TOUT EST DIT

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mardi 25 décembre 2012

Nous sommes programmés pour voir la vie en rose !

Nous sommes programmés pour voir la vie en rose !


Même si certains ont redouté la fin du monde annoncée pour aujourd'hui, nous sommes tous programmés pour l'optimisme. C'est ce que démontre Tali Sharot, diplômée de l'université de New York et professeur en neurosciences et en psychologie à l'University College de Londres. Après avoir publié de nombreux articles destinés à expliquer cette faculté humaine à "voir la vie en rose", elle a cette fois carrément écrit un livre* sur ce sujet. Et cet ouvrage - préfacé par Florence Servan-Schreiber - est non seulement passionnant, mais il constitue aussi un bon remède contre la morosité ambiante.
L'auteur avoue être tombée sur le "biais d'optimisme" de façon accidentelle, en sondant les souvenirs que les New-Yorkais avaient conservés de la plus grande attaque terroriste de notre temps. Au départ, sa curiosité était plutôt tournée vers le côté obscur de ce dramatique événement. Elle voulait comprendre comment les souvenirs traumatisants façonnent notre mémoire.
Tali Sharot travaillait comme directrice de recherches depuis plus d'un an à l'université de New York quand le vol 11 d'American Airlines puis le vol 175 de United Airlines ont percuté les tours duWorld Trade Center. Les passants ont d'abord ressenti un choc, puis une certaine confusion et une très grande peur. De telles émotions engendrent des souvenirs très vifs, aussi nets que des photographies et qui ne s'effacent jamais. Et pourtant, le cerveau est capable de "retoucher" les images en y ajoutant du contraste, en y insérant ou en en supprimant des détails. En d'autres termes, le système neural, chargé d'archiver notre passé, pourrait aider à imaginer le futur.

"Nous usons de la perception d'un futur meilleur qui apaise l'esprit"

Ce serait grâce à lui que "l'optimisme est en nous, qu'il veille à la sérénité de notre esprit et à notre bonne santé, qu'il nous fait aller de l'avant au lieu de nous jeter sous le premier train venu", selon l'auteur. Car l'optimisme n'est pas une illusion, mais une aptitude à concevoir une traversée du temps qui sera essentielle à notre survie. Il nous permet de nous organiser et de nous protéger pour rendre notre vie plus agréable, même si l'on constate que nous avons tendance à être plus facilement pessimistes collectivement (économie, politique...) qu'individuellement.
Cette croyance que demain sera forcément meilleur qu'hier est appelée le "biais d'optimisme". Une telle illusion nous protège et nous permet de continuer à entreprendre, à créer... "Alors, même si nous pensons de façon rationnelle, nous sommes plus optimistes que réalistes", écrit la spécialiste. "Nous usons de la perception d'un futur meilleur qui apaise l'esprit, fait baisser le niveau de stress et renforce notre santé. Mais l'analyse de notre propension au bonheur ou à la souffrance reste en partie liée à notre environnement et aux expériences qui nous sont propres." Finalement, c'est la combinaison de tous ces éléments qui peut déclencher une dépression ou nous en protéger. Alors, si l'optimisme a souvent une dimension irrationnelle susceptible de conduire à des déconvenues, il ne faut pas oublier que même derrière une infortune se dissimule toujours une part de chance !
* Tous programmés pour l'optimiste, éditions Marabout, 288 pages, 20,90 euros

mercredi 10 octobre 2012

Toujours aussi sales les Français ?

Alors que l'automne arrive avec son cortège d'épidémies, le lavage des mains n'est vraiment pas un réflexe national !
Même si une majorité de Français estime que les barres et les poignées des transports en commun sont les objets "les plus sales" de la vie quotidienne, seuls 45 % d'entre eux (mais 57 % des habitants de la région Ile-de-France) se lavent systématiquement les mains après avoir emprunté le métro ou le bus. C'est l'un des enseignements de la dernière enquête BVA réalisée en septembre (sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes) à la demande de Tork, un spécialiste des produits d'hygiène pour le milieu professionnel. Viennent ensuite, par ordre de saleté estimée, le clavier de l'ordinateur et la poignée des toilettes. La cuvette des toilettes, elle, arrive après, mais il est parfois possible d'éviter tout contact avec elle.
Selon cette enquête, un Français sur quatre se savonne les mains dix fois par jour. Mais, dans certaines situations qui nécessitent pourtant une bonne hygiène, ce simple geste reste subsidiaire. À titre d'exemple, plus d'une personne interrogée sur cinq ne se lave pas systématiquement les mains avant de commencer à manger. Cette tendance est beaucoup plus forte chez les individus âgés de 18 à 34 ans, puisque 43 % d'entre eux ne se lavent pas les mains automatiquement au moment de passer à table. En revanche, 86 % de ceux qui ont répondu aux questions disent le faire avant de cuisiner.
Enfin, ce qui devrait apparaître comme le B.A.-BA en matière de lavage des mains ne l'est finalement pas pour la totalité de la population : 12,5 % des Français ne se lavent pas toujours les mains en sortant des toilettes ! On peut ajouter à ces résultats ceux d'un autre travail antérieur ayant démontré que les Français consomment deux fois moins de savon que les Allemands ou les Anglais.

Les femmes plus sensibles à la propreté

Autre enseignement de l'étude BVA, les Hexagonaux ne sont pas très friands de bains, que ce soit par conviction écologique ou par économie d'argent : 61 % d'entre eux ne plongent pas souvent dans leur baignoire. Plus précisément, seuls 18 % - le plus fréquemment des femmes - prennent un bain une fois par semaine. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils se ruent sous la douche. Si 11,5 % des Français se lavent "à grande eau" plusieurs fois par jour, 20 % ne le font qu'un jour sur deux ou moins et 3,5 % seulement une fois par semaine... Là encore, statistiquement, les femmes sont plus sensibles à la propreté que les hommes et les adultes jeunes que les personnes âgées de 65 ans et plus.
Enfin, concernant l'entretien des toilettes, un Français sur trois les nettoie quotidiennement, près d'un sur quatre tous les deux jours et plus d'un sur quatre une fois par semaine (ce qui laisse un nombre relativement important d'individus qui n'ont pas répondu à la question). Et paradoxalement, ce sont les personnes âgées qui sont les plus méticuleuses dans ce domaine : alors que ce n'est pas une habitude quotidienne chez les jeunes de 18 à 34 ans (18,9 %), ça l'est davantage pour les personnes âgées de 50 à 64 ans (44,9 %) et encore plus chez les plus de 65 ans (58,7 %). Les auteurs de ce sondage ne fournissent aucune explication à ce sujet.