Laura Smet fait une tentative de suicide
Après avoir précisé ce week-end dans une lettre au JDD qu'elle aimait et admirait son père, la fille de Johnny Hallyday a tenté de mettre fin à ses jours. Elle est tirée d'affaire.
Laura Smet a été admise ce lundi à l'hôpital du Val-de-Grâce, après une tentative de suicide à l'église Saint-Germain-des-Prés. Elle aurait ingéré un cocktail d'alcool et de médicaments, mais son état n'inspirerait désormais plus aucune inquiétude.
La fille de Johnny Hallyday avait, ce week-end, tenu à "faire une mise au point" dans une lettre envoyée au Journal du Dimanche, où elle s'indignait d'avoir "lu et entendu n'importe quoi" depuis l'hospitalisation de son père à Los Angeles et précisait que, contrairement à certaines affirmations, elle n'est pas "écartelée" entre son compagnon, Julien Delajoux, et le frère de ce dernier, Stéphane, le chirurgien qui a opéré le chanteur et fait aujourd'hui l'objet d'une expertise judiciaire. Elle rappelait ainsi que Johnny Hallyday "connaissait le Docteur Stéphane Delajoux" avant qu'elle rencontre son frère Julien.
Comme le révélait Renaud Revel sur son blog dès la mi-décembre, le JDD a confirmé, dans l'article accompagnant la lettre de Laura Smet, que son frère David s'est lui aussi emporté contre ces gens qui "ont parlé à tort et à travers, sans savoir ni rien respecter", n'hésitant pas à "faire sortir de la chambre d'hôpital paternelle 'ceux qui n'avaient rien à y faire'".
PAUVRE ENFANT FRAGILE DONT LE SUCCÈS MONTE À LA TÊTE !
lundi 4 janvier 2010
DANS LA SAGA HALLYDAY JE DEMANDE.....LA FILLE
Six mois de manifestations et de répression
* Juin 2009
Le 12, élection présidentielle. Le 13, Mahmoud Ahmadinejad se dit vainqueur avec 63 % des voix. Mir Hossein Moussavi, appuyé par les réformateurs, et Mehdi Karoubi, autre candidat réformateur, dénoncent une "fraude". Début des manifestations massives hostiles au pouvoir qui font 36 morts, selon les autorités, 72 selon l'opposition. 4 000 personnes arrêtées. Le 19, le Guide suprême, Ali Khamenei, confirme la victoire de M.Ahmadinejad qu'il appuie sans réserve. Le 20, la jeune Neda Agha-Soltan, tuée par balle en marge des manifestations, devient le symbole de la contestation.
* Août
Le 1er, ouverture du procès d'une centaine de manifestants devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. La chercheuse française, Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet, est jugée à Téhéran pour avoir participé à des manifestations. Elle est assignée à résidence à l'ambassade de France, en attendant son jugement.
* Septembre
Le 8, arrestation de collaborateurs de MM. Moussavi et Karoubi. Dix jours après, manifestations à Téhéran : l'ex-président réformateur, Mohammad Khatami, est agressé par des nervis du régime. Des manifestants, battus et arrêtés.
* Novembre
Pour l'anniversaire de la prise de l'ambassade américaine en 1979, le 4, l'opposition "vampirise" les manifestations officielles et crie "mort au dictateur".
* Décembre
Le 7, l'opposition manifeste lors de la Journée des étudiants. Nombreuses arrestations. Le 8, le pouvoir lance un avertissement à M. Moussavi. Interdiction du journal réformateur Hayat e No.
Le 13, Ali Khamenei lance une mise en garde sévère aux dirigeants de l'opposition. Le grand ayatollah dissident Hossein-Ali Montazeri meurt le 19. Ses funérailles rassemblent des dizaines de milliers de personnes et se transforment en manifestation antigouvernementale.
Le 27, jour de la fête religieuse de l'Achoura, de violentes manifestations ont lieu à Téhéran et dans d'autres villes. Les forces de l'ordre tirent sur la foule. On compte huit morts (officiels) dont un neveu de M. Moussavi. Les manifestants attaquent les miliciens bassidjis.
Les jours suivants, des arrestations de proches de MM. Khatami et Moussavi se poursuivent.
Ceux qui défient le pouvoir en Iran
Le 12 juin 2009, l'Iran s'est rendu aux urnes pour élire son président de la République sans se douter que ce banal exercice électoral serait le coup d'envoi d'une des plus massives et sanglantes contestations qu'ait connues la République islamique en trente ans d'existence. Dans les heures qui ont suivi le scrutin, des permanences de candidats réformateurs ont été attaquées, l'Internet brouillé, Téhéran quadrillée par les forces de sécurité. Peu après, le président fondamentaliste, Mahmoud Ahmadinejad, réclamait la victoire avec un score écrasant (63 %). Les autres candidats dénoncèrent une "fraude". Ce fut le début de manifestations de masse dans le pays, réprimées par la force.
La photo de Neda, une jeune femme tuée par balles, fera le tour du monde. Ce qui n'était qu'un mouvement de contestation électorale avait trouvé son martyr, sa couleur fétiche aussi, le vert, couleur de la campagne de celui qui finira deuxième à l'élection, l'ex-premier ministre Mir Hossein Moussavi, appuyé par les réformateurs. Et lorsque le Guide suprême, Ali Khamenei, arbitre supposé de la vie politique iranienne, faisant la sourde oreille aux protestations, avalisera l'élection, le mouvement prendra un ton plus politique. Une opposition populaire, informelle et pacifique était née. Plus que des chefs, elle trouvera en M. Moussavi, mais aussi en Mehdi Karoubi (candidat réformateur malheureux, en juin) et Mohammad Khatami, l'ex-président réformateur, non des meneurs, mais des symboles de ralliement.
En six mois, 5 000 arrestations, des dizaines de morts et des procès arbitraires n'ont pas eu raison du mouvement. Pour l'Achoura, le 27 décembre 2009, la situation a dérapé: sans respecter la trêve de la fête religieuse, la police a tiré sur la foule. Des manifestants ont agressé les forces de l'ordre. Assez pour que l'ex-président Hachemi Rafsandjani, proche du mouvement vert, s'inquiète et appelle au calme, estimant que personne n'a rien à gagner par la violence.
Qui sont les personnages phares de cette opposition en marche ?
Moussavi, la figure de proue
A priori, rien ne prédisposait, à 68 ans, le tranquille
technocrate Mir Hossein Moussavi, cet Azéri, devenu premier ministre de la République islamique pendant la guerre contre l'Irak (1980-1988), à prendre la tête d'un grand mouvement populaire de revendication. En fait, bien que proche du fondateur, l'ayatollah Khomeiny, et révolutionnaire de la première heure, il avait quitté la scène politique depuis plus de vingt ans. En 1989, devenu Guide suprême, Ali Khamenei, successeur de Khomeiny, avait décidé de supprimer le poste de premier ministre. Homme de sérail (il fut conseiller occulte des président Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami), il se consacrera à l'art. Une passion partagée avec sa femme, Zahra, docteur en sciences politiques, elle aussi engagée dans le mouvement.
Lorsqu'il annonce sa candidature à la présidentielle, car il croit la République islamique "en danger" en dépit du soutien des réformateurs, peu croient à son succès. Mais cet homme, nationaliste irréprochable et professionnel (il géra l'économie de guerre) a gardé une réputation intègre. Son discours d'ouverture envers les jeunes et la société, pétri d'idéal et de justice, sera, malgré lui, le catalyseur des espérances d'une foule d'Iraniens privés de liberté.
On le croyait timoré, la confiance des manifestants en fera un tribun contre la fraude et l'arbitraire. La répression (il vit sous haute surveillance) révélera son courage et une rare ténacité. Il se dit prêt à aller "jusqu'au martyre" pour faire entendre la cause du mouvement populaire. Pas un leader, un "accompagnateur" : "C'est vous qui m'avez donné la force, je ne fais que vous suivre." Pour arrêter le cycle contestation-répression qui entraîne une radicalisation dangereuse de part et d'autre, le 1erjanvier, il propose un plan de sortie de crise: libération des prisonniers politiques, respect des libertés, obligation pour le gouvernement de rendre des comptes.
Karoubi, l'imprécateur
Natif du Lorestan,
cet hodjatoleslam (religieux de rang intermédiaire) atypique et résolument réformateur, auquel on a pu parfois reprocher, dans le passé, un discours populiste et un goût prononcé pour la gestion de grasses fondations révolutionnaires, s'est révélé, à 72 ans, comme le représentant le plus courageux et combatif de la nouvelle opposition populaire.
Homme du sérail, lui aussi (il a été président du Parlement de 2000 à 2004), il avait mis en cause l'ingérence des miliciens islamistes à la présidentielle de 2005, gagnée par M. Ahmadinejad, dont il n'a eu de cesse de critiquer les dérives en matières de sécurité et d'économie. Populaire auprès des étudiants et des féministes, il a, juste avant la présidentielle de juin 2009, signé une pétition avec le Prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi, pour demander l'arrêt des exécutions de criminels mineurs au moment des faits.
Le premier à dénoncer publiquement les tortures et les viols en prison des manifestants arrêtés, en dépit des pressions et des menaces, il a accumulé preuves et dossiers, obligeant le gouvernement à fermer un des centres de détention les plus arbitraires et sanglants, la prison de Kharizak. Il est, avec M. Moussavi, la cible de commandos de nervis à la solde des ultra-fondamentalistes. En début de semaine, sa voiture a été attaquée alors qu'il était à l'intérieur. En une autre occasion, des miliciens ont fait voler son turban. Son journal, Etemad-e Melli, a été fermé il y a quelques mois et, à présent, une procédure judiciaire est ouverte contre lui. Sa réponse à tout cela : "Je ne me tairai que mort."
Khatami, le symbole
L'ex-président
de la République (1997-2005), réformateur, bien qu'apparaissant rarement en première ligne, a joué les deus ex machina de la contestation des derniers mois, faisant jouer ses réseaux et son aréopage de technocrates pour aider les candidats réformateurs. Fin lettré, ce religieux affable et habile tacticien né près de Yazd, en 1943, et qui a étudié dans les écoles coraniques de Qom, la ville sainte, avant de devenir ministre de la culture et de l'orientation islamique, a représenté une certaine ouverture au sein de la République islamique.
Sa présidence a été marquée par un regain de liberté dans la société, la presse et l'édition, et une meilleure image de l'Iran à l'extérieur. Même si les étudiants, durement réprimés pour s'être révoltés en 1999, lui ont reproché de les avoir "lâchés", tandis que certains le critiquent pour n'avoir pas eu la force de faire évoluer les institutions et de redresser l'économie. A l'extérieur, son engagement pour le dialogue des civilisations et une suspension temporaire de l'enrichissement d'uranium lui ont ouvert des portes.
Elu contre la volonté du guide Khamenei, en 1997, il est vite devenu sa "bête noire". M. Khatami avait même annoncé, en février 2009, sa candidature à la présidentielle de juin, mais son entourage a estimé que les risques étaient trop grands, et il s'est désisté pour M. Moussavi. Les menaces contre lui étaient explicites. Ainsi, le journal officiel Kayhan, dont le directeur est directement désigné par le guide, a-t-il publié, en février, un éditorial conseillant à Mohammad Khatami de"penser au sort de Benazir Bhutto au Pakistan", assassinée en campagne électorale en 2007.
Même si son nom est moins vilipendé que ceux de MM. Moussavi et Karoubi, M. Khatami est la cible principale du pouvoir fondamentaliste en pleine radicalisation qui veut, à travers lui, abattre le symbole du réformisme. Des voix, parmi les religieux extrémistes et les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique, ont réclamé son jugement et son exécution avec ses "complices", Moussavi et Karoubi.
Rafsandjani, un appui au cœur du régime
Hachemi Rafsandjani, 76 ans,
ex-président de la République (1989-1997), ex-ministre de l'intérieur, ex-président du Parlement, est le Janus par excellence d'une révolution islamique à laquelle son pragmatisme, son clientélisme bien rodé et son art consommé de la volte-face politique "raisonnée" ont permis de survivre. Tous les autres fils ou presque de la révolution se sont entre-dévorés.
Passé par les séminaires religieux de Qom –il fit aussi de juteuses affaires immobilières dans la ville sainte–, l'hodjatoleslam Rafsandjani a été, dès les années 1960, un adepte de l'ayatollah Khomeiny. Il a tenté de libéraliser l'économie pour remettre le pays sur pieds après la guerre avec l'Irak (1980-1988). C'est lui qui favorisa l'arrivée au pouvoir du guide actuel, Ali Khamenei, à la mort de Khomeiny, en 1989, de façon à évincer le dauphin désigné, l'ayatollah Montazeri (mort en décembre 2009).
Mais entre le nouveau guide et son encombrant mentor, la rivalité s'est vite installée, s'exacerbant lors de l'élection de juin 2009, lorsque M. Ahmadinejad, "poulain" du guide, dénonça avec violence, à la télévision, les anciens dirigeants "corrompus" qui avaient "tenté de vendre le pays à l'Occident". M. Rafsandjani, dont la réputation voyante d'affairiste est devenue un handicap, et ses ouvertures vers l'étranger, pour sortir l'Iran de l'isolement, un sujet de critique des fondamentalistes, était le premier visé. Le ranger aujourd'hui dans la catégorie des "opposants" inconditionnels serait excessif, surtout qu'en théorie, il reste un pilier du pouvoir : il préside deux rouages essentiels, le Conseil du discernement et l'Assemblée des experts.
Toutefois conscient de ce que le guide veut, à la faveur de l'épuration en cours, en finir avec lui, M. Rafsandjani, déjà proche des réformateurs, leur a offert un appui tactique. Il se bat aussi pour la survie du régime, menacé, à ses yeux, par les dérives autoritaires actuelles, en prêchant l'unité.
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Le régime iranien menacé de l'intérieur
Le régime iranien est "menacé" par des "gens très déterminés" estime, lundi 4 janvier, Bernard Kouchner. Les autorités iraniennes n'ont pas réussi à mettre fin au mouvement de protestation qui a suivi la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, malgré un durcissement et la mort de huit personnes en marge de manifestations le 27 décembre.
Prié de dire s'il souhaitait la chute du régime iranien, il a répondu : "Ce n'est pas à moi de la souhaiter ou pas. Nous, nous continuons à parler avec les Iraniens", a observé le ministre français des affaires étrangères, sur RTL."Le devenir du régime iranien n'est pas une affaire internationale mais une affaire interne. Nous voyons tous qu'il est menacé par des gens très déterminés, certains très religieux, par la hiérarchie chiite elle-même."
"Oui, le régime est menacé par une contestation interne dont je ne sais pas sur quoi elle débouchera", a-t-il insisté, en notant une "contestation à l'intérieur du clergé" : "Il y a une énorme majorité, si je comprends bien, de chiites de rang extrêmement élevé, (...) qui ne sont pas en accord avec ce régime, qui contestent sa valeur religieuse elle-même".
"La répression est énorme. Nous devons condamner celle-là en particulier qui fait que des manifestants désarmés se voient exposés aux balles, à l'arrestation, aux condamnations très sévères, dont les condamnations à mort", a ajouté le ministre français. Le chef de file de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi, a déclaré vendredi que la répression ne briserait pas les manifestations antigouvernementales et qu'il n'avait pas peur de mourir pour son combat en faveur des réformes.
L'ombre de Carla Bruni-Sarkozy plane sur une nomination à la Culture
Carla Bruni a-t-elle inspiré la nomination de François Baudot comme inspecteur général de l'administration des affaires culturelles (IGAC) ? L'affaire agite les hauts fonctionnaires de la Rue de Valois qui, depuis quelques semaines, pestent contre ce coup de pouce, à leurs yeux injuste.
François Baudot est, en effet, le parrain d'Aurélien, fils de Carla Bruni. Sa nomination au tour extérieur est une prérogative de l'exécutif. Autrement dit, il n'a pas besoin de passer les con
cours administratifs. Âgé de 60 ans, cet ancien journaliste (au magazine Elle ), touche-à-tout des nuits parisiennes, auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de la mode ou des arts décoratifs, trouve ici un poste tranquille pour faire la soudure avant sa retraite... La rémunération d'un IGAC en début de carrière est de l'ordre 5.000 euros mensuels, primes comprises. Il n'aura pas le temps de progresser.
Le 9 décembre, dans une note que Le Point s'est procurée, Serge Lasvignes, secrétaire général du gouvernement, informe le directeur général de l'administration et de la fonction publique du fait que le président de la République et le Premier ministre "se proposent de nommer M. François Baudot inspecteur général des affaires culturelles au tour extérieur". Il y joint le CV de l'intéressé et demande à son interlocuteur de saisir la commission ad hoc chargée d'émettre un avis.
Avis négatif de la commission
Or, le 15 décembre, la commission chargée d'apprécier l'aptitude de François Baudot à exercer les fonctions d'inspecteur général a émis un avis (unanimement) négatif ! Cette éminente commission était présidée par Hubert Blanc (conseiller d'État), lequel était entouré de Sophie Moati (conseillère maître à la Cour des comptes), Patrick Olivier (chef du service de l'Inspection générale de l'administration des affaires culturelles) et deux inspecteurs généraux (Michel Berthod et Jean-Sébastien Dupuit). Frédéric Mitterrand n'est pas lié par cet avis négatif et encore moins Nicolas Sarkozy et François Fillon. Néanmoins, sur le coup, la nomination - qui devait être officialisée le 16 décembre - est retirée de l'ordre du jour du Conseil des ministres, pour y être inscrite, plus discrètement, à la veille des fêtes...
Frédéric Mitterrand ne peut pas refuser grand-chose à Carla Bruni. Il doit d'avoir obtenu la direction de la Villa Médicis aux relations communes qu'il possède avec la première dame. Mais son ministère grince des dents... En effet, depuis l'application de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, Frédéric Mitterrand mène une politique de rigueur qui bouscule sa haute administration et les agents du ministère et des musées... Or la nomination de François Baudot est la quatrième à l'IGAC cette année pour deux départs à la retraite, soit l'inverse de la règle prônée par Bercy. Ce qui vaut pour les simples agents ne vaut donc pas pour les nominations décrétées par le gouvernement... La CGT est à l'affût de ce genre de faux pas.
Un livre sulfureux
Le CV de François Baudot n'est pourtant pas honteux : diplômé des Beaux-Arts de Paris et de l'école Camondo, il fut architecte d'intérieur entre 1975 et 1980. Il occupe ensuite les fonctions de commissaire adjoint de l'exposition "Arts et Industries au Musée national des monuments français", etc. Alors, pourquoi cet avis négatif ? En fait, selon nos informations, la commission a été effarouchée par l'autre parcours de François Baudot, celui qu'il a livré lui-même, l'été dernier, dans un livre-confession, L'Art d'être pauvre , paru chez Grasset et dans lequel il remercie Carla Bruni-Sarkozy.
Dans un style voisin de celui de Frédéric Mitterrand - la mélancolie et le remord en moins -, Baudot y narre sa jeunesse dissolue, son aventure au sein du Palace, la boîte de nuit branchée des années 1980, et diverses expériences intimes. Ce livre licencieux circule depuis deux mois dans les allées du pouvoir, où l'on s'attendait à un recasage de François Baudot soit au Palais de la découverte soit ailleurs...
DE QUOI ELLE SE MÊLE L'ITALIENNE ?
ELLE ME FAIT MAL COMMENCER L'ANNÉE CETTE IDIOTE !!
mardi 29 décembre 2009
Le Parlement arabe appelle les Suisses à reconsidérer l'interdiction des minarets
Le Parlement arabe, un organe de la Ligue arabe, a appelé mardi 29 décembre "le peuple suisse à reconsidérer sa décision erronée" interdisant les minarets estimant qu'elle risque "d'attiser le racisme en Europe". Cette décision "traduit les sentiments de haine et d'animosité envers l'islam et les musulmans qu'éprouvent les groupes de la droite extrémiste et raciste en Europe", ajoute le Parlement dans une décision adoptée au terme d'une réunion de trois jours au Caire.
"Nous souhaitons que le peuple suisse reconsidère sa décision erronée qui risque d'attiser le racisme en Europe (...) alors que nous avons besoin en ce moment de développer la coopération et le dialogue constructif entre les croyants de toutes les religions", ont affirmé les parlementaires arabes.
IL FAUT BOUTER L'ISLAM HORS D'EUROPE !!
Ahmadinejad dénonce un "scénario écrit par les sionistes et les Américains"
Alors que les partisans du régime défilent dans les rues de Téhéran, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a accusé mardi 29 décembre les manifestants qui ont protesté dimanche à Téhéran de répondre à "un scénario écrit par les sionistes et les
Américains". "C'est un spectacle qui fait vomir, mais aussi bien ceux qui l'ont planifié que ceux qui y ont participé se trompent", a ajouté le président qui s'exprimait pour la première fois sur ces manifestations.
Pendant ce temps, selon la télévision nationale, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour clamer leur soutien aux dirigeants. "Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour notre Guide suprême !" scandaient-ils. Le compte rendu des manifestations ayant été interdit à la presse étrangère, l'ampleur des rassemblements n'a pu être vérifiée.
Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la révolution avaient accusé la presse étrangère de mener une guerre psychologique pour tenter de renverser la république islamique. "Essayer de renverser le système ne mènera nulle part. Les artisans de l'agitation paieront bientôt le prix de leur insolence. (...) L'opposition, qui œuvre main dans la main avec la presse étrangère, est soutenue par les ennemis de l'étranger", écrit ce corps d'élite de l'armée dans un communiqué.
CONVOQUER LES CHEFS DE L'OPPOSITION DEVANT LA JUSTICE
Plusieurs responsables proches du pouvoir avaient appelé lundi à des mesures contre les dirigeants de l'opposition, exigeant notamment de les convoquer devant la justice. L'ayatollah conservateur Ahmad Khatami, imam de la prière du vendredi à Téhéran, avait lui aussi appelé la justice à cesser de "faire preuve de tolérance à l'égard des chefs de la conspiration", une appellation visant implicitement les leaders de l'opposition, notamment Mir Hossein Moussavi.
Plus nuancé, le président du Parlement, Ali Larijani, a estimé qu'il fallait distinguer l'opposition réformatrice au sein du régime et les "contre-révolutionnaires" qui ont manifesté dimanche. "Le Parlement veut que les services de renseignement et les autorités judiciaires arrêtent les gens qui insultent la religion et leur imposent la peine maximale, particulièrement pour ceux qui ont vandalisé des biens publics", a-t-il affirmé. Evoquant "la gauche au sein du régime", il a dit attendre que "ces messieurs qui se sont plaints de l'élection (ayant abouti à la réélection du président Ahmadinejad) se séparent de ce mouvement pernicieux, et non qu'ils se manifestent par de nouvelles déclarations alourdissant l'atmosphère".
"Les commentaires des responsables américains, britanniques et israéliens sur les incidents anti-religieux d'Achoura sont répugnants", a ajouté Ali Larijani. "La déclaration du président américain en faveur de ce groupe (des manifestants) montre un retour au passé" de l'ère du président George Bush, a-t-il ajouté. "De telles déclarations ne peuvent que pousser le régime islamique à agir plus fermement", a-t-il conclu.
Frank Sinatra, l'indémodable grand style
Plusieurs enregistrements du crooner du Rat Pack sont réédités, notamment en concert.
Christmas with Sinatra and Friends («Noël avec Sinatra et ses amis») fait partie des onze albums du crooner qui viennent d'être réédités. Frank Sinatra a souvent sacrifié à cette tradition très américaine de l'album de Noël. Sur celui-ci, il partage l'affiche avec Mel Tormé,
Tony Bennett ou Rosemary Clooney. Même lorsqu'il interprète des chants de Noël, la magie de ce chanteur - un des plus importants du siècle dernier - opère à plein. Décédé en 1998 à l'âge de 82 ans, Sinatra aura régné en maître pendant la cinquantaine d'années qu'aura duré sa carrière. Petite frappe du New Jersey, il aura réussi à s'imposer comme une des personnalités les plus en vue de la musique américaine.
Sans anniversaire particulier, «Ol'Blue Eyes» revient aujourd'hui sous les feux de l'actualité. Depuis le mois dernier est orchestrée une belle campagne de rééditions de son catalogue des décennies 1960 et 1970. Après avoir enregistré successivement pour les labels Columbia et Capitol, la star fonda son propre label, Reprise, au début des années 1960. La marque fut ensuite absorbée par le conglomérat Warner, s'ouvrant progressivement à d'autres artistes (leur première signature rock d'importance fut Neil Young, qui continue d'enregistrer sous la bannière).
Fidèle au jazz
C'est désormais la multinationale Universal qui exploite les albums gravés par Sinatra à compter de 1961. Après avoir produit des chefs-d'œuvre comme Come Fly With Me et Frank Sinatra Sings For Only The Lonely chez Capitol, Sinatra inaugura son cycle Reprise avec Ring-a-Ding Ding !, qui bénéficie des arrangements de l'immense Johnny Mandel, qui céda la place à Billy May pour le suivant, Swing Along With Me. Dans ces années-là, Sinatra collabore tous azimuts : avec Count Basie pour un album studio de toute beauté (Sinatra-Basie) et un live entré dans la légende. Avec un orchestre dirigé par Quincy Jones sur des arrangements de lui-même, Sinatra at the Sands est devenu un classique du chanteur dès sa sortie en 1966, témoignant à quel point il est demeuré fidèle au jazz. Sur Sinatra & Company, on trouve des traces de sa complicité avec les Brésiliens Antonio Carlos Jobim et Eumir Deodato. Bien souvent, c'est sur les albums en public que le frisson est le plus conséquent.
En quatre CD et un DVD, le coffret New York (Warner) montre l'attachement qui a lié l'artiste à sa ville d'adoption pendant toute sa carrière. Contenant des enregistrements de 1955, 1974, 1980 et 1984, cette belle somme illustre la passion avec laquelle le chanteur se jetait dans chacun de ses récitals.
Il y a quelques années, Paul Anka nous racontait que Sinatra lui avait demandé une chanson qui lui permettrait de faire ses adieux, alors qu'il n'était âgé que de 52 ans. Après avoir entendu Comme d'habitude de Claude François à la radio, le Canadien avait proposé son adaptation à Sinatra : My Way, qu'il enregistra en 1968. Fort heureusement, l'album éponyme ne signifia pas le bout de la route pour le chanteur. Inédit jusqu'à présent, le Live at the Meadowlands de 1986 prouve qu'à 70 ans, Sinatra continuait d'être un perfomer d'un flamboiement total, en dépit d'une voix moins impressionnante que par le passé.
Cette campagne de rééditions, qui se poursuivra en 2010 avec de nouvelles références, constitue une nouvelle aussi importante pour la musique que la récente remastérisation du catalogue des Beatles.
Les Français pourront danser jusqu'au petit matin
Les discothèques pourront être ouvertes dorénavant jusqu'à 7 heures du matin partout sur le territoire français, selon un décret publié dimanche 27 décembre au Journal officiel, une uniformisation saluée lundi par les professionnels.
"L'heure limite de fermeture des débits de boissons ayant pour objet principal l'exploitation d'une piste de danse est fixée à 7 heures du matin", selon l'article 15 de la loi de développement et de modernisation des services touristiques. Le texte instaure également une heure et demie dite "blanche". Ainsi, les établissements qui ferment à 7 heures ne pourront plus servir d'alcool à partir de 5 h 30.
Jusqu'à présent, l'heure limite de fermeture variait d'un département à l'autre avec des écarts parfois importants. L'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH, principal syndicat du secteur) estime que cette uniformisation "permet d'instaurer sur l'ensemble du territoire, un régime de droit pour les professionnels". De son côté, le Synhorcat, deuxième syndicat de la profession, parle de "grande victoire" car la mesure "va permettre de limiter sur l'ensemble du territoire les risques d'accident liés à l'alcoolémie".
"Cette uniformisation va permettre d'éviter le nomadisme sur tout le territoire, quand les jeunes prenaient leurs voitures pour aller d'un établissement à l'autre en fonction des horaires d'ouverture", explique Didier Chenet, président du Synhorcat. Pour lui, il s'agit aussi de "redynamiser des villes comme Paris ou d'autres villes touristiques françaises qui passaient pour des bonnets de nuit en comparaison avec Berlin, Londres ou Barcelone".
Les Etats-Unis s'opposent aux constructions israéliennes à Jérusalem-Est
Les Etats-Unis "s'opposent à de nouvelles constructions israéliennes" dans la partie orientale de Jérusalem occupée et annexée, a indiqué lundi 28 décembre la
Maison Blanche, en rappelant que le statut permanent de la ville doit être négocié avec les Palestiniens.
Le ministère de l'habitat israélien a lancé des appels d'offres portant en tout sur 692 logements qui doivent être construits notamment à Névé-Yaacov, Pisgat-Zeev et Har-Homa, à Jérusalem-Est. Quelque 200 000 Israéliens vivent dans ces quartiers, aux côtés de 270 000 Palestiniens. Ces appels d'offres ont été dénoncés lundi par l'Autorité palestinienne.
"Aucune des deux parties ne devrait prendre de mesures qui pourraient unilatéralement devancer ou sembler devancer les négociations", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, dans un communiqué. "Nous pensons que par des négociations de bonne foi, les parties peuvent se mettre d'accord sur un résultat qui comblera les aspirations de tous pour Jérusalem, et protégera son statut pour les habitants du monde entier".
MORATOIRE PARTIEL
Plus tôt lundi, l'Union européenne avait déjà déploré la décision "illégale" des autorités israéliennes de lancer des appels d'offres pour la construction de ces logements. Une telle décision "ne crée pas un climat propice à la reprise de négociations" sur le statut de Jérusalem, appelée à devenir la capitale de deux Etats, avait-elle averti.
Sous la pression des Etats-Unis, le cabinet de droite de Benyamin Nétanyahou a approuvé un moratoire de dix mois sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, où sont installés 300 000 Israéliens. Ce moratoire vise à encourager le président palestinien Mahmoud Abbas à reprendre des négociations de paix, suspendues depuis l'offensive militaire d'Israël contre Gaza il y a un an. Ce moratoire ne concerne toutefois ni Jérusalem-Est, ni 3 000 logements déjà en chantier en Cisjordanie, ni la construction d'édifices publics (synagogues, écoles, hôpitaux, bains rituels).
lundi 28 décembre 2009
Pouvoir et opposition se radicalisent en Iran
Retransmises souvent par téléphone portable sur Internet
, les images qui ont fait le tour du monde, dimanche 27 décembre, témoignent de la violence de la répression et de la détermination des manifestants qui, en Iran, ont transformé la traditionnelle commémoration religieuse du deuil chiite de l'Achoura en une journée d'affrontements d'une rare ampleur.
On y voit des dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Téhéran et de la plupart des grandes villes iraniennes: Chiraz, Ispahan, Qasvin, Tabriz et même Qom, la ville sainte. Des vidéos montrent en direct des heurts sanglants entre la foule et les forces de l'ordre et les miliciens bassidjis, assistés parfois d'hélicoptères ; des motos et des voitures en feu. Toutes évoquent des morts. Les premiers depuis les grandes manifestations qui avaient suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin, et qui s'étaient soldées par une soixantaine de victimes et 4000 arrestations, selon l'opposition.
Cette fois, la police admet cinq morts "accidentelles" et l'arrestation de 300 "hooligans". Les manifestants portent ce bilan à huit ou dix morts, certains par balles, dont trois au moins à Tabriz.
Parmi les victimes figure Ali Moussavi, le neveu de Mir Hossein Moussavi. L'ex-premier ministre, candidat malheureux des réformateurs à la présidentielle de juin, a dénoncé une "fraude massive" et lancé la contestation. Six mois après ce scrutin, en dépit d'une répression sévère, le mouvement perdure.
Ali Moussavi, rapportent des sites réformateurs, dont Jaras, citant entre autres le cinéaste Mohsen Makhmalbaf, proche de la famille, a été tué délibérément. Une voiture le suivait avec cinq hommes à bord, lorsqu'il est sorti de chez lui. L'un d'eux est descendu et a tiré sur M.Moussavi. Selon les mêmes sites, son corps aurait été transporté et gardé à la morgue, la famille priée de rester discrète.
Un assassinat ciblé, sorte d'avertissement au leader de la contestation ? L'information est difficile à confirmer, mais d'autres agressions "ciblées" auraient eu lieu dimanche. A Ispahan, le frère de l'ancien ministre de l'intérieur réformateur, Abdullah Nouri, aurait été frappé devant ses enfants par des miliciens qui l'avaient publiquement menacé auparavant.
De plus, en marge des "hooligans" interpellés, d'autres personnalités critiques du gouvernement ont été emmenées en prison. C'est le cas d'Ibrahim Yazdi, le vieux leader du Mouvement de libération de l'Iran (un parti nationaliste toléré par intermittence), arrêté chez lui à 3 heures du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ou encore de Mehdi Arabshahi, le secrétaire de la plus importante organisation d'étudiants, Tahkim Vardat (Consolidation de l'unité), arrêté à Téhéran. De même que les trois plus proches collaborateurs de M. Moussavi.
Enfin, le couvre-feu a été instauré à Najafabad, la ville natale du grand ayatollah dissident Montazeri, figure de proue de la contestation religieuse, dont l'enterrement sous haute surveillance a suscité des manifestations contre le régime la semaine dernière.
Face à ce qui peut sembler une nouvelle aggravation de la répression, des voix se sont élevées pour prévenir une trop grande radicalisation du mouvement contestataire. Dans un appel très remarqué, lundi, Ezatollah Sahabi, le dirigeant d'un groupe de religieux nationalistes, lance un appel à la "modération" pour ne pas faire le jeu du régime : "Attention à ne pas vous précipiter vers la violence. Ils sont prêts, écrit-il en substance, à tuer un million de personnes s'il le faut."
Pourtant, de l'avis de tous les témoins que nous avons pu joindre par téléphone, ce qui ressort des affrontements de dimanche, c'est précisément la radicalisation des manifestants. Leurs slogans très durs visaient non plus M.Ahmadinejad, mais le Guide suprême Ali Khamenei ("Moharram, c'est le mois du sang versé, le guide Khamenei sera renversé").
Le guide était également comparé au calife honni Yazid, responsable de la mort de l'imam Hossein à la bataille de Kerbala, que commémore le deuil de l'Achoura. Une "première".
De plus, dans la rue, sans être vraiment armés, de nombreux manifestants ont érigé des barricades dans certaines avenues de Téhéran, jeté des pierres sur les forces de l'ordre ou encore incendié les motos des voltigeurs bassidji, fer de lance de la répression lors des émeutes dans les rues.
Posté sur l'avenue Azadi (Liberté), au centre de la capitale, Reza, un jeune diplômé iranien, nous a fait part de ses craintes au téléphone : "Il y avait un monde incroyable, je crois que les bassidji ont eu peur cette fois.
Les rôles étaient inversés, ça les rendait fous de rage. Avec leurs matraques, ils ont tabassé des femmes et même des vieux. Nous étions révoltés de voir ça. Certains leur ont répondu de façon violente eux aussi, car normalement le jour de l'Achoura, c'est un jour de communion dans le deuil des chiites, un jour d'affliction et de paix sacrée. De voir qu'ils ne respectaient rien, beaucoup de gens qu'on ne voyait pas manifester jusque-là sont venus, outrés. Des gens modestes, mais religieux. Je crois que le mouvement est à présent vraiment populaire."
Et il ajoutait, inquiet : "Mais il faut résister: si on perd le calme et l'équilibre, c'est mauvais. Pour exister, nous devons parier sur la durée et la légalité." Les autorités en place ont, il est vrai, commis des erreurs, de l'avis des analystes iraniens. La première a sans doute été, nous a expliqué l'un d'eux au téléphone, "de n'avoir pas respecté le deuil lors de la mort de l'ayatollah Montazeri. Ses partisans ont été harcelés, ceux qui lui rendaient hommage empêchés parfois de le faire. En cela, le pouvoir a perdu sa “crédibilité” religieuse et populaire".
La seconde erreur, expliquait-il encore, a été, samedi, d'empêcher l'ancien président de la République réformateur, Mohammad Khatami, de prononcer un discours. "M. Khatami avait choisi de s'exprimer à Jamaran, au nord de Téhéran, là où avait vécu l'ayatollah Khomeyni. Un lieu hautement symbolique en ces temps troublés où gouvernement et opposition se disputent l'héritage du fondateur de la République islamique. Mais la police n'a rien respecté. Des gens venus écouter le discours ont été enfermés de force dans la mosquée, les autres priés de se disperser. Cette bataille symbolique aussi a été perdue pour le pouvoir. Certains manifestants criaient “Khomeyni, si tu vivais, tu serais avec nous!”…"
Faut-il s'attendre à un nouveau renforcement de la répression ? "Le cycle manifestation-répression est désormais enclenché. Le gouvernement devra jouer serré dans les prochaines semaines s'il ne veut pas contribuer à faire grandir la contestation, concluait l'analyste. Après le mois de deuil de Moharram vient celui de Safar. Entre-temps, il y a tous les quarante jours la célébration des deuils récents, dont celui de M. Montazeri. D'autres troubles en perspective…"
Marie-Claude Decamps
dimanche 27 décembre 2009
Lettre de Roman Polanski à Bernard-Henri Lévy
[Roman Polanski vient d’adresser cette lettre à Bernard-Henri Lévy et, par son intermédiaire, à tous ceux qui l’ont soutenu, depuis des mois, dans l’épreuve qu’il a traversée et qu’il traverse encore. À la demande de Roman Polanski, nous la mettons aussitôt en ligne.]
C’est vrai, ce que vous avez dit, cher Bernard Henri Lévy, lors de vos interventions dans la presse suisse – je suis moi-même bouleversé par le nombre de témoignages de sympathie et de soutien que j’ai reçus dans la prison de Winterthur et que je continue à recevoir ici, dans ce chalet de Gstaad où je passe les fêtes avec mon épouse et mes enfants.
Il y a là des messages de voisins et d’autres qui viennent de gens de toute la Suisse, et, au-delà de la Suisse, du monde entier. J’aimerais pouvoir, à chacun, dire le bien que cela fait, quand on est enfermé dans une cellule, d’entendre, chaque matin, en recevant le courrier, ce murmure de la voix humaine et de la solidarité. Chacun de leurs mots on été, pour moi, dans les moments les plus sombres, et sont toujours dans ma situation actuelle, pleins de réconfort et de raisons d’espérer.
J’aimerais pouvoir leur répondre à tous. Mais c’est impossible, il y en a trop. Avez-vous une idée de la façon dont je pourrais le faire? Peut être votre revue, La Règle du Jeu, qui m’a soutenu dès le premier jour? Peut-être diffuser ces quelques lignes que je vous adresse? Je ne sais pas. Je vous laisse faire.
Joyeuses fêtes de fin d’année à vous, aux vôtres – et, à travers vous, à tous ces amis anonymes que je découvre jour après jour et qui m’ont tant aidé.
L'offensive des banques en ligne
Surfant sur l'appétit des Français pour lnternet, Fortuneo et BforBank ont lancé récemment deux offres. Des initiatives qui secouent la concurrence au profit des consommateurs.
Les banques en ligne avaient tenté une première incursion dans le paysage français au début des années 2000 avec un succès mitigé. Depuis, le temps a passé, les Français se sont équipés en ordinateurs
et en connexions Internet à haut débit et ont appris à faire confiance aux transactions en ligne. Le marché est mûr et les acteurs qui veulent prendre une part de ce nouveau «gâteau» ne manquent pas.
Coup sur coup, ces derniers mois, deux nouveaux acteurs sont apparus. L'un, BforBank, lancé par le Crédit agricole, joue la carte des services haut de gamme. Il ne s'agit d'ailleurs pas à proprement parler d'une banque puisqu'il n'y a ni compte courant, ni carte. L'établissement, dirigé par André Coisne, qui avait installé avec succès ING Direct et son fameux livret orange en France, s'intéresse à l'épargne et seulement à celle-ci. «Notre cible, ce sont tous les Français qui ont une épargne d'au moins 50.000 euros, cela représente 3,5 millions de ménages», explique André Coisne, qui espère séduire 30.000 à 40.000 clients par an et se dit très satisfait des résultats depuis le lancement le 8 octobre dernier. Conscient qu'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, il utilise comme produit d'appel un livret d'épargne à 5% (avant impôts). Un taux qui frappe face au 1,25% du livret A. Il assure aujourd'hui que BforBank veut faire de la gestion privée et rien que de la gestion privée. Mais après tout, ING et Boursorama à leurs débuts étaient eux aussi positionnés, au départ, uniquement sur l'épargne...
Slogan choc
À l'autre extrémité du spectre de ceux qui s'intéressent à l'argent des ménages sur la Toile, Fortuneo, lui, est le bras armé sur Internet du Crédit mutuel Arkea. L'établissement a démarré dans le courtage en ligne avant de se transformer en banque. La première étape consiste pour lui à convaincre une bonne partie des clients actuels à utiliser les nouveaux services bancaires en ligne. Et pour cela, il joue clairement la carte des prix avec un slogan choc «arrêter de banquer». «En 2015, la France devrait compter 33 millions d'internautes majeurs actifs, 10 à 20% pourraient être des clients des banques en ligne», estime Pascal Donnais, le président du directoire.
Cette nouvelle concurrence est une bonne nouvelle pour les Français. Elle réveille le marché. Boursorama Bank a par exemple revu certains tarifs après l'arrivée de Fortuneo. Le vrai défi pour les banques en ligne ne consiste pas à conquérir des clients, mais bien à les garder. Car les internautes sont par nature volages.
samedi 26 décembre 2009
Dmitri Medvedev joue les réformistes
Russie. Sur la justice, la police et la prison, le Président s’est démarqué vendredi des positions de Vladimir Poutine. Du moins en apparence.
Il s’élève contre la «justice Basmanny», du nom du tribunal qui a condamné le magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski à 8 ans de prison, il demande à «mettre de l’ordre» dans ces mêmes prisons et «considère avec respect» la position «hors-système» de l’opposant Garry Kasparov… Faisan
t vendredi le bilan de l’année à la télévision russe, le président Dmitri Medvedev a de nouveau fait une série de déclarations pas vraiment en harmonie avec celles de Vladimir Poutine, au début du mois, dans sa propre allocution télévisée.
Jeu de rôles. Si, pour Poutine, le dossier Ioukos est bouclé, avec «cinq assassinats prouvés», Medvedev a qualifié la «justice Basmanny» de «mal contre lequel il faut lutter», et il a souligné que les «décisions injustes doivent être annulées». Lundi, la Cour suprême fédérale russe a rendu un arrêt jugeant illégale l’arrestation en 2003 de Platon Lebedev, l’associé et coaccusé de Khodorkovski. Le Président n’a pas directement fait allusion à l’affaire, mais ce terme de «justice Basmanny» est explicite. Il avait été forgé avant la condamnation de l’ex-patron de Ioukos : le tribunal Basmanny, à Moscou, est connu pour délivrer en un temps record des mandats d’arrêt que les enquêteurs du parquet général, basés à proximité, peuvent récupérer rapidement. C’est dans ce tribunal que nombre d’affaires d’Etat, dont celle de Khodorkovski, ont été jugées.
Selon Nikolaï Petrov, analyste politique au centre Carnegie de Moscou, ce n’est qu’un rebondissement de plus dans le jeu de rôles Poutine-Medvedev, «Medvedev ayant la tâche de redorer le blason de la Russie» en maintenant l’illusion d’une libéralisation. «Il n’y a rien de significatif dans la décision de la Cour suprême, qui est juste une application du jugement de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle ne changera rien au sort de Lebedev, qui est actuellement de nouveau en procès. Mais elle laisse entrevoir peut-être un deuxième verdict plus souple», estime le politologue.
Renvoi. Ces derniers temps, justice et police russes sont sous les feux de l’actualité, après la mort en prison de l’avocat d’affaires Sergueï Magnitski et le scandale lié à la publication sur Internet par des policiers de vidéos dénonçant la corruption et la criminalisation du système judiciaire. Or ce sont les seuls secteurs, avec celui de la modernisation de l’économie, où le président russe possède une réelle autonomie, affirme Nikolaï Petrov. Medvedev a d’ailleurs signé un oukase visant à «perfectionner» le ministère de l’Intérieur. Il prévoit notamment le renvoi de 20% de son effectif hypertrophié, soit 250 000 policiers ; une «parodie de réforme» selon Nikolaï Petrov, «sans logique ni précision, et qui en somme demande au gouvernement de réfléchir à une réforme».
Seul changement réel, selon l’analyste, la réforme du système pénitentiaire, en préparation depuis plusieurs mois, qui vise à améliorer les conditions de détention en prison - un autre problème majeur du système judiciaire russe.
Nouvelle manifestation anti-Ahmadinejad à Téhéran
Des centaines de personnes ont tenté de se rassembler dans le centre de la capitale iranienne pour fustiger le «dictateur» Mahmoud Ahmadinejad. Elles ont été dispersées par d'importantes forces de police.
L'opposition iranienne ne désarme pas. Quelques jours après les protestations en marge des funérailles de l'ayatollah Montazeri, des manifestants ont défilé dans le centre de Téhéran ce samedi matin, criant des slogans anti-Ahmadinejad.
Le police a dispersé à coup de matraque plusieurs centaines de personnes qui tentaient de se rassembler place Enghelab, au coeur de la capitale, et a procédé à plusieurs arrestations, selon un correspondant de l'AFP.
Les manifestants criaient notamment «mort au dictateur», surnom donné par les manifestants anti-gouvernementaux au président Mahmoud Ahmadinejad depuis sa réélection contestée en juin et la répression sévère des manifestations qui ont suivi le scrutin.
L'opposition avait appelé à manifester dans ce secteur à l'occasion des processions de Tassoua et Achoura, deux journées de deuil religieux propre à l'islam chiite durant lesquelles la population descend massivement dans les rues pour assister aux nombreux cortèges organisés.
Klaxons en signe de soutien
De nombreux automobilistes ont manifesté leur soutien en klaxonnant chaque fois que les forces de l'ordre, à pied ou en moto, s'en prenaient à des manifestants.
D'autres rassemblements de petits groupes d'opposants criant des slogans hostiles au président Ahmadinejad ont eu lieu à proximité de l'université de Téhéran, selon un autre correspondant de l'AFP. Au moins deux manifestants ont été arrêtés par la police qui essayait d'empêcher ces rassemblements, selon la même source.
En fin de matinée, le calme était revenu dans ce quartier, étroitement quadrillé par d'importantes forces de police.
Fin de la grève sur le RER A en vue
Reprise du trafic à la normale lundi...
Le trafic sur le RER
A sera revenu à la normale lundi, après la fin de la grève de conducteurs sur cette ligne, la plus longue qu'ait connue la RATP depuis 1995, selon les prévisions de trafic communiquées samedi par la direction de l'entreprise.
«Pour lundi, on va annoncer un trafic normal», a indiqué la direction de la RATP à l'AFP, précisant qu'il serait «quasi-normal» dimanche, comme il l'était déjà samedi. Le RER A transporte chaque jour 1 million de voyageurs.
>> Pour suivre l'état du trafic de la ligne A du RER, c'est par ici
Le combat continue
Selon la CGT, les conducteurs «reprennent le travail, mais ils vont continuer l'action sous d'autres formes. Les organisations syndicales vont se rencontrer en début d'année car la situation ne permet pas de reprendre le travail dans des conditions correctes», a précisé Joël Joseph (CGT). Une nouvelle assemblée générale (AG) de conducteurs a voté samedi la reprise du travail, a encore indiqué la CGT.
Grève, intempéries: combien cela va coûter aux sociétés de transports?
L'intersyndicale CGT-Unsa-Indépendants-FO-CFDT-Sud avait engagé une grève illimitée pour obtenir une prime de 120 à 150 euros, un «dû» selon elle lié à l'augmentation de l'offre de RER, début 2008, qui a dégradé les conditions de travail des quelque 550 conducteurs de la ligne.
La RATP avait mis sur la table, au bout de quelques jours, une prime de 80 euros, conditionnée à l'atteinte des objectifs de régularité sur la ligne. Mais les syndicats soulignent notamment que ces objectifs ne peuvent être atteints sans une augmentation des investissements et des effectifs.
Iran : l'étrange évasion d'une fille de Ben Laden
Une partie de la famille du fondateur d'al-Qaida serait détenue par Téhéran.
La fille d'Oussama Ben Laden embarrasse l'Iran. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères lui-même, Manoucher Mottaki, a dû l'admettre à la télévision nationale : il y a quelque temps, l'ambassade saoudienne à Téhéran lui a annoncé qu'Imane Ben Laden, 17 ans, fille du terroriste du
11 Septembre, s'était réfugiée dans ses locaux. «Elle pourra quitter l'Iran dès que l'on aura confirmé son identité», a déclaré le ministre. Ce qui ne semble pas faire de doute : «L'ambassade dit que c'était bien elle», a ajouté Mottaki, qui dit ne pas savoir «comment elle a pu pénétrer dans l'ambassade, ni même en Iran, pour commencer».
C'est la première fois qu'un officiel iranien confirme, certes du bout des lèvres, les certitudes des biographes de Ben Laden, selon qui, après le 11 Septembre, une partie de la famille du chef d'al-Qaida s'était réfugiée en Iran. Ils y seraient apparemment toujours. Détenus au secret dans un complexe surveillé par les autorités, tels des «masques de fer» modernes.
Imane Ben Laden a réussi il y a un mois à appeler au moins trois de ses demi-frères : Omar, qui vit au Qatar, Abdulrahmane et Abdallah, installés en Arabie saoudite, leur pays natal. Les récits faits par les trois hommes au Times de Londres, à la chaîne de télévision panarabe al-Jazira et au journal al-Sharq al-Awsat coïncident : Imane leur a affirmé avoir faussé compagnie à ses gardiens lors d'une des rares sorties autorisées pour faire du shopping. Tous les trois disent avoir conseillé à Imane de se rendre à l'ambassade saoudienne.
Prison secrète
La fugue de la jeune fille pourrait lever l'un des mystères entourant Oussama Ben Laden. Dans la prison secrète se trouveraient toujours, outre Oum Hamza, l'un des femmes du terroriste, six de ses enfants et onze de ses petits-enfants. «Je ne savais même pas s'ils étaient vivants», a déclaré Omar Ben Laden. Selon Imane, le groupe a quitté l'Afghanistan, alors repaire d'Oussama, juste avant les attentats du 11 Septembre. Ils auraient marché jusqu'à la frontière iranienne, où les autorités les auraient embarqués vers un complexe immobilier surveillé, où ils sont bien traités. Mais interdits de communication avec le reste du monde, l'Iran ne sachant pas trop quoi faire d'eux.
Bien des questions restent posées. D'après la jeune fille, deux des fils les plus âgés d'Oussama Ben Laden, Mohammed et Saad, se trouveraient au nombre des captifs. Des plages d'ombre subsistaient dans le destin de la famille du fondateur de la nébuleuse terroriste. Au fil des ans, la plupart des femmes et certains des quelque 23 enfants du terroriste l'avaient quitté, fatigués par leur vie d'errance, tel Abdallah, qui dirige une société de relations publiques en Arabie saoudite, ou Omar, aujourd'hui entrepreneur et marié à une Britannique.
Mais en 2001, nombre des fils et filles vivaient encore avec leur père en Afghanistan, partageant sa vie spartiate, et, selon Omar, parti en 2000, recevant une éducation limitée à l'apprentissage du Coran.
À l'approche du 11 septembre 2001, il a voulu les mettre à l'abri, raconte le journaliste américain Steve Coll, auteur d'un livre non traduit en français (The Bin Ladens, Oil, Money, Terrorism and the Secret Saudi World). «Les fils se sont divisés en deux camps», écrit Steve Coll. Une partie a décidé de rentrer en Arabie saoudite pour «mener la vie privilégiée du reste de la famille» propriétaire du plus grand groupe de BTP saoudien. Les autres «restèrent combattre avec lui» ou «se dévouèrent à sa cause depuis leur exil iranien, séparé et ambigu». La fuite solitaire d'Imane mettra peut-être fin à cette ambiguïté.
Diane de Poitiers, morte d'avoir voulu rester jeune
Les cheveux de
la maîtresse du roi Henri II contiennent de fortes concentrations d'or, un élixir de jouvence qu'elle buvait chaque matin au réveil.
C'est peut-être sa quête d'éternité qui a été fatale à Diane de Poitiers. Décédée en 1566 à l'âge de 66 ans, la maîtresse du roi de France Henri II s'est probablement empoisonnée avec l'or qu'elle prenait pour tenter de rester jeune et belle, révèlent des chercheurs français. Le Dr Philippe Charlier, du service de médecine légale de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, et ses collègues, qui ont analysé les cheveux et des résidus tissulaires de la favorite, publient leurs travaux dans le British Medical Journal.
Largement prescrit au XXe siècle par les médecins pour soulager la polyarthrite rhumatoïde, l'or a en fait été loué dès l'Antiquité pour de supposés pouvoirs régénérants. Au XVIe siècle, souligne Philippe Charlier, les solutions d'or buvable étaient bien connues à la cour de France. Alexandre de La Tourette dédia même son Bref discours des admirables vertus de l'or potable au roi Henri III. Aujourd'hui, des fabricants de cosmétiques incorporent des particules de ce métal précieux dans des crèmes à visée anti-âge. Et des médecins spécialisés en esthétique remaillent la peau avec des fils d'or pour combler les rides et améliorer le relâchement cutané.
Syndrome d'intoxication chronique
Diane de Poitiers voulait-elle préserver sa jeunesse et sa beauté pour l'amour d'Henri II - de vingt ans son cadet - ou pour continuer à pratiquer intensivement ses sports favoris (natation, chasse et équitation) ? Il semble désormais certain qu'elle a succombé aux mirages de l'or buvable, en avalant «quelques bouillons» tous les matins, comme le suggérait l'écrivain Brantôme. Celui-ci notait d'ailleurs qu'à la fin de sa vie, la duchesse de Valentinois était «aussi belle de face, aussi fraîche et aussi aimable comme en l'âge de trente ans». Encore fallait-il démontrer scientifiquement cette consommation chronique d'or. C'est ce qu'ont fait les chercheurs français en analysant une mèche des cheveux de Diane de Poitiers, conservée dans le château d'Anet (Eure-et-Loir) où elle résidait. Ils ont également étudié des résidus de décomposition de la favorite, qui avaient été identifiés en 2008 lors de fouilles archéologiques au cimetière d'Anet. D'après la tradition, ses restes momifiés avaient été enterrés en pleine terre par des révolutionnaires en 1795, après profanation de son cercueil.
Les examens toxicologiques ont retrouvé des concentrations en or très élevées, 500 fois la valeur moyenne de référence, dans les cheveux. Selon les auteurs, un tel taux peut correspondre sur le plan clinique à un syndrome d'intoxication chronique à l'or avec troubles digestifs (anorexie, nausées, vomissements, diarrhées), amincissement des cheveux, teint pâle (dû à une anémie), fragilité osseuse... Des cas mortels de ces intoxications ont été décrits dans la littérature. Diane de Poitiers présentait effectivement plusieurs de ces symptômes. Malgré d'intenses
activités en plein air, elle était décrite comme pâle. «Ses cheveux étaient fins et cassants, ses os étaient fragiles et elle était quasiment édentée», ajoute Philippe Charlier, qui précise qu'une contamination est peu probable. N'étant pas reine, la favorite ne portait pas de couronne en or, et il paraît peu plausible que ses cheveux et tissus aient pu être contaminés par d'autres bijoux. En outre, l'or n'est pas utilisé lors des embaumements.
Les travaux des chercheurs français permettent de tirer d'autres conclusions passionnantes pour l'histoire de la médecine. En 1565, Diane de Poitiers, sportive accomplie, avait été soignée par le célèbre chirurgien Ambroise Paré pour une fracture ouverte de la jambe suite à une chute de cheval. «L'examen des os, bien cicatrisés, sans périosite et quasiment sans perte de longueur montre qu'Ambroise Paré, pionnier dans la détersion des plaies, travaillait vraiment proprement», relève Philippe Charlier. Il lui semble vraisemblable que le père de la chirurgie moderne, précurseur aussi dans le domaine des prothèses dentaires amovibles, en ait fait bénéficier sa célèbre patiente. Cela expliquerait que cette adepte des mondanités ait pu continuer à recevoir jusqu'à la fin de sa vie, malgré une chute de presque toutes ses dents. Après avoir livré ses secrets, Diane de Poitiers devrait bientôt reposer à nouveau en paix.
Trois spéléos pris au piège
Le Spéléo secours français (SSF), en liaison avec pompiers et gendarmes, tentait vendredi de venir en aide aux trois spéléologues coincés à 700 mètres de profondeur, à Romy, dans les Pyrénées-Atlantiques. Pour l'heure, le plus gros risque qu'ils encourent reste le manque de nourriture.
Une dizaine de secourist
es sont venus en aide vendredi à trois spéléologues bloqués à 700 mètres de profondeur dans le gouffre de Romy, dans les Pyrénées-Atlantiques. Membres d'un club nordiste, les trois explorateurs ont été surpris jeudi par la montée des eaux due au redoux, qui a bloqué un siphon de profondeur qu'ils avaient franchi mardi. Quatre de leurs acolytes, qui se trouvaient en amont, ont pu remonter au bivouac installé à 450m de profondeur. Finalement, deux d'entre eux ont réussi à donner l’alerte, jeudi dans la soirée, et à regagner la surface.
D’après ces spéléologues, les trois personnes bloquées se trouvent dans une zone au sec, en bonne santé mais doivent restreindre leurs vivres pour éviter de manquer de nourriture. Selon Bernard Tourte, président-adjoint du Spéléo secours français (SSF), tout est maintenant une question de temps. "Il faut laisser aux secouristes le temps d'arriver à la zone de blocage, d'y évaluer les travaux à effectuer, de mettre en place les moyens en établissant le contact avec la surface", a-t-il expliqué à l’agence de presse Reuters. Ce délai pourrait être plus ou moins long en fonction de la possibilité ou non d'établir le contact avec le bivouac.
"Des spéléologues aguerris"
Vendredi en début de soirée, les deux autres spéléologues restés au bivouac ont regagné la surface et une dizaine de secouristes supplémentaires a été appelée en renfort. Le SSF a pris en main les opérations de sauvetage. Les pompiers et gendarmes spéléologues du PGHM d'Oloron-Sainte-Marie coordonnent les opérations.
D'après France 3 Aquitaine, les sept spéléologues se trouvaient sur les lieux pour entreprendre des travaux de cartographie. Bien qu'amateurs, "ce sont des spéléologues aguerris, parfaitement compétents pour gérer ce type de situation", a assuré le colonel Patrick Geisler au PC de la brigade des pompiers. Ce dernier a par ailleurs expliqué que les personnes étaient bloquées "à une bonne dizaine d'heures" de l'entrée de la grotte".
CE QU'ILS FONT EST DÉBILE ET IRRESPONSABLE.
Miss Paris bientôt destituée en raison de photos X
Kelly Bochenko va perdre son titre de miss Paris 2009 après la parution de photos X "privées" dans Entrevue.
Ce sont des photos prises dans un
cadre "intime et privé, de manière non professionnelle, il y a plusieurs années", s'est défendu l'avocat de Kelly Bochenko alors qu'Entrevue rendait public des photos très osées de sa cliente dans son dernier numéro. Mais rien n'a pu faire changer d'avis Geneviève de Fontenay, la miss Paris va être destituée alors que la dame au chapeau traitait publiquement la jeune femme de "perverse, menteuse, tricheuse". La procédure sera engagée dans les jours à venir avec l'envoi d'une lettre recommandée.
Sur les
clichés pornographiques, la jeune femme prend des pauses, notamment dans un fauteuil en osier, façon Emmanuelle. Le magazine trash avait déjà publié en décembre 2007 des photos suggestives de Valérie Bègue, Miss France 2008, qui avait pu conserver sa couronne sans toutefois pouvoir se présenter à d'autres concours.
«Qui n'a jamais fait de photo légère avec son copain ou sa copine, surtout quand on est jeune?», demande Kelly Bochenko sur le forum «A tout choeur». La miss destituée affirme qu'elle ignorait l'existence de ces photos, prises par un ex-petit ami, quand elle avait 19 ou 20 ans, en revenant «d'une soirée un peu trop arrosée».
Amnistier ou punir, que faire face à l'évasion fiscale ?
Les "performances" du fisc italien feront-elles réfléchir en France ? Mercredi 23 décembre, lors de sa conférence de presse de fin d'année, Giulio Tremonti, le ministre de l'économie, avait le visage ravi de celui qui vient de trouver un trésor. Un "trésor" de 80 milliards d'euros et sans doute davantage. Soit le montant des capitaux régularisés en Italie grâce à l'amnistie fiscale en vigueur depuis le 15 septembre, permettant aux "évadés" de rapatrier les biens (capitaux, titres, bijoux, yachts...) placés à l'étranger moyennant une taxe libératoire de 5 %. Ces estimations laissent même espérer un pactole encore supérieur, de l'ordre de 100 milliards à 110 milliards d'euros.
L'Etat italien a ainsi récupéré 4 milliards d'euros d'impôts, qui ont permis d'abonder pour moitié de la loi de finances 2010, votée définitivement en début de semaine. Les deux précédentes lois d'amnistie de 2000 et 2002 n'avaient rapporté que 2 milliards.
Devant ce succès, le gouvernement italien a décidé de prolonger cette mesure. "L'accumulation des capitaux rapatriés est allée au-delà de notre capacité à les traiter, c'est pourquoi nous avons été obligés de prolonger l'amnistie fiscale", a justifié le ministre. Mais le temps des soldes est terminé. Les prochains candidats au retour de capitaux devront acquitter une taxe de 6 % de la somme rapatriée jusqu'à la fin du mois de février, puis de 7 % de début mars à la fin du mois d'avril, date à laquelle la loi d'amnistie fiscale devrait prendre fin.
Cette mesure a été durement critiquée par l'opposition, qui y a vu une forme de "prime" à la malhonnêteté, dans un pays où chaque année, plusieurs centaines de milliards d'euros échappent au fisc du fait de l'évasion fiscale et du travail au noir. Mais pour M. Tremonti, la question n'est pas de savoir si la loi est "éthique ou non" mais si elle est efficace. Même si la mesure n'avait rapporté que deux euros, elle aurait été un succès, aime-t-il répéter.
QUELQUES "ACROBATIES"
Une démarche radicalement différente de celle employée en France, qui se veut plus "morale" et offensive... mais bien moins efficace. En août, Eric Woerth, le ministre du budget, a évoqué un fichier, issu de la banque HSBC en Suisse, de quelque 3 000 présumés évadés fiscaux, qui représenteraient des capitaux de l'ordre de 5 milliards à 6 milliards d'euros. Quant à la cellule de régularisation des avoirs dissimulés à l'étranger, ouverte en avril et jusqu'au 31 décembre, elle a, à ce jour, rapporté à l'Etat 500 millions d'euros d'impôts, indique-t-on à Bercy.
"En agissant ainsi, la France fait plus qu'une faute", estime Gérard de Bartillat, ancien président de la banque privée HSBC en France, favorable à une loi d'amnistie. "Nous allons perdre des dizaines de milliards, l'équivalent d'un gigantesque plan de relance", affirme-t-il. Selon lui, les capitaux illégalement exilés en Suisse représenteraient plus de 100 milliards d'euros, "dont au moins 10 milliards pourraient directement tomber dans les caisses de l'Etat grâce à une taxe appliquée sur le modèle italien". De quoi soulager un déficit public colossal.
La comparaison avec l'Italie est d'autant plus logique aux yeux de certains que la méthode française, même si elle se veut plus honnête, est juridiquement contestable. Pour Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris, le ministre du budget a même sans doute fait quelques "acrobaties" au regard du droit. "On se demande encore si cette liste a été achetée, et comment elle a été obtenue", indique-t-il. Or, rappelle M. Daoud, "une obligation de loyauté s'impose à l'administration fiscale. Il est interdit de notifier un redressement fiscal en évoquant une preuve qui aurait été achetée ou provenant de source anonyme".
La démarche, d'ores et déjà à l'origine d'un incident diplomatique avec la Suisse, a obligé la France à s'engager, le 21 décembre, à remettre le fichier original contenant les 3 000 noms. Cette remise en question de la procédure pourrait, selon les experts, servir d'appui à la contestation d'autres procédures.
"Ce n'est que du bruit", estime pour sa part Eric Woerth. Selon lui, la procédure française est tout à fait légale et va se poursuivre. "Le fichier évoqué, transmis par la justice, est exploitable et sera exploité", assure-t-il. Selon le ministre, une amnistie fiscale n'était de toute façon "pas supportable socialement". "Notre démarche est différente de celle de l'Italie, précise M. Woerth, elle est plus juste et plus morale, même si elle est plus difficile."
"MACHINE À ÉVASION"
En outre, même si les 80 milliards d'euros italiens frappent les esprits, l'amnistie se révélera, selon lui, "une machine à évasion". Le dispositif provoquerait en effet une sorte d'aléa moral laissant penser que l'évasion fiscale n'est que faiblement, voire pas du tout, punie. Les 80 milliards rapatriés pourraient au final susciter d'autres fuites de capitaux. L'Italie en est d'ailleurs à sa troisième amnistie fiscale.
"La cellule de dégrisement est un échec, la méthode de M. Woerth empoisonne nos relations avec la Suisse, mais un vrai dispositif antifraude a été mis en place", juge aussi Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie. "La méthode italienne n'est pas un exemple, l'on ne peut "blanchir" des fraudeurs qui n'hésiteront pas à repartir", explique-t-il.
Et si la Suisse est ponctuellement ennuyée par le départ des capitaux italiens, estime M. Sapin, elle est sans doute plus inquiète de la menace française de lever le secret bancaire, qui pourrait mettre terriblement à mal sa réputation auprès des grandes fortunes.
Claire Gatinois et Philippe Ridet (à Rome)
LA CHASSE AUX SORCIÈRES FOMENTÉE PAR ERIC WOERTH NE RÉSOUDRA PAS LE PROBLÈME DE L'ÉVASION FISCALE, AU CONTRAIRE. LA SEULE MÉTHODE CONSISTE À RAMENER L'ASSIETTE À 40% POUR TOUS LES MÉNAGES
LES SPÉCIFICITÉES SOCIALES DOIVENT, ELLES AUSSI, ÊTRE PRISES EN COMPTE.
Quelques événements du 26 DÉCEMBRE
26 décembre 1574
Mort du cardinal de Lorraine. Charles de Lorraine, dit le cardinal de Lorraine, archevêque de Reims, de Narbonne ; évêque de Metz, de Toul, de Verdun, de Térouanne, de Luçon et de Valence ; abbé de Saint-Denis, de Fécamp, de Cluny, de Marmoutier, etc., était né à Joinville en 1525, de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Quoique ce prélat ait été plus célèbre par ses talents et son ambition, que par ses vertus, il ne mérite pas les imputations odieuses dont on a chargé sa mémoire. S'il traita les calvinistes avec sévérité, le chancelier de l'Hôpital assure que ce fut à l'instigation de quelques conseillers imprudents qui ne cessaient de lui représenter que c'était le seul moyen d'extirper l'hérésie. La cruauté ne lui était pas naturelle. Devenu tout-puissant sous le règne de François II, et maître de se venger de ses ennemis, il leur pardonna généreusement. Olivier et l'Hôpital, deux ministres distingués par leur humanité, durent leur élévation au cardinal, qui assurément, s'il eût été sanguinaire, n'aurait pas employé de pareils ministres.
Le cardinal de Lorraine parut avec éclat au concile de Trente. Il possédait dans le plus haut degré l'art de la parole. Son éloquence forte et rapide entraînait tous les suffrages. En France et dans toute l'Europe, on l'appelait le Mercure français. Il plaisait d'ailleurs par son air noble, sa taille majestueuse, ses manières polies et affables. La dévotion, qu'il avait embrassée sur la fin de ses jours, fut la cause de sa mort. Henri III, à son retour de Pologne, s'était arrêté à Avignon, où était le cardinal. Ce prince, qui avait le goût des processions, en fit faire une à laquelle il assista avec toute sa cour, en habit de pénitent. Le cardinal de Lorraine s'était mis à la tête des pénitents bleus, et marchant comme eux les pieds nus, gagna une fluxion de poitrine qui l'emporta en peu de jours.
26 décembre 1653
Olivier Cromwell est déclaré protecteur d'Angleterre. A la suite de l'exécution du roi Charles Ier, Cromwell devenait de plus en plus puissant et, par là même, inquiétait le Parlement qui envisagea de licencier l'armée ou du moins d'en diminuer considérablement les subsides. Un coup d'Etat devenait nécessaire pour que le dictateur puisse conserver le pouvoir. Il marcha donc
sur Londres avec une trentaine de ses hommes et assista à l'une des séances du Parlement. A peine celle-ci commencée, il se leva brusquement et cria : « Assez de bavardages ! Disparaissez ! Qu'on n'entende plus parler de vous ! » Les trente soldats obligèrent alors les députés à sortir. Cromwell, debout au milieu de la salle, saluait chaque parlementaire au passage d'une épithète sonnante, les traitant « d'ivrognes », de « pourris », de « corrompus »... Lorsque tout le Parlement fut ainsi évacué, on raconte que Cromwell posa sur la porte un écriteau : Maison à louer, non meublée. Puis il fut appelé par l'armée « Lord Protecteur de la République d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande », un titre qui n'était pas celui de Roi, mais lui donnait le même droit à l'appellation d'Altesse, à une liste civile princière et à tous les attributs de la royauté : la Cour, le sceptre et l'hérédité du pouvoir. Il résida à Whitehall et au château d'Hampton Court. Cinquante gentilshommes étaient attachés à sa personne. Ses gardes du corps portaient une livrée somptueuse.
Toutes les Cours d'Europe avaient sollicité son alliance et, lorsqu'il mourut, elles prirent le deuil comme pour un souverain. Cromwell disait parfois qu'il préférait ce titre de « Lord Protecteur » parce que les Anglais savaient jusqu'où s'étendaient les prérogatives d'un roi, ils ignoraient jusqu'où celles d'un protecteur pouvaient aller. Il faisait semblant de mépriser le titre de roi qu'il qualifiait de simple « plume au chapeau » ou « d'amusette »... et affectait une grande humilité : « Je suis, disait-il, le garde champêtre chargé de veiller sur la paroisse. »
Mais il n'en menait pas moins un train de vie somptueux qui n'était assurément qu'une façade. Dans le fond, les goûts du Lord Protecteur demeuraient infiniment simples : il aimait s'habiller sobrement, chasser, jouer aux boules ou dresser des chevaux. Il demeurait un gentilhomme campagnard, un homme rude aux traits grossiers. Presque tous ses contemporains l'ont décrit : vulgaire d'allure et souvent négligé dans ses vêtements. Entraîneur d'hommes, chef militaire remarquable, il était intelligent mais dur, strict et sévère. Sa foi puritaine était fanatique ; il se croyait investi d'une mission divine. « Je rendrai le nom anglais aussi grand que fut jamais le nom romain », disait-il.
Bientôt les fêtes de la Cour se firent plus rares. Il imposa une morale puritaine à tous, fit fermer théâtres et tavernes. La joie n'était pas loin de paraître suspecte, presque inspirée par le diable. En fait, le gouvernement de Cromwell a été un mélange assez extraordinaire de grandeur et de bassesse, de générosité et de cruauté, d'ambition et de simplicité. « Il a débuté dans le fanatisme, pour aboutir à l'hypocrisie », écrivait Hume. Lui-même se rendait fort bien compte de son peu de popularité, puisque, à un officier qui le félicitait un jour de la foule venue l'applaudir, il répondit : « Il y en aurait bien davantage s'il s'agissait de me voir pendre. »
26 décembre 1731
Mort de Lamotte-Houdart, né à Paris en 1672, célèbre surtout par son intéressante tragédie d'Inès de Castro.
26 décembre 1778
Grandes réjouissances à Paris, pour la naissance de Madame, fille de Louis XVI.
26 décembre 1789
Monsieur, frère de Louis XVI, se présente dans l'assemblée des représentants de la commune, à l'Hôtel de Ville, et déclare qu'il n'a aucune part à la conspiration de Favras.
26 décembre 1792
Louis XVI paraît pour la seconde fois à la barre de la Convention ; il était accompagné de ses trois défenseurs (Desèze, de Malesherbres et Tronchet), du maire de Paris et du commandant de la garde nationale. Le président lui annonça qu'il allait être entendu définitivement.
26 décembre 1802
L'église catholique est placée sous la dépendance de Bonaparte : les prêtres recevront un salaire annuel de cinq cents francs.
26 décembre 1805
Signe de la paix de Presbourg entre la France et l'Autriche.
26 décembre 1860
Mort de l'abbé Jean-Marie de La Mennais.
26 décembre 1863
Naissance de Charles Pathé. En 1894, Charles et son frère Émile créeront l'industrie phonographique française. En 1896, ils fonderont la Société générale de phonographes, cinématographes et appareils de précision Pathé Frères. Charles Pathé sera le premier fabricant de pellicule vierge et créera le premier laboratoire de tirage de films à Joinville en 1905. Il entrera en compétition avec l'américain Eastman, fondateur de la maison Kodak, et finira par gagner le monopole européen de la fabrication de la pellicule. En 1906, il ouvrira sa 1ère salle de cinéma à Paris et en 1907,transformera le Cirque d'hiver de Paris en salle de projection. Il imaginera, en 1909, le premier journal d'actualités cinématographiques, le Pathé-Journal. En 1922, Pathé Frères fusionnera avec EMI et devient Pathé-Marconi "La Voix de son Maître" jusqu'en 1990, où la société prendra le nom d'EMI France.
26 décembre 1898
A l'Académie de médecine, communication de Pierre Curie sur une nouvelle matière radio-active qu'il appelle le radium.
Sarkozy prêt à affronter une année «pas facile»
L'Élysée se refuse à tirer un bilan négatifde 2009 et souligne que beaucoupde conflits sociaux ont été évités.
Nicolas Sarkozy a rejoint ve
ndredi le Maroc avec son épouse Carla pour quelques jours de vacances près de Marrakech. Il s'y rend après avoir reçu, mercredi, le président du Conseil français du culte musulman. Et il doit rassurer les musulmans de France en pleine polémique sur la burqa. Un dîner de travail est d'ailleurs prévu avec le roi du Maroc.
Le président a été contrarié par la tournure prise par le débat sur l'identité nationale. Il a l'intention de multiplier dès la rentrée les signes d'apaisement, jusqu'à son intervention prévue le 4 février en clôture du grand débat lancé fin octobre. «Il vous réserve quelques surprises à ce sujet», laisse entendre son entourage. À propos de la burqa la consigne présidentielle est claire : c'est un sujet ultrasensible et il faut que «chacun évite d'en faire une affaire personnelle».
Si l'Élysée reste lucide sur les limites de la stratégie suivie par Éric Besson pour animer le débat, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il était outré par les attaques du PS contre le ministre de l'Immigration. «J'ai de la peine pour tous ces gens qui nous comparent à Pétain», a glissé Nicolas Sarkozy à son entourage, en louant le courage de son ministre. De façon générale, le président n'aime pas qu'on s'en prenne à un bouc émissaire… Ainsi a-t-il désapprouvé auprès de ses collaborateurs les attaques contre Raymond Domenech.
Sarkozy quitte Paris après une année aussi éreintante que la précédente. On l'a vu visiblement fatigué, après le sommet de Copenhague. Il regrette d'ailleurs la sévérité des commentaires sur l'échec de ce sommet, dont il estime avoir tiré le meilleur parti possible. Contrairement à l'année 2008, où il avait terminé en apothéose sa présidence du Conseil européen par le bouclage du paquet énergie climat, cette fin 2009 se termine sur une note douce-amère. Notamment à cause de la polémique autour de la candidature de son fils Jean à la tête de l'Epad.
L'obstacle des régionales
Néanmoins, l'Élysée se refuse à tirer un bilan trop négatif de 2009. L'entourage présidentiel souligne notamment la victoire de la majorité aux européennes. Et l'absence des grands conflits sociaux annoncés. «Nous n'aurions pas imaginé que le statut de La Poste passerait comme ça», commente un proche. L'Élysée souligne ainsi la liste des conflits qui ont été évités ou contournés : «Les restaurateurs et les routiers, la SNCF, le risque de généralisation de la grève à la RATP, la réforme des cours d'histoire-géographie».«Ça, c'est mon mois de décembre», a confié récemment Nicolas Sarkozy.
Fin décembre 2008, alors que les lycéens s'insurgeaient contre la réforme du secondaire, Sarkozy avait concédé que la France était «éruptive» et souligné qu'il s'attendait à une année difficile. Cette année, le chef de l'État semble se garder de tout pronostic. Tout juste concède-t-il à ses proches, comme une évidence, que ce ne sera «pas facile».
Le principal obstacle se présentera lors des régionales de mars. Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de participer personnellement la campagne - ce n'est pas «le rôle du président», a-t-il expliqué récemment lors d'une réunion avec les dirigeants UMP -, même s'il continuera de se déplacer dans les régions comme il l'a toujours fait. «Le moment venu, il prendra la parole», a néanmoins prévenu l'entourage du chef de l'État.
Il a demandé aux candidats de la majorité de s'engager à fond dans cette campagne parce que «le candidat qui assume les choses à moitié, il a tout perdu». Une allusion aux régionales de 2004 où Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin avaient choisi de déconnecter le scrutin des enjeux nationaux. Nicolas Sarkozy termine en revanche l'année en se félicitant de sa relation stabilisée avec son premier ministre, François Fillon. Et, selon son entourage, il juge même avec bienveillance ses ministres qui ont dansé dans un clip de l'UMP. «Il l'a vu dans l'avion pour Copenhague», confirme un proche. Il n'est pas sûr néanmoins qu'il l'aurait fait lui-même.











