Une étude américaine prétend avoir trouvé les causes tant recherchées de la mort, à 19 ans, du légendaire pharaon Toutankhamon. Grâce à des tests d'ADN, les scientifiques ont également levé une partie du voile sur sa filiation. Mort vers 1300 avant notre ère,
Toutankhamon aurait succombé au paludisme combiné à une maladie osseuse, la maladie de Kohler.
Les égyptologues ont abondamment spéculé sur l'hypothèse de maladies héréditaires dans la famille royale de la XVIIIe dynastie aussi bien que sur la cause de sa mort après neuf ans sur le trône, explique Zahi Hawass, responsable des antiquités égyptiennes au Musée du Caire, et principal auteur de cette étude. Les chercheurs se sont appuyés sur plusieurs méthodes, dont la radiologie et l'analyse d'ADN pour cette recherche effectuée sur seize momies dont onze, y compris celle de Toutankhamon, étaient apparemment membres de la famille royale.
Ces recherches ont permis d'identifier le père du pharaon comme étant Akhenaton, époux de la reine Néfertiti. Les deux momies partagent plusieurs caractéristiques morphologiques uniques et ont le même groupe sanguin. Les auteurs de cette recherche ont aussi déterminé que la mère du jeune pharaon serait la momie KV35YL dont le nom reste inconnu. Ils ont aussi identifié sa grand-mère, la reine Tye, mère d'Akhenaton.
"Ces résultats laissent penser qu'une circulation sanguine insuffisante des tissus osseux, affaiblissant ou détruisant une partie de l'os, combinée au paludisme, est la cause la plus probable de la mort de Toutankhamon" et ce à la suite d'une fracture, écrit Zahi Hawass dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) du 17 février.
Les analyses d'ADN ont également mis en évidence la présence de trois gènes liés au parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme chez quatre des momies étudiées, dont celle de Toutankhamon. "Ce diagnostic est conforté par la découverte dans sa tombe de cannes et d'une pharmacie pour l'au-delà", précisent les chercheurs.
Cette recherche a également écarté l'hypothèse émise à partir des peintures de l'époque, que Toutankhamon ou tout autre membre de la royauté souffraient de gynécomastie, développement des seins chez les hommes, ou du syndrome de Marfan, maladie génétique rare pouvant entraîner des déformations physiques. "Il est improbable que Toutankhamon ou Akhenaton aient eu une apparence étrange ou efféminée", estiment les auteurs. Ils rappellent que les pharaons se faisaient souvent représenter avec leur famille de manière idéalisée.
Toutankhamon et ses ancêtres étaient peu connus jusqu'à la découverte en 1922 dans la vallée des Rois par le Britannique Howard Carter de sa tombe intacte avec un fabuleux trésor, dont son masque mortuaire en or massif. Cette étude paraît ouvrir la voie à une nouvelle approche de recherche en généalogie moléculaire et paléogénomique des pathogènes de la période pharaonique, jugent ces chercheurs.
Dans un éditorial accompagnant l'étude, le Dr Howard Markel, de l'Université du Michigan (Nord), estime que cette recherche soulève des questions éthiques comme le fait de savoir si des personnages historiques ont le même droit au respect de leur vie privée après leur mort que des citoyens ordinaires.
mardi 16 février 2010
Toutankhamon aurait succombé au paludisme et à une maladie des os
Merci, Dr House!
Une bonne publicité pour les vrais pros : même les médecins adorent l'odieux et génial toubib de la série culte de TF1.
L'inégalable Dr House, dont le retour en prime
time, le 2 février, a été suivi par près de 9 millions de téléspectateurs sur TF1, fait aussi du bien... Aux médecins. Certains, à l'image de Sabine Sarnacki, professeur de chirurgie pédiatrique à l'hôpital Necker, à Paris, n'hésitent plus à le citer en exemple à leurs élèves: "Comme House, nous sommes des passionnés, imprégnés par notre travail vingt-quatre heures sur vingt-quatre, glisse la praticienne. La série est peut-être invraisemblable sur le plan médical, mais elle montre bien aux spectateurs l'implication que demande ce mét
ier."L'odieux toubib rehausserait l'image de la profession, tant par ses qualités... Que par ses travers. "On nous reproche parfois un manque d'empathie vis-à-vis des patients lors de l'annonce du diagnostic, commente Michel Cymes, présentateur du Magazine de la santé, sur France 5, et lui-même médecin. Mais je n'en connais pas d'aussi peu humains que le Dr House. Cette série, pour nous, c'est du pain bénit."
Difficile, en effet, d'être plus misanthrope que l'irrévérencieux docteur. Salaud cynique, certes, mais efficace: le fin diagnosticien vise juste à chaque épisode. Et fait des envieux: 21 000 membres du réseau Facebook souhaitent "déclarer le Dr House comme médecin traitant". Le groupe "Je me ferai vacciner contre la grippe A quand Dr House me le dira" compte, quant à lui, plus de 432 000 membres! Le prochain ministre de la Santé est tout trouvé...
Le succès du Sherlock Holmes des hôpitaux a toutefois son revers de la médaille pour les médecins de la "vraie vie". "Il ne se trompe jamais, reprend Michel Cymes, qui a lui-même enfilé le costume du Dr House le temps d'une parodie sur la Toile. J'ose espérer que les patients ne vont pas devenir plus exigeants et réclamer le sans-faute." Trop fort, le Dr House?
Appel à une journée de grèves et de manifestations le 23 mars
Cinq syndicats français ont appelé lundi à une journée de grèves et de manifestations le 23 mars pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites.
Tous les syndicats s'étaient réunis pour décider des suites à donner au sommet social organisé lundi à l'Elysée, lors duquel Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un projet de loi réformant les retraites serait présenté au Parle
ment en septembre.
"La situation économique et sociale nécessite l'intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d'emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs", écrivent la CFDT, la CGT, la FSU, l'Unsa et Solidaires dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, au siège de la FSU, près de Paris.
FO, la CFE-CGC et la CFTC n'ont pas signé le texte.
Selon les signataires, "le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques".
"Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation", ajoutent-ils, et "ne dit rien non plus sur le malaise dans la fonction publique".
Quant aux retraites, "les organisations syndicales affirment leur volonté d'agir pour que le débat prenne en compte l'ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l'emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités".
Les membres de l'intersyndicale formée la semaine dernière (CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) ont été rejoints pour cette réunion par FO, qui n'avait pas participé à la précédente intersyndicale mais "entend confronter les analyses" en vue d'une unité d'action, a dit un porte-parole du syndicat.
La CFTC y a également participé en qualité d'observateur.
Nicolas Sarkozy n'a laissé qu'un court répit aux syndicats, qui redoutaient une réforme des retraites au coeur de l'été, en annonçant une négociation en avril et un texte en septembre.
Les principaux dirigeants syndicaux ont jugé ce délai trop bref.
"C'est encore trop court si on veut traiter du fond du dossier", a dit le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.
Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a tiré de ce calendrier la conclusion que les salariés ne devaient pas perdre de temps pour s'exprimer par une "mobilisation coordonnée".
Solidaires, qui n'était pas conviée à la rencontre de l'Elysée, a estimé pour sa part que ce "sommet sans social" n'avait apporté aucune avancée.
Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon
lundi 15 février 2010
Bottles of wine, beer and spirits must carry health warnings about safe drinking, Government to say
The mandatory cigarette-style warnings, which would include details of how many units a bottle contained, would appear on all alcoholic drinks for sale in shops and superm
arkets to deter people from binge drinking.
The labels would contain five pieces of information, including a general health warning about alcohol and a reminder to drink responsibly.
They would list the recommended safe daily alcohol consumption limits for men and women, exactly how many units were in the bottle and would display the logo of Drink Aware — a charity that aims to challenge Britain’s “national drinking culture”.
The plans are due to be published by the Government today after drinks companies failed to comply with a voluntary code to introduce the labels themselves.
As disclosed in The Daily Telegraph last week, five out of six companies have failed to abide by the voluntary system. They face being forced to do so by law. The labelling scheme could be enforced by trading standards officers.
Ministers are also considering imposing a minimum price per unit of alcohol.
Despite being criticised over the introduction of 24-hour drinking, the Government is eager to be seen to be tackling Britain’s binge drinking culture after a series of warnings about the toll excessive drinking is taking on the nation’s health. Official figures showed a 33 per cent increase in drink-related cases seen by accident and emergency departments in England since 2005.
Campaigners have blamed relaxed licensing laws and retailers selling massively discounted alcohol for the boom in binge drinking, particularly among young people.
Figures have also suggested that about 10 million people in England are risking their health by drinking more than the recommended maximum amount — which is two to three units a day for women, (about one large glass of wine) and three to four for men (two pints of beer).
Studies have suggested that many of those most at risk are middle-class wine drinkers who do not understand how many units they consume.
Today’s consultation document will say brewers and distillers must publish health information on all bottles and cans of wine, beer and spirits.
The document will outline three options: that drinks firms voluntarily comply and print the warnings; that they be forced to do so by the Portman Group, the industry’s regulator; or that they will be forced to do so by law.
The document is being published alongside separate government research showing that, so far, just 15 per cent of firms have agreed to print warnings on bottles and cans.
But the publication of the document has resulted in a last-minute flurry of brewers and distillers committing to voluntarily publish warnings.
Last night, Andy Burnham, the Health Secretary, said: “We have now received assurances to comply from most of the major manufacturers and retailers. I invite the industry as a whole to deliver on these assurances.”
Anti-binge drinking campaigners welcomed the announcement, but Prof Ian Gilmore, the president of the Royal College of Physicians, said: “The code should be mandatory. If the industry is dragging its heels, we cannot wait another three years for them to comply.”
Les journalistes français enlevés en Afghanistan apparaissent dans une vidéo
Le ministère français des affaires étrangères et France 3 ont confirmé dimanche 14 février être en possession d'une vidéo des deux journalistes français de la chaîne de télévision publique enlevés en décembre en Afghanistan. La vidéo, qui aurait été tournée il ya troi semaines, montre les otages expliquant qu'ils sont bien traités et en bonne santé et en appelant au président Sarkozy pour que les négociations avec leurs ravisseurs aillent le plus vite possible.
Dans un communiqué, le Quai d'Orsay a appelé les médias à la discrétion pour ne pas compromettre le sort des deux otages. "A la suite d'informations relatives au contenu d'une cassette vidéo dans laquelle apparaissent nos deux compatriotes de France 3 enlevés le 30 décembre en Afghanistan, le ministère des Affaires étrangères en appelle à la responsabilité de tous", a expliqué la diplomatie française.
Le communiqué rappelle que "les services de l'Etat sont pleinement mobilisés depuis le 30 décembre et mettent tout en oeuvre pour obtenir la libération de nos deux compatriotes. Nous sommes en liaison constante avec les familles, la rédaction de France 3 pour laquelle ils travaillent ainsi qu'avec les autorités afghanes".
Le directeur des magazines d'information de France 3, Paul Nahon, est intervenu au début du journal télévisé de la chaîne. Il a dit que la France avait reçu, depuis le tournage de cette vidéo "d'autres preuves de vie". "On peut dire ce soir que nos deux confrères et leurs trois accompagnateurs sont en bonne santé et qu'ils sont bien traités", a précisé M. Nahon. Selon lui, "un contact a été établi par les autorités françaises avec les ravisseurs", se réjouissant du fait que "tous les services de l'Etat soient mobilisés depuis le 1er jour 24 heures sur 24 pour arriver à une issue heureuse".
Les deux journalistes travaillant pour le magazine "Pièces à conviction" de la chaîne France 3 ont été enlevés, avec trois accompagnateurs afghans, le 30 décembre sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises. L'Elysée, par la voix de Claude Guéant, avait dénoncé une "imprudence vraiment coupable", suscitant l'ire des syndicats de journalistes.
samedi 13 février 2010
Une croissance française flatteuse mais en trompe-l'oeil
Avec une croissance de 0,6% au quatrième trimestre 2009, la France se distingue au sein de la zone euro mais sa performance est bien plus mitigée qu'il n'y paraît en première lecture.
La croissance française, la plus forte depuis le troisième trimestre 2007, contraste avec les chiffres moins bons que prévu annoncés par ses partenaires de la zone euro : 0,0% pour l'Allemagne, -0,1% en Espagne, -0,2% en Italie et au total +0,1% seulement pour les 16 pays de la zone alors que les économistes anticipaient en moyenne +0,3%.
En France, les économistes prévoyaient en moyenne +0,5% mais une consommation des ménages en hausse de 0,9% et une contribution positive de 0,9 point des variations de stocks ont permis de dépasser le consensus.
Or la consommation des ménages reflète surtout le succès de la "prime à la casse", dispositif appelé à disparaître par étapes en 2010, tandis que l'effet stocks tient seulement à un moindre déstockage des entreprises.
"Au-delà du marketing, la magie s'arrête. Hors stocks, il faut malheureusement souligner que le PIB français a reculé de 0,3% au quatrième trimestre", calcule Marc Touati, économiste chez Global Equities.
La statistique confirme en revanche une décélération des exportations au quatrième trimestre (+0,5% après +1,8% au troisième) et montre que l'investissement des entreprises non financières, essentiel pour la croissance future, a baissé pour le septième trimestre consécutif.
Sur l'ensemble de 2009, les dépenses d'équipement ont ainsi chuté de 7,7%, un chiffre à mettre au regard d'un taux d'utilisation des capacités industrielles tombé à 73%.
"C'est là que réside le point faible de la reprise", observe Marc Touati. "Car tant que l'investissement des entreprises restera aussi déplorable, le cercle vertueux investissement-emploi-consommation ne pourra pas se mettre en place".
"Il n'existe aucun moteur autonome de croissance pour l'économie française", renchérit Nicolas Bouzou, chez Asterès.
"Relâchez la politique économique - ce qu'il faudra bien faire compte tenu du coût de ces politiques pour les finances publiques - et l'activité s'effondre de nouveau", ajoute cet économiste pour qui la croissance ne dépassera pas 1% en 2010.
Même avec un effet stocks encore favorable, la croissance de 0,6% sera difficile à rééditer au premier trimestre.
Les ventes automobiles qui ont dopé la consommation des ménages retomberont avec la prime à la casse qui est passée de 1.000 euros à 700 euros le 1er janvier, et les composantes avancées des enquêtes de conjoncture montrent que les perspectives d'activité se dégradent tant dans l'industrie que dans les services.
Le moral des ménages s'est stabilisé mais il restera bas, sous la pression d'un chômage en hausse, et le retrait progressif des aides publiques pèsera sur la demande tout comme la remontée, certes timide, de l'inflation et la stagnation des salaires.
Le manque de dynamisme des économies européennes ne laisse pas attendre non plus beaucoup du commerce extérieur.
"Nous prévoyons une hausse limitée du PIB au premier trimestre, de l'ordre de 0,1-0,2%", écrivent les économistes du Crédit agricole dans une note diffusée vendredi.
Petit QI égale gros risque de mortalité cardiovasculaire ?
Selon une étude britannique, plus le quotient intellectuel d'une personne est faible plus elle aurait de risque de mortalité cardiovasculaire.
Un faible quotient intellectuel représenterait un indicateur majeur du risque de mortalité cardiovasculaire, juste derrière la cigarette, selon des chercheurs britanniques. David Batty et ses collègues du Medical Research Council britannique ont dressé ce constat après avoir suivi pendant vingt ans un groupe de 1145 personnes âgées d'environ 55 ans au début de l'étude. Leurs ca
lculs ont fait apparaître que par rapport aux personnes dotées d'un QI élevé, celles étant les moins intelligentes étaient exposées à un risque accru de mortalité cardiovasculaire. Ce sur-risque est apparu plus important que celui associé aux revenus de la personne, à sa pression artérielle ou encore à son activité physique.
Parmi les facteurs de risque cardiovasculaires avérés pris en compte par les auteurs, seul le tabagisme semble exercer un impact plus important que le quotient intellectuel sur la mortalité, relèvent les auteurs dans l'European Journal of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation. D'une manière générale, les personnes ayant fait peu d'études et disposant de faibles revenus sont plus susceptibles de développer différentes maladies et de présenter un moins bon état de santé. Des difficultés d'accès aux soins, des conditions de vie plus insalubres, une exposition chronique au stress ou encore une hygiène de vie moins rigoureuse sont citées parmi les facteurs à l'origine de cette situation.
Les chercheurs estiment qu'il existe "un certain nombre de mécanismes plausibles" qui pourraient l'expliquer, relevant notamment de la perception de ce qu'est un "comportement sain". Ioanna Tzoulaki, de l'Imperial College de Londres, estime que ces conclusions devraient être prises en compte dans la conception des programmes de santé publique, notamment en simplifiant les messages des campagnes. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Près de 29% de la mortalité mondiale leur est imputable, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Manifestation à Oslo contre une caricature de Mahomet
Près de trois mille musulmans ont manifesté vendredi à Oslo contre la publication d'une caricature du prophète Mahomet par un journal norvégien.
La manifestation, où l'on pouvait lire sur des pancartes "Nous sommes musulmans, pas terroristes" ou "Stop au dénigrement des musulmans", s'est déroulée sans incident, selon le porte-parole de la police d'Oslo. Elle fait suite à la publication, le 3 février dans le tabloïd Dagbladet, d'un dessin représentant Mahomet en porc dont les pattes avant sont posées sur le Coran (voir le compte rendu de la manifestation sur le site Internet du journal).
Bhatti aurait informé le journal de l'existence du lien sur la page de la PST puis a lancé un appel à manifester après que le journal eut décidé de publier l'information avec illustration à l'appui. Les principales organisations représentatives de l'islam norvégien avaient conseillé aux musulmans de ne pas se joindre à cette manifestation.
vendredi 12 février 2010
"Les conditions d’une vraie reprise ne sont pas réunies"
Patrick Artus est directeur des études économiques de Natixis, membre du Cercle des économistes et professeur à l'Ecole polytechnique.
L'Insee annonce une accélération de la croissance à +0, 6% au quatrième trimestre 2009 en France. La crise est-elle finie ?
Je ne le crois pas. Les entreprises continuent de désinvestir, la consommation des ménages profite aux importations et la croissance du dernier trimestre 2009 n'est due qu'à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage. La reprise spontanée de l'économie sera beaucoup plus tardive que d'habitude, car nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.
Dans les années 1970 et 1980, les crises étaient liées à l'inflation, qui conduisait les banques centrales à monter les taux d'intérêt. Cela déclenchait une contraction de l'activité, l'inflation diminuait, les taux d'intérêt aussi et l'économie repartait.
Depuis la fin des années 1980 et la quasi-disparition de l'inflation, les cycles sont liés à l'excès d'endettement et à l'explosion de bulles sur les prix des actifs. Quand ceux-ci baissent, les agents économiques, trop endettés, arrêtent de dépenser. C'est ce que les entreprises ont fait en 2000 en cessant d'investir et les ménages en 2007-2008 en épargnant davantage.
Soutenue un temps par une politique économique expansionniste, l'économie repart ensuite toute seule sous l'effet de trois mécanismes décalés dans le temps : le redémarrage du crédit, de l'investissement des entreprises, puis des ménages. Plus tard encore, les revenus salariaux se remettent à augmenter. On n'en est pas là. Les conditions d'une vraie reprise ne sont pas réunies.
Le crédit peut-il repartir ?
La demande de crédit, qui plonge en ce moment, a peu de chances de redémarrer vite. Tout le monde est très endetté et la récession a fait fondre en même temps et le patrimoine immobilier et la richesse financière. Les Etats-Unis ont perdu 35 % de leur richesse et la zone euro, 25%.
Dans une situation où l'on est beaucoup plus pauvre, la tendance naturelle est d'épargner davantage. Je ne crois donc pas à la reprise du crédit avant 2012 au minimum, et pas davantage au redémarrage de l'investissement. Pour que les entreprises aient besoin de réinvestir, leurs capacités d'utilisation doivent renouer avec leur niveau normal, autour de 85%. Or du fait de la récession, elles sont 10 ou 12 points en dessous.
Le seul petit espoir réside dans le fait que l'on ne construit pas assez en France et que les mises en chantier devraient y redémarrer un peu. Mais à l'horizon de deux ans, il manque en France les mécanismes qui, d'ordinaire, fabriquent une reprise.
Qu'en est-il des revenus?
On assiste partout à un très violent freinage des salaires. Avec la remontée des prix de l'énergie, ils reculent en termes réels du fait de politiques salariales très restrictives, les entreprises voulant assurer une remontée rapide de leurs profits. C'est contre-productif.
Peut-on maintenir sans risque des politiques expansionnistes ?
Mettre fin trop tôt aux politiques expansionnistes provoquerait une rechute. En attendant la véritable reprise qui devrait intervenir en 2012, la question qui nous est posée est la suivante: peut-on continuer de creuser les déficits pour soutenir la croissance ?
Politiquement, c'est compliqué en raison du conservatisme des gouvernements et des banques centrales. Techniquement, rien ne s'y oppose. Dans un environnement où l'épargne monte, où le crédit ne repart pas et où les taux d'intérêt sont bas, les intermédiaires financiers n'ont qu'une solution: financer les Etats.
Dans une situation mondiale globale d'excès d'épargne, quand le secteur privé ne s'endette plus, le secteur public peut s'endetter davantage. Les mouvements sur la Grèce, dont les finances publiques sont en moins mauvais état que celles du Royaume-Uni, sont uniquement spéculatifs. Le vrai problème économique de la zone euro, c'est l'Espagne, condamnée, si on ne l'aide pas, à cinq années de croissance zéro et à un chômage de plus de 20%.
Ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2013 est-ce possible ?
C'est un objectif totalement déraisonnable. Dans un contexte de chômage massif – autour de 11% en France selon nos prévisions –, on aurait intérêt à afficher une politique budgétaire crédible avec un horizon temporel raisonnable, donc ni 2012 ni 2013. Les Européens viennent de déchirer le traité de Maastricht. Ils seraient bien avisés de se doter d'une discipline et de règles intelligentes du type de celles que le FMI met en œuvre.
Propos recueillis par Claire Guélaud
Vous vous êtes déjà sûrement interrogé : "Mais qui est ce Damoclès ?", "Quelle insanité a-t-il bien pu accomplir avec cette épée ?"
Cette expression proverbiale tire son origine d’une légende antique. Bien que très ancienne, elle aurait été employée pour la première fois au début du XIXe siècle. Pour la locution française "voir une épée de Damoclès au-dessus de la tête", il existe un équivalent en grec identique : "εχω μια δαμόκλιο σπάθη πάνω από το κεφάλι " (eho mia damoklio spathi pano apo to kefali). Cette expression revêt le même sens dans les deux langues. Elle signifie qu’un danger peut à tout moment s’abattre sur nous, que le péril est imminent et constant, ou qu’un danger connu au préalable et imprévisible nous menace. Aujourd’hui c’est au sens abstrait que nous utilisons cette expression, mais l’épée de la légende antique était bien réelle…
Damoclès et l’irritation du roi
La légende de Damoclès tire son origine des écrits de Cicéron (Tusculanes, V, 61 sqq.) et d’Horace. Au Ve siècle avant J.-C., Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, vivait dans l’inquiétude. Il s’entourait de nombreux gardes pour le protéger et de courtisans pour le flatter et le rassurer. Parmi eux, Damoclès, roi des orfèvres. Au cours d'un banquet organisé par le tyran, et alors que Damoclès lui disait ô combien il lui enviait son pouvoir et sa richesse, Denys, agacé par tant de simplisme, tenta de lui expliquer que la vie d'un tyran n'était pas toujours rose et qu’il était toujours sous le coup de dangers imminents et imprévisibles. Il faut bien reconnaître qu'entre les conspirateurs tapis dans l’ombre, les tentatives d’empoisonnement et les ennemis prêts à l’assaillir séance tenante, ce n’était pas vraiment facile. Damoclès, qui n’en croyait pas un mot, finit par agacer le roi. Ni une ni deux, il décida d’illustrer son propos…
L’épée et le crin de cheval
Il installa Damoclès sur son trône, prit son épée, et à l’aide d’un unique crin de cheval l’attacha au-dessus de la tête de Damoclès. Le faste et la puissance d’un roi s’accompagne indubitablement d’un risque de mort pouvant frapper à tout moment et d’une nécessité de rester vigilent inlassablement. Dans d’autres versions, l’épée est parfois maintenue par un cheveu ou plane tout simplement dans les airs. D’où l’idée de danger qui plane sur nous. La vie de Damoclès ne tenait plus qu’à un crin et c’est dans une crainte sans nom qu’il assista à la suite du banquet royal.
Hind Boughedaoui
Bill Clinton hospitalisé pour un problème cardiaque
ETATS-UNIS - L'ancien président américain va bien et a le moral...
Dernière information, 3h30: Bill Clinton ne présente «aucun dommage cardiaque».
Les médecins sont intervenus à temps. Son cardiologue, le Dr. Allan Schwartz, a indiqué dans la soir
ée que Bill Clinton ne présentait «pas de signe de crise cardiaque ni aucun dommage cardiaque» et que son intervention s'était déroulée «sans aucun problème». Il a ajouté que son pronostic était «excellent» et que Bill Clinton, qui devrait quitter l'hôpital dès vendredi, pourrait reprendre ses activités dès lundi.
Bill Clinton, 63 ans, a été admis à l'hôpital presbytérien de l'Université Columbia «après avoir ressenti des douleurs à la poitrine», indique son conseiller Douglas Band. «Après consultation de son cardiologue, il a subi une angioplastie dans une artère coronarienne», avec la pose deux stents.
Sur MSNBC dans la soirée, un cardiologue a expliqué qu'il s'agissait d'une procédure «très courante». Le patient se trouve sous anesthésie locale alors que le chirurgien introduit un cathéter par l'artère fémorale, avant de le pousser jusqu'au coeur, dans l'artère coronarienne. Une petit ballon est alors gonflé pour élargir cette dernière. Une tube grillagé est laissé en soutien afin de permettre au sang de circuler librement.
>> Angioplastie, stents, infarctus: pour comprendre, c'est par ici
«Le président Clinton a le moral et continuera à se concentrer sur le travail de sa fondation et des opérations de secours pour les victimes du séisme en Haïti», ajoute son conseiller.
Suite de son quadruple pontage coronarien de 2004
Hillary Clinton a été vue quittant le bureau ovale, et n'avait pas, selon des témoins, «l'air particulièrement inquiète ni pressée», d'après ABC. Elle s'est rendue au chevet de son mari et a repoussé de vendredi à samedi son départ pour le Qatar et l'Arabie saoudite.
L'ancien président américain est revenu de son voyage en Haïti avec un rhume. L'intervention de jeudi est une conséquence du quadruple pontage coronarien qu'il avait subi en 2004. Il ne s'agit pas forcément d'un relâchement de son régime ou d'un surmenage. Selon les médecins, le placement de stents dans les années qui suivent est «courant» et permet au patient de poursuivre «une activité normale» .
Philippe Berry avec agence
Dieu est multilingue, par Yves Montenay
Le point de vue "Dieu parle-t-il toujours français ?" mélange habilement une évidence (il est bon de maîtriser l'anglais) et une vision du monde qui est plus discutable.
Je passe rapidement sur l'évidence : l'enseignement de l'anglais en France est imparfait et de nombreuses pistes sont à suivre, dont éventuellement celles signalées dans l'article.
Mais cette évidence ne doit
pas en masquer une plus générale : dans le monde moderne, il faut avoir la meilleure qualification possible, par exemple en informatique. Et cela d'abord professionnellement, mais assez souvent aussi pour les loisirs.
Pourquoi citer l'informatique et non l'anglais ? Pour montrer que la connaissance de cette langue n'est qu'un élément parmi d'autres. Certes il est bon d'être qualifié tous azimuts, mais en pratique il faut faire des choix. En entreprise par exemple, il est difficile d'exiger à la fois de se perfectionner dans sa propre spécialité et d'y ajouter tout ce qui est "transversal" : des compétences en relations humaines, l'informatique, une bonne culture générale (française, mais aussi des pays avec lesquels on est en contact), des notions de management, l'anglais, et d'autres langues. Bref il faudrait travailler 30 heures par jour.
C'est là qu'apparaît la vision du monde qui sous-tend ce point de vue sur l'anglais. Il donne l'impression que cette langue charpente le monde et qu'il faut s'organiser autour d'elle. Une très bonne maîtrise de l'anglais est indispensable certes, mais pour un nombre assez restreint de Français. L'impression inverse vient de ce que ceux qui s'expriment font partie de ce nombre assez restreint, qui est largement concentré en haut de la pyramide sociale. Le problème est qu'ils imposent leur vision du monde à beaucoup d'autres, déclassant par exemple le bon ingénieur par rapport à un meilleur anglophone. Tout le monde y perd, l'intéressé comme l'entreprise.
Cet ingénieur n'a qu'à acquérir un bon niveau d'anglais dira-t-on. Mais nous sommes ramenés au problème précédent : il n'y a que 24 heures par jour, et le cœur de la compétence de l'entreprise, ce n'est pas l'anglais.
Mais l'international, dira-t-on ? Et la compréhension avec des étrangers de passage dans l'entreprise ? C'est certes important, mais à résoudre concrètement entre les personnes concernées et non en bouleversant l'entreprise. Il y a mille solutions économiques, que j'ai pratiquées en tant que dirigeant d'une entreprise internationale. Il faut commencer par se souvenir que l'on est toujours meilleur dans sa langue maternelle ou de formation, et qu'il ne faut pas se mettre en état d'infériorité dans un débat. Côté étrangers accueillis, il faudrait commencer par se renseigner sur les langues qu'ils maîtrisent. Souvent on ne leur demande même pas s'ils sont francophones ou s'ils comprennent mieux une autre langue que l'anglais ! Prenons les Chinois, avec lesquels les contacts se multiplient : un certain nombre sont francophones (la Chine y veille), tandis qu'un nombre croissant de Français apprend le mandarin. En tout cas le bon commerçant, ou tout autre interface, doit parler la langue la plus efficace dans des circonstances données, quitte à prendre un interprète !
Et par ailleurs il est catastrophique de se lancer, comme certains, dans des politiques linguistiques internes qui torturent la hiérarchie du haut en bas, ouvriers compris, pour des résultats médiocres et surtout une perte d'énergie et un mauvais emploi des compétences. Les syndicats s'en émeuvent à juste titre, tant dans l'intérêt de leurs mandants que dans celui de l'entreprise. Quant aux cadres qui se prêtent à l'anglicisation de leur entreprise là où elle n'est pas indispensable, il commencent à réaliser que si cette anglicisation réussit, ils se feront remplacer par un anglophone de langue maternelle, discrimination qui commence à se répandre. Croyant être modernes ils préparent leur propre déclassement !
Bref, la situation d'aujourd'hui dans la plupart des pays du monde est que l'anglais n'est pas assez répandu ni suffisamment bien maîtrisé pour répondre de manière efficace aux situations complexes. Pour des questions plus courantes, le niveau médiocre assez répandu en France suffit souvent. L'amélioration dans ce domaine peut être prioritaire dans certains cas, mais certainement pas de façon systématique.
La variété des langues et des cultures est un fait, et pour au moins un temps certain. C'est à cette situation qu'il faut s'adapter : Dieu est multilingue, et Google parle plus de 100 langues.
Yves Montenay auteur de "La Langue française face à la mondialisation", édition Les Belles Lettres.
La récession pousse les Etats européens à réformer les retraites
La Grèce et l'Espagne l'annoncent, la France l'envisage, la République tchèque l'a fait, la Finlande voudrait le faire, le Royaume-Uni y pense : la réforme des régimes de retraite est à l'ordre du jour dans plusieurs pays européens, sous la pression de la crise économique.
Bien sûr, le mouvement n'est pas nouveau. Pressés par le vieillissement de leur population, de nombreux pays ont déjà procédé à des aménagements avant la crise de l'automne 2008, augmentant l'âge légal du départ à la retraite, réformant le calcul des pensions ou transférant au privé une part de l'épargne retraite. En Allemagne, en 2006, le premier gouvernement d'Angela Merkel a prévu de porter graduellement l'âge de la retraite de 65 ans à 67 ans entre 2012 et 2029. En Italie, il a été repoussé de 57 ans en 1995 à 65 ans à l'horizon 2013 pour les hommes.
Mais la récession a précipité ce processus de deux façons : elle a affaibli les régimes de retraite, d'une part, et elle en a fait un levier indispensable pour rétablir le crédit financier de certains Etats, d'autre part. A l'heure où les déficits publics se creusent et où la dette grève les perspectives financières des années à venir, les gouvernements se préoccupent de maîtriser un poste qui consomme, selon les pays, entre 5,7 % (comme en Grande-Bretagne) et 14 % (comme en Italie) du produit intérieur brut (PIB). En France, les dépenses publiques au titre des retraites ont représenté 12,4 % du PIB en 2005, selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
La crise a d'abord mis en lumière les fragilités des régimes privés. "Pour les régimes privés, explique Martine Durand, directrice adjointe à l'OCDE, la crise financière a joué immédiatement", la chute des Bourses abaissant notablement la valeur des investissements des fonds de pension. En Islande, où le système de retraites est fondé sur la capitalisation, y compris dans la fonction publique, l'effondrement de la Bourse a durement frappé les cotisants.
Certains pays en ont tiré des conclusions radicales. La Slovaquie, qui avait favorisé l'adhésion des cotisants à des régimes privés, a ouvert la possibilité de revenir dans le giron du régime public.
Puis la hausse du chômage et la baisse des rentrées des cotisations ont accru la pression sur les régimes publics. Dans les pays où ceux-ci sont dominants, la difficulté de la réforme tient au fait que si son impact sur les finances publiques est différé (repousser l'âgé légal de la retraite n'aura d'effet bénéfique sur la réduction des déficits qu'à terme), les inconvénients politiques, eux, sont immédiats.
Pourtant, elle est un des leviers essentiels pour lutter contre l'endettement. "La réforme est urgente, mais elle est pour l'avenir", résume Martine Durand. Le gouvernement finlandais s'est heurté à cette difficulté : il a tenté, début 2009, de relever l'âge légal de la retraite, mais il a dû reculer devant une forte opposition.
En Espagne, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, placé dos au mur par la défiance des marchés, mesure la difficulté politique du dossier. Le 29 janvier, il a fait valoir la pyramide des âges très défavorable du pays, qui ne garantit la pérennité du système actuel des pensions que jusqu'en 2023. La proposition du gouvernement inclut un recul de 65 ans à 67 ans de l'âge légal de la retraite, une mesure à laquelle 84 % des Espagnols sont opposés. Les syndicats la rejettent ; ils ont convoqué des manifestations contre le projet pour la fin du mois. Un autre volet de la réforme prévoit de porter de 15 à 25 le nombre d'années prises en compte pour fixer le montant des prestations, ce qui entraînerait une baisse du niveau des retraites. La mesure a provoqué une division au sein du gouvernement et du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Le gouvernement tchèque a lui aussi agi. A partir du 1er janvier, l'âge de la retraite augmentera progressivement pour atteindre 65 ans en 2028 pour les hommes et les femmes sans enfants (entre 62 ans et 65 ans pour les mères de famille). D'autres modifications sont envisagées.
Au Royaume-Uni, les fonctionnaires continuent à profiter de retraites très avantageuses (généralement les deux tiers du salaire), tandis que les salariés du privé doivent se contenter de la pension forfaitaire de l'Etat, d'un montant de 560 livres (638 euros) par mois, à compter de 65 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes. S'y s'ajoutent, dans moins de 40 % des cas, des fonds de pension d'entreprise, dont les revenus ont été mis à mal par la chute des Bourses.
Avec les élections législatives du printemps, le Labour et les conservateurs ont annoncé vouloir réduire l'écart entre le public et le privé. Le premier ministre travailliste, Gordon Brown, compte geler les retraites du public. David Cameron, le leader des tories, veut les plafonner à 50 000 livres par an. Aucun des deux ne prévoit d'augmenter la pension que verse l'Etat. Les conservateurs comptent même repousser l'âge auquel les Britanniques peuvent la toucher.
Cécile Chambraud (avec nos correspondants en Europe)
Retraites : "il faudra cotiser plus longtemps", selon Hollande
Invité à débattre avec Xavier Bertrand sur le plateau de l'émission "A vous de juger", jeudi sur France 2, François Hollande, ex-patron du PS, a admis qu'il faudrait "cotiser plus longtemps" pour financer les retraites.
Alors que le secrétaire général de l'UMP tentait de le pousser dans ses derniers retranchements en estimant qu'il fallait dire "clairement" qu'on allait "travailler plus longtemps", le député socialiste de Corrèze a rétorqué : "Oui, il va falloir allonger la durée de cotisation en fonction de ce qu'on sait de l'espérance de vie. L'espérance de vie s'allonge, il faut allonger la durée de cotisation".
Malgré les explications de M. Hollande, M. Bertrand a estimé que "les socialistes ne sont pas au clair sur cette question". S'en est suivi un dialogue vif, les deux hommes tentant de pousser l'autre à citer un âge. Hollande : "Si vous avez été attentif, j'ai dit qu'il fallait allonger la durée de cotisation en fonction de l'espérance de vie et donc de l'allongement de la période de retraite". Bertrand : "Ca veut dire travailler plus longtemps que les âges d'aujourd'hui, M. Hollande ?". Hollande: "Puis-je être plus clair ? Si nous vivons plus longtemps en retraite, nous devons cotiser plus longtemps". Et de lancer le bouchon au député de l'Aisne : "Est-ce que la proposition de l'UMP est de passer l'âge légal de la retraite de 60 ans à 62 ans ?". "Il faudra travailler plus longtemps", répond M. Bertrand.
M. Hollande a prôné un "temps du débat" sur "l'allongement de la durée de cotisation, l'emploi des seniors, la pénibilité", les recettes supplémentaires à trouver. "Si on doit être consultés, nous viendrons lors de ce rendez-vous des retraites", a-t-il dit. Martine Aubry, qui a succédé à M. Hollande à la tête du PS, avait suscité l'étonnement à sa gauche en évoquant un départ à la retraite "vers 61 ans ou 62 ans", avant de clarifier sa position sur ce dossier majeur de 2010, s'affirmant à la fois attachée à l'âge légal et ouverte au débat.
L'euro en baisse malgré la promesse de l'UE d'aider la Grèce
L'euro continuait de baisser face au dollar jeudi, malgré la promesse faite plus tôt dans la journée par les dirigeants européens d'aider la Grèce. Le marché des changes a visiblement adopté une posture prudente dans l'attente de détails concrets sur l'engagement de Bruxelles à aider l'Etat grec, surendetté, à rembourser ses emprunts. Vers 20 heures, l'euro valait 1,3679 dollar, contre 1,3732 mercredi.
Les places financières sont elles aussi restées quelque peu sur leur faim. Car si les pays européens se sont mis d'accord sur les instruments à utiliser pour aider financièrement la Grèce en cas de besoin, ils n'ont encore livré aucun plan d'action précis.
Les Bourses européennes ont d'abord accueilli avec soulagement l'annonce, avant de perdre de nouveau du terrain, mais sans véritablement chuter. Paris a baissé de 0,52 %, et le DAX de Francfort de 0,59 %. Londres, en revanche, a gagné 0,57 %.
Le marché des obligations grecques a été soulagé par l'accord trouvé à Bruxelles pour sauver la Grèce, une annonce qui était déjà largement anticipée par le marché. A 18 heures, le rendement de l'obligation grecque à dix ans s'établissait à 5,912 %, contre 6,004 % la veille à la même heure.
L'euro, en baisse depuis plusieurs jours, est resté très volatil. Il s'échangeait à 1,3647 dollar vers 18 heures, après avoir atteint un plus bas de la journée à 1,3596 une heure plus tôt.
Couples : l’homme est le plus fragile
Pierre Costa, sexologue au CHU de Nîmes, publie un essai qui va à l’encontre des idées reçues
Il y a quinze jours, il a eu les honneurs du magazine Elle. Cette semaine, France 5 et TF1. Coup d’essai, coup de maître : en consacrant son premier livre à la fragilité masculine, Pierre Costa, patron du service d’urologie-andrologie du CHU de Nîmes, explore un sujet tabou. « C’est la
première fois qu’on traite du problème. » Il y avait urgence, car si « 5 % des hommes de 40 ans ont des problèmes d’érection », ils sont « 20 % à 30 % entre 50 ans et 70 ans », et « 50 % après 70 ans ». Quant à l’éjaculation précoce, elle touche 25 % des hommes.
« Contrairement à ce que tout le monde pense, en matière de sexualité, le plus fort,
le mieux armé par la nature est… la femme », écrit Pierre Costa, qui parle de malentendu en préambule : « L’homme d’aujourd’hui, comme celui d’hier, est élevé dans l’idée qu’il doit être fort et doit toujours l’être ». Condamné à la performance, il perdra vite pied s’il n’y arrive pas.
L’ouvrage qui sort cette semaine, est le fruit d’années de consultations à l’hôpital. Il se lit comme un roman. On y suit Maxime et Valérie, hantés par le souvenir d’un enfant perdu, un grand malentendu ; Denis et Diane, qui s’étouffent à force de ne pas laisser d’espace dans leur couple ; Gilles le commercial Dom Juan et la sage Lucie, trop différents pour entretenir le désir ; Serge et Inès, pourtant si complices… alors ?
Chaque histoire commence par une même angoisse : « Docteur, ma femme me quitte ». Une phrase entendue dans les consultations du professeur Costa. « Tout est quasiment vrai, j’ai fait des adaptations pour ne pas trahir le secret médical », indique le sexologue qui a répondu à une sollicitation de l’éditrice Anne Carrière.
Le constat est simple : « Je suis en permanence confronté à des hommes qui souffrent de fragilité et qui ne guérissent pas tant qu’ils refusent cette fragilité ». Or l’accepter est la seule possibilité de régler le problème, plus que le Viagra ou de la chirurgie : « Je me suis rendu compte que si cette fragilité n’était pas expliquée, un traitement ne suffisait pas. Il faut que l’homme comprenne ce qui se passe ». Au risque de « se recroqueviller sur lui-même » et de « maltraiter son entourage » ce qui « renforcera son anxiété ». Et c’est de ces réactions en cascade que survient le risque de rupture : « Une femme ne quitte pas un homme parce qu’il a quelques pannes sexuelles », rassure le Nîmois. Mais la société actuelle, « qui privilégie la performance », favorise ces accidents. « Et la place des femmes change, on vit dans un monde qui donne les mêmes chances aux filles qu’aux garçons, ce qui accentue la fragilité masculine », martèle Pierre Costa. Il ne désespère pas de faire changer les choses : « On est prêt à entendre ce discours ». Reste à le transmettre : « On a progressé dans la répartition des tâches hommes / femmes. Côté sexualité, l’éducation n’a pas changé. Il faut expliquer aux jeunes garçons que le corps n’est pas une machine ».
Et que s’il n’y a pas de surhomme, il n’y a pas plus de superwoman. « Longtemps, la femme a été fragile parce qu’elle avait des enfants. Avec les progrès de l’obstétrique, ce n’est plus le cas. Désormais, la fragilité des femmes, c’est leur apparence physique. Et vous aussi, si vous n’êtes pas dans le lâcher-prise, vous n’aurez pas une sexualité épanouie… »
Sophie GUIRAUD
"Couple : le plus fragile des deux n’est pas elle", éd. Anne Carrière, 18 €. Et aussi "Sexualité, guide à l’usage des femmes et des hommes", Bash, 15 €.
jeudi 11 février 2010
Il y a quelque chose de pourri en République française..., par Guy Verhofstadt
Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.
Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.
Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.
Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.
Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.
Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.
Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience.
mercredi 10 février 2010
BANQUES – Les Français pas contents du tout
Ras le bol des agios, des tarifs excessifs et des crédits impossibles à obtenir ! Les Français sont fâchés avec leur banquier. Résultat : les plaintes fusent et les clients se méfient. Mettre ses économies dans son matelas, une idée qui pourrait revenir à la mode
La Médiation bancaire, qui a pour but de régler les conflits entre usagers et établissements bancaires, a vu ses services
pris d'assaut en 2008. L'organisme de protection des particuliers a reçu un niveau record de 28.724 plaintes, soit une augmentation de 15.7% par rapport à 2007.
Mais de quoi se plaignent-ils ?
Ce boom des plaintes peut s'expliquer en partie par la plus grande étendue du domaine de compétence de la Médiation bancaire, qui peut recevoir depuis 2008 des plaintes concernant des litiges au crédit, notamment sur la difficulté à obtenir ou à proroger des crédits-relais en cas d'achats immobiliers. L'organisme ne peut en revanche toujours pas intervenir sur l'octroi ou non d'un crédit par une banque. La gestion des opérations de crédit représente cependant la principale source de plaintes (23%). Le fonctionnement du compte de dépôt est la seconde cause de litige (22%). Les clients protestent également en masse contre la tarification des banques (15%).
Des tarifs vraiment pas justes
Selon la 4e enquête annuelle CLCV-Mieux vivre votre argent, les tarifs de 57 services bancaires ont pourtant diminué en moyenne de 5.31% en un an. Malgré les efforts, le temps n'est pas aux réjouissances car si on regarde de près les résultats encore 16 établissements sur 57 ont augmenté leurs frais. Les écarts de prix sur un panier "moyen" de services à la carte en métropole restent vraiment aléatoires. Cela peut aller de 41 (Crédit Agricole Nord-Est) à 131,66 euros (Banque Populaire Centre Atlantique), soit un écart de 221,12%. L'étude épingle d'ailleurs la Banque populaire comme étant l'établissement le plus cher.
Les Français se méfient de leur banque
Entre des crédits difficiles à obtenir et des frais ahurissants, il y a peu de chance pour que les clients hexagonaux pensent à leur banquier le jour de la St-Valentin. Les Français le savent : les banques ont un coffre-fort à la place du cœur. Le baromètre Trust Edelman StrategyOne*2010, qui mesure la cote de confiance de 40 grandes entreprises auprès de la population française, ne trahit pas ce sentiment. La Poste, la Société Générale et BNP Paribas sont toutes les trois en bas de classement. Les Français encore plus ronchons que de coutume peuvent bien entendu raconter tous leurs malheurs à la Médiation bancaire ou même à l'Afub (association des usagers des banques) mais sachez que dans 53% des cas les médiateurs ont donné raison aux banques. Si vous voulez éviter les frais d'avocat, une solution vous ouvre les bras : changer de banque ! Le nouveau service bancaire lancé par le crédit agricole, B for Bank, l'a bien compris, sa campagne de pub tourne autour d'un slogan évocateur : "Mon banquier, c'est moi".
Damien Bouhours
La probable hausse de la fiscalité affectera le luxe, dit Hermès
Les Etats du monde entier n'auront pas d'autre choix que d'augmenter les impôts sur les revenus pour faire face aux déficits publics, une évolution qui pèsera sur la demande pour les produits de luxe au cours des années à venir, déclare le directeur général d'Hermès International, Patrick Thomas.
"Notre secteur va traverser une très mauvaise passe parce que les gouvernements devront financer les déficits. Ils vont donc augmenter les impôts et cela affectera les riches", a-t-il dit à Reuters en marge de l'inauguration, à New York, de la première boutique pour hommes jamais ouverte par le groupe français.
Hermès, qui gère environ 300 magasins, a fait état la semaine dernière d'un chiffre d'affaires 2009 supérieur aux attentes tout en relevant sa prévision de résultat opérationnel pour l'année qui vient de se terminer et en disant anticiper sur une hausse d'environ 5% de ses ventes en 2010.
Patrick Thomas a estimé que l'industrie du luxe dans son ensemble avait évité le pire en 2009, tout en soulignant que les perspectives pour 2011 et 2012 étaient très "sombres".
Il a ajouté qu'une hausse des ventes en Amérique latine, au Canada et aux Etats-Unis pouvait compenser un ralentissement des ventes mondiales d'Hermès.
Phil Wahba, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Benjamin Mallet
mardi 9 février 2010
Les plaintes contre les banques atteignent des records
Les plaintes auprès de la Médiation bancaire de particuliers, mécontents de la gestion de leur banque, ont augmenté de 15,7 % en 2008 pour atteindre le niveau
record de 28 724, selon le bilan annuel publié lundi par la Banque de France.
Le boom des plaintes s'explique notamment par l'extension du domaine de compétence des médiateurs bancaires, et aussi par la crise financière. La Médiation, mise en place par une loi de 2001 sur la protection des consommateurs, est en effet compétente depuis la crise pour tous les litiges concernant les crédits, à l'exception de leur octroi ou non par la banque. Ainsi, de nombreux plaignants ont eu des difficultés à obtenir ou à proroger des crédits-relais en cas d'achats immobiliers. Avec le début de la crise immobilière, les banques se sont en effet montrées frileuses pour ce type de prêts accordés auparavant sans difficultés.
Il n'empêche qu'en 2008, les médiateurs ont donné raison dans 53 % des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Ce taux est en légère progression sur 2007 (52 %). Seules 30 % des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client, et 17 % à une décision partiellement favorable.
La gestion des opérations de crédit constitue la principale cause de litige (23 % des cas) des clients, suivie de près par le fonctionnement du compte de dépôt (22 %). Les clients protestent également contre la tarification des banques (15 % des cas), et contre les moyens de paiement (14 % des cas), comme les chèques et les cartes de crédit. Concernant la tarification, les plaintes sont souvent irrecevables, car chaque banque est libre de fixer ses tarifs, le client est en revanche libre de changer de banque.
Les placements financiers et boursiers représentent 9 % des cas, les produits d'épargne 6 % et les contrats d'assurance 3 %. Dans ces cas, c'est souvent la fonction de conseil de la banque qui est contestée. Début janvier, l'AFUB (association des usagers des banques) avait dénoncé le fait que certaines banques n'hésitent pas à fermer le compte de leurs clients parce qu'il n'est pas assez rentable. L'AFUB déclare avoir reçu 508 plaintes en témoignant en 2009.
Anne-Marie Idrac pressentie à la Cour des comptes
L'actuelle secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, serait nommée par l'Elysée première présidente de la Cour des comptes à la place de Philippe Séguin, décédé début janvier, croit savoir le site Internet de La Tribune.
L'Elysée s'est refusé à tout commentaire sur cette information, pour laquelle le quotidien économique ne cite aucune source. Membre du Nouveau Centre, parti rallié à Nicolas Sarkozy, Anne-Marie Idrac, 58 ans,
diplômée de l'ENA en 1974 et de Sciences Po, a été secrétaire d'Etat aux transports de 1995 à 1997, présidente de la RATP (2002-2006) puis de la SNCF (2006-2008).
L'intérim de Philippe Séguin est assuré par l'actuel doyen des présidents de chambre de l'institution, Alain Pichon. Premier président depuis 2004, Philippe Séguin avait fait de la Cour un véritable contre-pouvoir, notamment par ses rapports publics sur des sujets ponctuels. Il avait épinglé l'Elysée en juillet sur le recours coûteux à des sondages, les voyages privés de Nicolas Sarkozy effectués sur vols réguliers alors qu'un avion de l'Etat l'accompagne, les frais de bouche du palais présidentiel et le coût des résidences officielles.











