mardi 2 juin 2009
Autoroutes du Nord, de l'Est et de Normandie : les tarifs des péages augmentent
Les tarifs des péages des sociétés d'autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef) et de Paris-Normandie (SAPN) augmentent à compter du 1er juin, selon un arrêté du ministère de l'Ecologie publié au Journal officiel.
Les tarifs des péages de la Sanef, société qui gère les autoroutes du Nord et de l'Est de la France, ainsi que ceux d
e la SAPN, qui gère l'autoroute de Paris-Normandie, augmentent à compter du 1er juin, selon un arrêté du ministère de l'Ecologie publié au Journal officiel.
Pour les véhicules légers (classe 1), la hausse est de 1,89% sur le réseau de la Sanef. Sur le réseau de la SAPN, les prix augmentent de 3,30% pour les véhicules légers.
Les tarifs progressent également pour les autres catégories de véhicules (classes 2 à 5), selon des coefficients publiés au JO. Pour la SAPN, la nouvelle grille des tarifs s'applique aussi à l'autoroute A14, précise l'arrêté.
La Sanef, filiale du groupe espagnol Abertis, gère une grande partie du réseau routier dans le nord et l'est de la France. La SAPN fait partie du même groupe.
Airbus A330 disparu : les principaux faits et chiffres
L'avion, mis en service en 2005 et révisé en avril 2009, avait un équipage expérimenté, son commandant de bord ayant effectué 11.000 heures de vol, dont 1.700 sur Airbus A330/A340. Ce type d'appareil n'avait jamais connu d'accident mortel en vol commercial. Il y avait 80 Brésiliens et 73 Français à bord, dont trois dirigeants de Michelin.
L'Airbus A330-200, dont un exemplaire appartenant à Air France a disparu lundi entre Rio de Janeiro et Paris, est un biré
acteur long-courrier de moyenne capacité, récent et répandu, qui n'avait connu aucun aucun accident mortel en vol commercial. Il avait été mis en service le 18 avril 2005. Sa dernière visite d'entretien en hangar remontait au 16 avril 2009.
Immatriculé F-GZCP, l'appareil comptait 18.870 heures de vol. Airbus a précisé que l'avion, qui portait le numéro de série 660, avait effectué environ 2.500 vols. L'appareil est propulsé par des moteurs General Electric CF6-80E.
Lundi 1er juin, il avait à son bord 216 passagers (126 hommes, 82 femmes, 7 enfants et un bébé) ainsi que 12 membres d'équipage (3 navigants techniques et 9 navigants commerciaux). Il y avait 80 Brésiliens et 73 Français à bord, selon une liste lue par le porte-parole de la compagnie française, Jorge Asunçao, à l'aéroport international de Rio. Il y avait aussi 18 Allemands, 9 Italiens, 6 Américains, 5 Chinois, 4 Hongrois, 2 Espagnols, 2 Britanniques, 2 Marocains et 2 Irlandais. Les autres nationalités sont: un Angolais, un Argentin, un Belge, un Islandais, un Norvégien, un Polonais, un Roumain, un Russe, un Slovaque, un Suédois, un Turc, un Philippin et un Suisse.
Trois responsables de Michelin à bord de l'avion
Trois responsables de Michelin se trouvaient également à bord de l'avion, a déclaré lundi une porte-parole de l'entreprise. Les trois responsables de Michelin sont Luiz Roberto Anastácio, président de Michelin Amérique latine, Antonio Gueiros, directeur de l'informatique de la société à Rio et une employée française Christine Pieraerts.
"Le plus vraisemblable est que l'avion a été foudroyé", a déclaré François Brousse, directeur de la communication d'Air France. "Il est entré dans une zone orageuse avec de fortes perturbations qui a provoqué des dysfonctionnements" à 04H00 heure de Paris (02H00 GMT), a ajouté M. Brousse.
Air France a indiqué que le commandant de bord compte 11.000 heures de vol, dont 1.700 heures sur Airbus A330/A340. Les deux copilotes ont 3.000 heures de vol pour l'un (dont 800 sur Airbus A330/A340) et 6.660 pour l'autre (dont 2.600 sur Airbus A330/A340).
Long de 59 mètres pour une envergure de 60,30 mètres, l'A330-200 peut transporter en version standard 253 personnes réparties en trois classes. Il peut voler à 880 km/heure, à une altitude de croisière de 10.700 mètres. L'appareil, qui existe en version fret et passagers, a effectué son premier vol d'essai en août 1997.
Plus de 600 A330 en exploitation dans le monde
Plus de 600 exemplaires de l'A330 ont été livrés et sont exploités dans le monde, pour plus de 950 commandes depuis sa création, selon les derniers chiffres du constructeur. Grâce à son rayon d'action de 12.500 km, il est très souvent utilisé pour les vols directs intercontinentaux, comme celui d'Air France entre le Brésil et la France.
Vers 17H00, Air France a "adressé ses condoléances". Parlant d'"accident", Airbus a aussi confirmé la perte de cet aéronef "environ 3 heures et demie après le départ". Air France a déjà transmis les informations du vol au Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile.
Lundi, le titre Air France-KLM terminait en hausse de 0,31%, après s'être replié de 0,8% en milieu d'après-midi. L'action EADS, la maison-mère d'Airbus, a quant à elle grimpé de 2,36%.
lundi 1 juin 2009
Dr House : allez consulter !
Alors que la quatrième saison vient de se terminer sur TF1, les fans attendent avec impatience la prochaine du Dr House, que près de neuf millions de téléspectateurs consultent chaque semaine. Un succès fou, même en librairie
Son cabinet ne désemplit pas ! Chaque semaine depuis maintenant deux ans, près de neuf millions de téléspectateurs de TF1 font confiance à ce mystérieux Dr House, boiteux et complètement antis
ocial, crée par David Shore et produit par Bryan Singer.
Fin avril, la première chaîne a diffusé les derniers épisodes de la saison 4 et ce final a attiré précisément 8 853 000 fans, soit 38,1 % de part d'audience -le striptease du Dr Cuddy y est peut-être pour quelque chose…
Déjà, lors de son premier time français, le 16 janvier 2008, 6,5 millions de personnes étaient scotchés devant la télé ! Aux Etats-Unis, la 5 est déjà suivie par 16 millions d'amateurs. Un véritable carton pour une série également diffusée en Belgique, au Québec et en Suisse avec autant de succès (25 % de part de marché en Belgique).
Le Dr Grégory House a pointé le bout de sa canne aux Etats-Unis le 16 novembre 2004. Un docteur à des années lumières de Georges Clooney dans Urgences ou du docteur Mamour de Grey's Anatomy. House est mal rasé, pas coiffé, il fonctionne avec une équipe qu'il maltraite et limite au maximum les contacts avec ses patients. Il n'a qu'un seul ami, son collègue Wilson, qui, tant bien que mal, cherche à comprendre les agissements de son copain, grand amateur de musique. Ce rôle a rapporté deux Golden Globe à son interprète, Hugh Laurie en 2006 et 2007.
Pourquoi ça marche ?
Dr House, dans la série en tous les cas, ne cherche pas à plaire. Spécialiste des maladies rares, il est arrogant, et écoute très peu les autres. Il a ses petits travers -il est accro à des antalgiques, et le public apprécie ce côté décalé. Par ailleurs, la fiction reste très crédible en ce qui concerne les diagnostics de l'équipe d’House, même si les méthodes pour les trouver restent peu conventionnelles -fouille au domicile des patients, hypnose pour faire avouer,….
Ainsi, comme l'affirme Michel Sapanet, médecin légiste, dans une interview au quotidien La Montagne, "la série est médicalement crédible. Les descriptions des diagnostics sont bonnes ainsi que la gamme d'examens complémentaires."
Un peu d'humour noir, de sarcasmes, doublés d'un personnage principal atypique et d'un sérieux médical, voilà les ingrédients d'une consultation réussie !
Le succès appelant le succès, Tout est sous contrôle le premier roman d’Hugh Laurie chez Sonatine cartonne aussi en librairie
Martine Varnieu
"Pour une Europe qui protège"
Le 7 juin, 500 millions de citoyens vont s'exprimer. A cette occasion, le président français et la chancelière allemande affichent une ambition commune: changer les règles de l'Europe. Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel dévoilent leur vision de l'Union européenne. Les deux chefs d'Etat disent vouloir une "Europe forte et unie
Aujourd'hui, plus que jamais, l'heure est à l'action. Le monde connaît une crise financière et économique internation
ale sans précédent depuis des décennies. Nous avons besoin de nouvelles règles financières, économiques et sociales. Les Européens doivent s'engager résolument s'ils veulent que le monde qui se construit corresponde à leurs valeurs de liberté, de solidarité et de justice. C'est ce que nous voulons. C'est ce que nous proposons à nos partenaires.
1.Nous voulons une Europe forte qui nous protège. Une Europe forte ne signifie pas nécessairement toujours plus de compétences pour l'Union européenne, toujours plus de législation européenne ou toujours plus de moyens financiers. Nous refusons une Europe bureaucratique qui applique mécaniquement des règles tatillonnes et qui se méfie du changement. Nous voulons une Union européenne qui soit à l'écoute des citoyens, qui innove, qui dynamise. Nous voulons une Union européenne qui soit ferme et unie dans le monde tout en respectant la diversité de ses États membres. Nous voulons une Union européenne qui apporte des réponses courageuses aux questions de notre temps et qui assure ainsi notre prospérité. Nous voulons une Union européenne qui favorise la recherche et l'innovation grâce à une stratégie de Lisbonne rénovée, qui encourage la coordination économique, qui développe de véritables politiques de l'immigration, de l'énergie, de la défense, et qui renforce et modernise ses politiques communes - en particulier sa Politique agricole.
2.Face aux défis les plus urgents auxquels nous sommes confrontés du fait de la crise financière et économique mondiale, l'Union européenne doit apporter des réponses immédiates. Nous avons travaillé étroitement ensemble face à la crise bancaire de l'automne. Nous avons défini une réponse européenne à la crise économique ; ensemble, nous avons obtenu gain de cause sur la réforme des marchés financiers internationaux à l'occasion du Sommet du G20 à Londres en avril.
Face à la crise, il ne s'agit pas de régler des questions techniques mais de répondre à une question fondamentale: quel modèle économique voulons-nous ? Le libéralisme sans règle a échoué. Cet échec a conduit à la crise que nous affrontons aujourd'hui. Le modèle que nous voulons, c'est celui de l'économie de marché responsable, qui privilégie l'entrepreneur et le salarié sur le spéculateur, l'investissement de long terme sur le profit immédiat. Dans le Traité de Lisbonne, l'Union s'engage expressément en faveur d'"une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social". Nous sommes déterminés à nous battre ensemble pour honorer cet engagement.
3.Nous appelons l'Union européenne à prendre dès le mois de juin les premières décisions pour assurer une véritable régulation européenne dans le secteur financier fondée sur la coordination et la coopération des régulateurs. Sur les fonds spéculatifs, les paradis fiscaux, la rémunération des dirigeants et des opérateurs financiers, nous voulons une Europe exemplaire. Il faut établir un espace financier performant pour nos entreprises et sûr pour nos épargnants.
4.Nous n'accepterons pas que, durant cette crise financière, les exigences en capitaux et les normes comptables réduisent de manière injustifiée la capacité des banques européennes à prêter de l'argent. La question de l'offre suffisante de crédit est centrale dans notre économie. Nous appelons donc à la modification des règles comptables, qui sont si importantes pour la reprise de notre économie: les instances normatives compétentes devront donc agir. Sur tous ces sujets économiques et financiers, nous sommes déterminés à agir pour que l'Union européenne prenne les décisions nécessaires, notamment lors du prochain Conseil européen, en juin.
5.Sous les présidences allemande et française, l'Union européenne s'est engagée résolument dans la lutte contre le changement climatique. Avec le paquet climat, l'Union européenne est la première et seule région au monde à avoir adopté un ensemble de règles ambitieuses et juridiquement contraignantes afin de se conformer aux objectifs internationaux permettant d'éviter une hausse de plus de 2 degrés de la température du globe. Il nous appartient maintenant de convaincre nos amis et nos partenaires de s'engager eux aussi pour parvenir, en décembre prochain à Copenhague, à un accord mondial à la hauteur de l'enjeu. Notre plus proche allié, les États-Unis, mais aussi les autres grands pays industrialisés doivent s'engager avec la même force que les Européens. C'est la seule façon de persuader les pays émergents d'apporter aussi leur juste part.
6.La croissance verte est une chance pour le monde et une opportunité de création d'emplois tournés vers l'avenir. C'est pourquoi l'Europe doit se positionner en leader. Dans le même temps, nous devons veiller à ce que nos entreprises restent compétitives dans le monde. Nous veillerons à ce que les engagements européens ambitieux sur le climat ne conduisent pas à une situation où l'industrie européenne serait victime d'une concurrence déloyale. Protection du climat et compétitivité doivent aller de pair. Si nos partenaires internationaux refusent de s'associer à nos efforts, nous sommes déterminés à prendre des mesures pour protéger l'industrie européenne.
7.Nous voulons un commerce mondial loyal et fondé sur la réciprocité, ainsi qu'un aboutissement rapide du Cycle de Doha. Nous devons prévoir un dispositif efficace de surveillance des aides publiques au niveau de l'OMC qui empêche des pays tiers d'accorder des subventions excessives à leurs entreprises, créant ainsi une concurrence déloyale. Tant que ce dispositif international ne sera pas en place, nous devrons envisager des solutions européennes provisoires. L'Europe doit être plus ambitieuse pour son industrie, pour ses entreprises. Elle doit favoriser l'émergence d'entreprises européennes puissantes à l'échelle mondiale ; et nos politiques de renforcement de la compétitivité de l'industrie européenne doivent y contribuer.
8.Nous sommes profondément convaincus que la dette publique actuelle est un fardeau trop lourd pour être laissé aux générations futures. Nous devons retrouver la voie de finances publiques soutenables dès que nous aurons franchi le cap décisif dans cette crise.
9.L'Europe doit jouer un rôle de premier plan dans le monde. Pour cela, elle doit être dotée d'institutions efficaces. C'est pourquoi nous avons besoin du Traité de Lisbonne. Il rendra l'Europe plus forte. Les 27 États Membres ont décidé en décembre dernier que le traité devait entrer en vigueur avant la fin de l'année. Nous nous réjouissons du vote positif du Sénat tchèque, qui clôt la procédure parlementaire dans un 26e Etat membre, et nous appelons les responsables politiques à parachever le processus de ratification le plus tôt possible. Nous travaillerons à l'adoption d'un accord politique sur des garanties pour l'Irlande pour le Conseil européen de juin. Nous faisons confiance aux Irlandais pour faire le choix de l'Europe. Pour pouvoir agir, l'UE a besoin de frontières. Un élargissement illimité n'est pas possible.
10.Pour être forte, l'Europe doit assumer aussi ses valeurs et son identité. Nous continuerons à nous battre pour le respect des droits de l'Homme comme un élément central de nos politiques étrangères. Ils sont à la base de notre engagement pour un développement pacifique à travers le monde. À cette fin, nous renforcerons notre politique commune de défense et de sécurité.
Nous voulons une Union européenne forte qui montre la voie en donnant l'exemple dans tous les domaines importants. L'Europe peut jouer un rôle premier plan dans le monde. Nous devons compter pour cela sur la détermination des 27 États membres.
Nous sommes prêts à apporter notre contribution pour mobiliser l'Union vers la réalisation de ces objectifs avec nos partenaires de l'UE. Pour réussir, nous avons besoin de la mobilisation de tous, à commencer par les citoyens eux-mêmes. C'est pour cela que le rendez-vous du 7 juin est si important. Nous appelons tous les Européens à voter aux élections européennes. Il n'y a pas de meilleur moyen de soutenir l'objectif d'une Union plus forte dans un monde plus sûr. Nous en sommes convaincus: si l'Europe le veut, l'Europe le peut.
dimanche 31 mai 2009
Barack Obama se moquerait- il de Nicolas Sarkozy?
A la veille de son arrivée en France la semaine prochaine, Barack Obama vient de proposer Charles Rivkin, ancien producteur du Muppet Show, au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en France.
Sa nomination doit être confirmée par le Sénat américain. Il succèderait ainsi à Craig Stapleton, en poste depuis 2005.
On savait que Barack Obama avait de l'humour mais de là à nomme l'ex producteur du Muppet Show, il fait fort... Nicolas Sarkozy aurait il besoin des conseils de M Charles Rivkin pour son Sarko Show ?
samedi 30 mai 2009
Johnny au Stade de France: l'adieu en larmes
par Gilles Médioni (L'Express)
Sur un Et maintenant tonitruant avec une puissance 100 000 volts et autant de pathos dedans, Johnny a achevé la première salve de ses concerts au Stade de France. Juste avant, en annonçant Ca ne finira jamais, Hallyday nous avait confié puisqu'on était entre nous - 80 000 fans à vue de nez - "ces 50 années passées avec vous, je ne les oublierai jamais et qu'au plus profond de mon coeur, je vous aime (woaaaaaw! dans la foule). Voilà c'est tout, merci." Sauf que l'idole qui entamera bientôt un Tour 67 (dès le 16 juin, lendemain de ses 66 ans) avait des larmes dans la voix. On n'est pas chez Johnnie To ici. Et maintenant, quoi vous dire sur cette soirée que vous verrez à la télé tout à l'heure avec plein de duos inédits-et-vibrants et des VIP à Jojo.
En parlant de VIP, en arrivant vers 20 heures, Porte T, Tribune Présidentielle, accueilli par des Clodettes, enfin des Johnnettes en perruques blanches, on pouvait se faire photographier façon Johnny comme vu ci- dessus. Warner et Jean-Claude Camus savent recevoir. J'ai récupéré ma photo imprimée sous le regard indifférent de Michel Bouquet, Jean-François Coppé, Jean-Paul Belmondo (en béquilles), Alain Delon - lui, c'est pas pareil, j'ai eu la chance de voir la vie à travers ses yeux - qui tous allaient manu militari vers le carré VIP du carré VIP. Trop classe. C'est un peu comme Paris Hilton dansant 'incognito" à Cannes sur sa plateforme. Devant le cordon de sécurité gold, les appareils photos des VIP de seconde classe filmaient Delon, Bouquet and co.
Y'avait des mini mini hamburger Johnny, de la purée volaille Hallyday, des makis Diego. A la fin du cocktail, Laetitia est venue saluer les invités, c'est à dire au moins 1000 personnes?, la petite Joy dans les bras, et je me suis rué vers ma place sous les applaudissements de mes voisins saluant l'arrivée de Nagui: "Eh Nagui!!!"
Alors, le concert? Show des grands soirs réussi hauts les mains, donc 120 001 (Lol). Zoom sur le public. Et petit quiz....
Hop, les mains se lèvent en parallèle au dessus de la tête, mais oui, c'est bien sûr, c'est Que je t'aime, l'appel du loup qui brise enfin ses chaînes. Et si je fais les mains menottées???? Gabrielle. Ok. Alors juste le poing à la Trust? La Fille de l'été dernier. Et last one pour la route (66) ? On tape des mains en cadence ??? Allumer le feu. Mais aucun briquet Tour 66 à l'horizon. Le public a la flamme non fumeur ou quoi?
J'avoue j'en ai bavé au début du show, pas vous? Johnny m'a un peu fait peur pour tout vous dire. Quoi, ma gueule, tout ce chemin pour un début de concert très pensif, pour pas dire poussif, veillé par cet aigle noir aux yeux rouges comme deux loupiottes du 14 juillet et ses ailes larges comme des vaisseaux de Star Trek. Le public concentré laissait passer sans ciller Je veux te graver dans ma vie, Joue pas de rock'n'roll pour moi ou un Dégage pourtant très convaincant.
C'était la France glorieuse d'avant la crise et la loi Hadopi qui défilait, ça laisse effectivement rêveur. Mais trêve de sociologie, je laisse à d'autres le soin décrire sur ce sujet. Avec Marie, une clameur est enfin montée de Saint Denis. Que je t'aime, on était à fond dedans. Et le medley unplugged (Le Pénitencier, Blue Suede shoes...) joué au milieu du Stade, pas mal du tout non plus.
Quand Johnny a pris sa guitare pour chanter That's allright mama, il avait à nouveau 20 ans. Des cartes postales dentellées et en technicolor voletaient au dessus de la scène (c'est une métaphore).
Bon, je vais pas vous refaire le show, juste en passant, la set-list avait changé et il a pas chanté Sang pour sang qui était au programme. C'est pour ce soir avec David. D'ailleurs, Sylvie aussi, ce sera pour ce soir.
Hallyday très bavard entre deux titres - on n'est pas chez Johnnie To bis - montrait qu'il était toujours aussi fort dans les chansons de drames et d'ombres: Requiem pour un fou, L'Envie, Derrière l'amour. S'il était né aux Etats-Unis et non pas dans la rue (des Martyrs, à Paris), il aurait eu le monde à ses pieds, comme lui avait dit Marlene Dietrich. Elvis, si tu nous regardes!
Bref, à 23 heures et quelques, le rideau est tombé. Dans le carré VIP, on ouvrait le buffet des desserts - sucettes glacées, Panini banane-nutella. Chantal Goya passait dire bonjour. Chacun récupérait son cadeau collector, une sorte de gros presse papier numéroté avec Tour 66 dessus, très pratique. Et final cut sur le premier stade des adieux.
Eh Medioni, on devrait t'appeler Mediocri, qui êtes vous petit journaliste qui se la joue déjantée. "RaZé" comme un Skin ? Tête de nœud !!!
T'as rien compris au rock and roll, ni au rock tout court.
Et c'est quoi encore cette fausse intelligence ? ça court les rues des énergumènes comme vous qui, sous couvert d'un carton sur lequel est écrit le mot magique " journaliste" vous donne le droit de vous ériger en donneur de leçon, laisse tomber ton char, les roues pètent, et tout le bastringue.
Lamentable aussi tous ces petits trous du cul qui nous balances des commentaires insipides et dénués de sens.
Aller Jhonny, je n'aime pas tout de toi, mais t'es quand même le plus grand.
Bernadette Chirac et Carla Bruni-Sarkozy : leur rencontre à l'Elysée
C'est le dialogue entre deux femmes engagées. Bernadette Chirac et Carla Bruni-Sarkozy mettent leur temps et leur énergie au service d'associations caritatives. Et elles n'ont pas attendu d'être femme de Président pour s'y engager à corps perdu. Des blessures ou des drames intimes les avaient conduites sur cette voie. C'est en toute liberté qu'elles évoquent pour «
Le Figaro Magazine » leur vie de femmes libres. Un entretien exceptionnel.
Lundi 14 h 45. Bernadette Chirac en tailleur Chanel bleu marine fait son entrée dans les salons du rez-dechaussée du palais de l'Elysée. Carla Bruni-Sarkozy l'accueille tout sourire. C'est la première fois que l'expremière dame revient dans ces lieux depuis qu'elle les a quittés il y a deux ans. Immédiatement son regard sonde les changements. Ici, un parquet a remplacé une moquette écossaise ; au premier étage, on entreprend des travaux de peinture; «Dieu merci, on a conservé les deux Hubert Robert », s'exclame-t-elle. Mme Chirac constate avec une pointe d'émotion que Carla Bruni- Sarkozy travaille sur le bureau qui fut le sien pendant douze ans. Elle a simplement fait installer le meuble dans un vaste salon donnant sur les jardins. Le Président a quitté le Palais quelques heures plus tôt pour Abu Dhabi. A 18 heures, à peine posé dans l'émirat, il téléphone à son épouse, et la charge de saluer Bernadette. Pendant les retouches de maquillage, les deux femmes échangent sur l'état du parc, la difficulté d'entretenir une telle maison. Après avoir essayé une robe Balenciaga bleu et blanc, Carla choisit finalement un ensemble Yves Saint Laurent rose. Quelques secondes encore et Pierre Charon, le «monsieur Communication » de l'Elysée, s'éclipse, tandis qu'Anne Barrère, qui accompagnait Mme Chirac, s'éloigne. Enfin seules, les First Ladies peuvent commencer leur conversation.
» EN IMAGES - La rencontre de deux First Ladies
Le FigaroMagazine Quand vous êtes-vous rencontrées pour la première fois ?
Bernadette Chirac Cet été, au cap Nègre. Mon mari et moi faisions un petit séjour chez des amis à Saint-Tropez. Le Président et Mme Sarkozy nous ont invités à dîner. Il faisait beau ; l'ambiance était amicale : ce fut un moment très heureux...
Carla Bruni-Sarkozy En vérité, tout le monde était très impressionné, même les enfants : deux Présidents dans la même maison ! Mais entre Mme Chirac et moi, le courant est immédiatement passé.
B. C. Je savais à qui j'avais affaire...
C. B.-S. Moi aussi, et je n'ai pas été déçue ! Nous avons parlé à bâtons rompus. Depuis, nous nous téléphonons de temps à autre. Nous avons déjeuné ensemble. J'aimerais d'ailleurs que nous puissions nous voir plus souvent, mais nos emplois du temps ne nous le permettent pas toujours...
Parmi les sujets qui vous rapprochent, il y a l'engagement humanitaire auquel vous vous êtes consacrées l'une et l'autre dès votre arrivée à l'Elysée...
C. B.-S. Bien avant d'arriver à l'Elysée, dans le monde de la mode et celui de la musique, j'ai participé à des événements tels que le Sidaction, le Téléthon, l'Amfar, les Enfoirés, etc. Mon mariage et ma nouvelle fonction m'autorisent désormais à agir en mon nom propre, mais mon engagement présent s'inscrit dans une continuité.
B. C. Pour moi, tout a commencé à la fin de l'année 1993 lorsque le Pr Claude Griscelli, qui a présidé l'Inserm, et qui est à l'origine de l'opération « Pièces jaunes », m'a proposé de prendre la présidence de l'association des Hôpitaux de Paris. Ceci s'est passé un an avant l'élection de mon mari à la présidence de la République. Ensuite, j'ai souhaité transformer l'association en une fondation qui a pour mission d'améliorer les conditions d'accueil et de vie des enfants malades à l'hôpital, puis des personnes âgées et des adolescents hospitalisés. Le rapprochement des familles et la lutte contre la douleur sont des éléments très importants dans l'action de la fondation. Dans un second temps, confrontée à un drame familial que chacun connaît, nous avons souhaité, avec l'équipe de la fondation, mettre en place des structures d'accueil pour adolescents en difficulté : ceux atteints de troubles du comportement alimentaire, d'anorexie mentale, de dépression, de maladies chroniques. La première d'entre elles a été la Maison de Solenn, créée en 2004. Aujourd'hui, nous avons participé à la construction de 25 Maisons des adolescents en régions. Et nous continuons, notre but est d'en créer une par département.
C. B.-S. Derrière tout engagement, il y a souvent une blessure. A la mort de mon frère, ma famille a créé une fondation qui porte son nom. Je suis également ambassadrice du Fonds mondial contre le sida.
Vous avez aussi créé la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, à laquelle vont notamment vos droits d'auteur...
C. B.-S. Elle n'en est encore qu'à ses débuts. L'un de nos projets est, entre autres, de distribuer, en France, des bourses à des étudiants de talent issus de milieux défavorisés. Peut-être parce que j'ai eu la chance de naître et de grandir dans un milieu où tout m'a été offert, je voudrais donner une chance à ceux qui n'en ont pas eu. Evidemment le nom de mon mari et sa fonction ont centuplé l'impact de mon engagement. Cependant, l'humanitaire est un travail d'équipe, nous sommes là pour soutenir ceux qui, déjà, sont sur le terrain.
B. C. Mon objectif avec cette fondation était d'impliquer les équipes hospitalières et mes équipes. Nous avons beaucoup travaillé sur toutes nos missions et c'est pour cette raison que notre fondation joue un rôle important aujourd'hui en France. Je suis fière de la notoriété de l'opération « Pièces jaunes » chez les enfants et leurs familles.
Où en est la collecte ?
B. C. D'après les informations de la Banque de France, qui est un de nos fidèles partenaires, le résultat de la collecte2009, serait en augmentation par rapport à l'année dernière. Ce qui me touche particulièrement, connaissant les difficultés auxquelles les Français sont confrontés avec la crise. Les Français sont généreux.
Ces activités humanitaires vous laissentelles du temps pour faire autre chose ?
B. C. Comme toutes les femmes depuis toujours, je tente de concilier ma vie de famille, mes activités, mes obligations. Certes, mon emploi du temps est bien rempli, car, comme vous le savez, je suis une élue d'un canton rural de Corrèze et, depuis deux ans, à la demande de mon amie Claude Pompidou, je préside la fondation qu'elle avait créée et qui porte son nom. Notre principal objectif aujourd'hui est de construire à Nice un centre de soins (72 lits, plus 19 lits d'accueil de jour) et de recherches dédié aux malades atteints d'Alzheimer. Ce sera l'Institut Claude- Pompidou.
C. B.-S. Moi, mon petit canton, comme dit Mme Chirac, c'est la musique. Toutes les femmes d'aujourd'hui doivent jongler entre plusieurs activités, gérer horaires, transports, garde des enfants, etc. Je suis moi dans une position extrêmement favorisée, je n'ai fait qu'un sacrifice, ne pas partir en tournée, mais qu'importe, je recommencerai quand mon mari ne sera plus président.
B. C. Carla prend la vie du bon et du beau côté...
Il n'y a pas, en France, de statut pour la femme du Président. Le regrettez-vous ?
C. B.-S. Non. Ce qui m'étonne, c'est de voir qu'à l'étranger les femmes de Président ont à leur disposition de grandes équipes. Mme Bush m'a dit qu'elle avait 37 personnes qui travaillaient avec elle et la reine Rania de Jordanie, 27 ! Toutes les deux accomplissent beaucoup de choses sur le plan humanitaire et social. Mais chaque pays a ses traditions ; je ne m'imagine par réclamer un statut.
B. C. Ne pas avoir de statut n'empêche pas de jouer un rôle, notamment auprès des personnes en difficulté ou bien dans la détresse. Je me suis efforcée de venir en aide à celles et à ceux qui en avaient besoin pendant toutes ces années auprès de mon mari et à travers mes activités humanitaires.
Quels ont été les moments les plus agréables de votre vie de première dame ?
B. C. La naissance de notre petit-fils Martin, bien sûr, a été une joie immense. Tout comme la réélection de mon mari en 2002 à la présidence de la République, la visite d'Hillary Clinton en Corrèze, la prise de position de mon mari sur la guerre en Irak ou la réunion du Comité d'honneur de l'Icmec (Centre international pour les enfants disparus ou exploités) au palais de l'Elysée en février 2007. La reine des Belges avait créé sa propre fondation, Child Focus, au lendemain de l'affaire Dutroux ; la première réunion a eu lieu au palais royal de Bruxelles, la deuxième, à l'Elysée. Mme Bush, Mme Poutine, Mme Barroso, la reine de Suède, y ont participé. Cette année, la fondation s'est réunie au Caire à l'invitation de MmeMoubarak. Carla était invitée, mais elle n'a pas pu s'y rendre. Elle a écrit un très joli message que j'ai eu l'honneur de lire devant l'assemblée.
Et les mauvais souvenirs ?
B. C. La dissolution en 1997 n'est pas franchement mon meilleur souvenir. J'étais beaucoup sur le terrain en tant qu'élue et bien sûr à l'écoute des opinions différentes exprimées par les Français. J'avais dit à mon mari de ne pas se résoudre à cette dissolution. Il y a eu également la mort de ma mère en 2000 et l'accident de santé dont mon mari a été victime en 2005.
C. B.-S. Je ne sais pas si je suis plus en prise avec la réalité, mais j'ai plus de temps que mon mari. Je viens d'un tout autre milieu que lui. J'écoute beaucoup ce que l'on me dit. Je ne me permets pas de lui donner des conseils politiques, mais plutôt des conseils humains sur ce que je ressens. Mes bons souvenirs sont liés aux rencontres que j'ai pu faire : Mme Chirac, la reine d'Angleterre, la reine d'Espagne, Nelson Mandela, le dalaï-lama et tant d'autres personnes célèbres ou anonymes. Ce que je regrette c'est le manque de temps. Je m'emploie à ralentir le rythme de nos voyages à l'étranger. Oui, si j'interviens quelque part, ce n'est que dans l'emploi du temps. Je ne saurais conseiller mon mari sur un sujet aussi spécialisé que la dissolution, par exemple, la politique n'est pas théorique, c'est de l'expérience, un métier de terrain, et ce terrain n'est pas le mien.
A lire la presse, on a l'impression que vous êtes derrière chaque nomination de votre mari...
C. B.-S. A lire la presse, ceux qui me connaissent vraiment doivent être étonnés. Ce qui ressort dans la presse ne me ressemble en rien.
Ces reproches vous exaspèrent ?
C. B.-S. Non. Les seules choses pénibles sont les critiques adressées à mon mari. Il m'arrive d'en souffrir pour lui quand elles sont injustes et infondées, c'est-à-dire dans 90 % des cas. J'ai fini par comprendre que l'on critiquait plus son statut que l'homme. Pour moi c'est la même chose : on critique la «femme de» plus que ce que je suis vraiment. Finalement, critiques et compliments ne nous sont pas personnellement destinés.
B. C. La critique fait partie du métier. Quand on entre en politique, par définition, on est soumis à la critique. Avec le temps, j'ai un peu appris à « faire avec ».
C. B.-S. En fin de compte, ce qui reste, ce ne sont pas les critiques mais ce qu'on a accompli.
Et les attaques contre vous ?
C. B.-S. Je ne suis guère attaquée, je trouve. Je comprends que les médias préfèrent parler de mes escarpins plutôt que du Fonds mondial ou de la lutte contre l'illettrisme, mais je le regrette.
(Claude Gassian pour Le Figaro Magazine)
(Claude Gassian pour Le Figaro Magazine)
On dit, Mme Chirac, que vous étiez plus à droite que votre mari, et vous, Mme Bruni-Sarkozy, plus à gauche que le vôtre.
B. C. En ce qui me concerne, c'est complètement faux. Mon combat a toujours été celui des femmes.
C. B.-S. Je viens d'un milieu considéré comme à gauche, mais je n'ai jamais été militante. Quant à mon mari, son ouverture d'esprit n'est plus à prouver : la loi Hadopi et le RSA me semblent être des mesures qui auraient pu correspondre aux valeurs de la gauche.
B. C. Nos maris ne sont pas sectaires. Et nous non plus !
Mme Chirac, quel conseil pourriez-vous donner à Carla Bruni-Sarkozy ?
B. C. Aucun. Je pourrais être sa mère, vous savez... Carla est la première dame d'une France jeune qui change tous les jours. Elle représente très bien la France. Elle est élégante, douce et gracieuse.
La pression médiatique est-elle difficile à vivre ?
C. B.-S. Vous savez, j'ai fait des stages de pression médiatique dans mes deux précédentes vies... Et pour être honnête je ne déteste pas cela... Sinon, je ne serais pas devenue mannequin puis chanteuse. Mes métiers précédents m'ont appris à ne pas mal prendre une petite phrase et à savoir me tenir devant les photographes. Nous avons basculé dans une époque d'image et il est important d'y faire face. Les premières dames qui m'ont précédée pouvaient vivre plus discrètement et davantage protéger leur vie privée. Marc Aurèle, l'empereur philosophe, disait que la liberté de l'homme commence lorsqu'il comprend ce qui dépend de lui ou non. Or, ce que l'on dit de nous dans la presse, la façon dont on nous montre ne dépend pas de nous.
En signant une lettre de soutien à Aung San Suu Kyi, ne risquez-vous pas de mettre la diplomatie française en porte-à-faux ?
C. B.-S. Je sais que cette lettre a été remise par notre ambassadeur aux autorités birmanes. Je n'ai pas demandé la permission à la cellule diplomatique, mais avant de l'écrire j'en ai parlé à mon mari. Il m'a donné son accord. Une fois celle-ci terminée je l'ai lue à Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique, dont l'opinion m'importe.
Mme Chirac, comment avezvous trouvé votre place politique au côté de votre mari ?
B. C. Les débuts n'ont pas été toujours très faciles. J'avais un peu l'esprit rebelle et cela faisait sourire. Pour autant, il n'est pas interdit d'avoir des idées et d'en discuter. J'étais fondamentalement une femme de terrain à l'écoute des Français. J'ai souhaité faire connaître mes actions humanitaires à travers les médias. Au fil des années, je pense avoir trouvé ma place, et j'espère avoir été utile aux Français, auprès de mon mari.
La politique n'est-elle pas un bon moyen d'assurer votre autonomie ?
B. C. Pour ma part, je continue à en faire en Corrèze, où je suis élue.
Quelle occasion pourrait vous rassembler publiquement ?
C. B.-S. Nos engagements respectifs. J'ai déjà eu l'occasion d'être à vos côtés lors d'une soirée donnée en faveur de votre fondation. Lorsque la mienne sera sur les rails, je vous solliciterai peut-être, ou je vous demanderai des conseils.
B. C. La reine des Belges m'a demandé si nous pouvions nous rendre toutes les deux à Bruxelles pour sa fondation Child Focus.
Mme Bruni-Sarkozy, pourriez-vous participer à un « Qui veut gagner des millions ? » spécial sur TF1 au profit de la fondation de Mme Chirac ?
C. B.-S. Je l'ai déjà fait au profit de la Fondation Claude-Pompidou, que j'ai d'ailleurs rencontrée à cette occasion. J'avais participé à cette émission avec Karl Lagerfeld et nous avions gagné 50 000 euros. J'aime beaucoup cette émission, mais j'aurai besoin d'un érudit comme Karl à mes côtés pour aller le plus loin possible dans ce jeu.
SIC TRANSIT GLORIA MUNDI !
Des images chocs sur les paquets de cigarettes
Le ministère de la Santé devrait signer en septembre un arrêté pour que des clichés illustrant les ravages du tabac figurent sur les paquets. L'OMS a lancé vendredi un appel en faveur d'une telle stratégie.
Bientôt des images montrant un poumon ravagé par le tabac ou des photos d'une bouche dont la dentition est délabrée devraient couvrir les paquets de cigarettes français. Le ministère de la Santé devrait en effet signer un arrêté au mois de septembre définissant les modalités pratiques de ces nouvelles mises en garde. Il reste encore à définir, la surface précise de ces il
lustrations sur les emballages (30% ou 50% ?), ainsi que la date de mise en œuvre effective. L'industrie du tabac tend à vouloir reculer le plus possible l'échéance.
Cette nouvelle mesure répond à une directive européenne que peu de pays ont appliquée, mais qui doit être mise en œuvre dans un délai de trois ans. Les paquets de cigarettes, dans un avenir proche, devraient donc faire apparaître une photo dans la partie supérieure d'une des faces du paquet et un message de prévention de l'autre côté. Les images «violentes» seront sans doute accompagnées d'informations rassurantes sur l'aide au sevrage. C'est pourquoi le numéro de téléphone de Tabac Info Service ou du site Internet pourrait figurer sur un certain nombre de paquets.
Vendredi, avant-veille de la Journée mondiale contre le tabac, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé que cette stratégie bientôt adoptée en France était incontournable. L'OMS a en effet lancé un appel pour que ces photos «chocs» soient mises en place dans tous les pays du monde, estimant que c'est une stratégie efficace pour faire reculer le tabagisme. L'OMS a invité les gouvernements «à exiger que tous les produits commercialisés contenant du tabac comportent non seulement des avertissements, mais aussi des illustrations concrètes des maladies et des souffrances causées par le tabagisme.»
Pour l'instant, en France les autorités sanitaires sont en train de faire leur choix parmi une liste de 42 photos qui lui ont été soumises par Bruxelles : outre des images de dents noircies ou des cancers du poumon, certaines évoquent l'impuissance liée au tabac par l'image symbolique d'une cigarette courbée vers le bas. «Il n'y aura pas que des images qui enfoncent le fumeur, certaines informations seront aussi rassurantes», précise Bertrand Dautzenberg, président de l'OFT, l'Office français de prévention contre le tabagisme. «C'est une mesure nécessaire. Les messages sur les paquets n'ont pas été renouvelés depuis maintenant trois ans. Au bout d'un moment, les gens ne les voient plus», constate-t-il.
« Une mesure supplémentaire qui va dans le bon sens »
Pour le professeur Alain Didier, chef de service de l'unité d'aide au sevrage tabagique au CHU de Toulouse, afficher sur les paquets des images des ravages physiques du tabac «est une mesure supplémentaire qui va dans le bon sens». Mais il s'interroge sur son efficacité vis-à-vis des jeunes, à qui ces campagnes de sensibilisation s'adressent en priorité. «Ils sont une cible difficile à toucher, explique-t-il. Quand on est jeune, on se croit invincible, on ignore la maladie. En revanche la cigarette revêt encore un aspect de valorisation social important à leur âge.»
Quelques pays, comme la Belgique, la Roumanie ou la Thaïlande, ont déjà franchi le pas depuis peu en illustrant leurs paquets de photos chocs. Et les résultats semblent être probants. Si l'OMS invite «instamment» les gouvernements à imposer ces illustrations dissuasives, c'est qu'elle veut combattre les firmes de tabac sur leur terrain.
«Les emballages dont se servent les fabricants montrent un côté apparemment inoffensif. C'est pour cela que nous demandons que l'emballage soit utilisé pour promouvoir des informations honnêtes», explique Édouard Tursnan d'Espaignet, coordinateur du système d'information pour le tabac à l'OMS. «Dans le monde, 5 millions de gens meurent chaque année à cause du tabac, poursuit Édouard Tursnan d'Espaignet, qui rappelle que « la cigarette est le seul produit légalement en vente qui entraîne la mort lorsqu'il est utilisé comme le prévoit le fabriquant».
Les chiffres de la consommation de tabac continuent de baisser en France mais en 2008 cette baisse s'est un peu tassée. Malgré les nombreuses mesures, telles que l'interdiction de fumer dans les bars et restaurants, l'interdiction aux moins de 18 ans et un paquet de cigarette toujours plus cher, les ventes n'ont diminué que de 2,47% en 2008.
Cette initiative est géniale, il faut l'étendre. Quelques exemples : Voiture: "la voiture tue", l'eau chaude brûle, la fourchette pique, le couteau coupe, les dents mordent,
le main peut se transformer en poing dans la gueule,
la banane fait dérapper; surtout la peau, la télévision rend bête, c'est un inhibiteur d'imagination, les huitres
peuvent tuer, lire des conneries abime les yeux, boire de l'alcool est mauvais pour la santé surtout celle d'autrui. Encore plus idiot ? On peut trouver.
Y'en a marre de nous prendre pour des cons.
Les adultes savent ce qu'ils font !
Les ados peuvent réfléchir.....à moins que ces messages soient destinés aux fœtus ?
Et puis la connerie est contagieuse !!!
Merkel et Sarkozy, leaders préférés en Europe
SONDAGE - Dans quatre pays, les dirigeants français et allemand devancent leurs homologues britannique et italien.
Angela superstar ! Et Nicolas médaille d'argent. Selon le sondage OpinionWay réalisé pour Le Figaro auprès des quatre grands voisins de la France - Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie -, la gagnante de l'Europe-Académie des leaders de l'UE est la chancelière allemande. Ce n'est pas une surprise. Les eurobaromètres qui mesurent régulièrem
ent la popularité des leaders européens donnent toujours la première place à l'Allemagne et, par conséquent, à sa chancelière.
Mais il est intéressant de noter qu'Angela Merkel conserve cette première place deux ans après l'arrivée de Nicolas Sarkozy, qui a illustré le fameux «retour de la France» dans le jeu européen. Si Angela Merkel régnait sans partage sur l'Europe en 2007, elle a conservé son avance, mais Nicolas Sarkozy a réduit l'écart. Avec le recul de quelques mois, on peut conclure que la présidence française de l'Union, dont l'UMP a fait l'argument central de sa campagne, n'a pas renversé la hiérarchie perçue par l'opinion dans les grands pays de l'Europe. Cette présidence du Conseil européen est pourtant jugée positivement par 60 % des personnes interrogées. Seuls les Britanniques jugent - à 62 % ! - qu'elle a été une «mauvaise chose» pour l'Europe.
Pérennité du couple franco-allemand
Au passage, on notera que seuls deux chefs de gouvernement sont populaires dans leur pays - Merkel et Berlusconi. Mais la chancelière emporte aussi la palme à l'extérieur, alors que président du Conseil italien bat des records d'impopularité dans les autres pays européens. Les Anglais, indécrottables eurosceptiques, et décidément de très mauvaise humeur, valident le palmarès des autres pays, mais avec une note bien plus sévère : si Angela Merkel est bien la première, elle n'enregistre que 44 % d'opinions positives.
Ce palmarès prend également acte de la pérennité du couple franco-allemand. L'Élysée se félicite d'ailleurs de cette «consécration» du rôle de l'axe Paris-Berlin dans l'Union européenne.
Sans surprise, Nicolas Sarkozy rallie avant tout les suffrages des pays latins. Et notamment des Espagnols, qui restent très positifs sur le président français, malgré l'amorce d'une polémique sur les propos supposés du président français sur «l'intelligence» de José Luis Zapatero. En réalité, aux yeux des Européens, c'est avant tout la modernité de Sarkozy qui se détache, avant tout à cause de son style beaucoup plus direct, de son divorce puis son mariage avec Carla Bruni. Le côté réformateur du chef de l'État arrive en revanche au dernier rang. Et ce sont les Anglais et les Allemands qui le jugent le moins pro-européen et le plus nationaliste.
C'est d'ailleurs dans ces pays que la presse s'est montrée particulièrement sévère depuis quelques mois, dénonçant le retour des habituels «stéréotypes» français : arrogance et jeu trop personnel.
vendredi 29 mai 2009
Sarkozy veut des policier volontaires news Fr3 280509
IL FAUT ALLER PLUS LOIN BEAUCOUP PLUS LOIN. LA PRISON, LA VRAIE !!
Protocoles
"le monde ne doit pas céder au chantage nucléaire de la Corée du Nord"
Le Premier ministre s’est exprimé, le 26 mai à l’Assemblée nationale, sur le récent
essai nucléaire survenu en Corée du Nord. La France a demandé au Conseil de sécurité de l’Onu de "renforcer considérablement les sanctions à l’égard des responsables du programme nucléaire nord-coréen, et de mettre en œuvre un contrôle beaucoup plus strict des flux de matières et de technologies proliférantes".
"Avec ce deuxième essai nucléaire, la Corée du Nord se place au ban des nations. Elle défie la communauté internationale. Elle contribue à détruire ou tout au moins à menacer la stabilité de la région. Elle continue d’œuvrer pour la prolifération nucléaire - domaine dans lequel, on le sait, elle porte déjà une lourde responsabilité. Et tout cela en imposant à son peuple des souffrances inhumaines.
La France a immédiatement condamné cette violation de la résolution 1718 du Conseil de sécurité des Nations unies. À cet égard, je me félicite que cette condamnation ait été unanime, en particulier que la Russie et la Chine aient choisi, sans ambiguïté, de condamner cet acte illégal au regard du droit international.
La Chine, en particulier, joue, on le sait, un rôle fondamental pour contraindre Pyongyang à renoncer à ces provocations aussi inutiles que dangereuses. La France a demandé au Conseil de sécurité de renforcer considérablement les sanctions à l’égard des responsables du programme nucléaire nord-coréen, et de mettre en œuvre un contrôle beaucoup plus strict des flux de matières et de technologies proliférantes.
Mesdames et messieurs les députés, en aucun cas le monde ne doit céder au chantage nucléaire de la Corée du Nord."
jeudi 28 mai 2009
Sarkozy autorise la fouille des élèves à l'école
Les proviseurs des établissements scolaires seront désormais habilités à faire ouvrir les cartables des élèves afin d'empêcher l'introduction d'armes au sein de l'école, a annoncé jeudi le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy, qui présentait jeudi ses mesures en matière de sécurité, a prédit de mauvais chiffres pour les mois à venir. Après une hausse de «4% en mars» et «un peu plus de 2% en avril», les chiffres d
es crimes et délits en mai seront «sans doute difficiles», a-t-il reconnu.
Pour la fouille des cartables. Les personnels de direction des établissements scolaires «recevront une habilitation spécifique qui leur permettra de faire ouvrir les cartables et les sacs» afin d'empêcher l'introduction d'armes par les élèves, a annoncé Nicolas Sarkozy, sans pour autant en préciser les modalités. «Il n'est pas question de tolérer la présence d'armes dans l'enceinte des établissements scolaires», a-t-il rappelé.
Equipes mobiles d'agents. Reprenant une idée du ministre Xavier Darcos, le chef de l'Etat a annoncé la création d'équipes mobiles d'agents pour assister les recteurs d'académie. 184 établissements scolaires devront faire l'objet d'un diagnostic de sécurité pour déterminer au plus vite où sont les besoins.
Portiques de sécurité. Nicolas Sarkozy est resté évasif sur le sujet très controversé de la mise en place de portiques de sécurité à l'entrée de certains établissements, une mesure proposée par le ministre de l'éducation. Après avoir rappelé la liste des récents faits divers survenus dans des collèges et lycées, le chef de l'Etat a simplement déclaré : «Bien sûr qu'il est regrettable d'en arriver là. Mais comment agir autrement dans un tel contexte?»
Durcissement de la répression. Le chef de l'Etat a prévenu : l'intrusion dans un établissement scolaire ne sera plus une infraction, mais un délit. Les violences contre un agent de l'éducation nationale constitueront à l'avenir des circonstances aggravantes, même lorsqu'elles se produisent à l'extérieur de l'établissement.
Opérations «coup de poing» dans les cités. «La priorité, c'est la reconquête des quartiers sensibles», a expliqué le chef de l'Etat. Le gouvernement a donc l'intention de se concentrer dans un premier temps sur 25 quartiers «rongés par la délinquance». 21 d'entres eux sont situés en région parisienne. Nicolas Sarkozy a prévenu : la présence policière y sera renforcée, comme en Seine-Saint-Denis, où 200 fonctionnaires de police en plus seront affectés. «Appartements, cages d'escaliers, caves squattés» : tout sera passé au peigne fin par les policiers, a-t-il averti.
«Frapper les délinquants au portefeuille». Le chef de l'Etat a annoncé que «deux fonctionnaires spécialisés devront être spécialement affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles». Leur rôle : «détecter les signes extérieurs de richesse indue afin d'enclencher les mécanismes de répression contre les trafiquants». Ils travailleront en étroite coordination avec la justice et les services de police, a-t-il précisé.
Accroître la vidéo surveillance. Nicolas Sarkozy souhaite également développer la vidéo surveillance, «moyen fondamental de la politique de sécurité», y compris -si nécessaire- dans les établissements scolaires. «10.000 caméras ont été installées avec des financements de l'Etat. La LOPPSI 2 va nous fournir les moyens juridiques de donner une impulsion nouvelle à cette politique».
Un plan pour septembre. Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé qu'il avait demandé au premier ministre de lui présenter «dès septembre un plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes». «Il faut que nous mettions pleinement en oeuvre la loi sur la prévention de la délinquance», de mars 2007 [dont il était alors l'auteur, en tant que ministre de l'Intérieur, ndlr], a ajouté le chef de l'Etat, estimant que «la prévention de la délinquance a été beaucoup trop négligée ces dernières années».
Une «enfant sauvage» découverte en Sibérie
Livrée à elle-même, la fillette de 5 ans aurait été élevée par des chats et des chiens dans un appartement délabré. Elle s'exprime en aboyant et paraît trois ans de moins que son âge.
La police russe l'a surnommée «Mowgli», comme le personnage du «Livre de la jungle» de Rudyard Kipling. La protection de l'enfance a annoncé mercredi avoir découvert une fillette à l'état quasi sauvage, à Tchita, en Sibérie orientale, à 4.700 kilomètres à l'est de Moscou.
Natacha, 5 ans, a été trouvée prisonnière d'un appartement délabré où vivaient son père et ses grands-parents, qui ne s'en occupaient pas. Leur domicile s'apparente à une décharge, des gamelles s'entassant d'une pièce à l'autre.
Vêtue de haillons, l'enfant n'est jamais sortie de ce taudis, sans chauffage, ni eau courante. Elle «vivait dans des conditions de totale insalubrité. Il y avait une horrible puanteur», a expliqué à la chaîne de télévision, une responsable de la police locale.
Entourée de chiens et de chats, la fillette a très probablement été élevée par ces animaux, dont elle semble avoir copié le comportement. Lorsqu'elle a été découverte, elle «se jetait sur les gens comme un petit chien» et ne communiquait qu'avec «le langage des animaux». Elle comprendrait le russe, mais ne le parlerait que très peu.
La petite fille a depuis été placée dans une institution où elle reçoit une aide médicale et psychiatrique et joue avec d'autres enfants, tout en continuant à avoir un comportement animal. «La fillette ne mange pas avec une cuillère, elle la met de côté et elle lape», raconte une responsable. «Aujourd'hui, quand j'ai quitté la pièce, elle a sauté vers la porte et a commencé à aboyer», ajoute Nina Yemelyanova.
760.000 enfants dans des «conditions socialement dangereuses»
Un autre responsable de l'institution refuse toutefois de voir en elle un «enfant animal». «Ce n'est pas Mowgli», dit-il. «Natacha s'était très bien adaptée, elle marche, ses manifestations comportementales de ‘chiens et de chats' sont épisodiques. Elle montre comment mettre une casserole sur un réchaud et allumer le gaz», ajoute-t-il.
Selon les médecins qui l'ont examinée, l'enfant ne connaît pas de retards graves dans son développement psychique. Physiquement, elle a en revanche l'apparence d'un enfant de deux ans. «D'autres examens médicaux vont être menés mais elle est en bonne santé».
Après la découverte de l'enfant, sa mère de 25 ans, qui vit ailleurs avec un autre enfant a reçu un avertissement et son père de 27 ans, une amende pour négligence parentale. L'homme est apparu hagard, en survêtement, sortant de chez lui pour aller répondre aux questions de la police.
Le cas de Natacha n'est pas isolé. Depuis 2003, une dizaine d'histoires similaires ont été recensées en Russie. Les enfants, maltraités ou délaissés, ne savaient marcher qu'à quatre pattes, mordaient ou miaulaient.
En mars, le président russe Dmitri Medvedev avait appelé à agir d'urgence pour mettre fin aux violences à l'encontre des enfants. Il avait affirmé que 760.000 enfants en Russie vivaient dans des «conditions socialement dangereuses».
"Arrêtez d'emm...les Français!"
Protéger, oui ! Infantiliser, non !
En s’exprimant ainsi, Georges Pompidou pouvait-il imaginer qu’un jour, on en viendrait à stigmatiser le camembert, criminaliser l’automobile ou culpabiliser les familles de plus de deux enfants ?
Cessez d’emm… les Français ! Venant de l’universitaire lettré qu’était Georges Pompidou, la crudité de l’injonction en dit long sur l’ancienneté du problème : de même que trop d’impôts tuent l’impôt, trop de lois tuent la loi. Au moins, cette préoccupation était elle, en 1966, partagée par les plus hautes autorités de l’État, puisqu’en prononçant ces mots, le premier ministre d’alors repoussait plusieurs projets de règlement émanant de ses propres services :en l’espèce,d’un chargé de mission répondant au nom de… Jacques Chirac !
Le moins que l’on puisse dire est qu’une fois entré à l’Élysée, celui-ci n’a pas vraiment suivi le précepte de son mentor et même, l’a contredit en constitutionnalisant le fameux principe de précaution.Mais il a eu assez d’humour pour rapporter l’anecdote, plusieurs décennies plus tard, à son ami Thierry Desjardins, lequel en tira aussitôt profit pour rédiger un essai sur la prolifération législative française (Plon, 2000).
Mais en 2009,ce n’est plus seulement le “tracassin” administratif ou fiscal (comme aurait dit de Gaulle) qui rend difficile – et parfois impossible – la vie des Français, déjà confrontés à la dureté de la crise : c’est l’arsenal dissuasif et coercitif qui,désormais,tend à régir un nombre croissant de domaines jusqu’alors considérés comme relevant de la seule vie privée.
Obliger les fumeurs à ne pas enfumer leurs voisins dans un restaurant ? Le principe est légitime.Mais aller jusqu’à interdire la création de salles,et même d’établissements, explicitement réservées aux amateurs de tabac, puis menacer, maintenant, de supprimer les terrasses en plein air censées les accueillir, où est la logique,sinon dans la volonté de se substituer au libre arbitre de chaque citoyen ?
L’État réprime-t-il pour protéger ou pour… encaisser ?
Punir les (vrais) chauffards et interdire l’alcool au volant, qui s’en plaindrait ? Mais frapper d’une contravention automatique un automobiliste roulant à 51 kilomètres-heure en ville au lieu de 50 – alors qu’en vertu de l’incertitude liée à la fiabilité des compteurs de vitesse, la tolérance est de 5 kilomètres- heure de plus sur autoroute –,n’est-ce pas, pour l’État, s’exposer au reproche de réprimer… pour encaisser ?
Partir en guerre, comme le fait l’Europe de Bruxelles,contre le camembert au lait cru (non pasteurisé, donc contraire au fameux principe de précaution), cela participe-t-il d’une saine prophylaxie ou d’une guerre assumée contre des traditions ancestrales ?
Doublé d’un discours à la fois moralisateur et anxiogène (fumer, boire et conduire vite, cela peut “tuer”, comme peut tuer la listeria), cette montée en puissance de législations sacrifiant au principe du “risque zéro”(comme si la vie en elle-même n’était pas un risque !) apparaît d’autant plus insupportable à beaucoup qu’elle se double d’étranges tolérances.
Fumer sur un quai de gare en plein air peut faire de vous un délinquant ;mais l’article L3421 du code de la santé publique, qui proscrit (à juste titre) l’apologie des stupéfiants,ne figure pas dans les textes de référence du Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui surveille pourtant avec ardeur toute représentation favorable de la cigarette à l’écran !
Dépasser, de quelques kilomètres-heure, une vitesse imposée peut vous faire perdre votre permis (et votre emploi !) si l’infraction est répétée,mais la liste s’allonge chaque jour des commissariats de banlieue attaqués et des policiers molestés,sans que les auteurs de ce qui s’apparente parfois à des actes de guerre soient condamnés à proportion de la gravité de leurs actes… à supposer qu’ils soient arrêtés, et s’ils le sont,non relâchés pour insuffisance de preuves !
Et pendant que les agences officielles expliquent aux citoyens comment ils doivent manger (les fameux cinq fruits par jour), l’Europe autorise la fabrication de chocolat… sans cacao.Mais bourrés d’huile de palme, elle-même riche en acides gras saturés, pourvoyeurs d’hypercholestérolémie, de problèmes cardiovasculaires,d’obésité et même de certains types de cancers.
Toutes choses qui tempèrent la portée de la “maternisation” assurément excessive de la société française, qu’un bon auteur (Mathieu Laine) a récemment stigmatisée dans son livre la Grande Nurserie (JCLattès, 2006). Sans pour autant évacuer la question de fond :que signifie cette tendance générale à la déresponsabilisation des citoyens et qui sert-elle en réalité ?
Pour Mathieu Laine, libéral au sens de Tocqueville, le but recherché (consciemment ou non) est clair : le contrôle insidieux des citoyens par l’État, passé du statut de garant de l’intérêt général (son rôle naturel depuis Athènes et Rome) à celui de directeur de conscience de chaque citoyen ! Un totalitarisme soft en quelque sorte…
Le processus qu’il décrit est implacable : traiter le déviant (le fumeur, par exemple) comme un malade, puis comme un délinquant en puissance dont on encadre puis réprime le comportement par des lois ad hoc…
N’est-ce pas d’abord aux parents de surveiller leurs enfants ?
Et pas seulement de tabac ou d’alcool. Ainsi des possesseurs de piscine, qui doivent ériger des clôtures pour éviter que leurs enfants se noient (tant pis pour les familles qui ont envie de se baigner dans leur jardin sans disposer des moyens afférents !) ; des camps scouts, qui ont l’obligation de conserver plusieurs jours,dans l’hypothèse d’un contrôle de la DDASS, un échantillon de la nourriture servie à leurs enfants (tant pis encore pour les randonneurs qui ne peuvent transporter un réfrigérateur branché sur leur dos !) ;ou encore des chefs d’entreprise pour lesquels il devient périlleux de refuser la candidature d’une personne de couleur ou de plus de cinquante ans, même incompétente… sous peine d’être convaincu de discrimination, et qui sait, de racisme, pour peu que l’éconduit s’avère mauvais plaideur et se décide à saisir la Halde !
Sauf abus manifeste,est-il vraiment du ressort de l’État de se substituer à l’appréciation des particuliers ? N’est-ce pas le rôle des parents de surveiller leurs enfants au bord d’une piscine ou à la plage ? À eux, aussi,de les empêcher de sortir seuls la nuit ? L’Éducation nationale serait-elle la seule capable d’organiser des camps de vacances exempts de risques ? Et les lois existantes réprimant le racisme sont-elles si inopérantes qu’il faille créer une structure exorbitante du droit commun (la Halde), capable de condamner sans procès un comportement présumé dont la seule dénonciation vaut matérialisation ?
Dans les temps ordinaires, pareil déferlement d’interdits et de procédures peut suffire à en exaspérer plus d’un. Mais quand l’angoisse de la paupérisation vient s’ajouter aux contraintes de la récession pour dramatiser le quotidien d’un peuple, il est temps de crier halte au feu !
Sarkozy fait main basse sur la justice
Sarkozy en nouveau Napoléon?
Dérange surtout l'idéologie de cette révolution, qui entend placer l'enquête, après suppression du juge d'instruction, sous l'autorité d'un parquet soumis au garde des Sceaux. On ne pourrait mieux définir une justice aux ordres... Il y a, enfin, une volonté suspecte de rendre l'enquête opaque à la curiosité publique, à celle de la presse notamment. Sous prétexte d'efficacité, on cache, on muselle, on étouffe.
Certes, ce projet est loin d'être adopté, et encore plus appliqué. Mais L'Express veut tirer la sonnette d'alarme: derrière le masque de la modernité, quelle justice s'avance-t-elle?
Christophe Barbier
Du Code Napoléon au Code Sarkozy? La justice pénale française s'apprête à vivre un grand chambardement, peut-être le plus important depuis le début du xixe siècle. Le maître d'oeuvre en est le président de la République, Nicolas Sarkozy. Plus qu'une réforme, il veut provoquer une révolution. Si elle aboutit, elle restera sans doute comme l'un des événements forts du quinquennat. Pour les magistrats, confrontés à une autre manière d'enquêter et de juger. Pour les justiciables, auteurs ou victimes de crimes et délits. Comme son lointain prédécesseur l'Empereur, le chef de l'Etat, avocat de formation, compte bien imprimer sa marque sur la justice du pays, au risque de susciter des craintes quant à une éventuelle mainmise du pouvoir exécutif.
Défiance à l'égard des juges
Depuis son installation à l'Elysée, en mai 2007, il n'a pas changé de point de vue. L'ancien ministre de l'Intérieur aime les policiers, mais il a toujours manifesté une certaine défiance à l'égard des juges. Ainsi n'a-t-il jamais hésité, au nom de la fidélité en amitié, à donner des témoignages publics de sympathie à des personnalités sulfureuses aux yeux des magistrats. Le député (UMP) et maire de Levallois, Patrick Balkany, plusieurs fois condamné par le tribunal correctionnel, l'accompagne dans la plupart de ses déplacements officiels. Récemment, Nicolas Sarkozy n'a pas caché non plus son soutien à Jean-Paul Alduy, maire (UMP) de Perpignan, dont l'élection a été annulée en raison d'une fraude. Contrairement à
ses prédécesseurs, le chef de l'Etat, garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire selon l'article 64 de la Constitution, a multiplié les plaintes. Ces actions d'un justiciable un peu particulier ont aussi bien visé des tee-shirts parodiques à son effigie que des menaces de mort ou l'ancien directeur central des Renseignements généraux, Yves Bertrand.De son bureau, le chef de l'Etat a largement inspiré la politique menée par la garde des Sceaux, Rachida Dati. Pendant les derniers mois, en raison de l'affaiblissement de la ministre, le "conseiller justice" du président, Patrick Ouart, a même pris les rênes de la chancellerie. Quel que soit le successeur de Mme Dati, il sera soumis à la volonté de Nicolas Sarkozy sur un sujet qui lui tient à coeur: la réforme. Comme l'explique l'un de ses proches, "même si cela doit prendre deux ans, le président la fera". Pour mener à bien ce chantier, il dispose désormais du rapport du Comité de réflexion sur la justice pénale, qu'il a lui-même mis en place en octobre 2008. Présidé par l'avocat général Philippe Léger, ce groupe de professionnels a lancé une véritable bombe en préconisant la disparition du juge d'instruction.
L'indépendance statutaire menacée
Ce magistrat enquêteur, jadis baptisé par Balzac "l'homme le plus puissant de France", serait remplacé dans sa tâche par un magistrat du parquet. Tous les acteurs du monde judiciaire, y compris des juges d'instruction comme Renaud Van Ruymbeke, ne sont pas hostiles à cette mesure. A condition qu'elle s'accompagne d'une indépendance statutaire des nouveaux responsables de l'enquête. Seulement, voilà: le comité Léger préconise que ce chef d'enquête exclusif continue, comme aujourd'hui, à dépendre hiérarchiquement du ministre de la Justice. "Si le parquet n'est pas indépendant, souligne Renaud Van Ruymbeke, la disparition de l'instruction pourrait être attentatoire à la liberté, surtout dans les affaires les plus sensibles, qui ne représentent que 5% des dossiers, mais concernent les domaines financier, terroriste, de santé publique et de la grande criminalité."
Dans ces conditions, on peut se demander quelle sera l'attitude du parquet lorsqu'il entrera en conflit direct avec l'intérêt de l'Etat. Exemple: aurait-il décidé d'engager des enquêtes approfondies contre trois chefs d'Etat africains soupçonnés d'avoir détourné dans leur pays de l'argent public investi en France, comme l'a fait la doyenne des juges d'instruction parisiens? Ou encore, ne peut-on craindre qu'un parquet zélé ne cherche d'abord à plaire au pouvoir en place, quitte à engager des poursuites controversées, comme celles qui viennent de viser, au tribunal de police de Marseille, un enseignant qui s'était exclamé en pleine gare "Sarkozy, je te vois!" afin de contester un contrôle d'identité jugé trop musclé?
Pour répondre aux inquiétudes, le comité Léger prévoit la création d'un juge de l'enquête, qu'il promet de doter de "pouvoirs importants". Ainsi, c'est lui et lui seul qui pourra ordonner une écoute téléphonique d'un suspect. Problème: dans l'ignorance du dossier, pourra-t-il résister à la demande pressante de son collègue du parquet? "L'un des enjeux les plus sensibles du projet Léger réside précisément dans le statut de ce nouveau juge de l'enquête, déclare Me Henri Leclerc, président honoraire de la Ligue des droits de l'homme. Il faut absolument qu'il puisse interdire des actes au parquet ou, au contraire, en exiger."
Le poids du secret professionnel
Ce débat est particulièrement sensible. Un sondage de l'institut CSA, diffusé le 27 mars par La Chaîne parlementaire, indiquait que 71% des Français faisaient confiance au juge d'instruction pour conduire une enquête, alors même que le scandale d'Outreau avait malmené l'image de cette catégorie de magistrats. Un peu plus tard, la Cour européenne des droits de l'homme s'est inquiétée des liens trop étroits entre le parquet et le pouvoir politique en France, qualifiant les membres du ministère public de "fonctionnaires".
Une autre disposition, beaucoup plus discrète, accroît le contrôle sur le déroulement des enquêtes. Si le secret de l'instruction disparaît avec le juge du même nom, l'obligation du secret professionnel demeure. Moins menaçant pour les journalistes, ce dispositif reporte tout le poids d'une éventuelle sanction sur les juges, les avocats ou les policiers en cas de fuites. "Par ce moyen, explique Serge Portelli, vice-président du tribunal de grande instance de Paris, on essaie d'intimider, de faire peur et de provoquer l'autocensure, sur le thème "Je ne peux rien dire, rien montrer, je respecte ma hiérarchie". J'ai la conviction que le président de la République veut nous traiter comme il traite les préfets ou les policiers révoqués après une manifestation de rue."
Pour cette révolution judiciaire, le président s'est entouré d'hommes de confiance. Nicolas Sarkozy s'est d'abord adjoint les services d'un superviseur de la chancellerie, Patrick Ouart. Contre l'avis consultatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), il a également désigné des proches à des postes sensibles. L'exemple le plus marquant? Celui de Philippe Courroye, juge d'instruction parisien placé à la tête du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), où sont traitées nombre d'affaires politiques et financières. Sans oublier que la rumeur promet au même Courroye le poste prestigieux de procureur à Paris... Autre proche, le président de la cour d'appel de Paris, Jean-Claude Magendie, qui mène une réforme de sa juridiction, dont l'un des effets pourrait être une spécialisation renforcée des magistrats, et un choix plus "politique" des présidents de cour d'assises et de chambre. De quoi semer le trouble au sein d'une institution d'ordinaire discrète. Au terme d'une audience publique récente, une présidente de chambre annonçant son départ a ainsi déclaré qu'elle était "virée".
"C'est écrit où, la tradition?"
Cette volonté de contrôle s'étend jusqu'au sommet de la justice administrative, ainsi que l'illustre cette anecdote saisie au Conseil d'Etat. Elle met en scène Christian Vigouroux, homme de gauche respecté de ses pairs, qui fut le directeur de cabinet de la socialiste Elisabeth Guigou à la chancellerie. Il y a environ un an, un poste de chef de l'une des six sections du Conseil d'Etat se libère.
Comme le veut l'usage, le vice-président de la haute juridiction administrative propose alors trois candidats au président de la République. Celui-ci a en effet le dernier mot sur les nominations. Depuis 1945, la tradition républicaine veut toutefois qu'il confirme le premier nom porté sur la liste. Celui de Vigouroux occupe cette position, suivi de celui de l'ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, Olivier Schrameck. Surprise: Nicolas Sarkozy les récuse tous les deux! "C'est écrit où, la tradition républicaine? Moi, j'applique la Constitution, qui me donne le droit de nommer qui je veux", aurait ironisé le président. La séparation des pouvoirs, dont le philosophe Montesquieu avait fait l'un des fondements de la démocratie, n'est pas à l'ordre du jour.
Les défis du nouveau président des artisans taxis
Les défis du nouveau président des artisans taxis
Selon une enquête du site Hotels.com, les taxis parisiens offrent des prestations médiocres, loin des standards internationaux. Un challenge à relever pour le nouveau président de la Fnat, Jean-Claude Richard.
Le nouveau patron de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat) Jean-Claude Richard, qui succède au bouillonnant Alain Estival, a du pain sur la planche. De nombreux défis s'ouvrent à lui. L'un d'entre eux porte sur la perception des taxis par les utilisateurs. En effet, le jo
ur de son élection - il a obtenu 61% des suffrages de ses pairs -, sort une enquête d'opinion des taxis européens peu favorable aux taxis parisiens. Selon le site Hotels.com, qui a réalisé ce sondage (1), les meilleurs taxis au monde circulent à Londres. Pour la deuxième année consécutive, les «black cab» conservent la première marche du podium. De son côté, Paris peut mieux faire. Les taxis de la capitale française obtiennent des notes médiocres pour tous les critères d'évaluation excepté la propreté. Sur ce critère ils arrivent 7ème ex aequo avec Dublin, Dubaï et Tokyo.
33% des voyageurs européens interrogés par le moteur de recherches hôtelières qui plébiscitent les taxis de la capitale britannique mettent en avant l'amabilité des chauffeurs (16%), la qualité de la conduite et la connaissance de la région (33%). En revanche ils critiquent le coût des courses (21%). A noter que sur ce dernier critère, Paris se positionne à la 3ème place (8%) derrière Copenhague (9%).
Paris, a contrario, apparaît dans le top 10 des taxis sur la plupart des critères d'évaluation. Les voyageurs se plaignent principalement de l'amabilité des chauffeurs (16%) et de la disponibilité des véhicules (10%). Ce n'est pas nouveau, une meilleure gestion du trafic avec par exemple un couloir dédié sur une partie de l'autoroute A1, tente de remédier à la fluidité des taxis en heures de pointe. Toute comme la planification de 4000 taxis supplémentaires parisiens.
Car selon l'enquête, la capitale française devrait se méfier. En effet, selon Alison Couper, Directrice de la Communication pour Hotels.com, «les voyageurs basent souvent leur opinion d'une ville sur la première impression qu'ils en ont eue. Dans de nombreux cas, ce premier contact se fait dans le taxi qui les mène à l'hôtel, lorsqu'ils sortent de l'aéroport ou de la gare».
69% des personnes interrogées ont affirmé privilégier le taxi pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel, loin devant la location de voiture (17%), le train (16%) ou encore le bus (14%).
Après Londres, New York se place deuxième, puis Berlin, Madrid et Copenhague ferment le top 5 des villes qui d'après les sondés ont les meilleurs taxis. Même si Paris a entrepris de nombreuses initiatives, notamment aux aéroports, les marges de progrès sont encore grandes pour entrer dans le club des cinq.
(1) Sondage a été réalisé auprès de 1 400 voyageurs de Grande-Bretagne, Irlande, France, Espagne, Allemagne, Norvège, Suède et du Danemark en mai 2009.
mercredi 27 mai 2009
28.000 postes de fonctionnaires supprimés en 2008
La baisse des effectifs dans la Fonction publique d'Etat a été plus importante que prévue, avec 28.000 postes supprimés l'an passé contre 22.921 fixés par la loi de finances.
La baisse des effectifs dans la Fonction publique d'Etat a été plus importante que prévue, avec 28.000 équivalents temps pleins (ETP) supprimés en 2008, contre 22.921 fixés par la loi de finances, selon un communiqué de l'Elysée publié mercredi à l'issue du Conseil des ministres.
Ces réductions d'effectifs interviennent dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui prévoit le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L'écart "traduit l'anticipation par certains ministères de suppressions de postes prévues dans le cadre du budget 2009-2011", précise un communiqué du ministère du Budget et de la Fonction publique
"Arrêtons ce jeu de massacre en période de crise", a réagi à ces chiffres Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, premier syndicat dans la Fonction publique d'Etat (2,5 millions de fonctionnaires), mercredi sur France Info.
"Pas étonné" par ces chiffres, il a expliqué que "depuis la mise en oeuvre de la Lolf (nouvelle architecture budgétaire, ndlr), on parle de plafond d'emplois: c'est-à-dire que chaque ministère, chaque administration a un nombre maximum d'emplois dont il peut disposer mais il n'est pas obligé d'atteindre ce maximum, il peut faire des économies supplémentaires".
"C'est manifestement ce qui se fait depuis plusieurs années, et je crains que pour 2009 et 2010 on ait le même phénomène de suppressions d'emploi qui viennent s'ajouter à celles déjà prévues par le législateur", a-t-il ajouté.
Pour 2009, l'Etat prévoit de supprimer 30.627 postes de fonctionnaires d'Etat.
Enfin, la France est encore l'un des pays les plus outrageusement peuplé de fonctionnaires, de personnes qui font 35 heures de présence café compris.
Tout le monde n'est pas allergique à Claude Allègre
L'arrivée hypothétique au gouvernement de Claude Allègre -qui annonce ce mercredi qu'il votera "sans état d'âme" Barnier aux européennes- a suscité de nombreuses réactions négatives, de Juppé à Hulot. Mais aussi des encouragements, notamment dans la majorité. On fait le point.
Les contre
Alain Juppé. Le 25 mai sur France Bleu Gironde, le maire de Bordeaux estime que la nomination de Claude Allègre au gouvernement constitu
erait un "contre-signal formidable". "La personne n'est pas en cause, mais ses thèses sont bien connues: pour lui le réchauffement climatique n'est pas dû à l'activité humaine. Il est quasiment le seul à penser cela."
Nicolas Hulot, dans le JDD: "J'ai simplement mis en garde sur la difficulté qu'il y aurait à rendre compatibles d'un côté le rapport Attali, de l'autre les vues de Claude Allègre sur le climat, au moment où la France tente de mettre en oeuvre les orientations du Grenelle de l'environnement. Mais beaucoup de gens sont montés au créneau. Il ne faut pas oublier qu'Allègre nie la part entropique des changements climatiques. Moi, je me contente de donner mon avis, si on me le demande. Après, c'est un choix politique".
Jean Jouzel. Le climatologue français, vice-président du Groupe intergouvernemental d'étude sur le climat (Giec), prix Nobel de la paix 2007 avec Al Gore: "C'est dérangeant."
La fédération France nature environnement (qui regroupe 3000 associations) et Agir pour l'environnement: "Après avoir longtemps nié la responsabilité humaine dans le dérèglement climatique, Claude Allègre s'est donné pour mission de vanter les mérites de la transgénèse appliquée à l'agriculture", il "est devenu l'archétype du mammouth de l'écologie". "Allègre ou Grenelle, pour nous il faut choisir".
Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement de Juppé, dans Libération du mardi 26 mai: "Faire entrer Allègre au gouvernement, c'est un oxymore; comme si on lançait un programme d'agriculture bio à Tchernobyl. Mais cela pose aussi la question du combat politique: c'est quoi aujourd'hui? La satisfaction de son ego ou la défense d'une conviction? On m'a proposé d'entrer au gouvernement en 2007, j'ai refusé car là n'était pas ma conviction."
José Bové qualifie Claude Allègre d'"anachronisme scientifique" et estime que son éventuelle nomination au gouvernement "serait un très mauvais signe pour l'écologie".
Dès février, le collectif Sauvons la recherche dénonçait "sa nomination (qui) ferait pour nous figure de provocation".
Claude Goasguen, député UMP de Paris:"Je ne suis pas persuadé que la personnalité de Claude Allègre soit très favorable pour calmer le monde de l'Education nationale. (...) Il ne faut pas confondre l'ouverture et le mercenariat".
Benoist Apparu, député UMP: "On a eu des difficultés sur le chemin éducatif. Il vaut mieux mettre quelqu'un de vierge dans le système, quelqu'un qui a une image correcte dans le milieu."
François Goulard, député UMP et ancien ministre de la Recherche: la nomination de Claude Allègre créerait "une crise de plus" avec les chercheurs. "Des personnalités comme M. Allègre ne nous apportent pas grand chose"
Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat. "S'ils veulent se charger de Claude Allègre, qu'ils le fassent! Bon courage!"
Les pour
Nicolas Sarkozy rêve depuis longtemps de confier un grand ministère de l'Innovation à Claude Allègre, mais le battage qui entoure cette possible nomination l'agace, note ce mercredi Le Parisien.
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP estime qu'avec "sa liberté de ton" et ses qualités de "réformateur", l'ancien ministre socialiste du gouvernement Jospin avait "un profil intéressant pour la vie politique française". "Moi, je crois à l'ouverture parce qu'il est important qu'un gouvernement puisse aussi ressembler à la société française". "Il est certain que ça dérange beaucoup de socialistes".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP voit "quelque chose de formidable", "c'est de la publicité pour l'ouverture". "Or l'ouverture, je pense que c'est la solution pour réformer notre pays en profondeur et c'est d'autant plus important quand il y a la crise comme aujourd'hui". Allègre est "une personnalité forte de la vie politique", "quelqu'un qui ne se laisse pas arrêter par des codes ou parce que ça fait pas bien de dire ci ou ça, qui dit ce qu'il pense, qui peut parfois se tromper".
Eric Besson: "Les attaques à l'encontre de Claude Allègre sont inacceptables et grotesques".
Ivan Rioufol, journaliste au Figaro, sur son blog: "L'éventualité d'une entrée de l'iconoclaste Claude Allègre au gouvernement serait le signe encourageant d'une vraie rupture avec le conformisme politique: une tradition que Nicolas Sarkozy a jusqu'à présent consolidée en menant une inutile politique d'ouverture à gauche, alors que la société penche de plus en plus à droite. En d'autres termes, ce n'est pas l'ancien conseiller de Lionel Jospin qui est intéressant dans la personnalité d'Allègre, mais l'esprit libre et critique qui a rompu avec le PS et qui dit les choses. Il est réjouissant de voir, dès à présent, une partie de la communauté scientifique s'affoler de l'audience que pourrait retrouver celui qui met en doute, notamment, l'unique responsabilité de l'activité humaine dans le réchauffement climatique".
Claude Allègre votera UMP aux européennes
Alors que sa possible nomination au gouvernement continue de provoquer un tollé, le scientifique persiste à multiplier les déclarations flatteuses en direction de Nicolas Sarkozy.
« Je vais voter pour Michel Barnier, sans aucune hésitation, je n'ai pas d'état d'âme. D'abord j'aime bien Barnier, ensuite je pense que Sarkozy est la seule personne qui a fait bouger la Commission européenne et la présidence française de l'UE a été formidable. J'espère qu'il va continuer à la faire bouger ».
Contrairement à Bernard Kouchner, Claude Allègre n'a pas hésité longtemps sur son vote aux européennes. Dans une interview à l'AFP, le scientifique et ex-ministre de l'Education Nationale de Lionel Jospin fait une nouvelle fois montre de son admiration pour Nicolas Sarkozy. Sans cacher son envie de faire partie de l'équipe gouvernementale après le 7 juin prochain. «J'ai refusé d'entrer au gouvernement au début, mais j'ai beaucoup admiré la présidence française de Nicolas Sarkozy. Je suis très admiratif: le fait qu'on a fait un plan de relance commun, le fait qu'on a secoué la Commission, c'est une performance ».
Allègre obtiendra-t-il ce poste ministériel
auquel il aspire tant ? La question devient complexe pour l'Elysée. Selon les informations du Figaro, Nicolas Sarkozy aurait « toujours envie » de tenter l'aventure, mais serait inquiet au vu des retombées négatives suscitées par les rumeurs annonçant le scientifique au gouvernement.
Allègre : «je ne pratique pas l'écologie dénonciatrice»
Le chef de l'Etat serait notamment inquiet, selon Le Parisien, des retombées chez les sympathisants de la cause écologiste, après les commentaires très négatifs de Nicolas Hulot ou d'Alain Juppé à l'encontre d'Allègre et de ses thèses contestées sur le réchauffement climatique. Autre point négatif, les réticences des ministres à son entrée au gouvernement et surtout à la mise en place souhaitée par le géochimiste d'un ministère de la recherche et de l'Industrie.
L'ancien socialiste dénonce depuis quelques jours «les mensonges et les affabulations» proférées par Nicolas Hulot et d'autres écologistes. «Je ne pratique pas l'écologie dénonciatrice mais l'écologie préventive et réparatrice», explique-t-il, rappelant qu'il a lancé «le premier programme français de géothermie» et «travaille depuis 20 ans sur les pollution des fleuves». Et Allègre d'ajouter : «En tant que scientifique et citoyen, je ne veux pas, comme certains, que l'écologie contribue à accentuer la crise et fasse encore plus souffrir les plus démunis».
Claude Allègre n'hésite d'ailleurs pas à tacler Nicolas Hulot. Selon lui, l'animateur«a peur de perdre ses subventions. Le ministère lui donne des subventions pour sa fondation Nicolas Hulot et il a peur que si je suis ministre je coupe ses subventions. Hulot c'est le grand inventeur de l'écologie financière».
Dernière attaque en date, celle du PS. Mardi, Martine Aubry a souhaité «bon courage» au gouvernement si Allègre l'intégrait. Sur Canal +, la première secrétaire du PS a expliqué : «Aujourd'hui, qu'est-ce que [Nicolas Sarkozy] attire à soi? Des hommes qui sentent l'odeur de l'écurie et qui attendent qu'on leur donne quelque chose». Avant d'ajouter : «Quand nous tous politiques nous sommes venus à dire que c'est un sujet majeur pour les générations qui viennent (...) si un ministre ose dire l'inverse de ce qui est une vérité absolue, je leur souhaite bon courage, car il ne va pas se taire, lui».











