Le tour débute à l’hôtel Marbot,
siège du conseil général que l’illustre défunt présida de 2008 à 2012.
Malheureusement, on ne pourra voir le bureau où il attendit, le 6 mai,
les résultats de l’élection, celui-ci étant momentanément hors d’accès,
avant que ce haut lieu de mémoire ne fasse l’objet de travaux de
réfection sous la direction des Monuments Historiques. En revanche , les pèlerins seront invités à se recueillir dans l’ancienne chapelle qui sert de salle plénière aux travaux de l’assemblée.
Une précision qui traduit l’état d’esprit convivial et ouvert à l’autre
qui, tout du long, anime le pèlerinage : c’est dans le fauteuil de Mme
Bernadette Chirac, conseillère générale UMP de Corrèze, que prendra
place la guide chargée de la visite, Mme Marie Bouchet, afin de
répondre à toutes les questions des participants qui promettent d’être
nombreuses. Ensuite, Mme Bouchet les dirigera vers les jardins de la
mairie, autre lieu de mémoire où ils pourront se recueillir, car c’est
là que François Hollande exerça sa magistrature de 2001 à 2008.
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dimanche 5 août 2012
Bienvenue au "Hollande tour" en Corrèze : le premier président normal canonisé avant sa mort
Je savais, comme tout le monde, que François
Hollande avait disparu des écrans de ”SOS Crise ! La France coule ”,
mais j’ignorais qu’on l’eût déjà embaumé et que ses saintes reliques reposent à présent sous la voûte de la cathédrale Notre Dame de Tulle.
A la suite d’une initiative - citoyenne - de l’office de tourisme de la capitale corrézienne (la ville la plus endettée de France
- 362 millions d’euros fin 2011- qui a donc besoin de se refaire une
santé) – la foule des pèlerins, accourue du monde entier, tant est
immense la réputation du saint homme, a été conviée à marcher “sur les
pas d’un président “. Une opération sans précédent dans l’histoire de la
République, dont même le général de Gaulle et François Mitterrand ne furent pas honorés.
Je
viens de prendre un billet “normal”(de seconde classe) pour Tulle,
départ 11h 53, arrivée quatre heures quarante neuf minutes plus tard ,
ce qui n’est pas excessif si l’on songe qu’un Paris-Avignon en TGV dure
quand même deux heures trente sept minutes. La semaine prochaine, je
raconterai ma journée à nos amis d’Atlantico. En attendant, après avoir
pris connaissance des détails du programme, je me régale déjà à la
pensée du beau périple qui m’attend (prix : 35 euros, gratuit pour les
enfants de moins de 12 ans et 50% aux membres du PS, sur présentation
de la carte).
Le tour débute à l’hôtel Marbot,
siège du conseil général que l’illustre défunt présida de 2008 à 2012.
Malheureusement, on ne pourra voir le bureau où il attendit, le 6 mai,
les résultats de l’élection, celui-ci étant momentanément hors d’accès,
avant que ce haut lieu de mémoire ne fasse l’objet de travaux de
réfection sous la direction des Monuments Historiques. En revanche , les pèlerins seront invités à se recueillir dans l’ancienne chapelle qui sert de salle plénière aux travaux de l’assemblée.
Une précision qui traduit l’état d’esprit convivial et ouvert à l’autre
qui, tout du long, anime le pèlerinage : c’est dans le fauteuil de Mme
Bernadette Chirac, conseillère générale UMP de Corrèze, que prendra
place la guide chargée de la visite, Mme Marie Bouchet, afin de
répondre à toutes les questions des participants qui promettent d’être
nombreuses. Ensuite, Mme Bouchet les dirigera vers les jardins de la
mairie, autre lieu de mémoire où ils pourront se recueillir, car c’est
là que François Hollande exerça sa magistrature de 2001 à 2008.
Viendra ensuite le moment du déjeuner au “Central” où, en ce fameux 6 mai, le saint homme prit son dernier repas de citoyen « normal ».
La patronne, Mme Yvette Poumier , qui l’a accueilli maintes fois
pendant ces vingt-cinq ans, fera visiter le coin de la salle où il avait
coutume de s’installer, à sa table préférée qui offre une vue imprenable d’un côté sur la porte d’entrée et de l’autre sur celles des toilettes. Elle se fera une joie et un honneur de proposer le menu “ Devoir de mémoire “, à 22 euros 50 (crevettes mayo, carré d’agneau et fraisier de printemps
), celui-là même qui fut servi, le 6 mai, à celui qui quelques heures
plus tard, allait prendre en mains les destinées de la patrie, pour,
hélas, les lâcher plus vite qu’on aurait su l’imaginer .
Le repas terminé, on se rendra sur la place de la
cathédrale où en ce fameux soir de gloire fut prononcé, sous une
violente averse, devant plus de 7000 parapluies, le discours magistral
dont on ne saurait trouver l’équivalent dans l’histoire de notre pays,
bien que certains se soient aventurés à opérer une rapprochement avec
une allocution prononcée, un 18 juin , sur une radio étrangère par un
militaire en congé .
Je me suis informé
de savoir, si même au prix d’un petit supplément, il ne serait pas
possible de faire une halte au studio- salle de bains - WC qu’occupait
le saint homme lors de ses brefs passages. Il semble que pour le moment ce ne soit pas possible. Peut-être a-t-il déjà été sous-loué.
PS : Je suis absolument désolé mais je viens d’apprendre que, faute de réservations suffisantes, le Tour Hollande est momentanément suspendu et que la guide, Mme Bouchet, part en vacances pour Saint-Tropez.
lundi 7 mai 2012
Voter blanc, c’est faire chou blanc
Alors que les citoyens français doivent
voter ce dimanche pour leur nouveau président de la République, un
certain nombre d'électeurs ont revendiqué vouloir voter blanc. Le vote
blanc, une valeur qui monte... Mais pour quel résultat ?
“En votant blanc,j’assume mes opinions
“…”Je vote blanc: j’existe “… Il ne nous manquait plus que cela: un
Parti du Vote Blanc -PVB- avec son “leader”, un agent immobilier de 47
ans, Stéphane Guyot que l’on a pu entendre tout récemment chez Michel
Field, sur LCI et Eric Brunet sur RMC .
On a le droit de sourire ou même de s’esclaffer mais le non-vote, le vote blanc est une “valeur qui monte “.
Au premier tour de la présidentielle, 698.737 électeurs ont opté pour
ce mode d’expression qui consiste à vouloir dire quelque chose sans
pouvoir l’exprimer. Certes, on opére une confusion entre vote blanc et
vote nul qui, depuis 1852, ne sont pas comptabilisés. Beaucoup de
vrais-faux électeurs s’imaginent qu’ils émettent un vote blanc
lorsqu’ils glissent dans l’enveloppe un bulletin déchiré ou agrémenté de
mots d’oiseaux . Pour voter blanc et non pas nul, il faut remplacer le
vrai bulletin par un papier blanc que l’on a apporté avec soi .
Mais
peu importe, le vote réputé blanc qui de 1945 à 1993 culminait à 2,5 %
-hors référendum – voltige à présent autour des 5% .Une réserve de voix
dont aurait bien besoin un Nicolas Sarkozy.
Contrairement
aux non-inscrits et aux abstentionnistes qui se fichent de la “res
publica” comme d’une guigne, les zélateurs du blanc sont des citoyens
conscients de leurs responsabilités . Au lieu d’aller faire du vélo ou
jouer à la belote, ils prennent la peine –en tirant éventuellement
derrière eux la “bourgeoise”et les mouflets – de faire la queue au
bureau de vote, de présenter une carte d’électeur à jour, un papier
d’identité et, enfin, de glisser dans l’urne leur drôle de profession de
foi dont ils sont persuadés de l’importance et de l’efficacité .
Désolé
de devoir les ramener à la réalité: leur bout de papier, plus blanc que
blanc, compte pour des prunes dans le fonctionnement présent de la
démocratie .Tout au plus, inspirera-t-il, le jour des résultats, quelques commentaires dans la presse, aussitôt oubliés .
A
chaque coup, la France “blanche” fait chou blanc, faute d’être reconnue
comme l’expression d’une protestation .Qu’on le regrette ou non: ce
non-choix, totalement dérisoire, fait penser au drapeau blanc de la
capitulation en rase-campagne .
Oui, je
sais, ce n’est pas toujours facile de se prononcer pour tel ou tel .On
aurait souvent bien des raisons de renvoyer dos à dos les deux candidats
et leur dire d’aller se faire voir ailleurs. Mais quitte à se tordre un
peu le nez,il s’en trouve tout de même un des deux dont on ne voudrait à
aucun prix s’offrir la présence pendant cinq ans, lui et ses petits
camarades.
Ce n’est certainement pas en
tirant un coup à blanc qu’on s’épargnera cette douleur . Au contraire,
en brandissant le drapeau de la reddition,on se tire également dans le
pied une balle qui risque de faire très mal.
vendredi 15 juillet 2011
Un aller simple Paris-Oslo pour la Saint Just des fjords
Jeudi, jour de fête nationale, Eva Joly a proposé de supprimer le défilé de char du 14 juillet pour le remplacer par une grande manifestation d'hommes et de femmes. Christian Millau ne tarde pas à dire ce qu'il en pense.
On se doutait bien que Mme Eva Joly allait nous sortir un jour ou l’autre une saleté. Je n’imaginais tout de même pas que la Saint Just des fjords choisirait, pour le faire, le jour de notre fête nationale.
Au passage d’une colonne de chars, la blondasse verdâtre aux lunettes sang de bœuf, écœurée par le spectacle de ces jeunes gens qui se sont mis volontairement au service de la nation pour, éventuellement, se faire trouer la peau, a eu une idée qu’on peut qualifier d’historique : supprimons cette parade militaire d’un autre âge et remplaçons la par un défilé d’hommes et de femmes de la rue où « étudiants et seniors » (sic) communieraient dans la même ferveur « citoyenne ».
Elle n’a pas précisé que ce petit monde devrait chanter la Carmagnole mais on fera tout de même remarquer à notre patriote qui, me dit-on, est également notre compatriote qu’elle se trompe de pays et de régime. Les défilés de masse où les civils marchent au pas cadencé en agitant des petits drapeaux devant la tribune de leurs chers leaders, c’est à Pyong Yang et hier à Moscou, à Berlin Est, sur la place Tien An Men ou dans n’importe quelle démocratie populaire qu’elles rencontrent, ont rencontré et rencontreront toujours la bénédiction des maîtres esclavagistes.
Puisqu’en Norvège, les tanks ne se promènent pas dans les rues, le jour de la fête nationale, Mme Joly (ne pas confondre avec Angelina. Remarquez,on ne risque pas de se tromper) devrait y retourner en vitesse. Il y a un départ quotidien sur Ryanair,à 16h30. Mais j’y songe : si en 2012, c’est la gauche qui régale, elle serait bien fichue de la nommer ministre ds Armées.
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