TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

lundi 15 juin 2009

Manifestation contre le result présidentiel d'iran 13 juin 2009

"Les Français ne respectent plus l'autorité"

Selon Jean-Marc Lech, coprésident d'Ipsos, qui multiplie les études d'opinion, la crise transforme radicalement la société. Dans son rapport avec la politique, la consommation et même dans le regard que les citoyens portent sur eux-mêmes.

Les valeurs des Français ont-elles substantiellement changé avec la crise?

Oui. On peut dire que la crise a cristallisé le changement de manière forte et durable, et l'on ne reviendra plus en arrière. Elle a tout bonnement amené les Français à constater qu'ils n'ont plus de respect pour l'autorité : qu'elle soit politique, entrepreneuriale, médiatique ou publicitaire. Car une autorité qui n'obtient pas de résultats est une autorité qui perd sa légitimité. Mais cette crise est ancienne. Elle trouve ses origines après la fin des Trente Glorieuses: dès ce moment, la promesse politique se heurte à la carence du résultat.
Une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte 'Bonjour, Casse-toi pauvre con', lors d'une manifestation à l'appel du Parti communiste 'pour la revalorisation du pouvoir d'achat' et l'augmentation des salaires et pensions, le 27 septembre 2008 à Paris.

Une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte 'Bonjour, Casse-toi pauvre con', lors d'une manifestation à l'appel du Parti communiste 'pour la revalorisation du pouvoir d'achat' et l'augmentation des salaires et pensions, le 27 septembre 2008 à Paris.

Comment se traduit cette défiance vis-à-vis de l'autorité?

De différentes manières. C'est l'abstention massive en politique, la consommation de produits libérés de leurs marques en économie ou le téléchargement gratuit à outrance sur Internet. Cette défiance se manifeste également par la montée des contestations sur la Toile : Internet est devenu une gigantesque machine à comparer les prix et à débattre. Nous avons donc là le reflet d'une société qui, n'attendant plus rien de l'autorité, assume son dérèglement sans culpabilité et multiplie les gestes de désobéissance civile. Conclusion : l'image d'un pays en rébellion, d'une communauté de citoyens quasi délinquante à certains égards, et adepte d'un système D extrêmement amplifié. Nous sommes entrés dans le règne de la démocratie déceptive.

En quoi Internet, en cette période de crise, joue-t-il un rôle particulier?

Quelques données d'abord. La France est le quatrième pays de blogueurs au monde, derrière les Etats-Unis, la Chine et le Japon : nous sommes 9 millions ! Autre progression spectaculaire : nous sommes passés de 12 à 17 millions de foyers ayant Internet entre 2007 et 2008. Il arrive désormais d'acheter en ligne à 80 % des Français ! Autant dire que le cerveau est devenu un moteur de recherche. On peut tout comparer, d'où la question du vrai prix : il n'existe plus. L'impact sur le comportement est également considérable. Dans le cadre de nos études, on a réuni des gens qui téléchargeaient de manière illicite et des gens qui ne le faisaient pas. Les seconds prenaient des notes ! On assiste ainsi à une appropriation individuelle d'une forme de liberté. Au fond, on en a rêvé en 68, Internet, sur fond de crise, l'a fait !

Quel sentiment domine aujourd'hui dans la société?

L'estime de soi. En apprenant à faire des efforts, en coupant dans leurs dépenses comme jamais, en acceptant certaines restrictions drastiques dans leurs habitudes de consommation, les Français ont augmenté l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes. C'est très palpable à travers les études que nous faisons (voir aussi page 102).

Cela protège-t-il d'un mouvement de colère ou de révolte?

Naturellement. La manière avec laquelle les Français gèrent cette crise, en s'y adaptant tant que bien que mal, grâce à la mise en place d'un système proche de la débrouille, les éloigne d'une perspective révolutionnaire.

Jusqu'à quel point l'image de Nicolas Sarkozy, qui a beaucoup reposé sur l'autorité, est-elle durablement atteinte?

La période bling-bling, qui voyait Nicolas Sarkozy s'exprimer sans tabou -il a, en quelque sorte, essayé de liquider son surmoi-, a naturellement fait des dégâts et cassé sa popularité. Une popularité qu'il n'a pas vraiment restructurée depuis, parce qu'il a été rattrapé par sa promesse de résultats. Son impopularité lui est intolérable; les Français, qui le jugent actif et courageux, ne le rejettent pas, mais cela ne suffit pas pour qu'ils lui disent merci.

Est-ce qu'il regagnera de la popularité s'il retrouve du résultat ? Je ne le crois pas, parce que les Français sont convaincus que l'on ne renouera pas de sitôt avec de la croissance significative et des résultats. Aussi et plus profondément, l'idée selon laquelle la politique est quelque chose qui fabrique des promesses et que l'on peut y adhérer sans crainte est sans doute quelque chose de révolu.

L'élection présidentielle de 2007 avait suscité un vrai engouement, après de longues années d'indifférence, voire d'hostilité envers l'action publique. La cassure avec la politique est-elle cette fois définitive?

On s'éloigne de toutes les institutions et l'on promène un regard nostalgique sur le passé, sur "les années Caddy", qui permettaient de faire ses courses sans penser au porte-monnaie. C'est pour cette raison que Jacques Chirac est en tête dans les sondages de popularité. Nous sommes dans une société devenue définitivement infidèle à l'égard des modes de consommation comme de la politique.

Tout cela rend beaucoup plus compliquée la régulation de la démocratie et du capitalisme, qui reposent sur des réflexes de fidélité de longue date. Or quelque chose s'est structurellement déréglé, cassé, avec la crise. Les patrons de grandes entreprises, le marché, les leaders politiques, tous se trompent quand ils affirment que l'on retrouvera les rythmes et les cycles d'avant la crise : ce ne sera pas le cas, parce que les citoyens ont pris leur destin en main et n'obéissent plus qu'à eux-mêmes, persuadés que toutes les autorités sont là pour les rouler.

Comment l'offre politique peut-elle se réorganiser dans cette situation?

D'abord, quand on demande sur qui compter pour sortir de la crise, les personnes que nous sondons répondent: "Moi-même", et l'autorité politique arrive en dernier. Ensuite, il faut constater que l'offre politique se structurait jusqu'à présent sur l'idée qu'un leader travaillait pour les gens. Désormais, le leader devra travailler avec les gens. En les écoutant, pour commencer. Barack Obama ne dit jamais "je", mais "nous". Ségolène Royal en avait eu l'intuition avec la démocratie participative, mais elle a perdu et n'arrive pas à redémarrer le moteur. D'autant qu'elle a décrédibilisé ce qu'elle avait elle-même dit. Elle a aujourd'hui gâché sa chance.

Comment les responsables politiques dans leur ensemble peuvent-ils ne pas gâcher leur dernière chance?

On va être dans une France du carnaval, avec une multiplication de petits groupes qui décident de "s'éclater". Les gens récupèrent de la gaieté en transgressant. Les hommes politiques vont-ils comprendre qu'il faut être tolérant avec la transgression, donc avec certaines formes de désobéissance? C'est extrêmement difficile pour une autorité, en l'occurrence politique. Elle ne retrouvera pas de la légitimité en réprimant ces formes de transgression. Les gens sont d'ailleurs persuadés que les responsables eux-mêmes transgressent: les patrons avec l'argent, les hommes politiques avec leurs promesses, etc.

Pourquoi la gauche ne tire-t-elle aucun profit politique de la crise?

La question qui se pose à la gauche, c'est celle de son avenir si les gens sont de plus en plus egocentrés. De plus, son discours sur la redistribution est peu adapté quand les caisses sont vides - une donnée qui n'a pas échappé aux Français ! D'ailleurs, selon nos enquêtes, depuis trois mois, les gens s'intéressent d'abord à l'emploi et non au pouvoir d'achat.

François Bayrou est-il fini?

Non. Ces européennes sont des élections spasmodiques. Les mouvements enregistrés s'annulent dès le scrutin suivant. Peut-être François Bayrou réussira-t-il à tirer comme leçon de sa fin de campagne qu'il doit gagner en modestie. Il a trop vite cru que c'était arrivé.

dimanche 14 juin 2009

LA DREPANOCYTOSE

samedi 13 juin 2009

Mobilisation en recul contre la politique anticrise de Sarkozy

Des milliers de personnes ont commencé à défiler dans plusieurs villes de France, à l'appel des huit principaux syndicats. Une mobilisation «en-dessous de nos attentes» reconnaît Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

Une mobilisation «en-dessous des attentes des syndicats», «pas une réussite en nombre de manifestants» : c'est ainsi que le leader de la CGT, Bernard Thibault, et le numéro un du syndicat CFDT, François Chérèque, résument respectivement la 5e journée intersyndicale de manifestations contre les mesures anticrise du gouvernement, jugées insuffisantes.

Malgré les milliers de personnes qui ont défilé dans plusieurs villes de France, la mobilisation semble comme prévu beaucoup plus faible que lors des précédentes journées d'action.

Cette dernière manifestation avant les vacances estivales vise à faire pression sur la politique anticrise du gouvernement, jugée trop attentiste et insuffisante, et a été organisée par les huit principaux syndicats.

155 cortèges prévus

Les premières tendances montrent partout une participation fortement en recul par rapport au 1er mai, dernière journée de manifestations nationales, où près d'1,2 million de personnes étaient descendues dans les rues (456.000 selon la police).

A Rennes, les manifestants étaient de 800 à 2.000 selon les sources et se sont contentés d'un sit-in. A Toulouse et Bordeaux, les manifestants étaient quelques milliers, contre plus de 10.000 le 1er mai. A Avignon ou Reims, ils ne dépassaient pas le millier.

Quelque 155 cortèges sont prévus samedi, contre 280 le 1er mai.

Les seules perturbations concernent la presse. Les quotidiens nationaux n'ont pas paru.

Les dirigeants syndicaux doivent faire début juillet avec le président Nicolas Sarkozy «un bilan d'étape» des mesures gouvernementales contre la crise, tandis qu'un nouveau cycle de discussions avec le patronat a commencé mercredi.

Selon un sondage BVA, 74% des Français trouvent ce mouvement justifié, mais seulement un tiers pense qu'il pourrait inciter le gouvernement à modifier sa politique.

"Dr House" est la série la plus regardée

La série américaine "Dr House", qui met en scène un médecin brillant et misanthrope interprété par Hugh Laurie, a été la série la plus regardée dans le monde en 2008, selon un classement établi par Eurodata TV Worldwide (Médiamétrie) et révélé ce matin, lors du Festival de télévision de Monte Carlo. Chaque épisode de "Dr House ("House" pour le titre américain) a été regardé en moyenne par plus de 81,8 millions de téléspectateurs en 2008, selon les chiffres d'audience collectés par Eurodata TV Worldwide dans 66 pays, qui représentent une audience potentielle de 1,6 milliard de personnes.

En 2007, la série internationale la plus regardée avait été "Les experts Las Vegas" ("CSI Las Vegas"). Dans la catégorie comédies, "Desperate Housewives" est arrivée en tête, devant "Monk" et "Ugly Betty", avec 56,3 millions de téléspectateurs. "The bold and the beautiful" ("Amour, gloire et beauté" en français) a été le soap opera le plus regardé en 2008, avec plus de 24,5 millions de téléspectateurs, devant "Marina" et "The young and the restless" ("Les feux de l'amour").

jeudi 11 juin 2009

SARKOZY – Le président se met au vert

Boosté par le résultat de l'UMP aux élections européennes, le président français déborde de projets, qui depuis dimanche dernier tournent immanquablement au vert. Nicolas Sarkozy, constatant le score historique d'Europe- Ecologie, semble décidé à reprendre à sa sauce la recette écolo
Fort de son succès et des 27.87% de voix raflées aux élections européennes, l'UMP savoure sa victoire aux dépens du PS . La majorité met aujourd'hui au point une stratégie pour que ce regain de confiance ne tombe pas à plat dans les prochaines semaines. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a assuré qu'il fallait aujourd'hui "réussir à capter cette dynamique". Et il n'aura pas fallu longtemps à Nicolas Sarkozy pour trouver le bon filon : l'écologie.

L'environnement au centre des préoccupations
Il semblerait en effet que depuis l'annonce des résultats aux élections européennes, le président Nicolas Sarkozy se soit laissé pousser des ailes … ou plutôt des éoliennes! Le score historique des listes Europe-Ecologie (16.28%) menées par Daniel Cohn-Bendit n'a pas laissé indifférent le chef de l'Etat. En visite sur les bords du lac du Bourget, quelques jours après le scrutin, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le nouveau chevalier blanc des énergies renouvelables. "Nous allons prendre aujourd’hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général De Gaulle pour le nucléaire", a annoncé plein d'enthousiasme le chef de l’Etat à l’Institut national de l’énergie solaire (Ines). Première mesure annoncée: à chaque euro investi dans le nucléaire troisième génération (EPR), un autre euro sera versé pour les énergies propres. Et les projets "écolos" ne manquent pas : loi Grenelle II étudiée au parlement, fiscalité réduite pour les produits propres, création d'une taxe carbone en France et en Europe, lancement d'Etats généraux des énergies renouvelables…

Ecolo forever
L'opposition fustige, quant à elle, l'opportunisme du président à surfer sur la vague verte. "Arrêtez de nous faire croire que la droite serait par miracle devenue, le 7 juin au soir, écologiste" a notamment déclaré le député Verts, Noël Mamère. Nicolas Sarkozy se défend pourtant d'un quelconque retournement de veste, martelant que la croissance durable était déjà l'un des thèmes évoqués lors de sa campagne présidentielle. Il va même plus loin et s'enorgueillit d'être "un militant" de la cause. Le président de la République en veut pour preuve le lancement du Grenelle de l'environnement et son rôle dans l'adoption du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique lors de la présidence française des instances européennes. Nicolas Sarkozy a également déclaré ne pas comprendre la polémique autour de la diffusion du documentaire Home de Yann Arthus-Bertrand, deux jours avant le scrutin. "Je voudrais dire combien je me félicite que nous ayons aidé Yann Arthus-Bertrand, que le service public s’est grandi en proposant la diffusion de ce magnifique film que j’ai vu. Et je recommande à chacun de le voir, y compris dans sa version longue", a déclaré le président de la République.

Certains en seront verts de rage
Nicolas Sarkozy, regonflé par le bon score de l'UMP, entame, selon ses propres mots, "une nouvelle étape" de son quinquennat avec pour "priorité", une réflexion et des mesures poussées en faveur des énergies vertes. Et cette décision devrait d'ailleurs jouer un rôle important dans le prochain remaniement ministériel où 8 ministres et secrétaires d'Etat sur 37 devraient laisser leur place à des jeunes pousses, certains peut-être issues de l'opposition. Claude Allègre ne sera pas de la partie. Un temps pressenti au gouvernement, il fait aujourd'hui figure de mauvaise graine, sa contestation du réchauffement climatique et sa position pro-OGM ne sont plus du goût du président Sarkozy, ce qui prouve qu'il met déjà en œuvre les principes du tri sélectif.
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com ) jeudi 11 juin 2009

mercredi 10 juin 2009

LE PAUVRE TYPE.

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PARODIE

mardi 9 juin 2009

Dati fait ses adieux aux députés UMP

La garde des Sceaux, Rachida Dati, élue au Parlement européen, a lancé ce mardi devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale: "L'aventure n'est pas terminée."

La ministre de la Justice, Rachida Dati, qui va quitter le gouvernement pour siéger au Parlement européen, a fait ses adieux ce mardi aux députés UMP en leur lançant que "l'aventure n'est pas terminée", allusion à un futur retour sur la scène politique nationale.

Arrivée en fin de réunion du groupe UMP à l'Assemblée, elle a remercié son collègue Michel Barnier (Agriculture) qui a mené la liste UMP-NC en Ile-de-France où elle figurait en deuxième position.

La garde des Sceaux a aussi rendu hommage au patron des députés UMP, Jean-François Copé, et au directeur de la campagne des européennes de la majorité présidentielle, Franck Riester, selon des participants.

"Les salles étaient pleines grâce aux parlementaires" UMP, a-t-elle déclaré en ajoutant, en direction des députés: "il n'y a ni mauvais souvenirs, ni rancoeur, ni rancune" mais au contraire "des bons souvenirs et des bons amis".

Une allusion à ses propres difficultés avec la majorité sur certaines de ses réformes, comme celle de la carte judiciaire.

"L'aventure n'est pas terminée", a-t-elle prévenu, selon les participants.

Selon plusieurs médias, le président Nicolas Sarkozy a exigé de Rachida Dati qu'elle se présente aux élections européennes pour qu'elle abandonne son ministère.

"victoire nette"

Le cas de Brice Hortefeux (Travail), qui a été élu dimanche mais devrait renoncer à siéger à Strasbourg pour rester au gouvernement, n'a pas été évoqué. "C'est un élu à l'insu de son plein gré", a plaisanté, devant le bureau du groupe UMP, Louis Giscard d'Estaing.

Commentant les résultats du parti présidentiel devant les députés UMP, François Fillon a salué, selon les témoins, "une victoire nette" et "sans bavure". "Nos concitoyens pensent qu'on est les plus à même de les aider à sortir de la crise", a ajouté le Premier ministre.

Il a également salué le travail de Rachida Dati, de Michel Barnier et du patron de l'UMP, Xavier Bertrand, et rendu un hommage appuyé à Franck Riester, "parlementaire engagé et efficace". Le nom de ce jeune député a été plusieurs fois cité parmi les possibles promus lors du prochain remaniement ministériel.

"C'est normal, il est Seine-et-Marnais!", a lancé Jean-François Copé, lui aussi élu du département. Présent à ses côtés, Xavier Bertrand, grand rival du patron du groupe UMP, a renchéri: "comme quoi, en Seine-et-Marne, les talents se reproduisent!".

La députée Valérie Rosso-Debord, proche du Premier ministre et considérée comme l'une des plus prometteuses au groupe UMP, a salué "l'engagement personnel" de François Fillon dans la campagne des européennes. "Au meeting de Nancy, quand les gens ont su que le Premier ministre venait, ça a fait la différence en termes de mobilisation", a-t-elle déclaré à l'AFP.

lundi 8 juin 2009

Allemagne : nette victoire pour Angela Merkel

La CDU-CSU est arrivée largement en tête, malgré une chute de quelque 6 points par rapport à 2004.

Le camp conservateur de la chancelière allemande, Angela Merkel, a remporté une nette victoire, dimanche, aux élections européennes malgré un recul par rapport à 2004. Avec plus de 37,9 % des voix, les résultats quasi définitifs plaçaient l'alliance CDU-CSU qu'elle dirige 17 points devant ses rivaux sociaux-démocrates du SPD. Merkel peut ainsi tabler sur une nouvelle dynamique en vue des élections législatives du 27 septembre. Cependant, la chancelière n'a pas encore l'assurance de pouvoir former une coalition avec les libéraux du FDP comme elle le souhaite.

De politique européenne, il n'était pas question, dimanche soir : ni sur les plateaux de télévisions allemandes, ni dans les états-majors politiques, qui décortiquaient les résultats de ce test grandeur nature afin d'en tirer les enseignements pour le grand rendez-vous politique de l'année outre-Rhin. Officiellement, les quelque 62,2 millions d'électeurs allemands étaient appelés aux urnes pour désigner leurs représentants à Bruxelles et Strasbourg. En réalité, ils ont donné le coup d'envoi de la «super- année électorale» allemande. Quelques variables spécifiques au vote européen perturbent le travail des politologues. Les 1 196 candidats allemands aux européennes sont éparpillés dans une trentaine de listes nationales, dont celle des «pirates» de l'Internet ou du très ésotérique «parti des violettes». Le désintérêt des Allemands pour ce scrutin, avec une participation qui a stagné autour de 43 %, complique aussi la transposition des résultats au niveau national.

En 2004, la campagne de Merkel face au chancelier Gerhard Schröder (SPD) avait été dopée par le score exceptionnel de son parti, qui avait emporté 44,5 % des voix et 49 sièges de député à Strasbourg. Bien que gagnante, la chancelière perd six sièges au Parlement européen, selon les projections et peut s'attendre à un repli de son influence à Bruxelles. «Il y a cinq ans, nous avions une situation exceptionnelle», a-t-elle expliqué dans un entretien au quotidien Bild, dimanche matin, en référence au vote sanction de 2004 contre Schröder et son très impopulaire programme de réformes libérales. La CDU se réjouissait, dimanche soir d'être plus forte que le SPD et les Verts réunis. Cependant, le statut de grande voix européenne de Merkel a été terni par sa gestion hésitante de la crise. Le quotidien économique conservateur Financial Times Deutschland reproche à la CDU-CSU son programme «banal» et ses « accents populistes » contre une entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Tête de liste inconnue

Inconnue sur la scène politique allemande, la tête de liste du SPD, Martin Schulz, s'est distinguée en défendant l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, pour «établir un pont avec le monde musulman». Après le mauvais résultat de son parti, Schulz n'a plus la moindre chance de devenir commissaire européen comme il l'ambitionnait. Avec 20,8 % des voix (23 sièges au PE), le SPD n'a pas vraiment redressé la barre par rapport aux 20 % de sa défaite historique en 2004. «C'est un résultat décevant», a concédé le candidat SPD aux législatives, le vice-chancelier, Frank Walter Steinmeier, dépité. Laminé, son camp devra sérieusement revoir sa stratégie, pour les élections législatives.

La percée des libéraux du FDP (11 % contre 6 % en 2004) est une nouvelle encourageante pour Merkel. D'autant plus que les révélations embarrassantes sur les 62 % de temps de présence de la chef de file du FDP, Sylvana Koch-Mehrin, au Parlement européen dans un pays où l'assiduité est une qualité jugée indispensable pour un député européen, ont handicapé les libéraux, qui peuvent espérer mieux en septembre. Elle peut aussi s'appuyer de nouveau sur la CSU, qui a renoué avec le succès en Bavière. Mais si le résultat du scrutin européen se reproduisait en septembre, il lui manquerait un point pour gouverner sans les sociaux-démocrates et la grande coalition serait reconduite à la tête de l'Allemagne.

OBAMA ; MOUCHÉ !

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dimanche 7 juin 2009

UMP 2009 : clip officiel de campagne - version longue

LES FEMMES SONT FOLLES.

IL FAUT SAUVER L'EUROPE

Aujourd'hui, jour de commémoration du D-Day, nous avons vu Tom Hanks, le soldat Ryan, présent en ce jour de mémoire, en ce jour où le monde s'est comporté comme un seul bloc pour débarrasser l'Europe de ce monstre qu'était le nazisme, Belle leçon.
Avons nous besoin d'un autre film pour sauver l'Europe ?
Je constate ce soir que l'abstention à Chypre avait été de 41%, alors qu'en 2004 elle n'était que de 28%.
Chypre, île au combien intéressée par l'Europe, nous montre que rien ne va plus dans le discours communautaire.
Il est urgent d'y remédier

samedi 6 juin 2009

Cohérence

Les Français ont dumal à comprendre les élections au Parlement européen. On ne leur en veut pas, car la mécanique institutionnelle de l'Union européenne est complexe. Elle repose sur un triangle, Conseil européen, Parlement, Commission, qui ne correspond pas au fonctionnement de nos institutions nationales : président, gouvernement, Assemblée. Et pourtant, le Parlement européen, pour lequel nous allons désigner dimanche 72 représentants français, dispose de pouvoirs importants. L'Assemblée européenne contrôle la Commission et dispose, par la codécision, d'un droit de veto sur des sujets essentiels :marché intérieur, recherche, culture, santé, environnement, éducation…Et demain, agriculture et immigration. Bref, les pouvoirs étendus du Parlement de Strasbourg devraient inciter tous les Européens à voter dimanche. Rien ne saurait justifier l'abstention de nos compatriotes.

Reste bien sûr à s'y retrouver dans la vingtaine de listes qui se présentent dans huit circonscriptions régionales à la taille inégale et au découpage fantaisiste. Le Parti socialiste et le MoDem n'ont jamais décroché, durant cette campagne, de l'antisarkozysme. Primaire, chez François Bayrou, qui ne pense qu'à la présidentielle de 2012, avec, en fin de période, une tendance paranoïaque exacerbée. Légèrement atténué, chez les socialistes, qui ont changé de cap dans les derniers jours, pour ajouter un pochon de propositions européennes à un discours monomaniaque antisarko. La gauche de la gauche a fait preuve de plus de cohérence que le PS. Divisée entre l'anticapitalisme de Besancenot et le néocommunisme tendance Mélenchon, l'extrême gauche a choisi d'afficher la couleur: nationalisations, destruction de la société libérale et grève générale en prime. Au moins, c'est clair ! La droite de la droite cède, elle aussi, aux démons de la division. Entre un Front national déclinant, avec un leader vieillissant, et un mouvement villiériste animé par un chef flamboyant mais curieusement «pacsé» avec un milliardaire irlandais, les souverainistes ont perdu leur espace vital. Ils sont littéralement asphyxiés par un Sarkozy ferme sur l'immigration et la protection de l'industrie et du commerce européen, et définitivement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Quant à la campagne roborative de Daniel Cohn-Bendit, elle a,malgré son enthousiasme, souffert également des contre-pieds sarkozystes. Le Grenelle de l'environnement, la taxe carbone, la volonté franco-allemande de développer l'écocroissance ont rendu moins verte l'herbe du leader écologiste. Le chemin ainsi balisé, le choix devient plus aisé pour ceux qui ont porté Nicolas Sarkozy à l'Élysée il y a deux ans.

L'heure n'est pas venue de donner quitus au président pour son quinquennat : on en parlera dans trois ans. Mais la vraie question est de savoir comment le chef de l'État pourra poursuivre une politique mise en musique lorsqu'il a présidé l'Union européenne et dont le volontarisme a été largement approuvé, par les Français comme par les autres Européens. Les futurs députés européens de l'UMP et du Nouveau Centre défendront à Strasbourg les éléments clés de cette politique sarkozienne. Elle privilégie la défense des intérêts commerciaux et industriels de l'Europe, prône la régulation dumarché, insiste sur la croissance verte, refuse le laxisme de l'immigration, s'oppose à l'élargissement continu, ferme la porte à la Turquie et remet enmarche un axe franco-allemand, commemoteur politique de l'Union, face aux débordements bureaucratiques de Bruxelles et aux tentations libre-échangistes des pays de l'Europe de l'Est et du Nord. Ceux qui ont voté contre Sarkozy en 2007 auront demain une offre politique riche déployée de l'extrême gauche jusqu'à l'extrême droite. Les autres, qui souhaitent la réussite du président et le renforcement des positions françaises en Europe, n'hésiteront pas à choisir les listes de l'UMP et du Nouveau Centre. Voilà bien la cohérence d'un scrutin moins confus qu'il n'y paraît.

jeudi 4 juin 2009

Jimi Hendrix : la thèse de l'assassinat relancée

Un ancien assistant assure que le guitariste a été tué par son manager. Or la légende du rock est officiellement morte d'une surdose accidentelle d'alcool et de médicaments en 1970.

«Je devais le faire… Jimi valait pour moi beaucoup plus mort que vif. Ce fils de pute allait me quitter. Si je le perdais, je perdais tout». Telle est la confession que l'ancien manager de Jimi Hendrix aurait fait James Tappy Wright, ancien assistant de la star. Ce dernier l'affirme dans un livre à paraître fin juin aux Etats-Unis : l'ancien impresario de Jimmy Hendrix lui aurait confié en 1971 avoir tué le guitariste en lui faisant ingurgiter de force des pilules et de l'alcool.

Une version qui vient contredire la thèse officielle qui veut que le chanteur, à 27 ans, soit mort accidentellement en 1970 à Londres, noyé dans son vomi pendant son sommeil après avoir avalé du vin et des barbituriques. Un rebondissement qui survient près de quarante ans après les faits et qui soulève de nombreuses interrogations : James Tappy Wright cherche-t-il à se soulager du poids d'un lourd secret où s'agit-il tout simplement d'assurer le lancement de son livre, «Rock Roadie» ? La question restera probablement sans réponse, d'autant que le fameux manager, Michael Jeffery, est décédé en 1973, dans un crash d'avion au-dessus de Nantes.

Mais l'ancien assistant du musicien n'en démord pas : il tiendrait cette version de l'impresario lui-même qui, un soir de 1971, un peu ivre, lui aurait confessé le meurtre. Selon lui, le musicien, alors à l'apogée de sa carrière, avait décidé de changer de manager. Et Michael Jeffery savait que le chanteur avait contracté une assurance-vie à son bénéfice [à la mort du chanteur, il aurait ainsi touché près de deux millions de dollars, ndlr]. Pas question donc de laisser passer la poule aux œufs d'or, selon l'ancien assistant. Ainsi, James Tappy Wright relate les propos du manager : avec des amis, «on est entrés dans la chambre d'hôtel de Monika [la petite-amie de l'époque du chanteur, avec qui il a passé sa dernière nuit, ndlr]. On a pris une poignée de pilules qu'on a fourrées dans la bouche de Jimi, et puis on lui a versé plusieurs bouteilles de vin rouge dans la gorge».

Une hypothèse déjà évoquée

Si cette nouvelle version peut surprendre, elle vient tout de même corroborer certains doutes qui planaient déjà autour de la mort du virtuose de la guitare électrique. D'abord, le témoignage de la fameuse Monika, qui, selon les enquêteurs, est toujours restée très évasive sur cette fameuse nuit du 18 septembre 1970. Et qui, de surcroît, était absente au moment où l'ambulance est arrivée. Mais aujourd'hui, impossible d'en savoir plus sur elle : l'ancienne petite-amie du chanteur s'est donnée la mort en 1996.

Plus troublant encore, le récit de John Bannister, le chirurgien qui a tenté de sauver Jimi Hendrix à son arrivée à l'hôpital. Ce dernier a toujours trouvé étrange que le taux d'alcool dans son sang ne soit pas compatible avec la quantité de vin retrouvée dans son estomac lors de l'autopsie.



Reste qu'en 2000, déjà, la journaliste Alex Constantine racontait dans un livre, «The covert war against rock», la même version que James Tappy Wright. Selon elle, le manager du chanteur aurait confié au producteur Alain Douglas être «impliqué» dans la mort de Jimi Hendrix, deux jours seulement après sa mort.

Probable que l'on ne connaisse donc jamais, tout comme Kurt Cobain et Jim Morrison, les circonstances exactes de la mort de celui qui, près de quarante ans après, continue d'être perçu comme un guitariste de légende.

H1N1 : «Il va falloir vacciner tout le monde»

INTERVIEW - Le Pr Sylvie Van der Werf, directeur d'une unité de recherches à l'Institut Pasteur et du Centre national de référence pour la région Nord, estime, dans un entretien au « Figaro », que toute la population devra être vaccinée contre le virus H1N1 dès que le vaccin, en cours de préparation, sera disponible.

Est-on dans une situation inédite avec ce virus A/H1N1 qui a émergé au Mexique ?

Oui, clairement, nous sommes face à un virus nouveau, qui circule dans la «communauté» (c'est-à-dire à partir de foyers autonomes et non plus importés de l'étranger, NDLR), sur plusieurs continents. Nous sommes au bord de la phase 6 d'alerte pandémique de l'Organisation mondiale de la santé. En réalité, la phase 6 se caractérise par la transmission «communautaire» du virus sur au moins deux continents. Nous y sommes. Sauf que ces niveaux d'alerte ont été définis dans l'optique d'une pandémie liée au virus H5N1 de la grippe aviaire, bien plus virulent. Alors que la pathogénicité de ce nouveau virus est pour l'instant modérée. Cela explique la temporisation de l'OMS sur ce sujet.

Est-ce que l'arrivée de l'été va arrêter la circulation du virus en Europe ?

C'est vrai, il y a des facteurs climatiques plus ou moins favorables à la transmission de la grippe. La forme saisonnière se transmet plutôt l'hiver, mais ce n'est pas un critère absolu. En zone tropicale, les virus grippaux circulent toute l'année, avec deux pics, notamment pendant la saison humide. En Europe, l'épidémie démarre plutôt en décembre. Mais nous sommes actuellement dans une situation particulière puisque ce nouveau H1N1 diffuse actuellement aux États-Unis et au Canada, alors que c'est l'été, et donc hors des périodes classiques de circulation. Sans doute, le fait que la population est vierge de toute immunité, la rend plus susceptible. Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales de transmission actuellement.

Comment voyez-vous l'évolution de la situation ?

Je n'imagine pas une seconde que la diffusion s'arrête et que ce nouveau virus disparaisse comme par enchantement. Il circule activement notamment dans l'hémisphère sud, avec une situation complexe puisqu'il y a une co-diffusion avec celui de la grippe saisonnière. Jusqu'à présent, chaque fois qu'un nouveau virus apparaissait, il se substituait au saisonnier. Ce n'est pas le cas actuellement. Nous sommes dans une situation nouvelle. Nous ne savons pas s'il y aura une circulation des deux virus ou d'un seul, à l'automne dans l'hémisphère nord. Cela va dépendre de ce qui se passera dans le Sud. En Australie, comme en Amérique du Sud, la transmission communautaire est active. L'Afrique est surveillée de près. Tout laisse à penser que ce virus touchera l'ensemble de l'hémisphère Nord, avec une transmission communautaire. Fin juin? Fin août? Fin septembre? On ne peut pas exclure que le virus se mette à circuler à une période inhabituelle.

La virulence est-elle inquiétante ?

Pour l'instant, le taux de décès est de l'ordre de un pour 1000 malades. Cela reste proche du taux de décès de la grippe saisonnière. Sauf, que habituellement, ce sont des personnes âgées qui sont concernées et que la population est largement immunisée, soit naturellement, soit par le vaccin. Le nombre de malades potentiel pourra donc être très élevé. Pour l'instant nous n'avons pas mis en évidence de marqueurs de virulence. On sait que les virus grippaux mutent en permanence. Et nous ne sommes pas à l'abri d'un changement qui augmenterait sa virulence et sa transmissibilité. Nous sommes en train de répertorier toutes les mutations «dangereuses» possibles. Par ailleurs, notre laboratoire examine la structure génétique chaque virus de cette grippe pour chaque cas français, afin d'en surveiller au plus près l'évolution, comme d'autres labos dans le monde. Nous redoutons aussi des réassortiments génétiques entre ce virus et ceux de la grippe saisonnière, et notamment avec un autre H1N1 majoritairement résistant au Tamiflu.

Va-t-on vers une vaccination systématique de la population contre ce nouveau virus ?

Nous allons être conduit à vacciner tout le monde, au Nord, comme au Sud, dans les pays riches comme dans ceux en voie de développement. Et mon avis est que le plus vite sera le mieux, compte tenu de l'évolution actuelle. Mais il y a des délais incompressibles. L'OMS a donné à tous les laboratoires investis dans les vaccins la souche de virus de base. Si tout va bien, si les rendements sont bons, si cette souche se comporte sans imprévu, il faudra compter quatre à six mois, avant de disposer de vaccins. Par ailleurs, c'est un vaccin nouveau, avec une population naïve, nous ne sommes pas dans des conditions classiques. Il va falloir faire des essais cliniques pour vérifier l'efficacité et l'absence d'effets secondaires. Il faudra sans doute deux doses contre ce nouveau virus. Tout cela prolonge les délais d'obtention. Les travaux de préparation d'un vaccin contre une pandémie liée au H5N1 représentent une aide notable.

Faudra-t-il se faire vacciner contre ce nouveau virus et contre la grippe saisonnière ?

Les stocks contre la grippe saisonnière sont pratiquement déjà constitués. Les laboratoires s'attellent donc au nouveau vaccin. Aucun élément ne permet de dire que la grippe saisonnière, comme ce nouveau H1N1, va arrêter de circuler. Et il y a donc toutes les raisons de prévoir une double vaccination. Mais les décisions prises sont à réévaluer en permanence au regard de l'évolution de la situation.

Ils feront ce qu'ils veulent, personnellement je ne me ferai pas vaccinner, je ne suis pas un rat de labo.
La vaccination est le plus sûr moyen de nous fragiliser encore plus face aux virus et autres agents pathogènes.

Sarkozy met en garde l'Iran

Le chef de l'État a reçu mercredi à l'Élysée, à sa demande, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.
Nicolas Sarkozy a mis en garde mercredi l'Iran contre un isolement croissant si Téhéran continue à refuser de négocier sur son programme nucléaire. Ce lourd dossier était au cœur de l'entretien d'une heure qu'a eu mercredi à l'Élysée le chef de l'État avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki. Le président de la République a fait part à son hôte de sa profonde préoccupation «vis-à-vis des activités proliférantes de l'Iran» et a invité les dirigeants iraniens à s'engager dans une négociation avec les «Six» (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine, Russie, États-Unis). «À défaut, l'Iran s'exposera à un isolement international toujours croissant sur tous les plans», selon le communiqué de l'Élysée. Il a également fermement condamné devant le ministre des Affaires étrangères iranien les propos tenus mercredi par le président Mahmoud Ahmadinejad qualifiant la Shoah de «grosse tromperie».

Le chef de l'État avait accepté ce rendez-vous, sollicité par les Iraniens, qui intervenait à l'approche du sommet franco-américain, en marge des commémorations du Débarquement et du discours de Barack Obama au monde musulman, jeudi au Caire. C'est clairement dans cette perspective que s'inscrivait la demande iranienne de s'entretenir à haut niveau avec un partenaire du ­groupe des six pays (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) engagés dans la recherche d'un accord. Téhéran affirmait que Mottaki était porteur «d'un message» en direction des Six. De source diplomatique française, on juge que l'objectif iranien demeure inchangé : gagner du temps. Même si les experts se perdent en conjectures sur les échéances précises, l'Iran pourrait disposer dès cet été de suffisamment d'uranium hautement enrichi pour avoir la bombe. Face aux Iraniens, leur interlocuteur majeur, Washington, campe sur la ligne d'ouverture tracée par Barack Obama, en attendant une «remise à plat» de leur position à l'égard de l'Iran. La perspective de la présidentielle iranienne du 12 juin a pour le moment plutôt plaidé en faveur de l'attentisme. Même si des débats ont lieu parmi les Six sur les inflexions à donner pour amener Téhéran à renoncer à son programme d'enrichissement de l'uranium.

«Gel contre gel»

Les Occidentaux privilégient une proposition «gel contre gel», prévoyant la suspension conjointe, pour six semaines, des sanctions contre Téhéran et de l'enrichissement iranien, le temps que les deux camps prennent langue. Partisan d'un dialogue «exigeant», Nicolas Sarkozy a averti à plusieurs reprises les dirigeants iraniens que, s'ils persistaient, ils prendraient le risque d'une frappe israélienne. «S'il n'y a pas de solution diplomatique, une opération militaire israélienne est probable, ce qui serait une catastrophe», estime un haut diplomate français. C'est cet avertissement qui a, peu ou prou, été formulé à Washington le mois dernier à Benyamin Nétanyahou par Barack Obama. Celui-ci souhaite se donner du temps, au moins jusqu'à l'automne et ne veut en aucun cas se laisser dicter un calendrier par les Israéliens.

Mercredi, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman, que l'on n'attendait pas sur cette posture souple, a déclaré que l'État hébreu «n'a pas l'intention de bombarder l'Iran». Le programme nucléaire iranien, a-t-il ajouté, «ce n'est pas un problème pour Israël, c'est un problème pour le Proche-Orient, personne ne doit compter sur nous pour régler ce problème». En visite à Washington hier, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a réaffirmé pour sa part que toutes options restaient sur la table.

OBAMA.

Je constate que le morpion Apathie est là,je le croyais sur LCI ? Jusquà quand va-t-on être obligé de se le cogner ce nul !!!
Y'en a marre de voir sa tête de fouine partout. S'il posait des questions intelligentes encore, mais non, et en plus il essaie d'analyser les faits politiques, ce qui est loin d'être dans le domaine de ses compétences.
Dehors le faux journaliste, l'impétueux connard !!!!!

mercredi 3 juin 2009

Exclusif : Top 10 des élus les mieux payés

"La qualité du contrôle fiscal est minée par les baisses d'effectifs"

Eric Woerth a dévoilé ce mardi le bilan du contrôle fiscal en 2008. Les procédures ont rapporté moins que l'année précédente. Pas étonnant, selon Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national Unifié des impôts. Explications.
Les contrôle fiscaux ont rapporté 15,6 milliards d'euros en 2008. C'est moins qu'en 2007, où ils avaient rapporté 16,5 milliards. Cela vous surprend ?

Pas vraiment. Le nombre de contrôles n'a pas baissé depuis cinq ans, contrairement aux effectifs. Forcément, la qualité du traitement des dossiers s'en ressent. Depuis deux ans, la pression est mise sur les délais et on doit passer d'un dossier à l'autre plus rapidement. Or certains dossiers sont complexes et ont besoin de temps pour être traités. Pour une PME, on a besoin de trois mois sur place pour faire le travail correctement. Mais les délais d'intervention sur place ne cessent de se réduire. La qualité du contrôle fiscal est minée par les baisses d'effectifs.
Ce sont uniquement les suppressions de postes qui expliquent cette tendance ?

Essentiellement, oui. Nous avons déjà perdu 12% des effectifs dans l'administration fiscale, depuis 2002. Et nous allons encore en perdre 15% d'ici fin 2011. Les emplois concernés sont essentiellement ceux qui touchent à la gestion de l'impôt, l'étape qui précède, éventuellement, celle du contrôle fiscal. Ce dernier est désormais considéré comme une prestation de service, pas comme le résultat d'une réelle investigation. Le manque d'effectifs conduit aussi notre hiérarchie à ne pas encourager le lancement de demandes d'information à l'international. Or elles sont essentielles, notamment pour lutter contre les paradis fiscaux. La fraude évolue sans cesse, contrairement à notre arsenal juridique.

La fraude est vraiment plus difficile à détecter aujourd'hui ?

Oui, beaucoup plus. Il y a quelques années, on ne pouvait pas ouvrir des sociétés écrans depuis chez soi. Aujourd'hui quelqu'un qui est bien informé peut échapper plus facilement à l'impôt en exploitant toutes les zones d'ombres de la législation. Il existe d'autres schémas de fraude, comme les carrousels de TVA, qui nous prennent de vitesse Au moment du contrôle, les sociétés coupables se sont déjà évaporées.

NOS FONCTIONNAIRES SE PLAIGNENT DE NE PLUS FAIRE LA SIESTE, C'EST NORMAL !!!!
Lisez ce commentaire laissé sur le site de l'express par un abruti de gauche.

Ulysse65 20h21

C'était à prévoir. Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux sans tenir compte de ce que ceux-ci peuvent rapporter à l'état est une démonstration de la bêtise avec laquelle le gouvernement réduit ses effectifs. Les tricheurs, magouilleurs et autres vont pouvoir se cotiser pour offrir une Rollex à Mr Sarkozy.


Personnellement je suis pour une meilleure répartition de l'impôt, qu'il soit payé par tout le monde, sauf au dessous d'un seuil, et qu'il soit égal à 30% des revenus de chacun.