TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 25 février 2010

Un président qui préfère dormir dans les avions

C'est la troisième fois depuis son élection à la présidence de la République que Nicolas Sarkozy se rend à Libreville (Gabon) ; la troisième fois, aussi, qu'il n'y dort pas, au grand dam de ses hôtes... En juillet 2007, déjà, Omar Bongo Ondimba, père de l'actuel président, avait pourtant exprimé publiquement sa déception que Nicolas Sarkozy ne lui fasse pas l'honneur de coucher sur place. Cette fois, le chef de l'État avait prévu de sacrifier à la tradition. N'était sa virée éclair à Bamako, qui s'est décidée très tardivement, il aurait passé la nuit de mercredi à jeudi à l'hôtel Méridien de Libreville. Las, non seulement il n'a pu faire ce plaisir à ses hôtes, mais, en plus, ces derniers ont été priés d'avancer d'une heure le dîner officiel, afin que Sarkozy puisse prendre congé dès 21 heures et s'envoler pour le Mali, où il devait rencontrer l'ex-otage Pierre Camatte .

Prévenus in extremis, les 400 invités du dîner de gala donné dans le palais présidentiel du bord de mer oscillaient entre surprise et désappointement. ''En fait, votre président préfère dormir dans les avions'', relevait une notable, parée d'une robe de mousseline violette fendue jusqu'à mi-cuisse. C'est à ce moment-là que Nicolas Sarkozy prit la parole pour porter un toast à ''l'amitié privilégiée'' entre la France et le Gabon. Haussement d'épaules de notre interlocutrice : ''La bonne nouvelle, c'est que pour se faire pardonner, il sera obligé de revenir...''

A LIRE LES RÉACTIONS DU RAMASSIS DE CONNARDS QUI S'EXPRIMENT DANS LE POINT(pas les journalistes, pour une fois, les lecteurs) JE ME DEMANDE OÙ MONSIEUR SARKOZY DOIT DORMIR, DANS UN PLACARD PEUT-ÊTRE ? BANDE D'ABRUTIS !!!


PERSONNELLEMENT J'AIME BIEN DORMIR DANS MON LIT. MÊME SI JE DOIS FAIRE 1000 BORNES EN BAGNOLLE POUR RENTRER CHEZ MOI. (mais, ça vous vous en foutez et vous avez raison)

ETAT CIVIL - Vous êtes français, prouvez-le !

La prudence extrême dont fait preuve l'administration lorsqu'il s'agit de délivrer des documents d'identité était devenu un véritable casse-tête pour les Français nés à l'étranger ou issus de parents nés à l'étranger. Face à cette situation, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, met en garde son administration contre l'excès de vigilance et assouplit les procédures
"Toute personne qui présente une carte d’identité plastifiée ou un passeport électronique ou biométrique, n’a aucun autre justificatif à fournir pour attester de sa nationalité" ont annoncé à l'unisson Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Michèle Alliot Marie, la ministre de la Justice. Le Conseil d’Etat sera d’ailleurs saisi d’un projet de décret dans les tout prochains jours.
Ouf ! Voilà qui devrait rassurer bon nombre de Français nés à l’étranger pour qui prouver leur nationalité française était devenu un vrai parcours du combattant !
Pas moins de 19.000 refus ont été enregistrés en 2008. Ces refus ne sont ni des réponses à des premières délivrances ou à des documents perdus, ou des usurpations d’identité, mais de simples demandes de renouvellement de carte d’identité ou de passeports de Français… nés à l’étranger. Il fallait alors que ces Français prouvent leur nationalité souvent dans un climat de vexation, d’humiliation et parfois de traumatisme. "Débrouillez-vous" a-t-on dit à Mme Ciprut quand elle tentait d'expliquer à l'administration que ses parents, étant juifs, avaient perdu tous leurs papiers pendant la seconde guerre mondiale.

Excès de zèle et de vigilance !
Les témoignages de Français devant faire face à des situations ubuesques sont innombrables. "Je suis français, né en France à Lorient. Pour effectuer une nouvelle demande de carte d’identité, je dois prouver que je suis français parce que mon père comme ma mère, nés tous deux français, de parents italiens naturalisés français, sont nés en Tunisie, et plus précisément parce que la Tunisie était seulement sous “protectorat” français. Est-ce que ce n’est pas aberrant et scandaleux ? Est-ce que la France n’est pas devenue schizophrène ?" s'indigne un internaute. Difficile en effet de se voir exclu d'un pays quand on est persuadé d'y appartenir. Si ces difficultés ont été essuyées par des Français lambda, des patronymes plus connus du grand public, comme la famille de Martin Hirsch, ont aussi été refoulés. La journaliste Anne Sinclair relate dans son blog qu'elle a dû fournir la preuve de sa nationalité sur trois générations : "Aujourd'hui, la République française a besoin de s'assurer doublement que je n'usurpe pas ma nationalité. Ce ne sont pas que des tracasseries bureaucratiques. C'est un état d'esprit qui fait du mal à l'identité de la France".

Ces misères républicaines ont été relayées par des sénateurs de droite comme de gauche mais aussi par les médias ; l’émission radiophonique, le Téléphone Sonne du 12 février lui était consacrée. Tout cela a fait monter la pression. Interrogé sur les ondes France Inter, Patrick Weil, auteur de Liberté, Egalité, Discrimination explique qu’il existe un décalage entre les instructions, discours, circulaires et l’application de la loi sur le terrain. Il y a aussi des habitudes de travail qui sont très, très éloignées des textes législatifs surtout dans certains arrondissements ou départements qualifiés de difficiles comme le 93. Bref, il y aurait un manque d’homogénéité dans le traitement mettant à mal le principe d’égalité.

Point trop n'en faut
Avec le décret visant à simplifier les règles de renouvellement des papiers d'identité pour les Français nés à l'étranger, les tracasseries devraient diminuer. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux a demandé à ses préfets de réunir les personnels concernés et de les mettre en garde contre un excès de vigilance ! Même Jean-François Copé a promis de voler au secours des Français en mal de papiers : toute personne rencontrant des "problèmes avec l'administration française pour des comportements tatillons est invitée à s'adresser à nous (députés UMP) et nous nous adresserons directement aux préfets des départements de résidence pour qu'ils traitent directement les problèmes concernés" a annoncé le patron des députés UMP. A bon entendeur!
Sylvie Forder et Marie-Pierre Parlange

Georges Frêche: The Le Pen of the left

His big mouth threatens to create a new schism among the ever-squabbling French Socialists
Georges Frêche, 71, is living proof that French Socialists do not have to be dull. Three years after being thrown out of the party for making racist remarks, he has provoked a blistering quarrel which threatens to split France's main opposition party, not on ideological lines, but between Paris and the provinces, North v South.

Mr Frêche, president of Languedoc-Roussillon, has been called the "Le Pen of the left". He is a virulently pro-Israeli politician who makes seemingly anti-Semitic remarks. He is a pro-business ex-Maoist who attacks the "anti-market" tendencies of the French Socialist Party but wants to erect a statue of Lenin in his home city of Montpellier.

As a young man, he fought the police on the streets of France in the cause of Algerian independence. He has since become a political Godfather of the expelled white Algerian ex-colonists or "Pieds-Noirs".

He is a university professor and expert on Roman law who likes to present himself – and talk – like a grumpy old man drinking a pastis on a shaded bar terrace in the South of France. He is also given credit, in his 27 years as Mayor of Montpellier, up to 2004, for developing the city into one of the most attractive and commercially thriving in France.

Outside his home region of Languedoc-Roussillon, stretching along the Mediterranean coast from the Rhône delta to Spain, Mr Frêche is a figure of fun or hatred or incomprehension. Within his region, he remains the dominant political figure and odds-on favourite to be re-elected regional president at the head of a rag-tag, centre-left coalition next month.

That coalition contains almost all the local chieftains of the Parti Socialiste (PS), despite the fact that the national party expelled Mr Frêche in 2007 for suggesting, inter alia, that there were too many black faces in the France football team. On Tuesday night, the national bureau of the Socialist Party, meeting in Paris, expelled all these local party dignitaries – 59 in all. They include the secretaries (bosses) of all five local Socialist Party branches in the region; two presidents of départment (county) councils; a senator and a score of mayors. In other words, almost all the leaders of one of the strongest Socialist regions in France have been kicked out of the Socialist Party – temporarily at least – for supporting Mr Frêche.

The family argument could not come at a worse time for the Parti Socialists and its national leader, Martine Aubry. The main French centre-left party seemed to have begun to lay aside its perennial internal struggles. It could, with its allies, sweep the board, and deeply embarrass President Nicolas Sarkozy, in the regional elections on 14 and 21 March. Sweep the board, that is, in all 21 regions of metropolitan France, save Mr Frêche's Languedoc-Roussillon.

Originally, the Socialist Party, at national level, had agreed reluctantly to back Mr Frêche's centre-left coalition, or "list". Last month, Mr Frêche once again outraged the leadership of the national party – and many other people in France – by making what appeared to be an anti-Semitic remark about the former Socialist prime minister, Laurent Fabius.

Mr Fabius is from a Catholic family of Jewish origin. After he had criticised Mr Frêche during a radio interview, the president of Languedoc-Roussillon retaliated by saying that the former prime minister had a "tronche pas très Catholique" – literally a "not very Catholic mug or hooter".

This may seem a trivial insult. Mr Frêche says that it was a version of a well-known phrase in the French south, "pas très Catholique", meaning not entirely straightforward. This is disingenuous. By referring to the "tronche", the face or nose, of Mr Fabius, Mr Frêche was indulging in just the kind of insidious, nudge-nudge anti-Semitism which still thrives in bourgeois, Catholic France, north and south.

This was far from Mr Frêche's first lapse. He has been accused of making anti-Semitic remarks before, despite being a strong supporter of Israel. He once referred to two ex-"Harkis" – Algerians who fought on the French side in the colonial civil war – as "sub-humans". In 2007, he repeated a complaint once voiced by the far-right leader, Jean-Marie Le Pen, that there were too many black players on the France football team.

Both supporters and enemies of Mr Frêche in Languedoc say that creative inconsistency – being left-wing in his policies and right-wing in his language – is the secret of his political longevity. There is anti-Paris feeling in all French provinces but none more so than Languedoc. Mr Frêche has skilfully exploited this resentment over the years. His status as a martyr for southern plain-speaking against Parisian political correctness has brought him many votes from the centre and further right.

In a book published this week – with quite coincidental timing of course – Mr Frêche attacked what he sees as the sterile moralising of the national leadership of the PS. "The party has erected itself into a vehicle for universal values: anti-bigot, anti-alcoholic, anti-smoking, anti-racist, pro-homosexual, pro-black, pro-white, pro-yellow, pro-red, pro-Jewish, pro-Muslim, pro-orthodox, pro-Japanese, pro-garden gnome, anti-pitbull, anti-unhappiness, anti-anger, anti-vulgar..."

"I am from the South and I will stay a man of the South... My angry tone of voice, and my accent itself, get up the nose of [the Parisians] but I don't give a stuff. I have other business to take care of."

Mr Frêche also accused "little" Martine Aubry of attacking him to promote her own hopes of becoming the Socialist presidential candidate in 2012. Ms Aubry, who was elected national party leader in a disputed (and rather doubtful) poll a year ago, has been left in a very difficult position. She decided three weeks ago to put her increasing authority on the line and order all Socialists in Mr Frêche's campaign to switch to a hastily organised official Socialist "list". Almost all of them refused. Opinion polls show Mr Frêche's list far ahead of the pack and the official Socialist list trailing in seventh place.

On Tuesday night, the national bureau of the Parti Socialiste reluctantly agreed to support Ms Aubry – and its own rules – and hurl its disobedient southern chieftains into outer darkness for at least two years. It was announced, however, that the party would investigate, or reconsider, the whole affair once the elections are over.

A judgement of Solomon? That was the intention but ex-Socialists in Languedoc were still spitting blood at the national leadership and threatening counter legal action yesterday.

The wit and wisdom of the Languedoc man

On football

"In this team [the France football team], there are nine blacks out of 11. The normal would be three or four. That would reflect our society. I'm ashamed of this country. Soon, there will be 11 blacks. When I see some football teams, it upsets me."

On colonialism

Replying to two Harkis (Algerians who fought on the French side in the 1950s and 1960s colonial war) who heckled him: "They massacred your people in Algeria and you are going to lick their boots. You are nothing. You are sub-humans. Nothing at all."

On the electorate

"I have always been elected by a majority of cons [arseholes] and that is not going to change."

On Laurent Fabius

"If I was in upper Normandy, I don't know if I would vote for Fabius. I would have to think about it. This bloke worries me. He has a not very Catholic hooter [tronche]."

On Toulouse

"I should really stand for election in Toulouse. When I was a student in that city, I screwed 40 per cent of the women."

mercredi 24 février 2010

La neutralité du Net, qu'est-ce que c'est ?

Le débat français sur la neutralité du Net a été officiellement lancé aujourd'hui par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a installé un groupe d'experts chargé de réfléchir sur le sujet et rendra ses recommandations fin juin. Mais qu'y a-t-il derrière ce concept aux contours flous?
La neutralité du Net, tout le monde en parle, mais personne ne met les mêmes choses dedans. Pourtant, ce concept aux contours flous revient dans tous les débats ayant trait aux réseaux, à la protection des internautes et à la vie privée. Il va pourtant falloir clarifier la question. Dans le cadre de la loi sur la fracture numérique votée en décembre dernier, il est prévu que le gouvernement rende un rapport sur ce sujet au Parlement d'ici à la fin juin 2010.
Nathalie Kosciusko-Morizet a donc lancé officiellement mercredi un débat national de plus, sur la neutralité du Net. Il préparera le rapport et se déroulera en parallèle des consultations menées auprès des différentes parties prenantes. Un groupe d'experts, chargé d'éclairer les débats et les travaux du gouvernement sur le sujet, a été installé aujourd'hui. Il est composé de Yochai Benkler, professeur à l'Université de Harvard et auteur de La richesse des réseaux; Michel Cosnard, PDG de l'INRIA; Tarik Krim, fondateur de Netvibes et Jolicloud; Lynn St Amour, Présidente de l'Internet Society; Winston Maxwell, avocat et auteur d'un ouvrage sur le droit des communications électroniques et de la protection des données en Europe; et Dany Vandromme, Président de RENATER.

A quelles questions devra répondre le débat sur la neutralité du Net ?

"La première, c'est : qu'est-ce que la neutralité du Net ?", répond la ministre en charge de l'Economie Numérique... ce qui suffit à rendre compte de la complexité du débat ! "Parle-t-on de neutralité des réseaux ou de celle de la gouvernance du Web ?", demande Nathalie Kosciusko-Morizet, qui admet elle-même ne pas avoir "les idées complètement claires sur le sujet". "Il faut que nous arrivions à faire des catégories, et que pour chaque, on détermine : ce que l'on garantit, avec quelles exigences, à quel niveau on place les principes, quelles sont nos priorités, et comment on les hiérarchise." Ces questions vont se traduire très concrètement dans les prochains mois, comme l'illustre un exemple cité par la ministre: "Doit-on soumettre la participation de l'Etat aux investissements dans la fibre, dans le cadre du grand emprunt, à des engagement en termes de neutralité du Net ? Si oui, il faut que les exigences soient très précises pour être opposables".

Les sujets balayés par le débat sur la neutralité du Net concernent deux grandes catégories d'acteurs : les opérateurs télécoms, et les fournisseurs de contenus, sur lesquels d'éventuelles régulations pourront avoir un impact direct. Indirectement, les questions autour de la neutralité du Net touchent tous les internautes, à travers les thématiques du respect de la vie privée et de la qualité de service fournie par les opérateurs. Mais les débats sur la neutralité du Net n'aboutiront pas forcément à une loi spécifique. Ils déboucheront plutôt sur l'établissement d'une doctrine gouvernementale, sur des grands principes qui viendront irriguer d'autres lois comme Hadopi, Loppsi, etc.
Parmi ces grands principes :

-La neutralité du net réclame de garantir l'accès universel à tous les contenus légaux. Qu'est-ce qu'un contenu légal ?
-Qu'est-ce que le Web ? "Quels domaines sont assez différents de l'Internet pour ne pas être régulés de la même façon", lance Yochai Benkler, qui cite l'exemple de la télémédecine.
-Comment équilibrer droit d'accès à l'information et droit d'auteur ?
-Doit-on privilégier la concurrence ou la neutralité des réseaux, lorsque les deux ne peuvent pas être simultanément garantis de manière optimale ? Exemple : est-il souhaitable d'accorder une exclusivité contre un investissement dans les réseaux ?
-Le principe de non discrimination dans le traitement des données est un principe fondamental de la neutralité du Net. Or, les entorses à ce principe sont déjà légion, comme le rappelle Winston Maxwell: pour protéger des virus, augmenter les performances du réseau... Quelles sont les bonnes (ex: protection contre le spam) et les mauvaises discriminations (ex : pratiques anticoncurrentielles) ? Quelles exceptions sont acceptables ?
-Bloquer certains contenus ou différencier leur traitement en fonction de leur nature (par ex, ne pas donner la priorité aux téléchargements P2P dans la gestion des flux pour optimiser le débit moyen offert) suppose "d'ouvrir les paquets" de données transportées. Faut-il une transparence totale sur la façon dont sont traités les "paquets", ou peut-on se contenter de rendre accessible cette information uniquement en cas d'enquête ?

Michel Charasse

Les larges bretelles III e République, la bouille qui vire facilement au rubicond quand la colère gronde, les lunettes vissées sur le front comme un épicier-quincaillier de village, le verbe, plus commère de ministère que fortissimo jauressien, mais capable de passer avec une surprenante adresse de la préciosité comptable à l'argot bougnat : le nouveau représentant de la gauche au Conseil constitutionnel a un air de Coluche saisi par les délices du parlementarisme. Farouche anticlérical, à la manière franc-maçonne, il met trois points d'honneur à ne jamais pénétrer dans une église, allant même jusqu'à braver les foudres médiatiques quand en 1992, alors ministre du Budget, il refusa pour cette raison d'assister à la messe d'enterrement d'un douanier abattu par un malfrat. C'est dans les pas de François Mitterrand que le sénateur du Puy-de-Dôme, SFIO millésimé 1962, a connu les plus grands moments de sa longue carrière, joviale éminence grise à Paris, notable rompu à l'art d'égailler les dîners républicains dans sa bâtisse de Puyjudeau. Plus mitterrandien que socialiste, depuis son exclusion du PS, ses chatteries au sarkozysme sont devenues monnaie courante. Il paraît que, dans son Auvergne natale, son nom veut dire « tas de pierres » : en voilà une belle jetée dans le jardin de ses anciens amis.

Chirac et Villepin déjeunent ensemble

L'ancien président de la République et son dernier premier ministre partageaient la même table pour la première fois depuis la mise en cause de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.

Jacques Chirac a déjeuné ce mercredi avec Dominique de Villepin au Père Claude, un restaurant parisien proche de l'Ecole militaire, avenue de La Motte-Picquet, dans le XVe arrondissement. C'était la première fois que l'ancien président de la République et son dernier premier ministre partageaient la même table, les deux hommes n'étant pas autorisés à se voir depuis la mise en cause de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream. Le jour de la relaxe, Chirac avait aussitôt téléphoné à Villepin pour lui dire sa joie et son souhait de le revoir très prochainement.

A leur arrivée au restaurant, Chirac et Villepin se sont embrassés avec affection. A leur sortie, ils ont posé avec des passants, notamment un petit garçon photographié par son père, puis une jeune touriste, prise en photo par un des officiers de sécurité. Ils se sont ensuite donné l'accolade avant de se séparer.

Dominique de Villepin avait déjeuné le 3 février avec son ancien directeur de cabinet, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avec lequel il n'avait pas non plus le droit d'avoir des contacts. Le 3 mars, l'ancien chef du gouvernement se rendra au Salon de l'Agriculture pour une visite marathon prévue pour durer pas moins de six heures.

CHIRAC FAIT DE L'OPPOSITION À SARKOZY PAR INTERPOSITION.

mardi 23 février 2010

Didier Migaud nommé président de la Cour des Comptes

Le député socialiste Didier Migaud a été nommé premier président de la Cour des comptes en remplacement de Philippe Séguin, décédé début janvier.

Le socialiste Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a été nommé mardi en Conseil des ministres, Premier président de la Cour des Comptes, en remplacement de Philippe Séguin, a annoncé la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Premier membre du gouvernement interrogé par la presse à la sortie du Conseil des ministres, Mme Lagarde a répondu "oui" à la question de savoir si Didier Migaud avait bien été nommé à la tête de la Cour des comptes par décret présidentiel.

Plusieurs de ses collègues ont ensuite confirmé.

"C'est une reconnaissance de ses compétences", a déclaré Martin Hirsch, le Haut-Commissaire à la Jeunesse, à propos du député PS de l'Isère, juriste de formation devenu spécialiste de la technique budgétaire.

"Qu'on (le) prenne pour piloter la Cour des comptes, alors même que c'est la Cour des comptes qui contrôle désormais cette maison, c'est-à-dire l'Elysée, je trouve que c'est drôlement bien", a ajouté Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes.

Qui le remplacera? "C'est aux socialistes de le décider!", a répondu M. Lellouche, confirmant que la présidence de la commission des Finances de l'Assemblée nationale resterait entre les mains d'un député socialiste.

Le nom de Didier Migaud était revenu en force lundi, plusieurs médias annonçant comme pratiquement acquise sa nomination. D'autant qu'il y a peu, le chef de l'Etat lui avait rendu un hommage public, le qualifiant même d'un "mon ami".

Le choix de Didier Migaud entre dans la stratégie du président Sarkozy de poursuivre l'ouverture à gauche. La semaine dernière, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait d'ailleurs affirmé que l'ouverture se poursuivrait.

Avant même que la nomination soit rendue publique, le député PS Jack Lang a félicité Didier Migaud pour son "heureuse nomination", jugeant qu'elle devait être portée "au crédit du président" Nicolas Sarkozy.

"C'est d'abord la reconnaissance par la République du vrai talent d'un authentique socialiste. C'est aussi un geste fort d'ouverture intellectuelle et politique qui, à ma connaissance, ne comporte, en ce domaine, aucun précédent", a déclaré l'ancien ministre de François Mitterrand dans un communiqué.

Pour Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, "c'est un signe de plus que sarkozysme ne rime vraiment pas avec sectarisme. Nommer un socialiste président de la Cour des Comptes, n'est pas seulement un signe d'ouverture mais plus fondamentalement l'incarnation d'une volonté de construire une République équilibrée."

Le villepiniste Jacques Le Guen (UMP), lui, fait clairement référence à l'ouverture lorsqu'il déclare qu'" à force d'ouvrir les fenêtres, on va attraper des courants d'air!"

Le médiateur dénonce "l'excès de zèle" de l'administration

Dans son nouveau rapport, dévoilé ce mardi et publié sur LEXPRESS.fr, Jean-Paul Delevoye épingle la "prudence exagérée" de la puissance publique dans le renouvellement de papiers d'identité.

Excès de "zèle", "sévérité", et "prudence exagérée" de l'administration: dans son rapport annuel publié ce mardi, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye épingle le comportement trop pointilleux de certains fonctionnaires. Le point noir dévoilé dans l'édition 2010 du "ombudsman" à la française: le renouvellement des papiers d'identité. Une démarche qui vire trop souvent au parcours du combattant pour les citoyens nés à l'étranger, ou dont l'un des parents est né à l'étranger.

En 2009, le médiateur de la République a reçu sur ce point précis une dizaine de réclamations par mois, alors que son institution n'en recueillait qu'une dizaine par an auparavant. "Bien que récente, cette prudence exagérée de l'administration dans la délivrance de documents d'identité tend à se généraliser", souligne Delevoye. Et de répertorier les tracasseries infligées aux citoyens concernés, bien souvent français de naissance, au nom de la lutte anti-fraude; les preuves "presque impossibles à recueillir" - les actes de naissance des parents, des grands-parents, voire des arrière-grands-parents qu'il faut obtenir des autorités judiciaires de pays où les fichers d'état civil de certaines époques n'existent plus...

Si les illégalités restent relativement rares, souligne le médiateur, cette "remise en cause de leur nationalité" génère chez les citoyens le sentiment d'être "méprisés" et "stigmatisés" en raison de leur nom ou de leurs origines. Alors que le gouvernement s'est empêtré dans son débat sur l'identité nationale, la tonalité de ce document devrait redonner du grain à moudre aux signataires de l'Appel pour les Français rejetés, initié par la Ligue des droits de l'homme et le documentariste Daniel Karlin, qui depuis un mois dénoncent l'acharnement administratif à débusquer les "faux Français".

La France dispose de 7 à 10 jours de réserve de carburant

Suite aux grèves dans les raffineries de Total, l'Union française des industries pétrolières a revu ses prévisions à la baisse. Le groupe pétrolier français dessert la moitié des stations-services.

Existe-t-il à court terme un danger de pénurie de carburant dans les stations-services? Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'est voulu rassurant lundi, à l'instar de Christine Lagarde la semaine dernière, affirmant sur Europe 1 que le gouvernement prendrait des dispositions «pour que la France ne soit pas bloquée.» Des réunions ont été prévues dans la journée, a-t-il assuré, afin de faire le point sur la mobilisation des salariés de Total et l'approvisionnement des dépôts.

A ce sujet, l'Union française des industries pétrolières a révisé à la baisse ses prévisions. Après avoir évoqué vendredi une réserve de carburant équivalente à 10 à 20 jours, avec la possibilité de tensions plus localisées, notamment dans l'Ouest de la France et en Rhône-Alpes, la fédération évoque aujourd'hui une réserve de carburant de seulement 7 à 10 jours. Les automobilistes se ruant à la pompe pour se constituer des réserves, «les stocks ont diminué un peu plus que prévu», a justifié M. Schilansky, président de la fédération. Aujourd'hui, sur 2.000 stations-services Elf et Total, 132 étaient lundi à court de carburant. Et la situation ne devrait pas s'améliorer avec la poursuite de la grève chez Total, et l'appel à la mobilisation lancé lundi par la CGT aux salariés d'ExxonMobil et du groupe britannique Ineos.

Pour Christophe de Margerie en revanche, l'approvisionnement des Français n'est aucunement menacé : «certains essaient de soulever cette question pour essayer d'ouvrir un conflit» a-t-il estimé lundi depuis New York, précisant que Total n'est pas le seul fournisseur de carburant de l'Hexagone. Le groupe dessert cependant la moitié des stations-services.

LE FIGARO EN FAIT-IL UN PEU TROP ????
BIZARREMENT J'AI REVU CETTE NUIT LES DEUX PREMIERS OPUS DE MAD MAX.

lundi 22 février 2010

François Fillon sur tous les fronts

En campagne pour les régionales, le premier ministre s'aventure aussi sur la scène internationale. Il revient du Proche-Orient.

L'omnipremier ministre serait-il en train de faire de l'ombre à l'hyperprésident ? François Fillon est sur tous les fronts à la veille des élections régionales. Premier ministre en campagne la semaine, vice-président le week-end à l'étranger ! On ne voit que lui, ces jours-ci. Même les journalistes sont revenus dans son sillage. Les candidats aux régionales se l'arrachent. Le chef de la majorité sera mardi au Mans, son fief électoral, pour animer une réunion aux côtés de Christophe Béchu, qui tente de reconquérir la région des Pays de la Loire. Il a prévu un déplacement jeudi et sera lundi prochain à Metz avec Laurent Hénart, chef de file en Lorraine. Avant d'enchaîner les meetings, le chef du gouvernement a mis sa casquette de diplomate. Pendant deux jours et demi, le gaulliste Fillon s'est frotté à «l'Orient compliqué», en Syrie et en Jordanie.

Une mission périlleuse, dans cette région de la planète, car le moindre mot mal calibré peut vite tourner à la gaffe diplomatique. À Damas, il s'en est plutôt bien sorti. Le premier ministre a calé ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy, qui a spectaculairement relancé les relations diplomatiques avec la Syrie. Premier chef de gouvernement français à se rendre à Damas depuis 1977, François Fillon s'est réjoui du choix du chef de l'État en rappelant que les États-Unis s'apprêtaient à l'imiter. Un virage diplomatique qui n'empêche pas les désaccords avec le régime de Bachar al-Assad. Vigilant, le numéro deux français a fermement remis à sa place son homologue syrien lorsque celui-ci a publiquement défendu «l'utilisation par l'Iran du nucléaire à des fins pacifiques». «Le gouvernement iranien viole clairement les réglementations internationales», lui a signifié Fillon en pleine conférence de presse.

Un contrat jordanien pour Areva

À Amman, il a nuancé les propos de son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui s'est prononcé dimanche pour la «proclamation d'un État palestinien avant même les négociations sur les frontières». Le premier ministre s'est montré beaucoup plus prudent, en liant la création de cet État palestinien à la négociation sur les frontières. C'est aussi à l'occasion de sa visite dans le royaume hachémite qu'un accord minier a été signé entre le gouvernement jordanien et le groupe français Areva pour l'exploitation des gisements d'uranium dans le centre de la Jordanie.

Depuis son arrivée à Matignon, François Fillon s'est révélé plutôt à l'aise sur la scène internationale. De Pékin à Bagdad ou encore plus récemment à Kaboul. Son style moins enflammé que le président séduit les chancelleries. Il est d'ailleurs le premier ministre qui s'est le plus déplacé à l'étranger. «Je reconnais que, là comme ailleurs, François Fillon sait y faire», constate le ministre délégué Henri de Raincourt, qui l'accompagnait ce week-end en Syrie et en Jordanie. En deux ans et demi, Fillon le globe-trotter a peaufiné sa stature internationale. «Il est au four et au moulin. En campagne et à l'étranger, où il est bon. Le pouvoir crée l'homme. Personne n'aurait imaginé il y a quelques années que Fillon pouvait faire un bon premier ministre», estime le député Claude Goasguen, autre membre de la délégation ce week-end. Très élégante dans son abaya noire, Christine Lagarde ne quitte pas d'une semelle le premier ministre pendant la visite de la mosquée des Omeyyades, à Damas : «Il est vraiment très relax, notre premier ministre», glisse, admirative, la ministre de l'Économie, présentée comme un futur premier ministre. En attendant, elle se contente de prendre son patron en photo avec son iPhone.

Si sa popularité marque le pas dans le dernier baromètre du JDD (- 3), François Fillon distance le chef de l'État de 14 points (50% contre 36%). Des sondages que ni l'Élysée ni Matignon ne veulent officiellement commenter. Une popularité que le patron des députés UMP, Jean-François Copé, attribue à la nouvelle donne de l'exécutif : «Sous Sarkozy, c'est le président qui prend tous les coups. Le premier ministre est devenu une sorte de vice-président qui fait de la représentation.»

Rebondissement dans la bataille des codecs vidéo sur Internet

Quel sera le futur standard de la vidéo sur Internet ? Alors qu'aujourd'hui, la quasi-totalité des lecteurs vidéo utilisent la technologie Flash d'Adobe, l'évolution du HTML, le langage utilisé pour construire les pages Web, ouvre la porte à l'utilisation de nouveaux formats. La version 5 du HTML introduit en effet une nouvelle balise – l'élément de structure de base de ce langage – vidéo, qui permet de se passer d'un lecteur externe tels que ceux proposés aujourd'hui par des sites comme Dailymotion et Youtube.
Mais si le HTML 5 facilite l'insertion de vidéos dans les pages Web, il ne garantit pas que tous les formats de vidéo seront lisibles par votre navigateur Internet. Il existe en effet plusieurs technologies pour encoder les images, et ces technologies ne sont pas obligatoirement compatibles avec tous les navigateurs. Si la fondation Mozilla, qui édite le navigateur Firefox, a annoncé qu'elle soutenait l'utilisation du codec libre et gratuit Ogg Theora, Google a lancé une expérimentation sur son site de vidéo Youtube qui utilise le codec H.264. Ce dernier est aujourd'hui gratuit pour l'utilisateur, mais utilise plusieurs technologies brevetées ; les éditeurs de navigateurs, ou de tout autre logiciel souhaitant être compatible avec le H.264, doivent donc acquitter des droits qui peuvent être importants.

LETTRE OUVERTE À GOOGLE

Mais Google pourrait rapidement abandonner le codec H.264. Samedi 20 février, le moteur de recherche a annoncé avoir finalisé l'acquisition de la société américaine On2, spécialisée dans la compression vidéo, qui édite notamment le codec VP8, réputé plus efficace que le H.264. On2 a été rachetée pour un montant de 124,6 millions de dollars (91,5 millions d'euros), soit près de 20 millions de dollars de plus que la première offre de Google. L'entreprise devrait vraisemblablement utiliser cette technologie pour Youtube, mais n'a encore rien confirmé.

Mais plus que l'utilisation du VP8, c'est le statut que Google donnera à cette technologie qui suscite des interrogations. L'entreprises pourrait tenter de profiter de la force de Youtube, premier site de vidéo au monde, pour tenter d'imposer une technologie dont il détient les clefs. Mais tout comme Mozilla avait annoncé son refus de supporter le H.264, Google pourrait se retrouver face à une fronde des éditeurs de navigateurs.

La Free Software Foundation, la principale association américaine de promotion des formats ouverts et du logiciel libre, suggère une autre approche dans une lettre ouverte à Google publiée ce week-end (version en français) : rendre cette technologie libre et gratuite avant de l'utiliser sur Youtube. "Si vous ne faites pas du VP8 un format libre, ce sera juste un codec vidéo de plus. Et à quoi vous servira un codec de plus si les problèmes de licences l'empêchent d'être supporté par tous les navigateurs ?"

Pas de coup de foudre pour le dernier Higelin

Crise économique, crises de nerfs, crises sentimentales... le cirque du monde vibre tout entier dans le nouvel album de Jacques Higelin, Coup de foudre, produit par Rodolphe Burger, qui succède au très percutant Amor doloroso (2006). Fidèle à son laboratoire agité de rock et de poésie, Higelin commence ce disque sur les chapeaux de roue avec Coup de foudre et J'ai jamais su, deux airs luxuriants et swinguants qui allument les mots comme ceux de Trenet. S'annonce donc a priori une collection de morceaux libres, vifs et pleins d'entrain, signés par le vagabond citadin de la chanson, 69 ans, 17 albums. Et puis le petit théâtre enchanté s'ébroue, déborde du cadre, euphorique, bruyant, brouillon, inégal. Quelques instants d'ivresse noire, avec la très déglinguée Valse MF ou les longues élucubrations énervées d'Août Put, dynamitent le disque. Quand d'autres titres, bâtis sur un doigt de country, deux de free-jazz, une pincée de rock FM, frisent l'autoparodie. A force, le chant aérien jamais dompté d'Higelin s'épuise, et c'est bien dommage.

HIGELIN EST UNE MERDE DANS LA MARRE MUSICALE, SON TALENT EST INEXISTANT, IL A VOULU ÊTRE GAINSBOURG, MAIS ON NE PEUT PAS DEMANDER À LA LUNE DE REMPLACER LE SOLEIL.

dimanche 21 février 2010

TF1 perd de l'argent, pas le moral

TF1 a publié jeudi ses résultats pour l'année 2009. Avec une chute de 30% de son résultat net et une baisse de 9% de son chiffre d'affaires, on pourrait penser le groupe en difficulté. Mais Nonce Paolini, qui se félicité de rester la chaîne la plus regardée du pays, préfère positiver et annonce de jours meilleurs en 2010.

TF1 aussi connaît la crise. Plus grand groupe de médias européen, la Une a publié ses résultats pour l'année 2009, jeudi. Et comme on pouvait s'y attendre, les chiffres sont mauvais: un bénéfice net en recul de 30% à 115 millions d'euros pour l'année 2009, une baisse de son chiffre d'affaires de 9% et un recul des recettes publicitaires de la chaîne de 13%. Malgré ces résultats pour le moins médiocres, TF1 peut se consoler en se disant qu'elle reste la chaîne la plus regardée par les Français, avec une part d'audience moyenne de 26,1% sur l'année écoulée.

La crise économique n'aura donc épargné personne. Le marché publicitaire a souffert, entraînant avec lui tous les médias audiovisuels. Ce qui n'inquiète pas pour autant Nonce Paolini, patron de TF1, comme il l'a expliqué dans les colonnes du Figaro: "Qui aurait dit en juin 2009 que nous serions capables de présenter un résultat de 115 millions d'euros en versant un intéressement important pour nos salariés, un dividende convenable à nos actionnaires?", s'interroge-t-il, avant de mettre en lumière la vraie seule bonne nouvelle de ces résultats: la reprise du quatrième trimestre 2009, avec une hausse des recettes publicitaires de 1%. Et de s'enthousiasmer sur les mesures d'économies engagées par son groupe.
Renforcer la proximité avec les téléspectateurs

Dans son communiqué, TF1 indique ainsi avoir réalisé 74 millions d'euros d'économies récurrentes au titre du plan d'optimisation 2009, dépassant ainsi l'objectif annuel de 60 millions d'euros qu'elle s'était fixé en février 2009. "Ces résultats ont été obtenus grâce à une parfaite maîtrise des coûts tout en exploitant les programmes les plus attractifs. Cette gestion rigoureuse s'est traduite par une baisse de plus de 10% de notre coût de grille, explique Nonce Paolini. Nous avons réussi à faire baisser les droits sportifs de 10 millions d'euros". Et le patron de la chaîne de télé la plus regardée du pays n'oublie pas de revenir sur le petit évènement des derniers jours: "Sur la Coupe du monde de football, grâce à la revente de 37 matchs à Canal + et France Télévisions, TF1 ne paiera cette année que 87 millions pour 27 matchs contre 108 millions en 2006 pour 24 matchs." Un argumentaire qui ne convainc pas tout le monde. En reculant de plus de 6%, à 11,54 euros à la Bourse de Paris, les titres sont en effet boudés par les investisseurs. Pas de quoi freiner l'optimisme de Nonce Paolini.

Alors que la concurrence de la TNT ne cesse de s'affirmer, lui voit l'avenir sous de meilleurs auspices. Outre le développement de TMC et NT1, qui lui appartiendront bientôt, le président a d'autres ambitions pour 2010: travailler sur la HD et la 3D, renforcer le lien de proximité avec les téléspectateurs en développant les services sur internet et "explorer également les nouveaux territoires, comme les jeux en ligne, grâce à notre partenariat avec La Française des jeux." Et Nonce Paolini de conclure, presque philosophe: "Nous devons être un leader avec un esprit de challenger".

PAS ETONNANT QUE LA CHAINE PERDE DE L'ARGENT ; AVEC UN PATRON AUSSI CON, JE ME DEMANDE COMMENT ELLE N'EN A PAS PERDU PLUS TÔT !

vendredi 19 février 2010

Chine : vers un grand schisme de l'Internet ?

Depuis le 1er septembre 2006, le serveur de noms de domaines [DNS, qui fait le lien entre les adresses IP numériques des ordinateurs connectés à Internet et les adresses des sites écrites en lettres] chinois ne passe plus par l’Icann, l’organisme international qui gère les noms de domaines (les adresses de sites) de l’Internet. C'est ce que rappelait récemment la société européenne de l’Internet : "Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est de permettre aux Chinois d’accéder à Internet en composant les adresses de sites avec des idéogrammes, une solution confortable pour les internautes de l’empire du Milieu… [Tout donne à penser] que la Chine a décidé de lancer un nouveau suffixe national pour s’affranchir définitivement de la gestion des noms de domaine Internet par l’Icann et, plus avant, de l’emprise du gouvernement américain. Ce schisme fut accompagné par un passage massif à la version IPv6 d’Internet, et ce dans un temps record de six mois."

BOUCLIER DORÉ

La Chine a donc mis en place un nouveau système de gestion de noms de domaines ou plutôt un deuxième étage, comme l’explique l’informaticien Laurent Bloch. "Un premier niveau accepte les noms de domaines en idéogrammes, mais qui sont modifiés par rapport aux noms de domaines internationaux pour ne donner accès qu’aux sites installés sur le territoire chinois. Ainsi, pour les adresses de sites se terminant en '.com.cn' ou en '.net.cn', le suffixe '.cn' n’apparaît plus à la fin dans la fenêtre du navigateur. En tapant son adresse, l’internaute chinois arrive donc en réalité sur une version chinoise du site en question, préalablement aspiré, vérifié et remis en ligne par les autorités. Le résultat est que tout internaute chinois utilisant les idéogrammes est cantonné sur ce sous-réseau, déconnecté de la Toile et directement contrôlé par Pékin.

Quant à la navigation sur les sites étrangers justiciables du DNS en caractères latins (plus précisément LDH, letters, digits, hyphen), elle est réservée aux personnels autorisés, accrédités… et surveillés. Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, 'chaque page marquée d’un lien menant au site du ministère de l’intérieur, où l’on peut télécharger un certificat'. L’ensemble du dispositif répond au beau nom de Bouclier doré."

Ce n’est pas seulement d’un grand pare-feu chinois permettant la censure et le contrôle de l’Internet dont l’actualité s’est souvent fait l’écho dont il est question ici, mais de la mise en place d’un nouveau système de noms de domaines. Le DNS chinois ne passe plus par les serveurs-racines ondoyés par l’Icann, et la nouvelle structure leur a permis de créer autant d’extensions qu’ils le souhaitaient. L’objectif est le même – isoler la Chine –, mais la méthode est radicalement différente et a des conséquences sur l’architecture de l’Internet.

Jusqu’à présent, il s’agissait de mettre un pare-feu entre la Chine et le reste du monde pour bloquer les sites non acceptés. Mais avec cette nouvelle architecture, il s’agit de faire en sorte que ceux qui utilisent un navigateur avec des caractères chinois ne puissent utiliser qu’une partie contrôlée des sites internationaux, et que ceux qui utilisent un navigateur classique ne puissent pas accéder à l’autre partie. On a donc l’équivalent de deux systèmes de noms de domaines dont une large partie est inaccessible à l’autre. L’Internet chinois n’est plus une espèce d’intranet protégé de l’Internet (comme on a en a pour beaucoup de sociétés), mais comporte bien deux réseaux Internet distincts, avec deux systèmes de noms de domaines pointant vers des sites différents en fonction de l'alphabet utilisé pour y accéder.

UNE POSSIBLE DISLOCATION DU RÉSEAU

Reste à savoir, comme nous l’explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, si les sites chinois restent accessibles par leurs adresses IPv6 (en chiffres) plutôt que par leur DNS – pour ceux qui ne sont pas bloqués par le pare-feu chinois. Et si, en Chine, les sites internationaux non modifiés par les autorités sont accessibles par leur numéro IPv4 ou IPv6. "Ce qui semble sûr, c’est que cette création d’un serveur de noms de domaines alternatif ouvre la porte à beaucoup d’autres DNS alternatifs, qui ne seront contrôlés ni par les Américains, ni par les Chinois." Reste à savoir si on a un réel schisme de l’Internet (une complète incompatibilité, même en passant par les adresses IP en chiffres, ce qui semble probable) ou pas.

Comme le dit encore Laurent Bloch, "politiquement, la signification de cette sécession peut se comparer à celle des schismes qui ont rythmé l’histoire du christianisme. Nul doute que la technologie chinoise, qui aux parfums enivrants de l’indépendance associe les avantages pratiques de la censure et de la surveillance, aura des succès auprès de la Russie, de l’Iran et d’autres pays qui utilisent une écriture différente de l’alphabet latin.

Mais cette situation, et ses développements prévisibles, posent un problème grave : l’unité actuelle de l’Internet est l’axe autour duquel s’est réorganisée l’économie mondiale, et aussi en partie la culture mondiale ; quelles seront les conséquences de sa partition ? La décision chinoise montre que si tout le monde se félicitait de cette unité tant que l’on en restait aux aspects commerciaux, son aspect culturel n’était pas considéré comme supportable par certains acteurs.”

En tout cas, cet éclairage donne une autre tournure à l’affaire qui oppose Google et la Chine depuis quelques semaines (voir les analyses de Fabrice Epelboin pour le ReadWriteWeb, Brice Pedroletti pour Le Monde, Camille Gévaudan sur Ecrans.fr…). Contrairement à ce qu’avancent quelques commentateurs respectés comme Ethan Zuckerman ou Rebecca MacKinnon, le subit revirement de Google et du gouvernement américain en faveur de la liberté d’accès à l’Internet (qui devient brusquement une politique étrangère prioritaire : voir le compte-rendu d’Ecrans.fr) pourrait bien masquer un bras de fer plus subtil pour éviter la possible dislocation du réseau des réseaux en une multitude de réseaux incompatibles entre eux… Et cette perspective là gênerait à la fois l’offre commerciale comme les grandes oreilles de Google et des Etats-Unis.

Hubert Guillaud

"Il reste encore des entraves à l'utilisation du logiciel libre"

Tangui Morlier vient d'être élu président de l'April, la principale association française de promotion du logiciel libre. Contrairement aux logiciels dits propriétaires, dont le code-source (la "recette") est secrète, il est possible de consulter et de modifier le code-source des logiciels libres, dont les plus connus sont Firefox, OpenOffice ou les distributions GNU-Linux.
Quel est le rôle de l'April ?

Nous sommes une association de promotion et de défense du logiciel libre. Nous essayons d'être à l'image de toute la communauté : nous rassemblons des développeurs, des utilisateurs, des entreprises, des associations… Nous comptons environ 5 000 membres, dont 400 associations et entreprises, et nous essayons de faire la promotion de notre manière de créer du bien commun tout en désactivant certaines incompréhensions qui perdurent.

Aujourd'hui des logiciels libres comme Firefox sont d'usage très courant, et ces dernières années de nombreuses administrations, comme la gendarmerie, sont passées à des logiciels libres. Y-a-t-il encore besoin d'en faire la promotion ?

L'April existe depuis 1996 : si aujourd'hui le logiciel libre se développe aussi bien auprès sur les ordinateurs du grand public que sur les serveurs, ce succès n'était pas acquis à la naissance de l'association. De plus, il reste encore aujourd'hui des entraves à l'utilisation du logiciel libre, notamment la difficulté à acheter un ordinateur portable sans acheter en même temps une licence pour un système d'exploitation. Les utilisateurs n'ont pas vraiment le choix : c'est une vente liée, et cela pénalise le développement des systèmes d'exploitation libres.

Parmi les priorités de l'association pour les cinq ans à venir, vous prévoyez de mettre l'accent sur le rôle du logiciel libre à l'école. Qu'entendez-vous par là ?

En 2009, nous avons déjà participé à la mission Fourgous [sur le numérique à l'école, ndlr]. Nous essayons de démontrer que le logiciel libre va plus loin que le simple apprentissage de la manière dont on utilise un logiciel. La création de logiciels libres est un travail collaboratif : cette manière de créer du savoir à plusieurs est particulièrement importante si nous voulons préparer les plus jeunes à entrer dans une société du savoir partagé.

Certains constructeurs et éditeurs, comme Apple, connaissent un succès indéniable avec des systèmes très fermés, à l'opposé de ce que vous défendez…

Oui, en terme de création de valeur économique, le succès d'Apple, par exemple, est indéniable. Mais ce succès ne bénéficie pas à l'ensemble de la société : il ne bénéficie qu'à une seule entreprise.
Nous défendons une approche où le partage des connaissances permet de maximiser la valeur d'un travail. Si l'on souhaite que l'innovation profite à toute la société, le partage des connaissances est indispensable.

Propos recueillis par Damien Leloup

La job machine est cassée en France

Une autre année noire attend les Français sur le front de l'emploi.
Si le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, est rassuré, jugeant que le bilan 2009 sur l'emploi aurait pu être bien plus lourd, il est bien le seul. Parce que l'an dernier, la France a connu une saignée jamais vu du nombre d'emplois salariés depuis au moins 15 ans. 412 000 postes ont été détruits par rapport à 2008, selon la Dares, le département statistiques du ministère de l'Emploi, soit trois fois plus qu'en 2008.

Tous les secteurs ont souffert : dans l'industrie, l'emploi a reculé de 5,6% ce qui correspond à 196.100 postes détruits, à titre de comparaison, lors de la crise de 1993, la baisse avait atteint 4,1%. Dans la construction, l'hémorragie est également importante (-3,6% soit 53.100 postes de moins). Et même le secteur tertiaire, gros pourvoyeur d'emplois, a flanché : -1,4% soit 162.800 emplois supprimés). Cela ramène à un peu plus de 16 millions le nombre de salariés, hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale.

Et pour 2010 ?

Le pire, c'est qu'aucune inversion de tendance n'est à prévoir. Même pour les 3,4 millions de cadres, l'année restera noire. Après une chute de 28%, les recrutements se feront encore au compte gouttes cette année. Au mieux, 130.000 à 135.000 postes nouveaux sont à prévoir.

Mais c'est pour les nouveaux Bac+ 4 que la situation dégradée du marché de l'emploi est la plus préoccupante, avertit l'Agence pour l'emploi des cadres. Après déjà deux années de baisse, aucune amélioration des recrutements n'est prévue en 2010, puisque, l'Apec prévoit 21.000 à 23.000 créations de postes. Largement insuffisants pour absorber les 120.000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Et si la panne des embauches concerne surtout l'industrie, elle touche, en revanche toutes les fonctions.

Alors comment s'explique ce marasme ambiant. D'abord par la baisse du niveau des investissements des entreprises. Mais aussi par la volonté des chefs d'entreprise de continuer à serrer les boulons. Et fait nouveau : la mobilité des cadres, traditionnellement élevée, s'est effondrée alors que pour la première fois en 2009, les départs en retraite ont diminué (-12% par rapport à 2008).

Un bilan alarmant, qui devrait peut-être modérer, Christine Lagarde, l'autre membre enthousiaste du gouvernement, qui a déclaré récemment que la lutte pour l'emploi a déjà porté des fruits tangibles en 2009.

LA FRANCE DÉTRUIT PLUS D'EMPLOIS QU'ELLE N'EN CRÉE À CAUSE DES SYNDICATS, DES REVENDICATIONS EXORBITANTES ET IRRÉALISTES DE TOUTE UNE CLASSE OUVRIÈRE SOUS CALIFIÉE.

STOP AU QUICK HALAL

VOUS L'AVEZ DIT - Tout-halal, pratiques commerciales et règles publiques

Dans huit de ses établissements, la chaîne de restauration rapide Quick a modifié la composition de ses menus pour proposer exclusivement de la viande halal. Une initiative qui n'a pas laissé nos internautes inertes.

Ce choix commercial est-il un "détail sans importance" érigé en "scandale" par les "paranoïaques de l'islamisation" ( Raph ) ? Ou bien est-ce un "petit pas" ( caram14 ) dans l'intrusion d'une "pratique religieuse dans la vie politique et dans la vie économique", avec pour horizon une "islamisation rampante de la société" ( hélène ) ?

Le tout-halal, un manquement aux usages, à la laïcité et à la morale

Nos internautes développent deux axes d'attaques, souvent assorties d'un quasi-appel au boycott de l'enseigne de restauration rapide.

Tout d'abord, une dénonciation du choix de Quick d'"imposer exclusivement ce genre de menu" ( minos ). "Quick aurait dû proposer des sandwichs halal en plus de sa carte habituelle, et non en exclusivité" ( Shaman ). Car les clients sont pris en "otages", "les non-musulmans sont soumis aux prescriptions religieuses" de l'islam, et "cela doit être combattu avec la dernière énergie" ( turgot ).

La seconde protestation prolonge la précédente : "Consommer halal, c'est payer l'impôt islamique, vu qu'une partie du prix payé est reversée à un organisme de certification halal : mosquées de Paris, Lyon ou Marseille. Consommer halal, c'est donc subventionner l'islam. C'est cela le problème" ( @007@). "Il est inacceptable que dans un pays laïque, l'ensemble des clients d'une chaîne de restauration soit assujetti à la redevance aux autorités religieuses" ( Abner de Sabatier ). Euphorbia , "élevée dans la religion musulmane", s'inquiète de "l'opacité de la gestion de cette taxe", et déplore la mise en place d'une "forme de communautarisme".

La pratique commerciale semble ici enfreindre la morale : Quick, "sans scrupule pour se faire de l'argent" ( neydavout ), finit par "décider de la morale publique" et "ça ne va pas : le commercial ne doit pas dicter la règle publique" (Clair).

Manger halal, serait-ce incorporer en soi un peu d'islam ?

Des peurs par extrapolations ? écolo croit voir "le lent grignotage de notre pays et de ses coutumes par d'autres religions et d'autres cultures". "Bientôt nous serons obligés de faire la prière... et de vivre à leur manière", ( gafete ). "Dans cent ans, nos femmes seront de nouveau en train de brosser les parquets, voilées, et enfermées" ( gotan ). "C'est quoi la prochaine étape : l'apprentissage du Coran à partir du CP ?" ( ali baba ). "Bientôt, plus de saucisson, plus de jambon, plus de pâté de foie ni pâté de campagne, plus de pieds panés, plus de saucisses, plus de choucroute ni cassoulet" ( crux ). "Et ma fille aura un joli voile dans son menu enfant" ( Iggy ). "Bientôt, je devrai continuer mon expatriation dans mon propre pays" ( Honest Iago ).

"Ne pas en faire une pendule à 13 coups" ( wikings61 )

Mais enfin, l'heure est-elle si grave ? "Ce restaurant n'a fait que s'adapter à la zone de chalandise" ( Busipo ), "Quick a ciblé une clientèle musulmane pour faire du chiffre, ils prennent aussi le risque de perdre les autres clients, c'est leur choix. La classe politique aime bien se noyer dans un verre d'eau" ( ptdnice ).

Les Quick qui servent une viande halal sont implantés "là où la population musulmane est majoritaire", "ça s'appelle le jeu de l'offre et la demande", ( quoidautre ). (Barnabé) justifie l'exclusivité halal par des commodités de gestion : "Pour un restaurant, c'est beaucoup plus simple de s'approvisionner auprès d'un seul fournisseur." Donc "arrêtons un peu les débats improductifs" ( samirlaine ), "il ne faut tout de même pas faire d'excès de zèle, ça concerne huit restau' seulement" ( Freeway ).

De plus, les saveurs, pensent certains internautes, ne sont pas sensiblement modifiées par le mode d'abattage des animaux : "On ne vous dirait pas que c'est du halal, vous ne le sauriez même pas" ( steph ) ; et puis, les clients ne sont pas captifs : "On a toujours le choix d'aller ailleurs" ( Tartanpion ).

Dans cette optique, on ne voit aucune discrimination, juste une offre différenciée, à l'image de ce que proposent tous les autres commerces. L'affaire est ici perçue comme une "campagne anti-musulmans qui sent vraiment mauvais le populisme" ( alex54 ). Le débat rappelle à alien la guerre que se livrent, dans Les Voyages de Gulliver , "deux peuples voisins opposés sur la méthode de dégustation des oeufs".

Pourquoi maintenant ?

Mais au fait, pourquoi une décision commerciale, qui remonte au 30 novembre 2009, a-t-elle une telle résonance aujourd'hui, quand tant de restaurants, de supermarchés, de boutiques proposent, et depuis longtemps, viandes halal ou kascher sans troubler leur clientèle ?
"Quelle est la valeur supérieure... religieuse, philosophique, sanitaire, morale, économique, sociale, intellectuelle, festive, ou autre, d'un aliment halal... pour qu'on s'y précipite ou qu'on le fuie ?", écrit, un peu provocateur, pensiero .

Enjeu politique ?

"Pourquoi maintenant ? Une seule réponse : 14 et 21 mars 2010 [date des élections régionales]" ( Elisa ). Les explications cheminent : "Quick a été racheté par l'État français. Le capital de la société est détenu majoritairement par CDC Capital Investissement, elle-même filiale de la Caisse des dépôts et consignations, donc par l'État français. Donc à quelques mois des élections...", écrit (le moms ), qui appelle à ne pas "se laisser dominer par les émotions, car les informations popularisées ne sont pas le fruit du hasard". L'allusion transparaît : la décision commerciale pourrait avoir été encouragée par des politiques qui "tenteraient d'en faire faire une affaire d'État et une pseudopreuve de l'islamisation de la société" (Pit').

Fatalité des faiblesses humaines ?

"Décidément, l'humain ne peut pas rester tranquille. Il lui faut éternellement des boucs émissaires" ( Nicole ).

Pour réfléchir plus en profondeur, denis.w.cousin conseille la lecture de Melnitz , de Charles Lewinsky.
Le roman "retrace le destin, depuis la fin du XIXe siècle, jusqu'au seuil de la Seconde Guerre mondiale, d'une famille juive vivant à Endingen, en Argovie, l'une des seules communes helvétiques où les juifs étaient autorisés à résider. Lewinsky mentionne la campagne, en 1893, autour de l'initiative populaire qui prévoyait d'interdire l'abattage rituel des animaux, lancée par la Société de protection des animaux et des mouvements antisémites. La population accepte à 60 % des voix le projet que refuse le Parlement. Le livre raconte le racisme poli, suivi de la haine qui, soudain, explose, les débats qui commencent par "je suis un ami des juifs" et qui finissent par "il faut leur donner un avertissement". La conclusion : "Nous allons changer nos lois pour que vous n'ayez d'autre choix que de ne pas les respecter."

JE NE SUIS PAS ARABE, JE NE VIS PAS DANS UN PAYS MUSULMAN, LES MUSULMANS SONT EN MINORITÉ DANS CE PAYS, C'EST AUX MUSULMANS DE SE CONFORMER AUX RÈGLES ET NON L'INVERSE !!!!!

jeudi 18 février 2010

Allègre contre la pensée unique écolo

Dans son nouveau livre, Claude Allègre étrille la thèse de l’origine humaine du réchauffement de la planète. Une pique supplémentaire pour le Giec, en plein œil du cyclone. Des personnalités politiques écolos répondent à toutes ces critiques. Pour elles, rien à signaler.

Le Giec n'avait pas besoin de cela. Claude Allègre, ex-ministre de l’Education nationale, reprend ses critiques contre la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique. Il vient de sortir un nouveau livre sur ce sujet : L’imposture climatique.

Mais les écolos de tous poils balaient ses arguments. « Il y a une courbe significative et parlante entre les émissions de CO2 et le réchauffement de la planète », explique Martine Billard, députée de Paris (Parti de Gauche) et ex-Verte.

Un discours écolo trop centré sur le climat

Lundi 15 février sur RTL, Allègre avait lancé plusieurs piques contre les discours écolos. Tout d’abord, il a nié l’urgence du réchauffement évoquant plutôt le problème de la faim dans le monde ou de l'eau.

Mais pour Martine Billard, tout est lié. Elle cite notamment la fonte des glaciers dans les Andes qui menace l’agriculture dans la région. Pour l’eurodéputée Europe Ecologie Karima Delli, le changement climatique qui cause «300 000 morts par an» cause aussi des problèmes de « sécheresse et d’épidémies » qui menacent aussi éleveurs et cultivateurs.

Ce discours écolo « trop centré » sur la question climatique, Jean-Luc Bennahmias, eurodéputé MoDem et autre ex-Vert, le reconnaît pourtant. Et il dénonce notamment les positions de son ancien parti (qu’il a dirigé de 1997 à 2001). « Mais il y a différentes organisations écologiques avec différentes thématiques », ajoute-t-il, annonçant la création de son club « Ecologie et démocratie » au sein du MoDem.

L'argument majoritaire
Il en reste que le livre d’Allègre sort dans un contexte difficile pour le Giec, déjà cible de nombreuses critiques. Mais « le Giec a reconnu ses erreurs », répond Jean-Luc Bennahmias, qui dit ne pas «croire qu’autant de savants se soient mis d’accord pour mentir à la population».

Mais que dire sur le fond ? Si erreurs il y a, elles sont mineures pour nos interlocuteurs. « Les détails ne sont que des détails, dit Yves Cochet, député Vert de Paris et ex-ministre de l'Environnement, la tendance, c’est le chaos climatique qui se prépare ».

Récemment, le Monde avait également résumé les critiques contre le Giec évoquant notamment le manque de fiabilité de certaines sources. Le quotidien citait des rapports fondés sur les travaux d’étudiants ou… une revue d’alpinisme. Réponse de Cochet : «Certaines sources sont moins fiables, c’est normal avec des milliers de chercheurs». Et tant pis si, par la logique collaborative, les erreurs des uns se propagent chez les autres.

Autre point, les accusations qui visent le président du Giec, Rajendra Pachauri. Il y aurait conflit d'intérêt entre son poste à la tête du groupe d’experts et ses fonctions de directeur de centre de recherches. Une fois de plus, on ressort l’argument du nombre de chercheurs : « Il y a des milliers d’experts sur toute la planète, un seul pose problème », martèle Martine Billard.

Des politiques incompétents ?
Pourtant, une contradiction demeure. Nos interlocuteurs font confiance au Giec et à la communauté scientifique contre Allègre au nom de la Connaissance. Pour Yves Cochet, « Claude Allègre (géochimiste de formation) a des vertus scientifiques dans certains domaines mais pas en matière de climat ». Martine Billard ajoute que « l'immense majorité des chercheurs attestent de l'origine humaine du réchauffement, Claude Allègre et ses partisans ne sont qu'une petite minorité ».

Mais lorsque Allègre se pose en scientifique face aux obscurantistes anti-OGM ou anti-productivistes, on lui répond que la science n'est pas la solution à tout. « Si Claude Allègre veut se faire plaisir, qu’il le fasse mais la science ne réglera pas le réchauffement climatique », dénonce Karima Delli, eurodéputé Europe Ecologie.

La question du lien entre science et société, là est le problème. La méfiance à l’égard du Giec n’est-t-elle pas due au défaut de pédagogie des politiques vers le grand public ? Comme si l’origine humaine du réchauffement de planète était d'une évidence telle qu’elle n'ait nul besoin d’être expliquée. « Si les personnalités politiques s’y connaissaient en énergie, ça se saurait », s’amuse Bennahmias. Et de citer l’exemple du débat assez comique sur le nucléaire entre Royal et Sarkozy avant le second tour en 2007. Mais ouf! Bennahmias « essaie de former François Bayrou à toutes ces problématiques ». Nous voilà rassurés…

Même réponse de la part d'Yves Cochet qui évoque la « barrière » de la « compréhension scientifique » de la part des politiques. Martine Billard tempère : « depuis 2 ou 3 ans, il y a eu beaucoup plus d’explications mais ce qui manque, c’est la volonté d’agir ».

L'écologie comme pensée unique ?
Mais qu’il soit pédagogique ou pas, le discours écologique peut-il être contredit, même par Allègre ? « Un débat avec Allègre ne me dérange pas », affirme Bennahmias. Il ajoute : « C’est un provocateur pas un facho ». Martine Billard est plus circonspecte : « c’est difficile ». Elle le décrit comme quelqu’un de « violent » et qui « ne répond jamais sur des points précis ».

L’ostracisme dont peut être victime Claude Allègre et tous ceux qui osent critiquer le discours écolo ne correspond-il pas plutôt à une forme de pensée unique? « Tout le monde se dit écolo aujourd’hui. Mais nous (à Europe Ecologie) ne sommes pas pour une écologie "paillettes" », répond Karima Delli.

Et l’eurodéputée dément toute sous-représentation des critiques de l’écologie dans les mass-médias : «On les voit partout. Pendant le Sommet de Copenhague, on entendait parler du Climatgate (polémique autour de mails attribués au Giec évoquant un trucage de leur travaux, Ndlr)».

Il est vrai que la promotion du livre de Claude Allègre donne un bel écho à ses thèses. Mais, pour les mass-médias, faire sa une avec Cohn-Bendit c'est tellement plus vendeur … ou politiquement correct.

Chute des exportations de vin français

PARIS, 18 février (Reuters) - L'agence Ubifrance de promotion des exportations a annoncé jeudi un renforcement de son dispositif d'accompagnement des exportateurs de vins français à la suite de mauvais chiffres en 2009.
Plus de 140 opérations collectives, bénéficiant du soutien financier de l'Etat, seront organisées cette année sur les marchés étrangers pour accompagner la filière à l'international, a indiqué Ubifrance dans un communiqué.
Avec la crise économique, les expéditions de vins français à l'international ont baissé de 8,7% à 12,5 millions d'hectolitres en 2009 par rapport à 2008. Le chiffre d'affaires à l'export, en baisse de 1,2 milliard d'euros à 5,5 milliards (-18,9%), a "retrouvé son niveau d'il y a dix ans", selon Ubifrance.
La Chine mise à part, la quasi-totalité des marchés ont baissé à l'image du Royaume-Uni, premier débouché des exportations de vins français, où les expéditions ont chuté de 18,6% à près de 500.000 hectolitres pour un chiffre d'affaires en recul de 23,2% à 325 millions d'euros.
"Si la totalité de nos produits sont affectés, les vins de pays et les vins de table s'en sortent mieux alors que les vins d'appellation sont plus touchés, notamment le champagne (-600 millions d'euros ou -27,9%), bordeaux (-400 millions d'euros ou -23,2%) et bourgogne (-22,7%)", précise Ubifrance.
L'agence signale toutefois un dernier trimestre 2009 "encourageant" avec notamment un rebond de 7,1% en décembre par rapport au même mois de 2008.
"Il est encore trop tôt pour parler de reprise mais certains signaux sont repassés au vert fin 2009 (conjoncture économique, reprise de commandes) avec une tendance qui semble se poursuivre. Il est donc important que les entreprises de la filière se repositionnent rapidement pour profiter d'un possible redémarrage", explique Ubifrance.
L'agence entend cibler d'une part les gros clients traditionnels de la France - Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, Belgique - qui sont les seuls à avoir la capacité à générer un certain volume d'affaires rapidement, et d'autre part les pays émergents (Chine, Brésil, Russie, Asie du Sud-Est) "pour le relais de croissance durable qu'ils peuvent offrir".
Ubifrance présentera le 3 mars le bilan complet des exportations agroalimentaires françaises en 2009. (Véronique Tison, édité par Guy Kerivel)

mercredi 17 février 2010

Univers, instant zéro : l'après Big Bang recréé en laboratoire

La température record de 4000 milliards de degrés, correspondant à celle qui devait exister juste après la naissance de l'univers, a pu être obtenue par des physiciens américains.
L'exploit aurait de quoi laisser songeur. Mais il s'agit de tout autre chose qu'une vaine performance. Des physiciens américains du Brookhaven National Laboratory ont brièvement obtenu une température record de... 4000 milliards de degrés Celsius. Comment ? En faisant briser des ions d'or avançant presque à la vitesse de la lumière dans un accélérateur de particules. A titre de comparaison, cette température est environ 250.000 fois plus chaude que celle du centre du soleil, lequel est à "seulement" 15 petits millions de degrés Celsius.

Mais pourquoi échauffer ainsi les ions ? Tout simplement pour obtenir une température suffisante pour faire fondre les protons et neutrons dans un plasma de quarks et gluons. Une "soupe primitive" qui, estiment les physiciens, emplissait l'univers quelques microsecondes après le Big Bang il y a 13,7 milliards d'années. Cette recherche, rendue publique lundi, "apporte un éclairage important sur la structure fondamentale de la matière et la première enfance de l'univers", s'est félicité William Brinkmann, directeur du bureau de la science au Ministère américain de l'Energie.

Le LHC bientôt mis à contribution

Pour en savoir un peu plus sur les premiers vagissements de l'univers, le programme de recherche de l'accélérateur, le Relativistic Heavy Ion Collider, un tube circulaire de 3,9 km situé au Brookhaven National Laboratory, sera complété par des études devant être menées prochainement au Grand collisionneur de Hadrons, le plus grand accélérateur de particules au monde dans la région de Genève. Le nouvel accélérateur - qui mesure 27 km de circonférence entre la France et la Suisse - est pour l'instant à l'arrêt, depuis novembre et ce jusqu'en février. De par sa puissance, le LHC devrait permettre de répondre aux questions fondamentales de la physique.

Et pour les curieux qui se demandent quel genre de thermomètre il faut plonger dans la fameuse "soupe" de quarks et de gluons pour savoir quand ça bout, sachez que les scientifiques mesurent les températures de la matière en analysant les couleurs - ou la distribution d'énergie - de la lumière émise. Exactement de la même manière qu'on évalue l'intensité de la chaleur du fer ou de l'acier à sa couleur.

TELEPHONIE MOBILE- La 4G, la 3G en mieux ?

Le haut débit ? Déjà dépassé. La tendance est à la 4G, futur réseau de téléphonie mobile, vedette du Mobile World Congress, le salon mondial des télécom mobiles, qui a débuté lundi

(Rédaction internationale)- Le Mobile World Congress, le salon mondial des télécom mobiles, a ouvert ses portes lundi à Barcelone. Une vedette a éclipsé toutes les autres nouveautés présentées : le réseau de téléphonie mobile quatrième génération à savoir la 4G.

Un 3G poussif
Annoncée comme une révolution, la 3G est pourtant déjà débordée. L’apparition de l’iPhone 3G d’Apple a notamment contribué à cette véritable explosion du trafic des données. "Pour AT&T, (distributeur exclusif de l’iPhone aux Etats-Unis ndlr) la croissance est de 5 000 % sur trois ans. 02, filiale de Telefonica, en Grande-Bretagne estime que le trafic double tous les trois mois, avec une croissance multipliée par vingt sur la dernière année !", explique Jean-François Pigeon, responsable marketing pour les clients opérateurs d'Alcatel-Lucent.

Une 4G bien plus rapide
L’échange de contenus multimédias devrait atteindre son apogée grâce à la 4G qui permet un débit pouvant atteindre les 100 mégabits par seconde contre seulement 7,2 pour la dernière évolution de la 3G. Grâce à ce réseau basé sur la technologie LTE (Long Term Evolution), des informations très lourdes pourront être envoyées comme des mails avec pièce jointe. L’accès à internet sera également plus rapide (aussi rapide normalement que sur un PC) et l’internaute pourra avoir accès à des vidéos haute définition. Outre les avantages pour les utilisateurs, les fournisseurs trouveront également leur compte, la rapidité devant permettre de mettre un coup de fouet aux applications mobiles. Attrait également indéniable : la 4G devrait permettre d’engranger des recettes, puisque comparé à la 3G, le LTE permettra le transport de données à moindre coût. "A terme, le LTE doit offrir une meilleure rentabilité car sa composante logiciels est plus forte que celle des équipements 3G actuels", explique Rajeev Suri, le directeur général de Nokia Siemens Networks.

Déjà testée en Suède, elle devrait rapidement se répandre
Le 4G est déjà testée en Suède à Stockholm par l’opérateur TeliaSonera. Pour le moment en revanche, ces possibilités au public se limitent aux PC sous la forme de clés USB, les téléphones n’étant pour l’instant pas équipés pour la technologie LTE. Pourtant, ce futur réseau de téléphonie mobile devrait rapidement s’internationaliser puisqu’a été décidé à Barcelone de développer de manière coordonnée la 4G. En France, pour l’instant les fréquences ne sont pas libres, le processus d’attribution devrait démarrer au second semestre 2010 et se terminer au début de l’année 2011. Du côté des téléphones 4G, ils devraient apparaître à la fin de l’année aux Etats-Unis et au Japon même si la rumeur enfle qu’Apple pourrait sortir son iPhone 4G en mai ou en juin.
Magali MASSA
QUE DIRONS NOUS; QUAND LE 5G ARRIVERA ?

SYNDICATS – Peuvent-ils encore mobiliser ?

Les syndicats le prévoyaient, ils vont le tenter. Une journée de mobilisation nationale aura lieu le 23 mars prochain. Cinq organisations sont prêtes à battre le pavé pour sauver l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites. Des voix syndicales discordantes s'élèvent cependant pour remettre en question l'utilité d'une journée d'action aux revendications trop diverses
Suite au sommet social de lundi, les syndicats confirment leur crainte : le gouvernement ne les écoute pas assez. Si le président Sarkozy a affirmé ne pas vouloir "passer en force" sur le dossier délicat des retraites avec un débat en avril et un projet de loi en septembre, les syndicats ne sont qu'à moitié convaincus. Et pour se faire entendre, une seule solution s'impose : faire du bruit. Rien de tel donc qu'une journée de mobilisation nationale. La prochaine aura lieu le 23 mars prochain, juste après les Régionales, histoire de ne pas trop politiser l'affaire.
Le salarié en péril, le syndicat en marche
L'intersyndicale formée la semaine dernière, comprenant CGT, CFDT, FSU, Solidaires et l'UNSA, s'est réunie peu après la réunion à l'Elysée pour décider de la marche à suivre pour "défendre les intérêts communs" des salariés, des chômeurs et des retraités de tous bords. "Le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation", affirment-ils dans leur communiqué. La journée d'action interprofessionnelle du 23 mars se présente donc comme un remake de "Il faut sauver le pouvoir d'achat, les retraites, l'emploi et les services publics".

Pas tous contre un
Seulement dans le monde des organisations syndicales, tout le monde ne marche pas à la même cadence. La CFTC préfère observer de loin les manifestations. La CFE-CGC hésite. FO aurait aimé une journée consacrée uniquement aux retraites. Selon le représentant René Valladon, le texte de l'intersyndicale "n'évoque pas explicitement les retraites, ce qui est démobilisateur". Le secrétaire général de l'UNSA, Alain Olive rétorque qu'une mobilisation uniquement sur ce dossier n'est plus nécessaire "puisqu'on a un peu de temps sur les retraites comme le calendrier est repoussé". FO avertit pourtant ses camarades de jeu : "les retraites sont une question fondamentale et il ne faut pas commencer sur des bases ambiguës comme en 2003". Cette année là, les syndicats partis unis contre la réforme des retraites s'étaient ensuite divisés. Le grand appel du 23 mars finira-t-il en dialogue de sourds ?

LES SYNDICATS NE REPRÉSENTENT PLUS GUÈRE QU'EUX MÊME, ILS SONT TROP POLITISÉS ET NE SONT DONC PLUS EN MESURE DE RÉPONDRE VRAIMENT AUX ATTENTES DES SALARIÉS.
A FORCE DE VOULIR S'OPPOSER À TOUT, ILS N'OBTIENDRONT PLUS RIEN, ET C'EST CE QUI ARRIVE.