TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO
Affichage des articles dont le libellé est CAROLINE DERRIEN. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CAROLINE DERRIEN. Afficher tous les articles

jeudi 3 mars 2011

Le coup médiatique d'Eric ZEMMOUR à l'UMP

Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l'UMP et organisateur de la convention nationale des réformateurs libéraux hier sur le thème « Les normes vont-elles tuer les libertés des Français ? De l'air ! », avait convié hier le polémiste Eric Zemmour, très applaudi, à converser sur la liberté d'expression. Une présence qui a suscité une controverse : Eric Zemmour a été condamné le 18 février pour « incitation à la haine raciale » et a décidé mardi de ne pas interjeter appel. Sa venue « a fait un buzz médiatique », admettait hier Hervé Novelli, pas mécontent de son effet. « De toute façon, les cartons étaient déjà imprimés », soufflait-il la semaine passée. « Je n'ai pas pris ma carte à l'UMP, je suis simplement venu réfléchir et m'expliquer devant des élus pour dire combien la libre expression est aujourd'hui menacée par une judiciarisation liberticide », a expliqué aux « Echos » Eric Zemmour, visiblement agacé par « ces apprentis maccartistes qui demandent [sa] tête tous les jours ». Le journaliste, aux propos parfois repris dans les milieux extrémistes, confiait il y a peu : « Personne ne me récupère. » A qui profitera cet attelage d'un soir ? Face
à la polémique, Jean-François Copé a dû monter au créneau pour défendre sa présence.

Les libéraux de l'UMP veulent gagner en visibilité

Les réformateurs entendent peser davantage à l'UMP, avec l'arrivée au gouvernement de l'un des leurs, Gérard Longuet.

On a dû refuser du monde ! » s'est réjoui le chef de file des réformateurs libéraux, Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l'UMP, pour leur convention conclue hier soir par le patron du parti présidentiel, Jean-François Copé, dans les locaux de l'Assemblée nationale. L'aile libérale de l'UMP s'est penchée deux heures durant sur la question des normes et pesanteurs administratives ou réglementaires. Qui, selon Novelli et ses amis, asphyxient la liberté des Français, et, en particulier, celle d'entreprendre.
Le mouvement d'Hervé Novelli sort d'une période d'effacement, régénéré par l'arrivée au ministère de la Défense de Gérard Longuet, son vice-président et principal ténor. « C'est bien sûr d'abord la reconnaissance de son mérite et de sa grande compétence, mais aussi celle de notre sensibilité, importante au sein de l'UMP , qui était amoindrie depuis mon départ du gouvernement », confie l'ancien secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur.

« En phase » avec Sarkozy

Hervé Novelli avait dû batailler ferme, mi-novembre, pour se faire une place au sein de l'état-major de l'UMP, menaçant même de fonder une entité dissidente à l'Assemblée. Aujourd'hui, il veut croire à son influence dans la campagne présidentielle : « Je suis persuadé que le retour aux idées de croissance va sonner ; le débat présidentiel aura besoin de notre contribution. » Pour l'heure, les libéraux, qui se félicitent du succès des auto-entrepreneurs ou de l'autonomie des universités, maintiennent le cap sur la suppression de l'ISF. « Il n'y a rien de pire que de renier ses idées », jure Hervé Novelli, « en phase », dit-il, avec Nicolas Sarkozy.
Il compte bien donner davantage de visibilité à la centaine de parlementaires de sa sensibilité, à l'identité très hétéroclite, entre les ex-RPR, les anciens UDF et les libéraux très ancrés à droite comme Christian Vanneste ou Lionnel Luca. Et refonder, ces jours-ci, la « charte d'engagement » du mouvement , pour mieux fédérer une équipe plus resserrée autour de thèmes clefs, comme la lutte contre le « fossé qui se creuse entre les Français et les élites politiques », le refus du « culte du principe de précaution » qui « tue l'initiative en France », selon le député Yanick Paternotte, numéro trois des libéraux.

vendredi 18 février 2011

En quête d'unité, le centre peine à se faire entendre

Alors que le débat agite la majorité, François Bayrou, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin ne parviennent pas à s'imposer. Le centre-droit se cherche une identité.


On ne les voit plus. On ne les entend plus. Depuis plusieurs semaines, Jean-Louis Borloo, Hervé Morin et même François Bayrou se distinguent par une grande discrétion, accrue par le duel supposé à venir entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss Kahn. « Nous avons pris le parti de travailler sur le terrain avant de faire un numéro de claquettes dans les médias », justifie le vice-président du Nouveau Centre Jean-Marie Cavada. En plein feuilleton « MAM », François Bayrou a, certes, réitéré mercredi sur France 2 « l'urgence » de rétablir en France « une vie politique saine » et raillé, une fois de plus, Nicolas Sarkozy qui, selon lui, « sacrifie au rite de la mise en valeur de l'argent ».


Sûr d'une future et unique candidature au centre -la sienne -, le leader du Modem prend même le temps d'une semaine de déplacement en Inde aux côtés de Marielle de Sarnez et de la sénatrice Jacqueline Gourault. Au Nouveau Centre, Hervé Morin, à la peine depuis son départ du gouvernement, s'envole ce soir pour cinq jours en Israël et dans les Territoires palestiniens. S'il rencontrera le président Simon Peres, cherchant ainsi à consolider une stature de présidentiable, l'ancien ministre a du mal, « même au sein du parti, à faire le poids », grince-t-on en interne. Parviendra-t-il à émerger au sein de la Confédération des centres (Alliance centriste, Parti radical, Nouveau Centre, Gauche moderne) qui se met en place depuis mardi ? Des réunions bimensuelles doivent permettre de finaliser, jusqu'au printemps, sa charte de valeurs et le projet présidentiel. « Ils parlent de leur confédération, mais ils restent chacun dans leur coin. On ne les entend pas, ils sont absents du débat public et sont absorbés par leurs problèmes internes », attaque Yann Wehrling, porte-parole du Modem.
Scepticisme et dissensions


Le Parti radical, toujours adossé à l'UMP, communique peu, en effet, laissant même en jachère son site Internet. « Jean-Louis Borloo ne manifeste pas une volonté effrénée d'y aller, commente-on chez les proches de François Bayrou. Et Hervé Morin n'a pas l'envergure que pourrait avoir Borloo. » Jean-Marie Bockel, le président de Gauche moderne, pourrait devenir « le gauchiste de la bande », s'amuse un proche. Un « gauchiste » en panne de visibilité depuis son départ de la Chancellerie. « Il faut oser nous différencier, ne pas avoir peur d'agacer ni de fâcher, confie Jean-Marie Bockel. C'est à nous de ne pas être velléitaires »... et divisés, si l'on en juge par le scepticisme affiché par le chef de file de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, peu enclin à intégrer la Gauche moderne dans une structure ancrée à droite. Pas sûr, au vu des dissensions, que la petite musique centriste donne le « la » du débat à venir.