jeudi 14 juin 2012
La France en pleine tempête dans moins de deux mois ?
La situation européenne est franchement préoccupante. Évidemment,
pour les habitués de mes billets, la surprise est assez mince. En
revanche, les autres vont de découvertes en découvertes à mesure que les
alarmes se font plus pressantes de la part de personnalités de plus en
plus en vue…
Bien sûr, la presse française est aux premières loges pour décortiquer avec délectation les résultats d ’une élection qu ’une quasi-majorité des Français a boudée,
ce qui lui laisse quelques pages, dans les sections intérieures de
leurs journaux sur-subventionnés, pour évoquer les douloureuses alertes
que lancent des financiers de plus en plus reconnus.
Ainsi, pendant que les quotidiens se tortillent la nouille sur les
déclarations fracassantes d ’un Nasri, joueur de foot d ’une équipe
incolore, inodore et sans saveur, sur les tweets de la première gaffe de
France ou sur la nouvelle loi contre le harcèlement sexuel sans
laquelle l ’ensemble de la société française menaçait de basculer dans
la barbarie la plus complète et le retour évident au droit de cuissage,
on découvre que Christine Lagarde, dans une interview à CNN,
confirme l ’analyse déjà particulièrement gratinée de George Soros, qui
estimait que les pays européens avaient au plus trois mois pour sauver
la monnaie unique.
Les arguments de Soros (ceux de Lagarde se résumant à les reprendre)
sont brefs mais efficaces : pour le milliardaire, seuls les Allemands
disposent du réel pouvoir d ’infléchir la marche entreprise
actuellement, et disposent de trois mois avant que l ’Allemagne ne soit
elle-même en difficulté. Si l ’on regarde les chiffres macro-économique
du pays, résumés dans l ’analyse de Loïc Abadie qu ’on peut lire ici,
force est de constater que Soros a raison : dans les mois qui viennent,
la récession qui s ’installe en Europe provoquera inévitablement une
forte contraction des exportations allemandes et, par voie de
conséquence, entamera sa croissance comme ce fut le cas en 2008 et 2009.
Et la question n ’est plus de savoir si l ’Allemagne va avoir des problèmes, ni même quand. Le chat est maintenant sorti du sac lorsqu ’on regarde quelques indicateurs clés :
- ce mois de mai, le secteur manufacturier s ’est contracté avec le rythme le plus soutenu en trois ans,
- l ’indice de pouvoir d ’achat est en berne,
- la production industrielle a déjà baissé,
- le nombre de création d ’entreprises aussi,
- les commandes à l ’export aussi,
- et le sentiment des investisseurs et des analystes marque lui aussi le pas…
Quant à la France … Elle ne semble pas aller de mieux en mieux non plus. Malgré le retour messianique du socialisme triomphant incarné par un Hollande à la fois majestueux, affûté et redoutablement populaire, un récent commentaire par William Porter, analyste au Crédit Suisse, ne laisse aucun doute sur l ’avenir de l ’Hexagone dans cette crise : cela fait quatre mois qu ’on cache les problèmes par des recapitalisations bancaires au moyen de refinancement auprès de la BCE (LTRO), et compte-tenu de la capacité d ’apprentissage des marchés, il estime que cela peut durer encore un maximum de deux mois. Après quoi, l ’analyste évoque clairement la faillite des mécanismes de soutien et/ou celle de la France.
Autrement dit, début août, la France devrait connaître une phase difficile et si Soros, Lagarde et les analystes du Crédit Suisse ont raison, la rentrée de Septembre s ’annonce particulièrement mouvementée. De toute façon, si on s ’en tient exclusivement aux sommes mobilisées jusqu ’à présent pour
Devant ce constat, on comprend l ’empressement quasi-maladif de nos « élites » à vouloir tenter l ’intégration européenne politique et fiscale totale : les dirigeants ont bien saisi l ’intérêt qu ’ils pouvaient tirer d ’un sentiment de panique générale. Et laisser perdre une bonne crise majeure comme celle-là serait du gâchis !
Dans l ’idéologie socialiste dominante, bruyamment relayée par les frétillants collectivistes à morale souple comme Attali, seul un Gouvernement Mondial permettra à l ’Humanité de réaliser sa plénitude à base d ’égalité totale et de planisme étatique débridé (le soviétisme, mais « en mieux », quoi). Et le chemin évident pour ce gouvernement mondial passe par la coagulation des nations entre elles, ce que la construction politico-technocratique européenne permettait dans une certaine décontraction au moins jusqu ’à dernièrement, la crise ayant quelque peu crispé les peuples.
La prochaine étape, avec l ’accélération de la déliquescence de l ’euro et l ’enchaînement prévisible des faillites d ’états, sera parfaite pour pousser l ’agenda fédéraliste en clamant à la face du monde affolé qu ’il est LA solution aux crises financières, aux problèmes économiques, aux sexes tordus et aux motos russes qui refusent de démarrer. Et ne croyez pas qu ’il s ’agit de conspiration, l ’agenda existe bel et bien, au moins dans la tête de certains députés : l ’union politique et fédérale avance, à petit pas, pour ne pas faire peur.
…
Il reste quelques jours avant les résultats des élections. Je parle ici des grecques, les législatives françaises n ’ayant à peu près aucun intérêt, si ce n ’est pour les petites grimaces des uns et des autres à l ’arrivée ou au départ de certains députés. Le 17 juin au soir, la Grèce va, implicitement, choisir de rester dans l ’Euro, ou de s ’en séparer. Dans ce dernier cas, notez qu ’aucun député fraîchement élu, aucun ministre nouvellement en place, aucun Président des Bisous ne semble avoir montré la moindre préparation à ce qui suivra.
Pourquoi la droite est dominée
Concernant le Front national, l’UMP doit continuer sur une ligne
autonome sans se la faire imposer par le microcosme de gauche et
d’extrême-gauche.
L’UMP a tenu bon. Pas de front républicain pour faire barrage à tout
prix au Front national. Même Nathalie Kosciusko-Morizet a tenu bon. Elle
qui était invitée au journal de 20 heures pour désavouer son parti.
Elle a enfin découvert que Mendès-France ne s’alliait pas avec les
communistes.
Peut-être le discours de Jean-Luc Mélenchon, au soir du premier tour
des élections législatives, a-t-il décillé quelques paires d’yeux : «
l’ennemi a de nombreux moyens pour manœuvrer et tripoter dans les
esprits » mais « la grande roue de l’histoire est en marche », a-t-il
énoncé en langage bolchevique. Interrogé ensuite sur la chaîne i-télé,
il qualifie, au nom « des démocrates et des républicains », le FN de «
ferment de division du peuple et en particulier des travailleurs ».
Des politologues d’extrême-gauche ont échafaudé l’hapax « dénationalisme » : parti politique déloyal envers la démocratie, de façade parlementariste mais de substance fasciste, le FN ne serait pas nationaliste mais anti-national. Ce mode de raisonnement délirant, qui s’en prend aux travaux de Pascal Perrineau et Michel Winock comme complices du FN, véhicule un vocabulaire conspirationniste : « révèle », « occulte », « masquer », « double jeu »… La droite ne doit plus confondre ces vessies d’extrême-gauche avec des lanternes scientifiques.
Moins la droite est à droite et plus ils lui pardonnent
« Est-ce que la droite républicaine et du centre défend la nation ? », demande Bruno Le Maire, un des cerveaux de l’UMP (le 14 mai sur la chaîne LCP). Cette formule, répétée à deux reprises, n’est pas un lapsus. A proprement parler, elle est absurde : « la droite du centre », autant dire le football du rugby, ou bien le Canada de la France…
On comprend pourquoi il s’emmêle les crayons. Terrifié à l’idée de s’être enhardi à parler de nation, le cadre de l’UMP sait qu’il peut lui en cuire. Il risque de susciter l’ire médiatique des gros bras d’extrême-gauche. Il doit à tout prix donner des gages. Montrer par des formules rituelles qu’il n’est pas d’extrême droite.
C’est ainsi qu’à l’UMP, la base électorale et militante s’affiche de droite alors que les notables se réclament du centre-droit. Ils ont intériorisé la grande inhibition sémantique dictée par la gauche. Qui ne se réclame pas du centre-droit est de droite, donc déjà un peu d’extrême-droite. Car l’extrême-droite commence à droite du centre-droit. Quiconque combat la gauche plutôt que l’extrême-droite est d’extrême-droite. Le seul fait de nommer l’extrême-gauche « l’extrême-gauche » est déjà suspect : on doit dire de préférence la « gauche de la gauche ».
Au fil d’une série de contributions, « La droite est une coupable toute trouvée », « La gauche : une belle petite famille », « La recomposition de la droite n’aura pas lieu », « Contre la prétendue droitisation des sociétés », « Extrême droitisation, ah bon ? », j’ai montré comment Jacques Chirac s’était laissé dicter un terrorisme intellectuel illibéral consistant à faire élire des communistes contre des candidats FN.
L’on n’assiste ni à une extrême-droitisation des débats, ni à une droitisation des sociétés. Il faudrait cesser de payer tribut aux sirènes antifascistes de la caste médiatique qui exigent que les hommes politiques de droite aient des « états d’âme », se « sentent mal à l’aise » ou « prennent leurs distances ». Comme le souligne Brice Couturier au sujet des commentateurs : « moins la droite est à droite et plus ils lui pardonnent ». Mais la droite ne sera jamais suffisamment « dé-droitisée ». Elle sera toujours plus à droite que la gauche et le prix à payer pour que l’extrême-gauche cesse de l’extrême-droitiser serait exorbitant.
Hollande demande à la Grèce de tenir ses promesses
À quatre jours des élections législatives grecques, le président de la République a rappelé la nécessité pour la Grèce de poursuivre ses mesures d'assainissement budgétaire.
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| Le président maraud. |
Hollande veut une «relation de confiance» avec la Grèce
Ironie du sort, ces déclarations interviennent alors que la presse allemande soutient que Berlin serait prêt à assouplir le plan d'austérité grec. Un renversement de situation surprenant quand on se souvient qu'il y a encore quelques mois l'Allemagne était moins généreuse avec la Grèce que la France. Mais François Hollande rappelle que la sortie de la Grèce n'est pas le scénario qu'il envisage. «Je suis pour que la Grèce reste dans la zone euro, mais les Grecs doivent savoir que cela suppose qu'il y ait une relation de confiance, explique-t-il. J'ai conscience que les électeurs doivent avoir la pleine souveraineté, mais je dois les prévenir, parce que c'est mon devoir, parce que je suis un ami de la Grèce. C'est le langage de la vérité.» Et d'ajouter: «Je ne menace pas la Grèce, ce ne serait pas la bonne attitude.»Tout en réaffirmant sa volonté de défendre des mesures de croissance pour la zone euro, le président de la République a rappelé que la Grèce devait poursuivre ses mesures d'assainissement budgétaire. «Autant il est possible, et j'y veillerai, comme président de la France, d'apporter des fonds à la Grèce pour sa croissance, pour l'amélioration de sa situation, autant l'abandon pur et simple du mémorandum serait regardé par beaucoup de participants de la zone euro comme une rupture», a-t-il dit.
La Grèce, qui retourne aux urnes le 17 juin pour renouveler son Parlement, continue d'être au centre de la crise de la dette dans la zone euro, au prix de tensions sociales et politiques. «Les pays de la zone euro doivent rester dans la zone euro, à condition de le vouloir», a-t-il conclu. Lors des dernières législatives début mai, marquées par un vote anti-rigueur sanctionnant les partis traditionnels, aucun parti n'a obtenu la majorité, contraignant à organiser un nouveau scrutin sous l'égide d'un gouvernement intérimaire. La droite conservatrice et la coalition de la gauche radicale du Syriza abordent ces élections au coude à coude.
DSK : ceux qui savaient
L’”affaire du Sofitel” avait déjà permis d’exhumer quelques indices du comportement problématique de Dominique Strauss-Kahn avec les femmes, une double vie que l’enquête sur le réseau de prostitution autour du Carlton de Lille allait spectaculairement confirmer.
Le lecteur sort de ce livre passionnant avec deux questions pendantes. Nicolas Sarkozy, qui répète pourtant à certains interlocuteurs « Tu sais très bien qu’il ne PEUT pas être candidat », n’a-t-il pas « remis en selle » DSK au FMI pour qu’il s’impose in fine comme candidat socialiste à la présidentielle de 2012 dans l’espoir de le discréditer lors de la campagne électorale en organisant la révélation de ses turpitudes connues ?
L’absence d’ « envie d’y aller » perçue chez DSK ne s’expliquait-elle pas non pour des raisons politiques mais par le pressentiment qu’il avait que sa vie serait épluchée ? Car « les campagnes électorales sont comme des scanners qui révèlent le squelette de ceux qui s’y lancent », selon le sentiment exprimé par un candidat qui se sera révélé contre toute attente plus intelligent que lui, un certain… François Hollande.
Trierweiler affirme que son compte Twitter a été "piraté" mercredi
Valérie Trierweiler a affirmé à l'AFP que son compte Twitter avait été "apparemment piraté" ce mercredi, après l'apparition à 17 h 49 d'un message comportant un lien renvoyant vers une brève de Rue89.
La veille, Valérie Trierweiler avait provoqué la stupeur en postant un message en fin de matinée dans lequel elle apportait ses encouragements à Olivier Falorni, candidat dissident du PS, opposé à Ségolène Royal au deuxième tour des législatives à La Rochelle.
Ce soutien avait suscité les moqueries de la droite et des critiques de socialistes. Mercredi, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a conseillé à la compagne du président d'avoir "un rôle discret".
mercredi 13 juin 2012
Mélenchon : un enfant vexé face à Le Pen (vidéo)
Jean-Luc Mélenchon s’est à nouveau couvert de ridicule,
lors d’une interview pour BFM TV, le soir de sa deuxième déculottée en
un mois par Marine Le Pen. Grotesque, le rabatteur à socialo s’est
énervé contre un journaliste et a fui le plateau pour éviter de débattre
avec Marine Le Pen.
Peut-on faire plus mauvais perdant que le pseudo rouge Jean-Luc
Mélenchon ? En agressant un journaliste qui lui demandait comment il
prenait cette défaite cuisante et en refusant de discuter, comme un bon
républicain qu’il se prétend être, avec Marine Le Pen, sa concurrente
victorieuse, La Méluche a jeté la honte sur lui même, sur le Front de
Gauche et sur l’ensemble de la gôche française.
Jean-Luc Mélenchon quitte le direct sur BFM TV à... par puremedias
Maintenant que les Français lui ont signifié très clairement, deux fois de suite, que sa personnalité et ses idées ne plaisent qu’aux bobos et autres intermittents du spectacle, Mélenchon devrait se faire discret et montrer un peu plus de respect envers les candidats à qui le peuple fait confiance.
Faut-il être à ce point déconnecté de la réalité et des Français pour croire sincèrement que les ouvriers souhaitent régulariser les sans papiers, légaliser le mariage homosexuel, payer plus d’impôts et financer plus de fonctionnaires ? Dans quel monde vit cette gôche ? A trop fumer de cigares dans son palais du Luxembourg, le Mélenchon s’est pris pour le Che Guevarra.
La presse étrangère se délecte du tweet de Trierweiler
REVUE DE PRESSE - «Scène digne de Macbeth» pour le New York Times, «tweet de trop» pour la Tribune de Genève, les médias étrangers relèvent un «geste inapproprié» qui «embarrasse» le président français.
«C'est une scène digne de Molière ou de Macbeth», s'étonne le New York Times. «La compagne actuelle de François Hollande a créé un petit scandale et une grande stupéfaction en rompant avec la position du Parti socialiste et en nuisant à celle qui l'a précédée dans les affections du président». L'attitude de Valérie Trierweiler «pose la question de savoir si une journaliste doit ouvertement soutenir un candidat et si la femme d'un président peut se permettre de l'embarrasser ainsi». Le Washington Post, autre grand quotidien américain, mentionne l'événement sur un ton plus sensationnel. Sans doute car la brève se trouve dans la section potin de son site. «Comment dites-vous crêpage de chignons en français? (…) C'est la manifestation la plus agressive de l'hostilité publique qui existe entre les deux femmes», commente The Reliable Source.
Outre-Manche, le quotidien britannique The Guardian regrette que par sa sortie Valérie Trierweiler se conforme aux mauvaises langues qui la soupçonnaient d'interventionnisme. Des reproches déjà soulevés lorsque Julien Dray avait été banni du QG de campagne de François Hollande. «La saga, qui a immédiatement dominé tous les médias, semble valider tous les stéréotypes que Trierweiler avait cherché à éviter, à savoir une tendance à interférer dans le jeu politique», écrit le journal. «Les insécurités de la première dame vis-à-vis de Ségolène Royal sont connues de tous», relève le Daily Telegraph. «Ce tweet explosif a envoyé une onde de choc au Parti socialiste et cela pourrait coûter des sièges de député cruciaux à François Hollande dimanche», prévient le quotidien. De même pour The Independent, le «message de Valérie Trierweiler constitue la première gaffe de ce premier mois au pouvoir de Hollande jusque-là impeccable».
«Un ragot géant sur fond de jalousie au plus haut niveau»
Même verdict chez El Mundo qui estime que «Valérie Trierweiler n'arrête pas de faire des gaffes». «Le geste déplacé de la journaliste à l'encontre de la mère des quatre enfants du chef de l'État, a provoqué les moqueries de toute la France, à commencer par la droite affaiblie par le premier tour des législatives», note le journal espagnol. Son confrère El Pais juge que la journaliste de Paris-Match a «exacerbé la crise politique tendue que vit le Parti socialiste à La Rochelle». «Le tweet de la première dame (ou première fiancée) de France a explosé et a d'emblée transformé un cas de caciquisme provincial en un ragot géant sur fond de jalousie au plus haut niveau», écrit El Pais. «L'inévitable sensation de guerre ouverte entre les deux dames qui ont marqué la vie d'Hollande semble être le point faible du président “normal”, met en garde le journal.Outre-Rhin, le Süddeutsche Zeitung reprend la formule de l'UMP et titre sur «Dallas à l'Élysée». «Les socialistes sont consternés, François Hollande a l'air ridicule, Valérie Trierweiler pose une devinette et Ségolène Royal est menacée d'extinction politique. Comment en est-on arrivé à ce faux pas?» , s'interroge le quotidien allemand. «Valérie Trierweiler veut-elle s'émanciper se demandent certains, est-elle jalouse de la jolie et tragique Ségolène Royal ont spéculé d'autres. Seule Ségolène Royal a gardé la tête froide en déclarant que toute son énergie allait à ses électeurs. Chapeau!»
À la Tribune de Genève, on voit dans «ce tweet de trop» de la première dame, pourtant «peu connue pour son passé militant», «un bas règlement de comptes avec l'ex-compagne du président». Un signe pour le journal italien La Repubblica que «l'idée que les femmes sont plus douces et calmes que les hommes en politique» est peut-être erronée. La position de la journaliste montre que «la politique et la vie privée, lorsqu'elles sont entrelacées, engendrent des rivalités inconciliables». Son geste est «non seulement un défi au PS mais aussi à la sérénité de la vie domestique présidentielle». Les «conflits entre femmes que l'on peut lire dans les romans d'amour touchent aussi les présidents, qui ont des émotions et des sentiments», pointe La Repubblica qui considère le message de Valérie Trierweiler comme une preuve supplémentaire de son «indépendance intellectuelle vis-à-vis de François Hollande».
La presse britannique ironise sur "la guerre des roses" Trierweiler-Royal
La presse britannique a fait ses choux gras
mercredi du tweet de la Première dame française Valérie Trierweiler, qui
a déclenché selon le Daily Telegraph une "guerre des roses" entre
l'actuelle et l'ex-compagne du président François Hollande. La compagne de M. Hollande a "provoqué la première crise de sa présidence",
juge le Times. Un petit encart montre Hollande, mains tendues devant
lui dans un geste d'apaisement, avec pour légende -en français- : "Mais,
mesdames, je suis le Président". Le correspondant du quotidien à Paris constate que "l'amour règne en maître en France" et attribue le fameux tweet de soutien de Mme Trierweiler à l'adversaire de Ségolène Royal pour les législatives à La Rochelle à "la jalousie", citant le proverbe "la jalousie n'est pas un défaut, c'est une preuve d'amour".
Et de rappeler que la première dame française a déjà montré sa nature "romantique" en exigeant un baiser de M. Hollande le jour de la victoire à la Présidentielle, et en dansant avec lui sur l'air de "La vie en rose" ...
Cette "saga amoureuse compromet l'image du 'président normal'", estime pour sa part The Guardian (gauche). "Hollande a soigneusement projeté l'image d'un président 'normal'et les pieds sur terre, mais l'animosité entre son actuelle et son ex-petite amie tourne au 'soap opera' (feuilleton télé ndlr) entre célébrités évoquant les pires excès de la vie amoureuse très publique de Nicolas Sarkozy", remarque le journal.
The Guardian observe que la saga "semble conforter tous les stéréotypes et critiques que Valérie Trierweiler a tenté d'éviter, à savoir l'ingérence dans la sphère politique".
"L'incident est la première gaffe sérieuse après un mois sans faute aux affaires de M. Hollande", estime The Independent.
"Les manières indépendantes et parfois péremptoires de Mme Trierweiler sont une préoccupation de longue date pour les amis et conseillers de M. Hollande", ajoute le quotidien, qui rappelle que ce n'est pas la première fois qu'elle appuie "trop vite sur la touche twitter", puisque Valérie Trierweiler elle-même avait reconnu dans une interview en avril que "François (Hollande) me fait totalement confiance, sauf pour mes tweets!"
Royal serait largement battue à La Rochelle
D'après un sondage Ifop, l'ex-candidate à la présidentielle
n'obtiendrait que 42% des voix dimanche, contre 58% pour son rival
socialiste Olivier Falorni. Ce score s'explique par le report massif des
voix des électeurs UMP vers le dissident.Un report des électeurs UMP
sur Falorni
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| Ben, t'es pas dans la merde, toi !! |
«Lors de notre dernier sondage, avant le premier tour, Ségolène Royal était donnée gagnante de justesse avec 51% des intentions de vote. À ce moment-là, les électeurs de l'UMP ne se projetaient pas dans un duel socialo-socialiste au second tour. C'est désormais une réalité et ces électeurs doivent se prononcer: ils choisissent massivement Olivier Falorni, dans une sorte de réflexe “Tout sauf Ségolène”. Il ne s'agit donc pas d'un retournement, mais plutôt d'une continuation» suite au résultat de dimanche, qui constitue le «pire scénario pour Ségolène Royal».
Les chiffres sont éloquents: 83% des électeurs de Sally Chadjaa, candidate UMP au premier tour, se reportent sur Olivier Falorni, contre 6% pour Ségolène Royal. Ce score est similaire dans l'électorat de Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal ne fait pas non plus le plein chez les sympathisants socialistes: seuls 57% des électeurs de François Hollande voteront pour elle, contre 42% pour son rival.
Ex-premier secrétaire fédéral du PS en Charentes-Maritimes, Olivier Falorni s'est toujours vigoureusement opposé au parachutage de Ségolène Royal à La Rochelle. Après avoir demandé en vain des primaires, il a décidé de maintenir sa candidature dans la circonscription, ce qui lui a valu son exclusion du PS. Qualifié au second tour, il a fermement refusé de se retirer en faveur de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, malgré les nombreux appels en ce sens de Solférino.
«Le message qui a été adressé par les Rochelais est extrêmement clair: ils veulent d'un député ancré sur son territoire, pas d'une candidature parachutée et imposée», commente-t-il. Olivier Falorni a récolté 28,91% des voix contre 32,03% pour Ségolène Royal à l'issue du premier tour.
Trierweiler et Royal, premier drame de France
Le mot est sur les bouches de tout l'UMP : vaudeville. L'opposition à François Hollande se délecte de la bombe lancée dans la matinée du mardi 12 juin par la compagne du président de la République, Valérie Trierweiler. Dans un message envoyé sur son compte Twitter,
Valérie Trierweiler a apporté son soutien au candidat dissident
Olivier Falorni, opposant de Ségolène Royal dans la circonscription de
La Rochelle-Ile de Ré (Charente-Maritime).
• L'abstention plutôt que le vote Royal
Dans le livre Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres de Constance Vergara (Editions Tallandier) sorti en mars 2012, Valérie Trierweiler fait une confession sur la période où elle est devenue la compagne de celui qui vient de se séparer de la candidate socialiste à la présidentielle en 2007. "Dans l'isoloir, ce 6 mai 2007, pour qui la femme amoureuse a-t-elle voté ?", interroge l'auteure du livre. "Je ne veux pas mentir. Je ne suis pas allée voter ce jour-là, je ne le pouvais pas, ne le voulais pas. Comme si je ne me sentais pas concernée. Ou trop concernée justement. C'était douloureux", explique Valérie Trierweiler.
• "C'est la première et la dernière fois que tu fais ça"
Nous sommes le 4 avril 2012, à un peu plus de quinze jours du premier tour de la présidentielle. François Hollande, qui se targue d'avoir rassemblé l'ensemble des socialistes derrière sa candidature, fait un meeting commun avec Ségolène Royal, son ex-compagne et ex-candidate du PS en 2007. L'image est attendue par tous les observateurs : les deux ex sur scène, face à la nouvelle compagne Valérie Trierweiler, qui ne quitte pas son champion d'une semelle depuis le début de la campagne.
Dans le TGV qui emmène l'équipe de Hollande à Rennes, "Valérie Trierweiler est à fleur de peau, comme chaque fois qu'il est question de l'ex-compagne de François Hollande, l'entourage du candidat a beau multiplier les allers-retours avec l'équipe de Royal pour que la soirée se passe au mieux, rien ne l'apaise", raconte L'Express. On se demande même s'il ne faut pas supprimer la photo Hollande-Royal. Tout est organisé pour que Valérie Trierweiler ne croise pas l'ancienne compagne du candidat socialiste.
Mais elle décide de "faire un coup" pour faire mentir les rumeurs de rivalité et de jalousie. Valérie Trierweiler fait prévenir les journalistes, sort de sa loge et s'avance vers Ségolène Royal, qui vient de regagner son siège après son discours, en lui tendant la main. Le piège se referme sur Ségolène Royal : elle hésite puis serre la main qui s'offre à elle. L'image fera la une de la presse. "C'est la première et la dernière fois que tu fais ça", aurait réagi l'ex-compagne de François Hollande, via un SMS envoyé à Manuel Valls, à l'époque directeur de la communication de François Hollande, selon L'Express. Ségolène Royal confie à l'hebdomadaire à propos de cet épisode : "Je ne suis pas une people, mais une personnalité politique de premier plan. C'était dégradant."
• "Embrasse-moi sur la bouche maintenant"
Le 6 mai, au soir de la victoire de François Hollande, la fête bat son plein place de la Bastille à Paris. Sur la scène, sous les yeux du public et surtout des caméras, François Hollande salue ses soutiens. Il fait la bise à Ségolène Royal, en lui donnant une accolade. Quelques minutes plus tard, Valérie Trierweiler glisse à l'oreille de son compagnon : "Embrasse-moi sur la bouche maintenant." Des propos qu'elle dément, mais les images ne laissent pas place au doute, comme le relève L'Express.
• "A quoi tu joues ?"L'épisode est raconté par Le Canard enchaîné du 9 mai. C'est un article de Paris Match, son employeur, qui provoque la colère de Valérie Trierweiler. A la lecture d'un portrait de Thomas Hollande, qui le présente comme le "fils aîné du couple Royal-Hollande", la nouvelle première dame aurait envoyé un SMS incendiaire à sa consœur journaliste : "De l'ex-couple Royal-Hollande ! A quoi tu joues ?"
• Hollande et Royal, c'est bien fini
Dans une interview accordée au Times et publiée le 9 mai, la nouvelle première dame raconte son parcours et donne sa vision du rôle que doit jouer la compagne d'un président de la République. Mais, interrogée sur le couple qu'ont formé Hollande et Royal, elle enfonce le clou comme pour se persuader. "La relation [entre François Hollande et Ségolène Royal] a pris fin il y a sept ans et elle est bien terminée, il n'y a plus d'histoire sentimentale entre eux".
• Une absente remarquée lors de la cérémonie d'investiture
Hormis les traditionnels "corps constitués", seule une trentaine d'invités privilégiés ont pu assister à la cérémonie de passation de pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande à l'Elysée, le 15 mai. Parmi ses invités personnels : les socialistes Martine Aubry, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Edith Cresson, Lionel Jospin, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Manuel Valls, Faouzi Lamdaoui, Stéphane Le Foll... L'écologiste Jean-Vincent Placé est également présent, de même que l'homme d'affaires Pierre Bergé, l'homme de médias, Pierre Lescure, ou encore le directeur du Théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes.
Et une absence de taille : Ségolène Royal. Selon le magazine Elle, ce sont "les relations épineuses" entre l'ex-compagne de François Hollande et la nouvelle, Valérie Trierweiler, qui expliquerait cette absence, évoquant la "jalousie" de cette dernière à l'encontre de Ségolène Royal. L'ancienne compagne de François Hollande dénonce dans un tweet l'article de Elle, Valérie Trierweiler ne fait pas de commentaire.
Palme du sexisme au journal ELLE. Ragots et poncifs, intrusion vulgaire et racoleuse en pleine campagne législative.Décidément aucun cadeau!
Tweetweilergate : "Parler de jalousie dans cette affaire est idiot" assure la première dame
Sur Twitter, la compagne de François Hollande souhaite du "courage" au candidat PS dissident de Charente-Maritime, qui "n'a pas démérité" à La Rochelle, selon elle. Ségolène Royal répond se concentrer sur ses électeurs. Olivier Falorni la remercie. Martine Aubry et Marine Le Pen ont également réagi.
L'émission spéciale 2ème tour des élections... par France3PoitouCharentes
"Le message est très clair: le président de la République et moi-même nous soutenons à fond la candidature de Ségolène Royal à La Rochelle", a affirmé M. Ayrault, en déplacement dans les Hauts-de-Seine. Interrogé sur l'encouragement formulé par la compagne du président à Oliver Falorni, il a dit "ne pas vouloir commenter les commentaires". "Ce n'est que des péripéties", selon lui.
"Ce sont des choses qui ne se font pas, a-t-il poursuivi. Il n'y a pas à parler d'indépendance là, c'est un coup indécent. Royal est la mère des quatre enfants de Hollande. Que Valérie Trierweiler ne l'oublie pas, Il faut avoir la décence, au moins, de ne pas égratigner celle qui est la mère des enfants de son compagnon François Hollande. Je le répète, c'est indécent de sa part", a-t-il souligné, alors que François Hollande a publiquement apporté son soutien à son ex-compagne.
Lorsqu'il s'agit de se positionner dans les duels entre un candidat de gauche et celui du Front national, la droite parlementaire a choisi de ne pas choisir ! Quelles sont les raisons qui ont poussé le bureau politique à opter pour cette stratégie ? À l'évidence, il s'agit de ne pas braquer cette fraction de l'électorat frontiste qui ne se retrouve pas autour des valeurs de la gauche et qui, en dernier ressort, peut préférer l'UMP.
En ne diabolisant pas le FN mais en ne signant pas d'accord avec lui, la droite républicaine signifie aussi qu'elle ne s'adresse pas à l'appareil mariniste mais aux électeurs bleu marine. Tout est dans la posture.
De la même manière que Bayrou doit payer « cash » son ralliement à Hollande, l'UMP ne veut pas qu'on dise qu'elle a aidé à l'élection de députés de gauche face au FN. Elle se différencie du PS qui officialise un front républicain dans un duel entre la droite parlementaire et un candidat frontiste.
L'UMP qui a conscience que l'addition sera lourde au soir du second tour tient à exister autrement alors que la gauche va disposer, et cela pour la première fois de tous les leviers politiques. L'Élysée, l'Assemblée nationale, le Sénat, les régions, une majorité de départements, de communautés d'agglomération et de grandes villes seront gérés par des élus de gauche. Se profile déjà un ordre de marche contre l'État PS. D'autant que la gauche va devoir assumer. Elle ne pourra pas faire porter les échecs à venir à d'autres.
Face une bipolarisation renforcée on comprend l'impatience de l'Élysée d'avoir les mains libres. Parce que l'opposition n'envisage pas de faire de la figuration.
Temporiser, la bonne stratégie libérale
Quand on ne peut pas vaincre, on doit harceler pour ne pas
disparaître, on doit temporiser. Temporiser est désormais la bonne
stratégie à adopter par les libéraux : ne pas laisser l’opposition
retomber dans ses travers, qui ont permis la victoire de François
Hollande.
C’est la stratégie bien connue depuis Fabius.
Pas le nôtre évidemment, bien qu’il ait su attendre les signes
annonciateurs de la victoire de François Hollande pour se renier et
toucher aujourd’hui les dividendes de son tardif ralliement.
Non : je veux parler de Fabius Cunctator, ce général romain qui après
la victoire d’Hannibal à Trasimène, réussit à stopper la marche sur
Rome de l’armée punique en multipliant les actions de harcèlement sans
jamais engager le combat. Il a su temporiser, jusqu’au moment où la
revanche a été possible, à Capoue.
Quand on ne peut pas vaincre, on doit harceler pour ne pas disparaître, on doit temporiser.
Temporiser me paraît être la bonne stratégie libérale maintenant,
même si nous sommes dans l’incertitude (relative) du second tour des
législatives.
Je me situe dans la perspective de trois scénarios : la cohabitation,
l’opposition parlementaire musclée, l’émergence d’une force
d’intervention libérale.
Si François Hollande n’a pas de majorité à l’Assemblée Nationale, le
gouvernement Ayrault aura vécu si tel est le désir (vraisemblable) de la
nouvelle Assemblée : « Lorsque l’Assemblée nationale adopte une
motion de censure ou lorsqu’elle désapprouve le programme ou une
déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre
doit remettre au président de la République la démission du
gouvernement » (article 50 de la Constitution). C’est alors une nouvelle cohabitation qui s’imposera.
Je me suis déjà interrogé sur la cohabitation (dans la Lettre du 7
mai). Je n’y crois guère : elle est difficile avec le quinquennat, il
faudrait un reflux inespéré de l’électorat.
Il est vrai que les premières démarches du Président, et les premières mesures du gouvernement, même si elles sont « cosmétiques »,
ont de quoi réveiller certains électeurs sous anesthésie médiatique.
Iront-ils jusqu’à inverser leur vote, ou à se réfugier dans
l’abstention ? Le coup de pouce au SMIC, la retraite à 60 ans et son
financement, les déclarations de Vincent Peillon sur la suppression des
notes à l’école, de Christiane Taubira sur la suppression des tribunaux
pour mineurs, de Cécile Duflot sur la dépénalisation du cannabis et,
cerise sur le gâteau, la plaidoirie de Martine Aubry en faveur des
« impôts supplémentaires » augurent bien de la suite. Certains
réaliseront que, même quand ils se veulent prudents, les nouveaux
dirigeants sont en plein délire.
Le scénario d’une minorité d’opposition est plus vraisemblable. Mais
quels pouvoirs pour ces quelques députés, face à une gauche qui a fait
main basse sur tous les rouages, et tous les niveaux du pouvoir ? Il
faudra à cette minorité s’organiser sérieusement, harceler sans doute le
gouvernement, mais ne pas oublier qu’elle doit aussi préparer l’avenir.
Malheureusement, la référence à une alternance libérale n’apparaît
guère dans les professions de foi qui nous sont soumises par l’UMP et
les candidats. J’aurais souhaité que la droite définisse au moins un
programme minimum, en retenant les quelques réformes clefs auxquelles
les libéraux ne cessent de penser : retraites par capitalisation,
liberté et concurrence scolaires, salaire complet, démocratie directe,
libération de l’immobilier, déréglementation, entre autres. Mais le
temps a sans doute manqué, et les convictions aussi ont peut-être
manqué. Ce qui n’a pas été fait en mai pourra se faire plus tard. Dans
toutes les grandes démocraties, les partis profitent des périodes
d’opposition pour réfléchir aux erreurs du passé et redonner espoir aux
citoyens. Le temps de l’opposition ne doit pas être perdu : il travaille
pour la bonne cause si l’on sait l’employer. Temporiser, c’est
organiser son temps en vue de la victoire future.
Comme
je n’ai qu’une confiance relative dans la classe politique actuelle –
comme vous tous je le déplore – je reviens au troisième scénario, qui
est celui de l’émergence d’une force d’intervention libérale extérieure
au Parlement. Ce sera pour nous le grand chantier de ces tout prochains
mois, il ne faut pas laisser l’opposition retomber dans ses travers, qui
ont permis la victoire de François Hollande. Ce travail s’impose
d’ailleurs quel que soit le contexte politique immédiat. Il consiste non
pas tellement à critiquer ce qui va se faire, et ce qui va faire
souffrir les Français de toutes conditions, à part la nomenklatura énarchiste et syndicrate,
mais surtout à ouvrir les portes sur l’avenir libéral. Cet avenir est
fait d’un principe de base, et de mesures d’application. Le principe de
base : la subsidiarité, c’est-à-dire la réduction de l’État à sa taille
minimale, délimitée par les fonctions régaliennes elles-mêmes définies
au sens le plus strict. Les mesures d’application : privatisations de
tout ce qui ne concerne pas les biens et services publics, ce qui
implique au passage l’abandon du « modèle social français » injuste et
ruineux.
Les libéraux savent expliquer comment on peut se passer de l’État
dans la plupart des domaines, ils savent démontrer que libéraliser c’est
remettre l’économie sur le chemin de la croissance (alors que l’on a
emprunté à ce jour des voies sans issue), mais c’est aussi rendre à tous
les Français l’occasion d’exprimer leurs talents, et de tirer les
justes fruits de leur travail, de leur épargne et de leur entreprise.
Couronnant le tout, nous devons persuader les Français que leur
épanouissement personnel et l’harmonie sociale sont les résultats d’une
société de liberté et de responsabilité.
Il y faudra peut-être du temps : Thatcher et Reagan n’ont pas émergé
soudainement. Nous devons temporiser, c’est-à-dire gérer utilement le
temps qui nous sépare de l’alternance libérale. « La question pour nous
est de savoir combien de temps il faut à la raison pour avoir raison »,
disait Frédéric Bastiat. Comme toujours, il avait raison… il y a 160
ans.
Trierweiler : la polémique Twitter censurée par Paris-Match
Conflits
d’intérêts ? Indécence ? Valérie Trierweiler, la Première concubine, et
journaliste à Paris-Match, est à l’origine de la plus grosse polémique
du début de quinquennat de François Hollande. Un scandale né sur Twitter
et qui fait les gros titres de tous les sites d’information de France… à
l’exception de celui de son employeur.
Mais si cette indécence ne suffisait pas, il était dit que le scandale s’ajouterait à la polémique. Le site de Paris-Match, hebdomadaire qui emploie Valérie Trierweiler, a fait le choix éditorial (en toute indépendance et impartialité) de ne pas évoquer du tout la polémique du jour, préférant parler de seconds-couteaux comme Christian Estrosi, Olivier Faure, ou du leadership de la droite française.
Et ce alors que même les sites d’information inféodés à la gauche ont abondamment traité le sujet, en soulignant le double caractère inédit de la sortie sur Twitter de la première concubine : une prise de position politique qui contredit celle du président de la République ; et une attaque personnelle à peine voilée contre la mère des enfants de François Hollande.
Pas de quoi émouvoir les équipes de Paris-Match qui restent collées à la ligne officielle qu’a défini dans toute sa majesté la seule Valérie Trierweiler : il n’y a aucun conflit d’intérêt à voir la compagne du président de la République être journaliste dans l’un des principaux hebdomadaires du pays… tout en disposant d’un cabinet à l’Elysée financé par les contribuables.




















