. Salehi.

Mardi dernier, M. Ahmadinejad avait annoncé que l'Iran était disposé à envoyer son uranium enrichi à 3,5 % à l'étranger pour qu'il soit transformé en combustible enrichi à 20 % pour le réacteur médical de Téhéran. Trois jours plus tard, le ministre des affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, avait estimé qu'un accord sur le traitement à l'étranger de l'uranium iranien faiblement enrichi n'était "pas trop lointain", des déclarations qui avaient laissé sceptiques les occidentaux, notamment le secrétaire à la défense américain, Robert Gates.

Une liste "d'ouverture" pour l'UMP en Île de France

"Plus de la moitié des personnes qui figurent sur nos listes n'étaient pas candidates en 2004" : lors de la présentation de la liste UMP-NC pour les régionales en Île de France, Valérie Pécresse, la tête de liste, a insisté sur le fort renouvellement de cette liste, qui compte plusieurs personnalités "d'ouverture".
En ce qui concerne la liste parisienne, une seule conseillère sortante figure dans le premier tiers éligible, Brigitte Kuster, note le président de la fédération UMP de la capitale, le maire du XVe Philippe Goujon. "La liste est rajeunie et la moyenne d'âge des deux têtes de listes départementales a mon âge, 42 ans", a affirmé Mme Pécresse.

"HUIT FAMILLES POLITIQUES"

Outre des membres de l'UMP et du Nouveau centre, la liste compte également plusieurs personnalités d'ouverture, dont deux proches de Dominique Strauss Kahn : Véronique Bensaid, ancienne conseillère parlementaire de l'actuel président du FMI, et Linda Uzan, élue PS à Sarcelles (Val-d'Oise).

Se présenteront également sous les couleurs de la majorité cinq représentants du MoDem ; le parti radical est représenté par Yves Jégo, tête de liste en Seine-et-Marne. La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin comptent également des candidats. "C'est une liste d'ouverture, qui rassemble huit familles politiques", a estimé Valérie Pécresse. "La composition de nos listes est emblématique de notre volonté de mettre en valeur la diversité", a poursuivi Mme Pécresse, soulignant qu'il y avait "dix fois plus de candidats issus de la diversité cette année qu'en 2004".

Mme Pécresse a également estimé que sa liste (209 candidats, y compris elle-même) avait "pris un temps d'avance dans l'union", étant rassemblée avant le premier tour, alors que ses deux principaux adversaires, le président sortant Jean-Paul Huchon (PS) et Cécile Duflot pour Europe Ecologie, partent "désunis".

En Île de France, comme dans plusieurs autres régions, le bouclage des listes s'était avéré complexe pour l'UMP. Plusieurs voix s'étaient faites entendre au sein de la majorité pour critiquer une trop grande place faite à des candidats d'ouverture ou appartenant aux cabinets ministériels, au détriment des militants "de terrain".

Bertrand: "Le chelem d'Aubry n'aura pas lieu"

Pour les élections régionales, le chef de file de l'UMP prévoit de "bonnes surprises" pour la majorité...
Il a fustigé la "très grande arrogance de Martine Aubry" et son espoir d'une "France toute rose". Invité du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien, le secrétaire général de l'UMP a voulu se montrer optimiste. Il y aura "des bonnes surprises pour la majorité présidentielle", a promis Xavier Bertrand. "Le grand chelem de Martine Aubry n'aura pas lieu", prédit-il alors que les premiers sondages donnent la gauche en position de force.
Interrogé sur l'absence de réserves de voix pour le second tour avec une telle stratégie, le chef de file de l'UMP a fait valoir que "l'enjeu (était) un enjeu de mobilisation", en insistant sur la nécessité de mobiliser au second tour les abstentionnistes. "Comment faire croire que le PS et ses alliés, qui ne sont pas d'accord au 1er tour, le seraient au deuxième tour?", a-t-il demandé.

"La légitimité en politique, c'est d'être élu"

Interrogé sur ce que représentait pour lui l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, dont la popularité augmente, Xavier Bertrand a répondu: "C'est un adhérent du Mouvement populaire [..] "La légitimité première en politique, c'est l'élection. La légitimité, c'est quand vous vous présentez et que vous êtes élu", a-t-il poursuivi, soulignant implicitement que l'ancien Premier ministre n'a encore jamais fait face à une élection.

Qu'ont-ils fait de leurs 20 ans?

Les éditions Au Diable Vauvert proposent une nouvelle collection biographique "à 20 ans", centrée sur la jeunesse des grands écrivains. Les premiers titres portent sur Flaubert, Proust et Vian. L'idée est simple: faire connaissance avec les grands noms de la littérature à un âge où ils n'étaient encore personne, et comprendre comment ils sont devenus ce qu'ils sont.
Qui étaient nos grands écrivains, nos classiques, quand ils avaient 20 ans? Des jeunes gens bien sages, la raie sur le côté, les lunettes sur le nez, le sourire rare? Avec cette nouvelle collection, Au Diable Vauvert veut nous prouver le contraire. On fait ainsi connaissance de Gustave avant qu'il ne soit Flaubert, un garçon turbulent qui se fait renvoyer du lycée six mois avant le bac parce qu'il est trop insolent, un garçon qui rêve de devenir un bandit en Corse, un garçon qui a une aventure avec une femme de quinze ans de plus que lui. Comme le fait valoir Louis-Paul Astraud, auteur et directeur de la collection, "pour qu'ils deviennent de grands classiques, il fallait d'abord qu'ils soient des originaux."

Une formule qui se vérifie chez Marcel Proust. Comment fait ce petit-fils d'un agent de change juif, de santé fragile, de surcroît homosexuel, pour pénétrer les salons mondains les plus fermés de Paris? C'est que le garçon a un humour, un sens de la répartie, une finesse d'esprit et une volonté de s'imposer, qui impressionnent tous ceux qu'il rencontre. Loin de l'image d'un esthète touché par la grâce de l'écriture, on découvre, dans le livre rédigé par Jean-Pascal Mahieu, un garçon plein de doutes, touchant parfois de naïveté, qui fait de l'entrisme en usant et abusant de compliments, mais qui écrit sans relâche pour trouver son propre style.

C'est aussi un nouveau visage de Boris Vian qui apparaît dans l'ouvrage de Claudine Plas: on se souvient de l'écrivain-poète engagé contre la guerre, notamment grâce à sa chanson Le Déserteur. Le jeune Boris, lui, semble plutôt dépassé par les événements de 1940, juste au moment de ses vingt ans. Il comprend certes avec une grande lucidité l'enchaînement des actions qui ont conduit au désastre militaire mais n'en perçoit pas l'importance morale. Il est furieux contre ces adultes qui lui gâchent sa jeunesse en se faisant la guerre, et devient ainsi représentatif d'une grande partie de sa génération. La prise de conscience de cet enjeu moral, précipité par l'assassinat de son père en 1944, est le combat de sa jeunesse.

De nouveaux titres sont promis par cette collection instructive et divertissante, sur la jeunesse de Duras, Colette, Genet ou Hemingway, avec cette même question: "Et eux, qu'est-ce que leurs vingt ans ont fait d'eux?"

Gustave Flauvert à 20 ans, Louis-Paul Astraud
Boris Vian à 20 ans, Claudine Plas
Marcel Proust à 20 ans, Jean-Pascal Mahieu


Les braqueurs de la Poste portaient la burqa

Les deux braqueurs qui se sont attaqués hier matin à la Poste d'Athis-Mons (Essonne) ne sont pas vraiment passés inaperçus. Au lieu des habituelles cagoules et autres écharpes, ils ont choisi d'opérer vêtus de la burqa et chaussés de baskets.

Un butin d'environ 4 500 euros

Il était environ 10 h 30 lorsque les deux hommes ont fait irruption dans le bureau, situé dans le quartier sensible du Noyer-Renard et où patientaient une vingtaine de clients.
En menaçant le personnel avec une arme de poing, ils sont parvenus à se faire remettre une somme d'environ 4500 euros. Dix minutes plus tard, ils ressortaient et prenaient la fuite à pied en direction du parking voisin.

En fait il semble que le guichetier croyant être face à deux femmes, a ouvert le sas de l'établissement. Une fois à l'intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué les employés et les clients. L'enquête a été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire.

Le débat sur le port de la burqa relancé

Ce premier braquage à la burqa va-t-il relancer le débat sur le port du voile islamique intégral dans les espaces publics ? Parmi les partisans de l'interdiction, Jean-François Copé, chef de file des députés UMP à l'Assemblée. Le député-maire de Meaux justifiait son projet de loi en avançant des arguments de sécurité. le port de la burqa rend selon lui par exemple les système de vidéo surveillance inopérants.

Ce braquage intervient en tout cas dix jours après la fin des travaux de la mission parlementaire sur le voie intégral. La mission s'est prononcée pour une résolution -- un texte sans pouvoir contraignant -- contre le port de ce signe de l'islam radical et intégriste.

A la suite de cette préconisation, François Fillon a demandé au Conseil d'Etat de lui soumettre, en vue d'un projet de loi, ses solutions juridiques «permettant de parvenir à une interdiction du voile intégral», «la plus large et effective possible».

ILS ONT LE SENS DE L'HUMOUR AU MOINS !!

samedi 6 février 2010

Vers un intéressement collectif pour les fonctionnaires ?

Le gouvernement s'apprêterait à proposer aux syndicats de fonctionnaires un projet d'"intéressement collectif", selon des informations révélées par Le Figaro.
"Un accord cadre sera décliné par ministère et transposé dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale. Il prévoit le versement d'une prime aux services ayant fait le plus preuve d''effort collectif' ou de 'performance collective'", écrit le quotidien. Selon le journal, les critères devraient concerner "l'amélioration du service rendu aux usagers, la maîtrise des coûts, l'amélioration des conditions de travail (baisse du nombre d'accidents…) ou l'environnement (économies d'eau, d'énergie…)".

Autre projet : le "grade à accès fonctionnel", genre de parachute dorée pour les fonctionnaires. Il serait réservé aux fonctionnaires ayant occupé plusieurs années des postes à haute responsabilité et leur permettrait de conserver jusqu'à la fin de leur carrière une rémunération plus élevée que ceux qui n'ont jamais accédé à ces responsabilités.

L’angoisse gagne les marchés boursiers

Les espoirs des gérants, qui, fin 2009, misaient sur une remontée spectaculaire des marchés boursiers, seraient-ils en train de s'évanouir ? Une chose est sûre, la nervosité est plus que palpable sur les marchés financiers. En Asie comme en Europe ou aux Etats-Unis, les places boursières ont ainsi entamé le mois de février sur des reculs significatifs. En cinq séances, entre le 1er et le 5 février, le CAC 40 à Paris a cédé 4,70 %, le Footsie de Londres 2,46 %, tandis que l'Ibex à Madrid a perdu 7,71 % sur la période. Aux Etats-Unis ou à Tokyo, les baisses des indices ont été moins spectaculaires (- 0,55 % pour le Dow Jones et - 1,38 % pour le Nikkei) mais la tendance est là: les investisseurs ont à nouveau peur.
La faute à qui ? Aux déficits publics colossaux de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal ou de l'Italie, surnommés d'une façon pas très sympathique les "pays du Club Med" de l'Europe, ou, plus méchamment, encore les "PIGS" (cochons) ? Au risque d'un éclatement de la zone euro lié aux difficultés de ces pays ? A la situation de l'emploi américain qui peine à se redresser ? Ou à la prise de conscience que l'économie mondiale est encore loin d'avoir surmonté toutes ses difficultés ? Sans doute un mélange de tout cela. "Les inquiétudes sur la dynamique de croissance pour 2010-2011 préoccupaient déjà les marchés. Ces derniers jours, les questions budgétaires des deux côtés de l'Atlantique ont été un élément déclencheur. Surtout en Europe, où l'accord de la Commission sur le budget grec a été perçu davantage comme un accord politique qu'économique", résume Philippe Waechter, responsable de la recherche chez Natixis AM.

Après celle de la Grèce, la situation budgétaire de l'Espagne et du Portugal ont également été jugées préoccupantes par les marchés. Et ces craintes ont été l'étincelle qui a fait vaciller les marchés en Europe à partir de jeudi 4 février. La dégradation des comptes publics, en créant des tensions sur le marché de la dette, a particulièrement affecté les cours des sociétés qui ont beaucoup emprunté. Ces dernières pourraient en effet être parmi les principales victimes de ces turbulences en ayant de plus en plus de mal à se refinancer. Le titre du groupe de BTP espagnol Ferrovial, dont le cours a plongé de plus de 11 % sur la seule séance de jeudi à Madrid, en fait partie.

Les valeurs bancaires ont aussi subi sévèrement ce mouvement de panique. En Italie, les cours d'Intesa Sanpaolo ou d'UniCredit ont perdu plus de 4 % en fin de semaine. En Espagne, le cours de la banque Santander a lui dégringolé de près de 10 % jeudi, le marché ignorant totalement les résultats annuels pourtant solides publiés le même jour par l'établissement.

Outre-Atlantique aussi, les investisseurs ne sont pas franchement rassurés. Si les Etats-Unis se sont toujours plus ou moins accommodés d'un déficit public colossal, le discours du président Barack Obama, faisant savoir que des mesures de soutien à l'économie étaient encore nécessaires, a démontré, à qui l'ignorait encore, que la situation du pays n'est pas encore totalement satisfaisante.

Les derniers chiffres de l'emploi ont illustré la convalescence difficile de la première économie mondiale. Les investisseurs ont ainsi appris, jeudi, que les inscriptions hebdomadaires au chômage étaient remontées à 480 000, contre 455 000 attendues. Et vendredi, le ministère du travail a fait état de nouvelles destructions d'emplois (20000) en janvier, alors que les investisseurs espéraient que l'économie serait à même d'en créer à nouveau.
Une consolation, toutefois, le taux de chômage a reculé à fin janvier, passant de 10 % à 9,7 %. Une baisse paradoxale qui peut s'expliquer par le fait que les Américains sont moins nombreux à cumuler désormais deux emplois. En prenant acte de cette reprise globalement mollassonne, les marchés ont sanctionné les valeurs cycliques, plus sensibles à la conjoncture économique, sur toutes les places boursières: industrie, automobile, sidérurgie… Les seules bonnes surprises de ces derniers jours sont venues de l'Asie et du secteur du luxe. Dans la foulée d'autres grands noms du luxe mondial, les français LVMH et Hermès ont annoncé jeudi et vendredi des ventes en hausse au quatrième trimestre, laissant entendre que le gros de la crise pourrait être passé pour le secteur. L'appétit grandissant des Chinois pour les produits haut de gamme étant l'une des principales raisons de cette embellie.
Claire Gatinois

vendredi 5 février 2010

L'Etat va-t-il brader le patrimoine historique français?

Le projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales peut laisser craindre un démantèlement du patrimoine. Etat des lieux, après la censure du texte par le Conseil constitutionnel.

Le Mont-Saint-Michel vendu à un émirat. Le drapeau russe flottant sur Notre-Dame de Paris. Le domaine royal de Saint-Cloud annexé par des cow-boys texans... On n'est pas passé loin du cauchemar ! Certes, personne n'aurait sans doute osé aller jusque-là. Pourtant, tous ces scénarios catastrophe auraient été légalement possibles si les parlementaires n'avaient amendé, au dernier moment, un abracadabrant projet de loi concocté par Matignon. Et finalement retoqué par le Conseil constitutionnel.

Etait-ce vraiment une bonne idée d'imaginer, à l'heure des soldes d'hiver, brader les monuments nationaux pour soulager les caisses de l'Etat dans un pays où, chaque année, des millions de Français se ruent aux Journées du patrimoine ? Sans doute pas. Or rien ne prouve, malgré le tollé, que François Fillon y ait renoncé. Bien au contraire !

L'affaire a éclaté en novembre 2009, lorsque députés et sénateurs ont découvert que le gouvernement avait glissé, dans le projet de loi de finances 2010, l'article 52, stipulant qu'un monument national pouvait être transféré par l'Etat à une collectivité territoriale. Gratuitement et n'importe quand. Cela avec le simple accord d'un préfet. Pis, selon ce texte initial, ladite collectivité pouvait même, si cela lui chantait, vendre ensuite au prix qu'elle souhaitait ce bâtiment à un opérateur privé. Indignation générale. Au point que Jean-Jacques Aillagon lui-même, ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac et président de l'établissement public de Versailles, monta au créneau contre sa tutelle.

Quel paradoxe ! A l'heure où Nicolas Sarkozy s'apprête à créer sa "Maison de l'Histoire" et où Eric Besson prétend lancer les Français sur les traces de leur identité nationale, jamais, depuis Malraux, le statut des lieux de mémoire n'a été si malmené. L'Etat brade ses biens à tout-va. Et les établissements culturels publics, comme Versailles ou le Louvre, sont plus que jamais soumis aux lois de la rentabilité touristique. "Une dysneylandisation !" tonnent les plus critiques.

Le dossier apparaît d'autant plus explosif qu'il est aussi très politique. Désavoué par Matignon, Frédéric Mitterrand, attaché à la pérennité du patrimoine national, n'aimerait pas rester dans l'Histoire comme le fossoyeur des lois Malraux. Même si, jusqu'ici, son silence fut assourdissant, il n'a pas ménagé sa peine en coulisses pour faire amender, avec l'aide des sénateurs, ce fameux article 52. Et son interview laisse à penser qu'il est bien décidé à se battre.

Quels monuments garder, lesquels transférer ?

Reste à savoir quelle est sa marge de manoeuvre, quand beaucoup affirment qu'il lui a été imposé, par exemple, de céder le domaine royal de Saint-Cloud au département des Hauts-de-Seine, fief de Jean Sarkozy et de Patrick Devedjian, qui lorgnent depuis longtemps sur cette propriété d'exception.

Sur le fond du dossier, la question centrale est simple : comment continuer à entretenir d'innombrables monuments nationaux quand l'Etat n'a plus les moyens d'assumer seul cette charge ? Faute d'argent, nombre d'églises sont fermées au public - voire détruites - car elles menacent ruine. Sans parler du Panthéon, qui s'effondre ! La tentation est donc grande de lever les garde-fous, afin de se débarrasser de bâtiments publics, même emblématiques, comme ce fut le cas pour l'hôtel de la Marine, à Paris. Mais cela fait-il une politique culturelle ? Evidemment non, surtout quand les réponses à apporter sont complexes.

"On ne peut refuser, par principe, le transfert de certains bâtiments, reconnaît Jacques Legendre, président de la commission culturelle du Sénat. Les régions sont souvent plus aptes que l'Etat à gérer sur place les monuments." De fait, les collectivités possèdent déjà un patrimoine historique très important, avec, par exemple, la responsabilité de chefs-d'oeuvre aussi prestigieux que la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs), classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, ou le théâtre antique d'Orange (Vaucluse). Mais quels monuments garder ? Lesquels transférer ? Comment s'assurer que ceux qui partiront ne seront pas revendus dans des conditions opaques par des élus indélicats ? "Il faut se mettre autour d'une table et discuter", insiste le député Nicolas Perruchot (Nouveau Centre). Car le patrimoine peut aussi, parfois, rapporter gros. Une étude du ministère de la Culture a prouvé que 1 euro investi en dégage 20, à terme, si l'on prend en compte les effets induits en matière de tourisme ou d'emploi.

L'avenir est au partenariat public-privé

Il n'est donc pas certain que l'Etat fasse toujours une affaire en cédant gracieusement ses biens, comme l'explique Isabelle Lemesle, la présidente du Centre des monuments nationaux (CMN) : "Si nous perdons le Mont-Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne (voir page 95), qui va compenser le manque à gagner ?" Car au CMN, les lieux rentables servent à financer l'entretien des autres. Or, sauf exception, les collectivités ne sont attirées que par ce qui rapporte, comme par exemple le château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace (voir ci-contre). Tous les spécialistes en sont persuadés : l'avenir est au partenariat public-privé. Et l'exemple de la prochaine réhabilitation de l'hôpital Richaud, à Versailles, en lieu de vie quotidienne le prouve.

Jusqu'où les Français sont-ils prêts à payer ?

Mais le meilleur filon à explorer reste encore le portefeuille des Français. "Ils n'ont jamais autant donné qu'en 2009", se félicite Frédéric Néraud, directeur de la Fondation du patrimoine, qui, grâce à des collectes, essentiellement dans les zones rurales, permet, avec le soutien conjugué de l'Etat, d'aider à restaurer des bâtiments auxquels les Français sont attachés. "Beaucoup sont prêts à payer pour sauver leur église, un moulin, un château, ajoute Frédéric Néraud. On le voit sur le terrain : en période de crise, les gens sont en quête de racines, d'identité. Et contrairement à une idée reçue, le patrimoine est une question très moderne, qui transcende les clivages habituels." Reste à savoir jusqu'où les Français sont prêts à aller pour sauver leur passé collectif. Et humaniser leur avenir.

En 2012, DSK l'emporterait sur Sarkozy

C'est un sondage CSA pour l'hebdomadaire «Marianne» qui l'affirme...
La campagne pour la présidentielle de 2012 n’a pas encore commencé que déjà un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne donne Dominique Strauss-Kahn vainqueur face à Nicolas Sarkozy au second tour.Un tel duel serait à l'avantage de l'actuel directeur du FMI, qui l'emporterait par 52% contre 48%. En revanche, si l’actuel président de la République devait être opposé à Martine Aubry, il gagnerait à 52% des suffrages exprimés, contre 48% pour la première secrétaire du PS.


Nicolas Sarkozy en tête au premier tour

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête, quel que soit le candidat du PS: 32% si c'est Martine Aubry, 29% si c'est Dominique Strauss-Kahn. L’un et l’autre se hisseraient respectivement à 19% pour la première secrétaire et 22% pour le directeur du FMI.

Ce sondage retient l'hypothèse d'une candidature de Dominique de Villepin, qui obtiendrait 10% des suffrages quel que soit le candidat PS. Le président du MoDem François Bayrou recueillerait 12% si Martine Aubry était en lice, 10% si DSK représentait le PS.

Olivier Besancenot à 5 ou 6%

Pour les Verts, Cécile Duflot obtiendrait 8% dans l'hypothèse Aubry, 9% dans l'hypothèse DSK. Dans les deux cas, Marine Le Pen (FN) est créditée de 9%, Marie-George Buffet (PCF) de 3% et Nathalie Arthaud (LO) de 1%.

Le score d'Olivier Besancenot varie quant à lui d'un point: il obtiendrait 7% en cas de candidature Strauss-Kahn, 6% en cas de candidature Aubry.
B.D. avec agence

IL MÈNERAIT LA MÊME POLITIQUE QUE SARKOZY, LES FRANÇAIS SONT TELLEMENT CONS QU'ILS PENSENT ENCORE QU'IL EST DE GAUCHE !!!!