TOUT EST DIT

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vendredi 30 octobre 2009

Et revoilà les subprimes !

La banque centrale américaine révèle que ces prêts risqués sont revenus à leur niveau de 2006.

On les croyait enterrés, renvoyés définitivement aux oubliettes de la finance. Erreur, les subprimes, ces crédits immobiliers destinés aux ménages les moins solvables, à l'origine de la crise, refont leur apparition aux Etats-Unis. Une récente étude de la Banque centrale américaine révèle que la part de marché dans les nouveaux prêts à l'immobilier des fameux subprimes est remontée à 20%, soit quasiment le même niveau qu'en 2006, juste avant le déclenchement de la crise.

Inquiétant ? Pas tant que ça, assure l'auteur de l'étude John Krainer, économiste à la Fed de San Francisco. Les trois organismes de refinancement hypothécaires parapublics, Freddie Mac, Fannie Mae et Ginnie Mae, apportent un soutien sans précédent au marché immobilier en détenant ou en garantissant quasiment 95% des nouveaux prêts hypothécaires.

En clair, c'est un peu comme si l'Etat américain se portait garant de tous les nouveaux prêts immobiliers distribués par les banques. Si le risque de défaut du côté des ménages est toujours aussi élevé, notamment chez les plus modestes, les risques de faillites bancaires sont eux plus limités qu'avant.

Pour autant, les banques américaines ne sont pas sorties d'affaire et de nouveaux montages financiers pourraient venir leur exploser à la figure. Leur nom : les options ARM (Ajustable Rate Mortage) et les prêts Alt-A (Alternative A Paper). Ce sont des prêts immobiliers à taux d'intérêt modulables. L'emprunteur peut choisir de rembourser son crédit à un taux bas pour une période relativement longue, avant que la banque ne réajuste le taux et ne recalcule le montant des mensualités qui peuvent alors atteindre des montants 65% supérieurs à ceux que payait l'emprunteur auparavant.

Or cette échéance approche à grands pas pour des centaines de milliers de ménages américains, si l'on en croit les deux économistes Thomas Porchet et Halim Madi, auteurs de "Reprise ou Re-crise" aux éditions Respublica. "Le risque de défaut sur ce type de prêt est considérable. Ces crédits vont se révéler les cousins germains des subprimes. Ayant été créés et souscrits plus tard, la vraie vague des faillites reste à venir !"

Régionales : l'UMP recule, le FN progresse

Dans le baromètre OpinionWay-Fiducial, le PS creuse l'écart avec les écologistes.

Le Front national réalise la plus forte progression dans l'enquête OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI sur les intentions de vote aux régionales que nous publions vendredi. Avec un score de 9 %, soit 3 points de mieux qu'en septembre, le parti de Jean-Marie Le Pen apparaît comme le principal bénéficiaire des «affaires» qui ont alimenté le débat politique ces dernières semaines. Les responsables de la majorité n'en seront pas surpris : ils savent que c'est dans l'électorat populaire que cette séquence, qui a commencé avec les protestations de Frédéric Mitterrand contre l'arrestation du cinéaste Roman Polan­ski et s'est poursuivie par le feuilleton de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, a causé le plus de ravages.

Toutes les composantes de la majorité sont sanctionnées, puisque l'UMP perd deux points à 30 % et que le Nouveau Centre recule d'un point, de 4 % à 3 %. Autre forme d'expression de ce mécontentement : 28 % des per sonnes interrogées, soit 3 % de plus que le mois dernier, n'expriment pas d'intentions de vote.

Et ce ne sont pas les électeurs du PS qui se démobilisent, puisque le parti dirigé par Martine Aubry progresse de 2 points dans notre sondage. Du coup, il creuse l'écart avec les Verts et Europe Écologie, qui passent de 16 % à 15 % des intentions de vote. En juin, le PS et les écologistes étaient presque au coude-à-coude, les premiers étant crédités de 16,48 % des suffrages et les seconds de 16,18 %.

Le recul des écologistes est une bonne nouvelle pour les socialistes, qui craignent d'être dépassés au premier tour dans des régions comme l'Ile-de-France et Rhône-Alpes. Mais c'est un motif d'inquiétude supplémentaire pour la majorité, qui comptait sur les divisions à gauche pour compenser au deuxième tour le handicap constitué par l'absence de réserve de voix à droite.

L'impact des affaires

Le rapport gauche-droite s'établit à 42 % contre 33 %, alors qu'il était de 43 % contre 36 % le mois dernier. Les Verts ne sont pas les seuls à perdre des points. Le Front de gauche, qui rassemble le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, tombe de 8 % à 6 % des intentions de vote. Le MoDem passe, lui, de 7 % à 6 % des intentions de vote.

Ce tableau d'ensemble résume les tendances qui se sont dégagées au cours des dernières partielles. La plupart ont été remportées par la droite, mais de justesse, à cause de sa difficulté grandissante à mobiliser son électorat. La progression du FN multiplie le risque de triangulaires au second tour dans des régions stratégiques comme Provence-Alpes-Côte d'Azur. En Alsace, où l'extrême droite est traditionnellement forte, une poussée du Front national pourrait menacer l'UMP, bien qu'elle soit sortante. Le même phénomène est susceptible de lui barrer la route de la victoire en Champagne-Ardenne, l'une des régions qu'elle estime être en mesure de reconquérir. La progression frontiste est également perceptible en Rhône-Alpes, où l'union entre l'UMP et les centristes ne suffit déjà pas à menacer la suprématie du président sortant Jean-Jack Queyranne.

Le Nouveau Centre, tenté de se distinguer de l'UMP au premier tour pour s'adresser à l'électorat traditionnel de l'UDF qui s'est détourné du MoDem, va sans doute être refroidi dans ses ardeurs par son score. À 3 % au premier tour, ses listes ne pourraient pas fusionner avec celles de l'UMP au second.

Une dernière donnée confirme l'impact des affaires : 47 % des personnes interrogées, soit 5 % de plus qu'en septembre, disent qu'elles se détermineront en fonction d'enjeux nationaux, contre 52 % qui affirment toujours privilégier dans leur vote les enjeux spécifiques à leur région. La majorité l'a d'ailleurs compris, puisque c'est sur le terrain de l'identité nationale, un thème qui transcende les préoccupations locales, qu'elle a choisi de lancer sa contre-offensive.

LA PREUVE EST FAITE QUE LES FRANÇAIS AYANT VOTÉ POUR SARKOZY NE SE RECONNAISSENT PLUS DANS SA POLITIQUE, TROP À "GAUCHE" TROP TENDRE, MÊME SI LA CRISE EST PASSÉE PAR LÀ.

L'UE envisage des charters de clandestins européens

Les dirigeants européens envisagent de demander vendredi 30 octobre la création de vols charters financés par l'UE pour l'expulsion des migrants en situation irrégulière, mais la Commission européenne et certains pays se montrent encore très réservés.

La proposition est inscrite dans un projet de texte final du sommet des dirigeants européens qui s'est ouvert jeudi à Bruxelles et s'achèvera vendredi. Ce texte doit toutefois encore faire l'objet de discussions car la formulation générale du passage consacré à l'immigration est jugée "trop répressive" par plusieurs délégations et devrait être "retouchée", a indiqué un diplomate.
UNE DEMANDE FRANÇAISE

Cette proposition est directement inspirée par une demande française, soutenue par l'Italie. La France et la Grande-Bretagne ont organisé un vol conjoint à la mi-octobre pour emmener à Kaboul trois Afghans renvoyés de France et vingt-quatre expulsés de Grande-Bretagne. Et le ministre français de l'immigration Eric Besson a récemment souhaité la mise en place de vols conjoints "sous bannière européenne".

Le vice-président de la Commission Jacques Barrot, chargé des questions d'immigration, met cependant en garde contre le "tout sécuritaire" dans un entretien accordé au quotidien français La Croix à paraître vendredi. "Les Etats doivent trouver le point d'équilibre entre la part sécuritaire et la part d'humanité", a-t-il expliqué.
L'Europe ne peut plus se permettre d'être la plaque tournante de ce trafic d'hommes et de femmes qui cherchent un hypthétique El Dorado tant chez nous qu'aux Etats Unis.

Traité de Lisbonne : l'UE accepte la dérogation demandée par les Tchèques

Les dirigeants des pays de l'Union européenne ont accepté, jeudi 29 octobre, d'accorder à la République tchèque la dérogation qu'elle demandait pour ratifier le traité de Lisbonne. Cette décision lève un obstacle majeur à l'entrée en vigueur du traité.

"Le dernier obstacle politique à la ratification du traité de Lisbonne a été levé", a déclaré M. Barroso au cours d'une conférence de presse. "La route de la ratification est maintenant ouverte", a renchéri le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, président en exercice de l'Union.
Le très eurosceptique chef de l'Etat tchèque a obtenu que son pays bénéficie d'une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. Il avait assuré avant le sommet qu'il ne s'opposerait plus à signer le traité de Lisbonne s'il obtenait satisfaction.

DERNIER OBSTACLE

Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour le traité, censé faire fonctionner l'Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours contre le texte déposé par des parlementaires eurosceptiques, amis de M. Klaus. La plupart des diplomates s'attendent à ce que la juridiction rejette ce recours.

Le traité doit impérativement être ratifié par les 27 pays de l'UE pour voir le jour. La République tchèque est le dernier d'entre eux à ne pas avoir encore achevé le processus car son chef de l'Etat avait posé des conditions pour apposer son paraphe.

Le traité de Lisbonne doit donner le jour au premier poste de président stable de l'Union européenne, poste convoité notamment par le Britannique Tony Blair et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Il prévoit aussi un haut représentant aux affaires étrangères de l'UE, aux prérogatives renforcées.

jeudi 29 octobre 2009

Hollande "se tient prêt" pour 2012

"Là où je suis, je me prépare". L'ancien numéro un du PS François Hollande regarde dans le rétroviseur dans un livre d'entretiens, en s'appliquant le "Droit d'inventaires" cher à Jospin, et réaffirme qu'il se tient prêt pour la présidentielle de 2012.

Ayant cédé les rênes à Martine Aubry il y a un an, après le délétère Congrès de Reims, le député de Corrèze, 55 ans, n'a pas caché ses ambitions présidentielles. Après avoir lancé son association à Lorient, il a réuni récemment ses amis politiques à Périgueux sur la fiscalité.

Cet ouvrage de 400 pages à paraître le 5 novembre, fruit d'entretiens avec Pierre Favier, ancien chef du service politique de l'AFP, constitue un pas de plus dans l'affirmation d'une volonté. Hollande veut prendre sa "part personnelle des responsabilités", "situer celle des autres", se livrer à ce droit d'inventaire revendiqué par Lionel Jospin sur François Mitterrand.

Critique voilée de Ségolène Royal, candidate en 2007? Hollande évoque longuement la campagne de son ancienne compagne. L'importance du moment politique "justifiait de mettre nos problèmes personnels de côté". "Ma vie sentimentale était déjà ailleurs", dit-il sobrement, tout en réfutant les reproches adressés de l'avoir laissé seule.

Assurant "Je suis libre", François Hollande n'a "plus de comptes à rendre à personne, n'ayant plus à faire de synthèse, de compromis de bienséance". Mais à l'ouverture des primaires, il se demandera s'il est "capable d'occuper la responsabilité" ou s'il "y en a un autre, dans sa famille politique qui lui paraît, au-delà des sondages et des faveurs d'un instant, en meilleure situation pour gagner et ensuite réussir".

ENCORE UN LIVRE POUR VOS CADEAUX DE FIN D'ANNÉE.

Le financement de la lutte contre le réchauffement climatique divise les Européens

Quel montant engager ? Et, surtout, comment répartir la "note" entre les différents pays de l'Union européenne ? La question du financement des actions d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement sera au cœur des discussions entre chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en fin de journée ce jeudi 29 octobre à Bruxelles. Cela promet une "belle bagarre", car c'est peu dire que ce sujet, qui sera l'un des chapitres importants du sommet des Nations unies à Copenhague du 7 au 18 décembre et qui suscite de vifs débats au plan international, provoque de fortes divergences chez les Européens.
La Commission européenne suggère, depuis la mi-septembre, d'accorder aux pays en développement une première tranche d'aide comprise entre 5 et 7 milliards d'euros par an, en attendant l'entrée en vigueur d'un document succédant au protocole de Kyoto. Dans un deuxième temps, l'exécutif européen propose de mettre sur la table des négociations entre 2 et 15 milliards d'euros annuels sur les quelque 100 milliards nécessaires à partir de 2020, selon elle, pour combattre le réchauffement de la planète. La proposition européenne consiste également à mettre à contribution les pays en fonction avant tout de leur niveau d'émission de gaz à effet de serre.

Mais l'Europe "est divisée en deux camps", avec notamment un certain nombre de pays d'Europe centrale, emmenés par la Pologne, "pour qui il faut trouver une formule qui permette aux pays les plus pollueurs, qui sont également les moins riches, de payer un petit peu moins", explique Philippe Ricard, du bureau européen du Monde à Bruxelles : cliquez ici pour écoutez

Avant le sommet de Bruxelles et à l'issue d'une réunion à laquelle participaient neuf pays d'Europe centrale, le premier ministre hongrois, Gordon Bajnai, a déclaré que ces pays s'opposaient toujours aux plans de compromis de la présidence suédoise de l'UE. "La proposition de répartition des efforts n'est pas acceptable dans sa forme actuelle", a-t-il indiqué.

Pas certain donc que les Vingt-Sept parviennent à trouver un accord ce soir ou demain à Bruxelles. Ce qui pourrait renvoyer toute décision à un conseil extraordinaire en novembre, souligne Philippe Ricard

Les députés suppriment les avantages fiscaux des sportifs

L'Assemblée nationale a décidé jeudi 29 octobre de mettre fin à certains avantages fiscaux des sportifs professionnels. Un amendement en ce sens d'Yves Bur (UMP), finalement soutenu par les ministres Roselyne Bachelot (santé) et Eric Woerth (budget), a été adopté par 91 voix contre 22 dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.

Concrètement, la mesure prévoit de mettre fin au 31 décembre 2009 à des exonérations fiscales liées au "droit à l'image" des sportifs. Ce dispositif, voté en 2004 et censé disparaître en 2012, prévoit que la part de la rétribution versée par le club en contrepartie des bénéfices tirés de la popularité des joueurs (droits télé, produits dérivés) n'est assujettie ni aux charges sociales ni aux charges patronales. Ces exonérations de charges sont compensées par l'Etat, à qui cela a coûté 32 millions d'euros en 2008.

Ces avantages fiscaux – qui ne concernent que les sports collectifs et en premier lieu le football – avaient surtout pour but de favoriser la compétitivité des clubs français, réputés désavantagés économiquement par rapport à leurs homologues européens. Evoquant les amendements discutés par les députés, la Fédération française de football (FFF) avait d'ailleurs exprimé son "inquiétude" face à des mesures qui "risquent de fragiliser l'ensemble de l'édifice du football français". La suppression du droit à l'image collective "menacerait l'économie du rugby français", avait aussi prévenu le président de la Ligue nationale de rugby, Pierre-Yves Revol.

Mais en ces temps de crise, donner des avantages à des joueurs déjà très bien payés n'était pas du goût de certains députés. "Depuis l'adoption du 'droit à l'image', la crise a frappé et les Français comprennent mal que certains puissent se dégager du devoir de solidarité nationale", avait plaidé Valérie Rosso-Debord (UMP). "Le sport business commence à écœurer les Français" s'était notamment emporté le député UMP Philippe Meunier.

Mais même dans les rangs de la majorité, la mesure divise. Samedi, l'amendement avait été provisoirement retiré et le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait lui même pris parti contre la suppression de ces avantages. Jeudi encore, plusieurs députés UMP ont dénoncé cette remise en cause, en particulier les anciens champions olympiques Jean-François Lamour et David Douillet.

C'EST PAS TROP TÔT !

JE M'INQUIÈTE

DU SILENCE ASSOURDISSANT DES MEDIA AU SUJET DE LA DOUCHE À 245 000 EUROS QUE LE CHEF DE L'ÉTAT AVAIT FAIT "POSER" LORS DU SOMMET EUROPÉEN ?
HIER C'ÉTAIT HARO SUR CES DÉPENSES DU PRINCE, AUJOURD'HUI, QUE DISENT-ILS D'AVOIR RELAYÉ UNE FAUSSE NOUVELLE ?

Identité nationale : Ségolène Royal se démarque du PS

L'ex-candidate socialiste estime que c'est un «vrai débat» et qu'il est «fondamental».

Une fois de plus, Ségolène Royal prend le contre-pied de ses pairs. Certes, elle a estimé mercredi que le débat sur l'identité nationale constituait une «opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales» de mars. Mais elle aussitôt ajouté qu'elle considérait que ce débat est «un vrai débat». «J'ai été d'ailleurs la première à poser la question de la nation et de l'identité nationale», a-t-elle assuré. «Qu'est-ce qui fait que les Français tiennent debout ensemble ? Ce débat est fondamental.»

Depuis qu'Éric Besson a invité les acteurs de la vie publique et associative à se rendre dans les préfectures pour y discuter de l'«identité nationale», l'initiative, qu'il a annoncée dimanche au «Grand Jury RTL-Le Figaro», a ses partisans et ses adversaires dans chaque camp.

Elle enchante la direction de l'UMP, bien décidée à exploiter à fond cette occasion de renouer avec des thèmes chers à un électorat quelque peu traumatisé par les récentes «affaires». Mardi soir, lors de la réunion hebdomadaire du bureau exécutif, le député du territoire de Belfort, Damien Meslot, a suggéré de lancer une vaste consultation des militants sur le sujet. L'idée a séduit tous les participants, Éric Besson compris. D'accord sur le principe, Xavier Bertrand a demandé au ministre en charge du dossier d'étudier ses modalités d'application. Pas évident de présenter sous forme de questionnaire, fût-il à choix multiples, une problématique aussi complexe. Besson fera ses propositions au prochain bureau exécutif, mardi. Il a déjà quelques pistes : «On peut imaginer une partie qualitative, en demandant par exemple aux militants quels sont les mots qui leur viennent à l'esprit quand on leur parle de l'identité française», nous a-t-il expliqué. Le ministre a aussi en tête «des questions simples pour vérifier le degré d'adhésion aux mesures concrètes» qu'il envisage, comme le «parrainage républicain».

L'enthousiasme de l'appareil du parti n'est pas partagé par tous les ténors de la majorité. Alain Juppé a exprimé ses doutes mercredi, sur son blog. «Les définitions de la nation sont nombreuses, écrit-il. L'ex-premier ministre cite notamment Renan, pour qui «l'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie».«Tout est dit, estime Juppé, qui conclut : À quoi bon relancer un débat ?»

«Fumet électoral»

Dominique de Villepin, lui, s'en est pris directement à Nicolas Sarkozy, qui a profité de son discours aux agriculteurs du Jura, mardi, pour défendre Éric Besson en assurant : «La terre fait partie de cette identité nationale française. Je ne comprends pas qu'on puisse hésiter à prononcer ces mots.» Pour Villepin, invité mercredi de France Inter, le discours de l'exécutif révèle «une conception constamment stigmatisante et restrictive» de l'identité française. Évoquant l'expulsion de trois Afghans en situation irrégulière, il a fustigé la «dérive» d'une politique «qui fait peur», le «doigt tourné» vers les étrangers auxquels on fait «porter le blâme» des difficultés de la France.

Ségolène Royal exceptée, la gauche a continué d'accuser la majorité de braconner sur les terres lepénistes. Le député Vert Noël Mamère a proposé à Éric Besson de lancer une petite annonce : «Recherche Le Pen désespérément.» Il a estimé que le débat sur l'identité nationale dégageait un «fumet électoral», à cinq mois des régionales.
SI LA GAUCHE RENIE L'IDENTITÉ NATIONALE C'EST GRAVE, LA QUESTION EST SIMPLE :

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE FRANÇAIS

Angolagate: Pasqua met en cause Chirac, Juppé et Balladur

Condamné dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles.

Il a enfoncé le clou dans la soirée à Canal+ en assurant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons.

L'ancien ministre de l'Intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi en première instance à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Il a annoncé qu'il allait faire appel de cette condamnation.

Cette condamnation vise notamment le versement par la société de ventes d'armes Brenco de quelque 230.000 euros en juillet 1996 à l'association France-Afrique-Orient, dont M. Pasqua fut un temps le vice-président.

Le sénateur des Hauts-de-Seine a immédiatement réagi en expliquant que plusieurs personnalité dont le président Chirac était au courant de ces ventes d'armes.

"Le président de la République, le premier ministre le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé", a-t-il précisé au Figaro.

Dans son jugement, le tribunal accrédite les propos de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua a demandé "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié".

M. Pasqua a souhaité la levée du secret défense sur les dossiers Clearstream et les frégates de Taïwan: "Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir".

Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l'affaire des frégates de Taïwan, où l'on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents.

L'affaire Clearstream, qui a vu l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L'hypothèse d'une implication des services secrets a été évoquée.

Dans l'affaire de l'attentat de Karachi, des juges étudient la piste d'un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d'éventuelles rétrocommissions.

Dans la foulée de Pasqua, les parlementaires socialistes ont lancé mercredi une pétition pour une levée "immédiate" du secret défense.

Le président du MoDem, François Bayrou s'est dit favorable à cette demande pour "assainir" la vie politique. "Plus on fera apparaître la vérité dans ce genre d'affaires, mieux ce sera. Cela ne vise pas uniquement les ventes d'armes", a déclaré pour sa part Edouard Balladur.

Laeticia Hallyday: «L'infidélité de mon mari a presque été une chance»

La jeune femme s'exprime sur sa vie avec Johnny...
C’est la maladie de son mari Johnny Hallyday qui l’a poussée à sortir du silence. Laeticia Hallyday s’exprime jeudi dans Paris Match, dans un grand entretien.

Cancer

Et pour parler de la maladie de son mari, opéré cet été, elle rappelle le contexte dans lequel son hospitalisation a eu lieu. «Michael Jackson disparaît et les assurances s’affolent. Elles réclament un check-up complet avant la tournée d’hiver. Rien d’anormal à cela quand on sait les sommes colossales engagées sur de tels spectacles», explique-t-elle avant de confirmer le diagnostic, un temps passé sous silence. «Bref, Johnny va chez le médecin, confiant. Et on apprend qu’il a un cancer du côlon. Il faut opérer sans attendre.»

Le chanteur est opéré en août et révèle la vérité sur sa mystérieuse hospitalisation, fin septembre. «Aujourd’hui, tout va bien. Le cauchemar est terminé. Pas de métastase. Pas de chimio ni de rayons», confie encore Laeticia Hallyday qui affirme que «la tumeur a été retirée à temps».

Divorce

La jeune femme tient aussi à taire les rumeurs de divorce qui circulent au sujet du couple. «Nos chemins parfois nous séparent, c’est vrai, mais ce n’est pas pour autant que nous ne sommes plus ensemble», affirme-t-elle, soulignant que tout est une question d’organisation. «Ça n’est pas toujours simple avec un mari possessif et très exclusif… Mais on y arrive. Je vous le dit donc très clairement: non, nous ne divorçons pas.»

Car pour Laeticia Hallyday, sa rencontre avec le chanteur a été décisive. «Mon adolescence m’a souvent échappé. J’ai souffert d’anorexie. Refuser de manger et de boire, c’est une sorte de suicide, lâche-t-elle dans une rare confidence sur elle-même. Et puis il y a eu… lui!»

La jeune femme ne le cache pas, elle a été trompée. «L’infidélité de mon mari, il y a quelques années, a presque été une chance, confie-t-elle. Je ne me suis jamais autant remise en question qu’à ce moment-là. J’ai pris conscience qu’il y avait une faille dans mon couple et, plutôt que d’accabler l’autre, j’ai cherché où était ma part de responsabilité.» Une recette apparemment gagnante.
S. C.
ELLE EST TELLEMENT CRUCHE, SUFFIT DE L'ENTENDRE PARLER, FRANCHEMENT ÇA NE VOLE PAS HAUT.

IL NE DOIT PAS AVOIR DES MIGRAINES TOUS LES SOIRS AVEC ELLE !

Angolagate : Chirac, Balladur et Juppé "étaient forcément au courant", selon Pasqua

Condamné mardi dans l'affaire de l'Angolagate, le sénateur Charles Pasqua a immédiatement contre-attaqué en mettant en cause Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé et en réclamant la levée du secret défense dans ce dossier mais aussi dans d'autres affaires politiques sensibles.
Il a enfoncé le clou dans la soirée de mercredi 28 octobre sur le plateau du "Grand Journal" sur Canal+ en affirmant que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République" et garnira "probablement" les prisons. "Jacques Chirac était parfaitement au courant de cette affaire", assène-t-il.

Dans un entretien au Figaro à paraître jeudi, il cite "le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense. Tous les quatre étaient forcément au courant", estime-t-il avant de préciser : "Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé".

BALLADUR : "PAS SPÉCIALEMENT INFORMÉ"

Premier ministre de François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur a semblé nier ces accusations mercredi lors de l'émission "Questions d'info" sur la chaîne LCP : "Le problème des ventes d'armes en France est un problème récurrent depuis que la France fabrique des armes. Concernant l'Angola, je n'en ai pas été spécialement informé", a-t-il affirmé.

Réplique de Pasqua dans les colonnes du Figaro : "Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver."

"LES FRANÇAIS ONT BESOIN DE LE SAVOIR"

L'ancien ministre de l'intérieur, 82 ans, a été pour la première fois condamné mardi à une peine de prison ferme pour son rôle dans le dossier de l'Angolagate, une affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990. Dans son jugement, le tribunal semble accréditer les accusations de M. Pasqua en dénonçant "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Relevant des "coïncidences" entre son ambition présidentielle déclarée en 2000 et le début de ses "ennuis" judiciaires, Charles Pasqua demande "la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié". Une mesure qu'il réclame pour d'autres dossiers sensibles comme Clearstream, les frégates de Taïwan: "Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de le savoir." Les juges d'instruction chargés de ces dossiers ont jusqu'ici vu leurs investigations bloquées ou entravées par le secret défense.

TAIWAN, CLEASTREAM, KARACHI…

Le juge Renaud van Ruymbeke a rendu un non-lieu dans l'affaire des frégates de Taiwan, où l'on soupçonne le versement de rétrocommissions à des politiques, après avoir essuyé des refus de déclassification de documents. L'affaire Clearstream, qui a vu l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, avait pour origine des documents falsifiés prétendant révéler le nom de bénéficiaires de rétrocommissions. L'hypothèse d'une implication des services secrets a été évoquée.

Dans l'affaire de l'attentat de Karachi, des juges travaillent sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais qui pourrait être lié au non-versement de commissions liées à la vente de sous-marins. Les noms d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy ont été cités par les enquêteurs à propos d'éventuelles rétrocommissions.

PERSONAL BRANDING – Se marketer pour mieux se démarquer

Trouver sa différence, ce qui fait sa force, pour l’appliquer à tous les domaines. Le Personal Branding, approche originale basée sur les valeurs et les talents individuels, permet cela. Et parce qu’il s’intéresse à l’épanouissement de l’individu, il séduit de plus en plus de Français
S’appliquer les procédés du marketing, et faire de soi-même une valeur ajoutée cela peut sembler incongru. Pourtant c’est ce que permet le Personal Branding, méthode de coaching basée sur le développement personnel. Arrivée des Etats-Unis il y a quatre ans, la "marque personnelle" ne peut se réduire aux seules techniques du marketing. Elle est une construction, un puzzle, de divers éléments qui émergent de soi et que l’on met en visibilité pour prendre sa place dans la société, l’entreprise ou même la famille.
Pour suivre cette formation, il suffit de se connecter sur le site internet de la filière française. Là plusieurs ateliers sont proposés, "Graine de marques", un parcours découverte en groupe de deux jours, ou encore "éclosion" parcours complet de 3 mois à raison de deux jours par mois incluant 6 jours de travail en groupe et 4 heures de coaching individuel. Mais pour ceux qui souhaitent un suivi particulier, il existe des coachs certifiés Personal Branding. Il y en a actuellement 30 en France.

L’entreprise, un espace de croissance où l’on peut s’épanouir
Le Personal Branding ne concerne pas exclusivement les salariés. Cependant, selon Béatrice Cuvelier, à l’origine du concept en France, de plus en plus de salariés, entrepreneurs et coachs se tournent vers elle. Le mal-être général qui s’est emparé du monde de l’entreprise, perte de sens, oubli de l’humain, même sans aller jusqu’au suicide, montre que les salariés ne veulent pas travailler seulement pour l’argent.
Besoin de connaître sa vraie place, de se savoir utile et reconnu, le Personal Branding aide à cette réalisation. Pour Béatrice Cuvelier "cela doit venir de l’intérieur et non de l’extérieur". Le Personal Branding appliqué au management permet de faire progresser une entreprise, tout en préservant ses salariés. Aux Etats-Unis c’est déjà le cas : le Personal Branding est utilisé dans le management de nombreuses entreprises.

La "french touch" du Personal Branding
"On a tous un rôle à jouer, il suffit de trouver sa place". Cette phrase, Béatrice Cuvelier en a fait sa maxime et se l’applique au quotidien. Et pour cause : elle a importé il y a 4 ans la méthode du Personal Branding en France. Déjà coach à Paris depuis 7 ans, Béatrice Cuvelier, est séduite par cette approche. Elle suit une formation en anglais et obtient les droits de traduction et d’adaptation en français. Mais avant tout elle s’applique à elle-même la méthode : "J’ai été mon propre cobaye et ça a marché puisque j’ai multiplié les clients !". Aujourd’hui sous contrat avec le leader mondial William Arruda qui a créé aux Etats-Unis la Reach communication, Béatrice Cuvelier continue sur sa lancée. Epanouie et surtout en phase avec ses aspirations, elle devrait sortir un livre dans le courant de l’année prochaine. A.B.

QUI EST ? Laurence Vichnievsky

Laurence Vichnievsky est surtout connue du grand public pour avoir instruit des dossiers politico-financiers très médiatiques comme celui de l'affaire Elf. Mais tout comme sa collègue Eva Joly, la magistrate fait une entrée fracassante en politique. Elle est aujourd'hui tête de liste dans la région PACA pour le mouvement Europe-Ecologie
Laurence Vichnievsky se destine à servir l'Etat
Laurence Vichnievsky (AFP) est née en février 1955 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Son arbre généalogique en dit beaucoup sur son parcours. De la branche paternelle, elle hérite d'origines russes et de la volonté slave, de celle maternelle, elle acquiert une ascendance pour la haute fonction publique. Ses oncles sont en effet pour l'un préfet et pour l'autre membre de la Cour de cassation.

La magistrate se charge des "affaires"
Laurence Vichnievsky débute sa carrière juridique en exerçant des fonctions de juge en banlieue parisienne et en travaillant à deux reprises au ministère de la Justice. En 1993, elle rejoint le pôle financier du tribunal de Paris. Elle y co-instruit avec sa collègue et amie Eva Joly, des affaires au retentissement médiatique : ELF, Dumas ou encore les frégates de Taiwan. En charge de l'enquête sur le financement occulte du Parti communiste, elle décide de mettre en examen Robert Hue. "Pour certains juges, il y a une dépendance presque toxicomaniaque à ces dossiers très médiatiques. Mais moi, je n'ai jamais été vraiment accro. Sans doute parce que j'ai des équilibres personnels forts", affirmait la magistrate qui semblait presque soulagée de quitter en 2001 ses fonctions de juge d'instruction pour celles de présidente du tribunal de grande instance de Chartres.

La politique lui fait du pied
Finies pour elle les grandes affaires et les lumières des caméras ? Pas vraiment. En 2007, la capitale la rappelle et elle endosse la robe d'avocat général près la cour d'appel de Paris. Mais alors que son nez est plongé dans le dossier du procès en appel de l'Erika pour lequel elle devait représenter le ministère public, Laurence Vichnievsky décide d'entamer une nouvelle carrière. A l'instar de sa consœur Eva Joly, le monde de la politique, qu'elle a tant côtoyé, lui tend les bras. "Je me suis rendu compte qu'écologiquement et socialement, on ne peut pas continuer comme ça. Il faut un renouvellement des idées, dans le respect du droit et de l'éthique" , explique Laurence Vichnievsky, justifiant ainsi son entrée en politique. Etant appelée à rejoindre les rangs du mouvement Europe-Ecologie, elle se désiste, par souci éthique, du procès de l'Erika, ses ambitions politiques écologistes pouvant être mal interprétées dans un procès impliquant Total.

La tête de liste d'Europe-Ecologie veut nettoyer la Provence
Laurence Vichnievsky a été désignée, dimanche 18 octobre, tête de liste pour les prochaines élections régionales dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) où elle a de la famille et sa maison de vacances. Encore novice en politique, la magistrate chevronnée affiche ses atouts. "J'ai réfléchi à l'apport qui pouvait être le mien: je suis une femme, je suis un magistrat. Etre une femme alors que j'observe qu'aujourd'hui la majorité des autres candidatures déclarées sont masculines, c'est un point fort, je veillerai à la parité", a déclaré la tête de liste. Et quant à son rôle de magistrat, il lui servira dit-elle à "proposer une gestion exemplaire" d'une région PACA, qui a encore mauvaise réputation. "Je fais de la politique pour que les choses changent, j’ai envie de remettre de l’idéalisme, du rêve", prévient-elle. Celle qui avoue être "un peu fleur bleue" ne cache cependant pas ses ambitions : elle est là "pour gagner". Et en croire le dessein d'Eva Joly, fraîchement élue euro-députée, magistrat + Europe-Ecologie = des électeurs séduits.
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com) jeudi 29 octobre 2009

"Pas de majorité au sénat" pour la réforme de la taxe professionnelle, selon Raffarin

L'ancien premier ministre et sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé mercredi 28 octobre qu'il n'y avait pas de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle.

"Très clairement, je vous le dis, je ne crois pas qu'il y ait de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle. Nous sommes d'accord pour réduire l'impôt des entreprises mais nous voyons qu'il est difficile de faire, aujourd'hui, une réforme juste et efficace pour les collectivités territoriales", a déclaré M. Raffarin, invité du talk Orange-Le Figaro.
Le vice-président de l'UMP, sénateur de la Vienne, a jugé, comme un de ses précédesseurs à Matignon, Edouard Balladur, que le "calendrier [réforme territoriale et en même temps suppression de la taxe professionnelle] est un peu à l'envers aujourd'hui". "Il faut mettre bon ordre dans la République décentralisée et je dis, au fond, les compétences avant les finances. Votons d'abord le texte sur la réforme des collectivités, les compétences des différents échelons, et après nous verrons les financements. Aujourd'hui on va financer avant de savoir à quoi va servir cet argent. C'est prendre le problème à l'envers", a-t-il ajouté.

mercredi 28 octobre 2009

Les têtes d'affiche du nouveau gouvernement Merkel

Après avoir été élue par le Bundestag dans la matinée, Angela Merkel et son nouveau gouvernement seront officiellement nommés par le président de la République. Présentation de la nouvelle équipe.

Aujourd'hui, c'est le jour d'Angela. Un mois et un jour après les élections, celle que l'on surnomme de plus en plus souvent "la Reine" ou plus familièrement "Maman", a été réélue chancelière de la République fédérale d'Allemagne par les députés du Bundestag, mercredi 28 octobre. Après le vote, elle se rendra avec ses futurs ministres au château de Bellevue, résidence du Président de la République Horst Köhler, qui remettra à Mme Merkel et à ses 16 ministres les documents de leur nomination officielle. Vers 15h00, le gouvernement Merkel II rentrera en fonction.

Grosses limousines, distribution de maroquins, champagne et joie des nouveaux ministres : cette journée officielle et festive tranchera avec l'ambiance laborieuse des semaines de négociation du programme de gouvernement. La répartition des ministères est le résultat d'un subtile compromis politique. Au bout du compte, les conservateurs (CDU) alignent 8 ministres, suivis par les libéraux du FDP (5 ministres) et les chrétiens sociaux bavarois (3 ministres CSU). Pour son second gouvernement, Mme Merkel joue la continuité. La moitié du cabinet est composée de ministres déjà en fonction. A cela s'ajoute deux anciens ministres (justice et économie) de l'époque d'Helmut Kohl, ainsi que trois fidèles (intérieur, environnement, chancellerie) issus du parti de la chancelière. Voici quelques unes des têtes d'affiche du gouvernement Merkel II :

Wolfgang Schaüble (67 ans) / Finances et budget

Eu égard à la situation financière de l'Allemagne et au programme fiscal du gouvernement, ce vétéran de la politique, qui passe de l'Intérieur aux Finances, est la clé de voûte du gouvernement. Député depuis 1972, ex-chef de la CDU, directeur de cabinet d'Helmut Kohl, deux fois ministre de l'intérieur et architecte du Traité de réunification, M. Schaüble entame probablement le dernier mandat de sa carrière. L'homme n'a plus rien à prouver. Il devrait donc vite se révéler comme un argentier très inconfortable pour ses collègues.

Guido Westerwelle (47 ans) / Affaires étrangères

Le chef du parti libéral en rêvait. Le voilà vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, même si son expérience diplomatique est inexistante. Le poste est prestigieux mais il sera difficile à assumer. En effet, Angela Merkel n'a pas l'intention de lui laisser sa place lors des grandes rencontres internationales. Par ailleurs, l'Allemagne ne devrait pas changer de la ligne diplomatique mise en place par Schröder et Fischer : rapprochement transatlantique, engagement en Afghanistan, revendication d'un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU, etc. La première mission que Westerwelle s'est fixé est de nettoyer le sol allemand des dernières ogives nucléaires américaines.

Karl-Theodor zu Guttenberg (38 ans) / Défense

Ce jeune baron bavarois, multimillionnaire, anglophile et sous-officier de réserve, devient ministre fédéral de la défense après seulement 8 mois passés au ministère de l'Economie. Il est la "révélation politique" de l'année 2009. Eloquent et direct, il a su rapidement intégrer des dossiers aussi complexes que celui d'Opel, tout en montrant qu'il n'avait pas peur de défendre ses positions face à la chancelière. Il lui faudra cependant du courage pour défendre un engagement allemand en Afghanistan que les Allemands refusent majoritairement.

Philip Rösler (36 ans) / Santé

La nomination d'un ministre si jeune à un poste si lourd est une des surprises de ce gouvernement. Cet orphelin vietnamien, adopté par un couple allemand, est devenu médecin puis, entré au parti libéral, il devient ministre de l'économie de Basse-Saxe. Qualifié de sympathique, diplomate et "réglo" par ceux qui le fréquentent, M. Rössler se trouve à la tête d'un des ministères les plus difficiles puisque le gouvernement a mis la réforme du système d'assurance maladie à son programme. Or conservateurs et libéraux se disputent sur les orientations à prendre.

Franz-Josef Jung (60 ans) / Emploi et Affaires sociales

L'ex-ministre de la Défense a surtout brillé par sa communication maladroite et son inaction. Pourquoi le nommer alors à un ministère aussi technique que celui de l'Emploi et des Affaires sociales ? En fait, M. Jung ne doit son maintien au gouvernement qu'à des arbitrages politiques entre les courants internes et régionaux de la CDU. Il devra réussir en un an la réforme des structures territoriales de l'Agence fédérale pour l'emploi.

Dirk Niebel (46 ans) / Coopération

La nomination de cet ancien parachutiste devenu spécialiste de l'emploi et secrétaire général du parti libéral n'est pas déterminante mais elle a fait beaucoup jaser. En effet, avant les élections M. Niebel prônait la suppression du ministère de la Coopération dont il devient le patron. Les milieux du développement rient jaune.

Qu'est-ce que le secret défense ?

Le ministère de la Défense va examiner la demande de levée du secret défense demandée par Charles Pasqua dans l'affaire de l'Angolagate. Comment se déroule la procédure ? Qui décide? Explications.

• Les types de documents concernés. Selon l'article 413-9 du code pénal, présentent un caractère de secret de la défense nationale les «renseignements, procédés, objets, documents, données informatiques ou fichiers qui ont fait l'objet de mesures de protection destinées à restreindre leur diffusion». La Présidence de la République, les services du premier ministre et tous les ministères peuvent être amenés à «classifier» des documents et non seulement le ministère de la Défense. Mais dans la pratique, l'Elysée, Matignon, les ministères des Affaires étrangères, de l'Intérieur, l'Economie ou la Santé sont principalement détenteurs de documents classifiés. Depuis juin dernier, le secret défense est également étendu à certains lieux.

• Trois niveaux de classification. «Très secret défense», «secret défense» et «confidentiel défense» : ces trois niveaux (par ordre décroissant d‘importance) sont matérialisés par l'apposition de tampons ou de marquages. Le premier ministre est l'autorité compétente pour définir les critères et les modalités des éléments classifiés «Très secret défense» qui concernent les priorités gouvernementales majeures de défense. La classification des autres éléments est de la seule responsabilité de chaque ministre, à l'intérieur de son département ministériel. Les éléments classifiés peuvent également être émis par d'autres autorités que des autorités administratives françaises. Il existe en effet des accords de sécurité liant la France à des Etats étrangers et des réglementations internationales qui permettent de classifier des éléments émis par des organisations internationales. Il s'agit notamment de l'accord de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) pour la sécurité de l'information du 6 mars 1997 ou de l'instruction 2100 d'application du règlement de sécurité du 19 mars 2001 du Conseil de l'Union européenne.

• La déclassification des documents sensibles. Seule l'autorité qui a ordonné de classer un document secret-défense peut en ordonner la déclassification. Toutefois, dans le cadre d'une information judiciaire, pour faire progresser son enquête, le juge d'instruction peut être amené à solliciter un ministère pour lui demander de lever le secret-défense sur certains documents. Le ministère concerné saisit alors pour avis la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), créée en 1998. Autorité administrative indépendante, elle compte cinq membres : deux parlementaires (un de la majorité et l'autre de l'opposition), un président, un vice-président, et un magistrat honoraire de la Cour de cassation.

La commission dispose alors de deux mois pour rendre un avis consultatif (déclassification totale ou partielle, maintien de la classification) sur chaque document. Les avis de la CCSDN sont publiés au Journal officiel dans les quinze jours suivants sa décision mais ne comportent pas les motivations de la commission. Chaque avis est accompagné d'un «relevé d'observations», réservé au ministre concerné. Il revient ensuite au ministre de décider ou non de déclassifier. Sur quelque 140 avis de la CCSDN, la quasi-totalité a été suivie par les autorités concernées.

La réforme de 2009 étend le secret défense à des lieux

Le projet de loi de programmation militaire (LPM) examiné en juin 2009 prévoyait d'étendre le secret défense à des lieux, et non plus seulement à des documents, au nom d'une clarification des règles. De quoi provoquer la colère des magistrats, qui y voyaient une restriction de leurs pouvoirs d'enquête. Jusqu'à présent, la loi ne prévoyait pas le cas - rare - où un juge d'instruction ou des policiers tombaient sur des documents classifiés lors d'une perquisition. N'étant pas habilités, ils pouvaient être poursuivis pour «compromission du secret de la défense nationale».

Le projet de loi visait à combler ce vide juridique. Dorénavant, ce ne seront pas seulement les documents mais les lieux mêmes les abritant qui seront classés secret défense. Lorsqu'un magistrat souhaitera effectuer une perquisition dans un lieu sensible, il devra demander à la Chancellerie si ce lieu est déclaré comme «abritant un secret de la défense nationale». Si c'est le cas, il en informera le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui l'accompagnera lors de sa perquisition. Les documents classifiés saisis seront placés sous scellés dans l'attente d'une éventuelle déclassification.

Le Syndicat de la magistrature est alors monté au créneau : selon lui le projet «a été conçu à la suite d'investigations qui ont semé l'émoi dans les milieux politiques et militaires. L'instruction de l'affaire des frégates de Taïwan, la perquisition à l'Elysée dans l'affaire Borrel et surtout celle dans l'affaire Clearstream au siège de la DGSE». Finalement, un compromis est trouvé à la dernière minute entre les députés, avec la bénédiction de Matignon. Les «lieux classifiés ne le seront ainsi que pour cinq ans, l'éventuelle prolongation de cette classification fera l'objet d'une nouvelle procédure et la décision de classification du premier ministre sera rendue publique».

Charles Pasqua : «Que Chirac prenne ses responsabilités»

Le sénateur des Hauts-de-Seine, condamné à un an de prison ferme dans le cadre de l'Angolagate, met en cause l'ancien chef de l'État et l'ex-premier ministre Édouard Balladur.

LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?
Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.

Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?
Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.

Tout le monde ? Qui visez-vous ?
Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.

De quelle période parlez-vous ?
Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.

Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…
Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.

En quoi cela vous exonère-t-il du trafic d'influence pour lequel vous avez été condamné mardi ?
Le tribunal n'était pas complètement éclairé. La levée du secret-défense confirmera qu'Arcadi Gaydamak était un agent de la DST. Que le président de la République le savait. Dans ces conditions, l'ordre du Mérite qui a été remise à Gaydamak pour son opération en Bosnie prend toute sa signification : je n'ai procédé à aucun trafic d'influence. Je souhaite que Chirac prenne ses responsabilités. Qu'il reconnaisse qu'il était d'accord pour décorer M. Gaydamak.

Vous en êtes-vous expliqué avec lui ?
Je lui en ai parlé une fois, c'était en 2002 après sa réélection. Il a pris un air surpris. Il a fait celui qui n'était au courant de rien. Il ne m'a pas convaincu du tout.

Vous datez vos ennuis judiciaires de 2000, l'année où vous avez annoncé votre candidature à la présidentielle contre Jacques Chirac. Pensez-vous que l'Élysée a alors cherché à vous éliminer ?
Oui. Je ne crois pas aux coïncidences. À partir de ce moment-là, toute une série d'actions ont été menées pour m'incruster dans l'Angolagate et d'autres affaires. Comme par hasard, des affaires toujours traitées par le même magistrat ! Lorsque ce magistrat (Philippe Courroye, NDLR) a quitté l'instruction, ces dossiers ont pris une autre tournure.

Pensez-vous à une manœuvre de Chirac ? De Dominique de Villepin ?
Villepin, peut-être… Il était alors secrétaire général de Chirac. Mais j'ai ma petite idée sur tout cela… En tout cas, on a eu le plus grand mal à me coller dans cette affaire. On a monté un scénario contre moi. On a cherché à m'abattre, mais le tribunal n'a aucune preuve contre moi. C'est pourquoi il est temps que ce genre d'affaire cesse en France. Il faut lever le secret-défense sur tous les dossiers où la suspicion règne. Car ce système permet que des intermédiaires qui ont pu toucher des commissions renvoient la balle aux politiques. Rendez-vous compte, ça fait neuf ans que je suis traîné dans la boue. Si personne n'a rien à se reprocher, pourquoi ne lèverait-on pas le secret-défense ? Il faut savoir ce qu'il s'est passé dans cette affaire et toutes les autres, Les ventes de frégates, Clearstream…

Nicolas Sarkozy vous a-t-il contacté ?
Non. Moi je ne lui ai rien demandé car je crois à la séparation des pouvoirs.

Que pense l'ancien ministre de l'Intérieur de l'actuel débat sur l'identité nationale ?
Le problème se pose indiscutablement. Mais je ne suis pas sûr qu'on le réglera avec des textes. Est-ce que des débats en préfectures suffiront ? Je n'en suis pas certain. La vérité c'est qu'il faut faire aimer la France. De ce point de vue, je regrette beaucoup la suppression du service militaire qui favorisait l'intégration.

Le comédien Pierre Doris est mort

L'humoriste et comédien Pierre Doris est mort, mardi soir à Paris, des suites d'un cancer du foie, à l'âge de 89 ans, ont indiqué, mercredi 28 octobre, ses proches. Pierre Doris, de son vrai nom Pierre Tugot, devait fêter ses 90 ans jeudi.
Comédien au physique rond et à l'humour noir, Pierre Doris avait commencé sa carrière à la fin des années 1950. Il écumait les galas et les cabarets dans des one-man-shows où il laissait libre cours à une humour acide, en précurseur de Coluche et Pierre Desproges.

"On me surnommait le Frankenstein du rire, le Dracula de la facétie, voire le pape de l'humour noir. C'était bien beau, mais le public m'assimilait à mes blagues. Il me considérait comme un franc salaud, un bourreau d'enfants, un monstre. Et moi je suis un tendre", confiait-il à L'Aurore en 1978.

FAN DE MOLIÈRE SUR LE TARD

En 1971, il montre une nouvelle facette de sa palette d'acteur en tournant pour la télévision La Maison des bois, sous la direction de Maurice Pialat. Dans un rôle à contre-emploi, il y interprète un garde-barrière au grand cœur recueillant un jeune orphelin.

Homme de scène avant tout, il joue aussi bien dans des comédies de boulevard (Assassins associés, Oscar…), dans des opérettes, que dans des classiques (Ubu Roi, Pygmalion, Le Barbier de Séville…), et en particulier dans des pièces de Molière, qu'il affectionnait particulièrement après l'avoir découvert sur le tard.

Au cinéma, Pierre Doris est souvent abonné aux personnages d'affreux et aux seconds rôles. Il apapraît dans de nombreuses comédies, dont Fortunat (1960), aux côtés de Bourvil et Michèle Morgan, Clémentine Chérie (1962), avec Michel Serrault et Philippe Noiret, Les Rois du gag (1983) de Claude Zidi. En 1981, il prête ses traits au héros de Frédéric Dard, Bérurier, dans San Antonio ne pense qu'à ça (1981).

Il est "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, selon Dalil Boubakeur

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a déclaré mercredi 28 octobre qu'il était "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André Gerin (PCF-Rhône).
"C'est trop tard parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme", a-t-il insisté, devant l'étonnement exprimé par les membres de la mission. "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme", a ajouté Dalil Boubakeur, pour qui le port du voile intégral est lié à l'influence des imams salafistes. Il a dénoncé une "aboulie générale", en France et ailleurs, face au fondamentalisme.

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris pense toutefois qu'il faut connaître les motivations des femmes qui portent le voile intégral, et éventuellement traiter le problème "au cas par cas". Et s'il faut une loi, "ce serait une loi de sécurité publique", liée notamment à la nécessité d'être identifiable, a-t-il estimé.

Au début de son exposé, il a longuement expliqué que le voile n'était pas imposé par l'islam, rappelant au contraire que la femme du Prophète, Aïcha, ne se voilait pas le visage pour aller à La Mecque. Rappelant que la Mosquée de Paris, depuis sa fondation en 1922, s'applique à "construire un islam de France", il a demandé que l'islam modéré ait davantage de moyens pour continuer dans cette voie.

Bon sperme, longue vie

La qualité du sperme serait un bon indicateur de l’espérance de vie d’un homme, révèle une étude de l’Université d’Odense, au Danemark.

Le suivi de 43 277 hommes, de 1963 à 2001, montre que les taux de mortalité baissent quand les hommes atteignent une concentration de quarante millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme. Mi. M.

Johnny Hallyday: «Qu’on foute la paix à Polanski!»

L'interview exclusive du "Matin" crée le buzz dans la presse française: Tf1, RTL, Le Monde, France Info, autant de médias qui relayent les propos de Johnny à propos de l'affaire Polanski.
Que pensez-vous de l’affaire Polanski, cet autre habitué de Gstaad?
C’est douloureux. La justice, c’est la justice. Et je ne suis pas là pour juger. Moi qui ai été injustement accusé de viol, j’en ai beaucoup souffert. Ma famille aussi. Maintenant, je ne sais pas ce qu’il a fait. Je n’y étais pas. Mais, trente-deux ans plus tard, alors que la victime demande l’arrêt des poursuites et que cet homme a changé de vie, je me dis que la façon dont tout cela s’est déroulé n’est pas très juste. C’est un guet-apens. Il avait 44 ans, il en a 76. Qu’on foute la paix à cet homme-là!

Etes-vous en contact avec ses proches?
Emmanuelle Seigner (ndlr: épouse de Polanski) est une amie. En 1985, nous avions tourné ensemble dans «Détective» de Jean-Luc Godard. Elle n’envoie plus son fils et sa fille à l’école, parce que les autres enfants sont cruels avec eux. C’est terrible.

Le monde du show-business dans lequel vous avez vécu, de façon extrême parfois, peut-il dérégler un homme?
Oui. Le star-system, la pression, celle des médias, peuvent te rendre fou. J’ai trouvé mon équilibre grâce à Laeticia et mes enfants. Ma vie va très bien aujourd’hui. Sans ça, elle aurait basculé. A l’époque, la femme de Polanski, Sharon Tate, avait été massacrée et on lui avait enlevé son enfant du ventre. C’est un drame horrible qui a pu le perturber aussi.

La France justifie ses dépenses à la présidence de l'UE

La France a dépensé moins qu'initialement prévu pour assurer la présidence de l'Union européenne en 2008 et "n'a pas à rougir" du coût de celle-ci, a affirmé, mercredi 28 octobre, le ministre du budget, Eric Woerth, s'élevant contre la polémique suscitée par un rapport de la Cour des Comptes.
"Le budget de la présidence française de l'Union européenne était prévu à 189 millions d'euros. En réalité, 151 millions ont été dépensés", a dit M. Woerth sur RMC. Selon lui, l'Allemagne a dépensé davantage que la France pour assurer la présidence tournante de l'UE durant six mois, et le coût par habitant est moindre pour la France que dans la plupart des autres pays. Le sénateur centriste Jean Arthuis avait jugé la semaine dernière que le coût de cette présidence était "élevé" par rapport à celui des autres pays (autour de 70 millions).

UN DÎNER À 5 000 EUROS PAR PERSONNE

Le président de la commission des finances du Sénat, commanditaire d'un rapport sur le sujet à la Cour des Comptes, soulignait également que le coût final était inférieur de 28 millions d'euros aux prévisions. Mais il relevait que, selon la Cour des Comptes, "certaines dépenses n'ont pas été intégrées" et ont été prises en charge soit par l'UE, soit par des collectivités territoriales. Ainsi, "une trentaine de millions ont été ainsi 'sponsorisés'", selon M. Arthuis.

De son côté, le député apparenté socialiste René Dosière a dénoncé mardi des "dépenses incroyables, insupportables et inacceptables". Il a notamment fustigé "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1 010 256 euros, soit 5 050 euros par personne", et "l'installation – pour quatre heures ! – d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245 772 euros". Interrogé sur la facture de cette douche, M. Woerth a rétorqué : "Ce serait scandaleux si c'était vrai, mais c'est faux !"

Selon lui, la somme citée par M. Dosière correspond au montant total de l'aménagement du Grand Palais nécessaire à l'organisation du sommet de l'Union pour la Méditerranée, dans le cadre de la présidence de l'UE.
Cet aménagement incluait, selon M. Woerth, l'installation de plusieurs salles destinées à abriter des entretiens bilatéraux des quarante-quatre chefs d'Etat et de gouvernement invités, ainsi que des toilettes et deux douches mises à disposition de l'ensemble des participants, et non pas réservées à l'usage du président Nicolas Sarkozy.

Les crises – Georgie-Russie, crise financière internationale – ont été l'objet d'"un nombre accru de réunions" non initialement prévues, a de son côté justifié le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.