TOUT EST DIT

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jeudi 4 mars 2010

Fillon ferait un meilleur président qu'Aubry ou Royal

Selon un sondage Ipsos, l'actuel premier ministre écraserait tous ses rivaux à droite, de Juppé à Copé en passant par Villepin. Seul DSK, à gauche, lui est préféré par les Français.

François Fillon ferait, aux yeux des Français, un meilleur président que les socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal, mais moins bon que Dominique Strauss-Kahn, selon un sondage Ipsos* à paraître jeudi dans Le Point.

Ainsi, à la question «selon vous, qui ferait le meilleur président de la République ?», le premier ministre l'emporterait sur la première secrétaire du PS par 47% contre 31% (22% ne se prononcent pas). Domination encore plus forte encore face à Ségolène Royal : il gagnerait à 57%, contre 23% en faveur de la présidente de Poitou-Charentes (20% NSP).

Plus de trente points d'avance à droite

Mais le chef du gouvernement ne remporte pas pour autant la course : s'il devance Martine Aubry et Ségolène Royal, il est - a contrario - dominé par l'actuel directeur général du FMI : 46% voient en effet en Dominique Strauss-Kahn (PS) un meilleur président que François Fillon, crédité face à lui de 34% seulement (20% NSP).

Parmi les sympathisants UMP, le premier ministre est par ailleurs considéré comme le meilleur présidentiable de leur camp dans l'hypothèse où Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas : avec 45%, il écrase ses suivants Alain Juppé (12%), Dominique de Villepin (11%) et Jean-François Copé (10%).

Sincérité et sens du dialogue

Interrogés par ailleurs sur les qualités des deux têtes de l'exécutif, les Français créditent Nicolas Sarkozy d'autorité et de détermination tandis que François Fillon l'emporte sur le plan du dialogue et la sincérité. Le président fait ainsi preuve d'une réelle détermination pour 76% des Français et d'autorité pour 70% d'entre eux. 48% pensent qu'il a le sens du dialogue, mais 50% pensent le contraire. Enfin seuls 33% lui accordent la sincérité, 63% la lui refusant.

Le premier ministre, lui, affiche ses meilleurs scores auprès de l'ensemble des Français pour la détermination (62%), le sens du dialogue (57%), la sincérité (56%), l'efficacité et l'écoute (chacun 48% pour, 44% contre). Il n'est minoritaire que pour l'autorité (42% oui, 51% non).

*Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 février auprès d'un échantillon de 954 personnes représentant la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas)

DSK L'HOMME QUI N'EST DIRIGÉ QUE PAR SA QUEUE, LA FRANCE DIRIGÉE PAR UNE TÊTE DE NŒUD QUEL TABLEAU !!!!!!

mercredi 3 mars 2010

Les Français sont les plus favorables à l'interdiction de la burqa

Les Français se montrent les plus favorables à l'interdiction de la burqa, voile islamique intégral, dans certains lieux publics, parmi les habitants de sept pays interrogés pour un sondage publié mardi par le Financial Times.

Quelque 70 % des Français interrogés disent soutenir l'interdiction de la burqa, alors qu'une majorité des Européens sondés se montre également favorables à l'adoption d'une loi similaire dans leur pays. 65 % des Espagnols et 63 % des Italiens verraient d'un bon oeil une telle interdiction même si le soutien est plus modéré en Grande-Bretagne (57 %) et en Allemagne (50 %).

Résultats différents pour les scanneurs corporels

Aux États-Unis, seule une minorité de 33 % des sondés soutiendrait un tel texte, et moins de 30 % en Chine. Les Américains et les Britanniques sont en revanche plus de 60 % à approuver l'usage de scanners corporels dans les aéroports alors que les personnes interrogées en France, Italie et Allemagne, y sont favorables à une courte majorité. En Espagne, seuls 46 % des sondés approuvent cette idée.

Le sondage a été effectué entre le 3 et le 10 février par l'institut Harris pour le Financial Times auprès de 7.256 adultes en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis et Chine. Le gouvernement français souhaite déposer un projet de loi prévoyant une "interdiction du voile intégral la plus large et la plus effective possible" et a saisi le Conseil d'État de l'aider à rédiger un texte adéquat. En Grande-Bretagne le ministre de la Justice Jack Straw a dit début février sa ferme opposition à une loi interdisant le port de la burqa.

IL EST VRAI QUE DE VOIR DES CAFARDS ÇA FAIT SALE DANS LES RUES.

Un érudit musulman publie une fatwa contre le terrorisme

Un éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, a condamné mardi les terroristes, considérés comme des ennemis de l'islam, dans une fatwa (avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique) rendue publique à Londres.
Il souligne que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al-Qaida, dans cette fatwa de quelque six cents pages présentée au cours d'une conférence de presse à Londres, en présence notamment de députés et de représentants d'associations caritatives.

Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de l'oumma [la communauté musulmane], non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri. "Il n'y a aucune place pour le martyre, et leurs actes ne seront jamais, jamais, considérés comme le djihad ['guerre sainte']", a-t-il ajouté.

Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman. Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence. Il a souligné que l'islam était une religion de paix, appelant d'autres responsables religieux à rejoindre sa position.

Muhammad Tahir-ul-Qadri est à la tête du mouvement Minhaj-ul-Quran, une organisation de tradition soufie, qui combat l'extrémisme religieux dans des centres situés dans des dizaines de pays.

mardi 2 mars 2010

Le MoDem tourne le dos à l'UMP

Lundi soir, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez a écarté toute possibilité d'alliance avec les listes de la majorité présidentielle.

Invitée lundi soir de l'émission "Mots croisés" sur France 2, la vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem), Marielle de Sarnez, a exlu toute alliance avec l'UMP au second tour des élections régionales prochaines.

"Parce que l'UMP a choisi de nationaliser le scrutin", a justifié Marielle de sarnez. "Le message qu'entendrait l'UMP si jamais c'était un message qui allait dans son sens serait 'vous voyez, les Français soutiennent la politique gouvernementale'. Donc, je le regrette", a-t-elle ajouté.

Du coup, la dirigeante du moDem a exposé les deux possibilités qui s'offrent à son parti: "rester indépendant", à condition de réunir au moins 10% des suffrages exprimés afin de pouvoir se maintenir au second tour. Ou bien se rapprocher de la gauche. "Il y peut-être d'autres régions où nous regarderons avec les uns ou les autres, avec les présidents de région s'ils sont ouverts, en fonction des projets, des propositions, du contenu. Donc, tout est ouvert. Possiblement, des alliances sont envisageables", a-t-elle dit.

DONC DE PAR SES DIRES, LA PÉTASSE RABOUGRIE DU MODEM EN FAIT AUSSI UN ENJEU NATIONAL, NON ? QUELLE CONNE !!!!

CERTIFICAT VOLTAIRE - Zéro faute !

"Veuiller trouvé si-joint mon CV ainsi que ma lettre de motivation"….Ça les employeurs n’aiment pas du tout ! Le Certificat Voltaire est un tout nouveau diplôme qui espère devenir une référence francophone et un outil au service des recruteurs en matière d’orthographe
Les anglophones ont leur TOEFL, dorénavant les francophones auront leur Certificat Voltaire. Il s’agit d’un test conçu par une équipe d’experts et par le champion du monde d’orthographe, Bruno Deweale. Son objectif est de valoriser sa maîtrise de la langue française sur un CV.

En plaidant dans son dernier livre "Zéro Faute", pour une simplification de l’orthographe, le journaliste François de Closets savait bien qu’il n’était pas au bout de ses peines, dans un pays où la langue est sacrée, pratiquement intouchable mais aussi sous la tutelle de l’Académie Française.

Woonoz, une société lyonnaise spécialisée dans les outils numériques a décidé de prendre le problème au contrepied pour rassurer des recruteurs inquiets face à la recrudescence des fautes, notamment dans les lettres de motivation. "Un bon CV avec les compétences attendues mais accompagné d’une lettre truffée de fautes passe vite à la poubelle !" , explique-t-on dans une agence intérimaire. "Avec l’usage croissant de l’e-mail au détriment du courrier, la majorité des écrits de l’entreprise part sans bénéficier du regard vigilant d’une secrétaire ni d’une relecture. Pouvoir prouver que l’on a un bon niveau en orthographe devient donc un atout de taille lors d’une recherche d’emploi ", assure-t-on chez Woonoz.

Certificat Voltaire, mode d’emploi
Décliné sur le modèle des QCM de nos voisins anglophones, l’examen Voltaire d’une durée de 2h30 est constitué de 300 questions qui couvrent règles grammaticales, sémantiques, lexicales, syntaxiques. Pour environ 60 euros, l’inscription est réalisée en ligne, l’examen a lieu en salle d’examen universitaire. Pour le moment une vingtaine de villes hébergent l’examen mais après février le projet devrait être étendu un peu partout en métropole. Le score de la certification est compris entre 0 et 1000. À titre de référence, un score de 300 points qualifiera un candidat qui n’aura pas de difficultés majeures à rédiger un texte simple. Avec 900 points, le candidat est considéré comme référent en matière d’orthographe ! Une fois l’examen de certification effectué, les candidats reçoivent par courrier postal (et par e-mail) une attestation indiquant leur score ainsi qu’un code de validation. Ce dernier permet à tout employeur de vérifier l’authenticité du score obtenu sur le site internet de la certification Voltaire pendant deux ans. Les détracteurs du projet Voltaire regrettent que l’examen ne soit encore une fois l’occasion de piéger les candidats avec les éternelles exceptions ou homonymies complexes, style : satire/satyre, martyr/martyre, prémices/prémisses….Pour les adeptes, reste à savoir si le projet Voltaire deviendra la véritable référence francophone dans nos CV de demain ?
Sylvie Forder
CERTIFICAT VOLTAIRE

SALON DE L'AGRICULTURE - Casse-toi, tu pues !

Nicolas Sarkozy n'était pas présent samedi pour inaugurer le salon de l'Agriculture. Un désistement pas vraiment apprécié des agriculteurs alors que la crise fait rage dans le secteur

(Edition internationale)- La 47ème édition du Salon de l'Agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris porte de Versailles, et ce, pour une semaine. 1.045 exposants sont présents de 25 pays différents et 700.000 visiteurs sont attendus. Alors que d'habitude, c'est le président de la République qui inaugure le Salon de l'Agriculture en compagnie de son ministre, cette année, Bruno Le Maire s'est baladé seul dans les allées serrant la main des paysans et caressant les bêtes. La raison ? Nicolas Sarkozy a préféré intervenir en clôture de la manifestation samedi ou dimanche prochain.

Nicolas Sarkozy a brillé par son absence samedi
Il y a peu de temps, Nicolas Sarkozy déclarait "La France a un lien charnel avec son agriculture et, j’ose le mot, avec sa terre". Une position fortement appréciée par les agriculteurs en mal de reconnaissance. Et pourtant, contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'est pas venu samedi ouvrir le salon de l'Agriculture. Certes, le chef de l'Etat n'a pas le même attachement que Jacques Chirac au saucisson et aux valeurs du terroir. Citadin, il n'apprécie d'ailleurs guère les poignées de main franchouillardes de rigueur lors de cette manifestation. Pire, le salon lui rappelle des mauvais souvenirs: en 2008, il avait lancé le désormais célèbre "Casse toi pauv' con" à un visiteur refusant de lui serrer la main.

Un désistement lourd de sous-entendus pour les agriculteurs
Alors que la période est morose pour les agriculteurs (certains ont perdu 30 à 40% de leurs revenus), notamment pour les producteurs de lait qui ont fait grève cet automne pour réclamer une hausse des prix, l'absence de Nicolas Sarkozy a été vue comme un abandon de la profession, comme une traitrise. Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a ainsi estimé "qu'il n'y a pas toute la compréhension, parce que le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne, avec le monde paysan". Cette incompréhension se manifeste aussi dans les sondages puisqu'a été constatée une baisse significative de la popularité de Nicolas Sarkozy chez les agriculteurs pourtant traditionnellement acquis à la droite. Ainsi, si le chef de l'Etat recueillait 56% d'opinions favorables il y a encore un an, il n'en séduit aujourd'hui plus que 47%. Les autres syndicats étaient quant à eux partagés. La Confédération paysanne s'est déclarée "surprise pour ne pas dire choquée" de l'attitude de Nicolas Sarkozy qui trahit "soit une absence de solutions " à la crise agricole, soit "qu'il a peur des paysans, des manifestations". Pour la coordination rurale en revanche, "cela ne va pas changer grand chose pour les agriculteurs que le président Sarkozy passe au salon. L'important c'est qu'il défende l'agriculture européenne à Bruxelles".

L'opposition se gausse
Si les agriculteurs étaient les mieux placés pour critiquer l'absence de Nicolas Sarkozy, les autres formations politiques n'ont pas hésité à aller de leurs petits commentaires. Après Dominique de Villepin qui avait attaqué le chef de l'Etat sur son attachement à l'agriculture le 15 février lors d'une visite dans le Finistère «Je regrette que [l’agriculture] ne soit pas une priorité du chef de l’Etat et du gouvernement, même si mon ami Bruno Le Maire se donne beaucoup de mal.», c'était au tour de Martine Aubry ce week-end d'estimer que son absence "montre son mépris pour les agriculteurs". François Bayrou, lui, a considéré que c'était "un geste d'abandon". Qui pourrait croire face à ces commentaires que François Mitterrand lorsqu'il était président n'a jamais inauguré, ni même visité le salon de l'Agriculture ?

Bruno Le Maire relativise
Le ministre de l'Agriculture a donc inauguré seul le salon, rejoint plus tard par le nouveau commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. Il a cependant tenu à défendre le chef de l'Etat qui interviendra samedi ou dimanche en clôture. "Il a une vraie attention sur le secteur", a-t-il expliqué. "Il y aura des choses nouvelles, qui ne sont pas forcément habituelles dans la relation qu'a le président de la République avec le monde agricole. Ce sera le signal d'un rassemblement du monde agricole et l'ouverture de perspectives pour l'avenir".
Magali MASSA

QUE MARTINE AUBRY AIME LES AGRICULTEURS C'EST NORMAL, UNE TRUIE AIME LA FERME, MAIS LA CAMPAGNE ÇA PUE, OUI, VRAIMENT, ÇA "CHLINGUE!" LA BOUSE ET TOUT LE RESTE.
LES FRANÇAIS AIMENT LA CAMPAGNE QUAND ELLE VIENT À PARIS, QUAND C'EST L'INVERSE, ON S'ARRÈTE AUX IMAGES D'ANTAN... CELLE DU BON FERMIER ET SA CRÈMIÈRE QUI TRAIT SA VACHE POUR FAIRE DU LAIT ET DU BEURRE, C'EST TORDANT.
SARKO N'AIME PAS, C'EST NORMAL, IL A LE COURAGE DE LE MONTRER, APRÈS TOUT POURQUOI PAS.
EST-CE POLITIQUEMENT CORRECT QUE DE TRAINER SES POMPES DANS LA MERDE ? POUR CERTAINS PEUT-ÊTRE, À GAUCHE SUREMENT.

dimanche 28 février 2010

La Poste a changé de statut

Le décret instituant le changement de statut de La Poste est paru samedi au Journal Officiel. Le groupe était un établissement public et devient une société anonyme. Le texte prévoit que "La Poste est une société anonyme régie par les dispositions légales et réglementaires applicables aux sociétés anonymes, notamment le code de commerce". Le changement de statut a été au cœur d'une polémique. Pour ses partisans, il permettra au groupe d'affronter l'ouverture à la concurrence. Pour ses détracteurs, qui avaient organisé une "votation populaire" en octobre 2009, c'est une porte ouverte à la privatisation rampante.

EH BEN J'ESPÈRE QUE MAINTENANT J'AURAI DU COURRIER DANS MA BOITE À LETTRE. Z'ÉTAIENT EN GRÊVE LES ENFOIRÉS, DEPUIS TROIS SEMAINES À PARIS 17 EME.

Les courbes d'une femme : une drogue pour les hommes ?

Une étude américaine a réussi à déterminer les effets de la contemplation féminine sur le cerveau masculin. Les jolies courbes provoqueraient chez les hommes le même effet que la drogue ou l'alcool.
Des courbes parfaites, des photos de nus : le cocktail explosif pour faire tourner la tête de ces messieurs. Une étude révèle que les hommes qui contemplent une femme au courbes généreuses, comme Beyoncé Knowles, Scarlett Johansson ou encore Jennifer Lopez, ressentiraient les mêmes effets euphorisant que la drogue et l'alcool.

Dans cette étude, faite au Georgia Qwinnett College, 14 hommes, pour la plupart, âgés de 25 ans ont participé à l'étude qui consistait à observer des photos de fesses nues avant et après des retouches, redistribuant la graisse, la retirant des hanches en la faisant descendre vers l'arrière des fesses, sans modifier le poids général des demoiselles. Résultat : en scannant les cerveaux de ces messieurs, les scientifiques ont remarqué que le fait d'observer les photos retravaillées activait des parties du cerveau, notamment celle qui est active lors de la consommation de drogue.

Le chercheur Steven Platek, neuroscientifique de l'évolution cognitive au Georgia Gwinnett College, explique : "Il ne s'agit pas seulement d'acheter un Playboy, Maxim, ou FHM. Ces résultats pourraient nous aider à comprendre l'addiction des hommes aux images pornographiques". L'équipe de chercheurs avance même que les résultats pourraient servir de base à une recherche scientifique sur l'infidélité sexuelle.

L'étude révèle qu'une silhouette tout en courbes serait synonyme de fécondité. Les scientifiques expliquent que les femmes qui ont un corps en forme de bouteille, avec la taille fine et les hanches larges, sont perçues comme plus fertiles, capables d'avoir des enfants en meilleure santé et moins sujettes aux maladies graves. Alors pas de panique, mesdames, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

samedi 27 février 2010

Comment faire un tabac avec une campagne "fantôme"

La campagne antitabac qui a fait le tour du monde médiatique... n'existait pas. Tout a commencé mardi 23 février, avec la publication en "une" du Parisien de deux photos qui jouent la provocation, présentant de jeunes fumeurs à genoux devant des adultes dans une position à connotation sexuelle. Une campagne publicitaire qui "fait scandale", selon le quotidien. L'information est reprise sur TF1, France Inter, les Guignols de Canal+, "C dans l'air" de France 5, et même le New York Times et la chaîne publique chinoise CCTV.
Mais qui a réellement vu la campagne ? A-t-elle été insérée dans une page publicitaire d'un journal ? A-t-elle été affichée dans les rues ? Non. Seule certitude : journalistes et blogueurs ont reçu, lundi 22 février, un communiqué de l'agence publicitaire BDDP & Fils évoquant le lancement "d'une campagne choc auprès des jeunes" pour l'association Droits des non-fumeurs. C'est sur la foi de ce communiqué que les journalistes ont relayé l'information. Ils ont aussi demandé des comptes à l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (l'ARPP). "Il n'y avait pas de campagne publicitaire. L'agence nous a dit qu'il s'agissait en fait de 15 000 cartes distribuées dans les boîtes de nuit et les bars en Ile-de-France", affirme Joseph Besnaïnou, directeur général de l'ARPP.

Mais, face aux protestations des associations et de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, l'ARPP a publié, jeudi, un communiqué demandant la "cessation immédiate de cette campagne". Une ingérence dans le contenu éditorial puisque la publicité n'existait de fait que dans des articles qui la commentaient.

Vendredi, Droits des non-fumeurs et l'agence BDDP & Fils se frottaient les mains, comptabilisant des "retombées médias" dépassant toutes leurs espérances. La campagne a finalement été diffusée ce jour-là dans les espaces publicitaires des magazines Choc et Entrevue. De quoi lui donner un minimum de réalité si elle souhaite concourir au prochain Festival international de la publicité de Cannes, du 20 au 26 juin, où la présence de campagnes "fantômes" fait régulièrement polémique.
Laurence Girard

MERCI À TOUS LES MEDIA DE MERDE QUI ONT FAIT LE BUZZ !!! BANDE DE CONNARDS !!! QUELLE SOCIÉTÉ DE MERDE PROMPTE À S'ÉMOUVOIR POUR DES CONNERIES !!!
(Je suis vulgaire, je sais mais là je suis furieux contre cette bêtise médiatique)

Apple a vendu 10 milliards de chansons sur iTunes en sept ans

C'est fait ! Apple a réussi l'exploit de vendre dix milliards de chansons sur Internet. Cela lui aura pris sept ans. Depuis 2003, iTunes, le logiciel lié aux baladeurs iPod, permet d'acheter légalement de la musique en ligne. Un compteur était visible depuis plusieurs jours sur le site d'Apple, et la Pomme promettait une carte iTunes d'une valeur de 10.000 dollars à l'heureux acheteur du dix milliardième téléchargement. Mercredi, Louie Sulcer, habitant de Woodstock, en Géorgie (ville américaine homonyme de celle qui accueillit le célèbre festival en 1969) a eu le clic heureux et est donc devenu cet acheteur. Depuis, Apple affiche un autre message : "10.000.000.000 de chansons téléchargées sur iTunes, et ça continue." Un joli cadeau pour le patron d'Apple, Steve Jobs, qui fêtait le même jour ses 55 ans !

Apple en profite pour publier un classement des vingt titres les plus téléchargés de l'histoire d'iTunes. Sans surprise, c'est I gotta feeling des Black Eyed Peas qui remporte la mise, après un succès planétaire soutenu par des lipdubs . Suivent Lady Ga Ga, Jason Mraz, Coldplay, Flo Rida, Taylor Swift, Leona Lewis, Ke$ha, Rihanna, P!nk, Katy Perry, Beyoncé, Kanye West, T.I., Plain White T's et Miley Cyrus. Certains affichent deux titres dans ce top 20, largement dominé par l'industrie musicale américaine. Apple ne le précise pas, mais il serait intéressant de savoir quelle proportion des dix milliards de téléchargements est concentrée sur ces quelques artistes...

Le magasin en ligne iTunes, qui propose aussi des séries télévisées, des films ou encore des podcasts, est "le numéro un mondial des disquaires" selon Apple. Son catalogue compte douze millions de titres, vendus 0,69, 0,99 ou 1,29 euro la chanson. Les verrous numériques (DRM), un temps présents, ont disparu depuis environ un an, ce qui a permis de percer un peu plus sur un marché biaisé par le téléchargement illégal. Dans le même temps, les ventes de disques (supports physiques) se sont effondrées, ce que les maisons de disques n'expliquent, évidemment, que par le piratage...

Les Rolling Stones intègrent 10 inédits à une réédition

Les Rolling Stones, qui ne publient pas volontiers d'enregistrements inédits, incluront dix chansons extraites de leurs archives dans une réédition prochaine de leur double album "Exile on Main Street".

Cette production de 1972, que beaucoup tiennent pour l'une des meilleures du groupe anglais, comprend des titres comme "Tumbling dice", "Shine a Light", "Happy" ou "Shake Your Hips".

L'album a été enregistré dans l'atmosphère moite de la cave d'une villa de la Côte d'Azur que la Gestapo utilisa durant la guerre - la Villa Nellcôte, au-dessus de Villefranche-sur-mer. Le guitariste Keith Richards était alors en pleine héroïnomanie et le chanteur Mick Jagger venait de se marier.

La réédition, que le groupe Universal Music de Vivendi prévoit pour les 17 et 18 mai à travers le monde, comportera de nouvelles plages telles que "Plundered My Soul", "Dancing in the Light", "Following the River" ou "Pass the Wine".

Bien que les Stones aient été copieusement piratés, les quatre titres dévoilés semblent inconnus aux collectionneurs. On trouvera aussi des versions inédites de certains titres de l'album, notamment de "Soul Survivor" et de "Loving Cup". Les autres titres inédits n'ont pas été communiqués.

Jagger a déclaré à la revue Rolling Stone que Richards et lui avaient ajouté des parties de percussions et de guitare à certains des nouveaux titres.

Les deux partenaires ont supervisé le projet avec le producteur Don Was, qui collabore avec le groupe depuis quinze ans. Le chanteur a également écrit de nouvelles paroles pour "Following the river".

Jagger évite généralement de puiser dans les archives du groupe, formé en 1962, parce qu'il préfère le considérer au présent plutôt que dans un esprit nostalgique.

La réédition sera accompagnée d'un documentaire réalisé pour la télévision, "Stones in Exile", qui présente des scènes filmées et des photos d'archives ainsi que de nouvelles interviews.

L'album sera disponible sous trois formes: le disque d'origine avec ses 18 titres, une édition avec inédits en prime et une formule comportant aussi une version vinyle, un DVD documentaire différent de 30 minutes et un livre.

Dean Goodman, version française Philippe Bas-Rabérin

Le système de santé en Iran : un modèle pour les États-Unis

Derrière la propagande médiatique, une autre image de l’Iran
Pour le public occidental, depuis plusieurs années, l’Iran est dénigré, et son gouvernement, au travers de son président, Mahmoud Ahmadinejad, est diabolisé systématiquement.

Le premier à pousser à son paroxysme cette rhétorique insultante à l’égard de l’Iran fut le gouvernement de Georges W. Bush bien connu pour son « respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression » (1), pour » son combat contre la torture et les inégalités » (« Kidnappés par la CIA, les charters de la torture », par Trevor Paglen et A.C. Thompson, éditions Saint-Simon), pour « son éthique électorale » (hacking democracy) et pour « son attachement à la transparence et à la vérité » : «Faux prétextes» (2).

Par le slogan néoconservateur d’Axe du Mal (Axis of Evil), l’Iran fut « popularisé » dans nos séries télévisées, dans nos journaux écrits et parlés, comme un État voyou, ainsi étiqueté par le pays comptant le plus de prisonniers au monde, 2,3 millions (3) (davantage que la Chine).

Depuis cette date, cette image salie, d’un Iran terrifiant, est profondément ancrée, imprimée dans l’esprit de nombreux occidentaux.



Le contentieux entre les États-Unis et l’Iran remonte certainement à l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran, en 1979, entraînant la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Cela n’avait pas empêché par la suite Ronald Reagan de vendre des armes à l’Iran pour, avec l’argent obtenu, soutenir les Contras au Nicaragua (Irangate). Mais bon...

Avant cela, en renversant pour des raisons de nationalisation du pétrole iranien le docteur Mossadegh élu en 1953, Washington et la CIA ont permis, et soutenu, 40 ans de dictature par le Shah Phalavi, régime très peu compatible avec la liberté d’expression et les droits de l’homme, sans que cela n’entraîne, autant qu’aujourd’hui, un tollé de protestations et de provocations des philosophes, des politiciens et des médias occidentaux. Ceux-ci s’accommodaient donc davantage de la Savak et des terribles tortures de la police secrète du Shah (4), qu’ils ne supportent aujourd’hui les débordements des Gardiens de la Révolution.

Depuis, des élections annoncées comme truquées (sans preuves), des phrases mal traduites (5), un programme nucléaire présenté comme ayant des buts militaires, des répressions de manifestants et d’opposants qualifiées de bains de sang, un prétendu antisémitisme insupportable (6), sont venus renforcer l’image diabolique du gouvernement iranien au point qu’aujourd’hui, pour l’Occident, il incarne le Mal Absolu. Il n’est plus sur l’Axe du Mal du « paisible » Bush, il est le Mal.

Sont ressorties également de façon très opportune, les images d’un gouvernement intolérant opprimant son peuple, ses femmes, à coups de matraques, confondant politique et religion, et pour lequel l’emprisonnement et la torture remplaceraient le dialogue et le débat critique, si « chers » aux occidentaux.

Connaissez-vous le système iranien d’accès aux soins de santé ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ce système a permis de réduire de 70% la mortalité infantile dans ce pays, l’Iran islamiste, en 30 ans (7). Le Dr Aaron Shirley, premier pédiatre noir du Mississipi en 1965, connaît bien, lui, le modèle iranien, et à 77 ans, il voudrait l’importer dans le delta du Mississipi, où le taux de mortalité infantile est le plus élevé des États-Unis (50% de plus que la moyenne nationale) et où l’espérance de vie est la plus faible du pays. Aaron a passé, avec deux collègues, dix jours en Iran en mai 2009.

En octobre 2009, ce sont quatre médecins iraniens, dont un membre du ministère de la Santé qui ont passé une semaine dans le Mississipi. Il y a une certaine morale dans cette histoire dont personne, sur les grandes chaînes de la télévision occidentale, ne parle. Celle d’un pédiatre noir, qui a subi des violences policières alors qu’il était militant des droits civiques et qui a contribué à la création du plus grand centre de santé communautaire de l’État, accueillant dans le Sud profond des Iraniens afin de s’inspirer de leur système d’accès aux soins de santé : quelle leçon à tous les philosophes, philanthropes et politiques qui aboient sur l’Iran et répandent leur fiel sur ce pays.

Malgré les dizaines de millions de dollars injectés par le gouvernement fédéral étatsunien, les soins médicaux primaires dans le delta du Mississipi sont restés peu performants. L’Iran compte 17 000 maisons de santé, des dispensaires ruraux qui emploient les agents de santé locaux.

Aujourd’hui, plus de 90 % des 23 millions d’Iraniens habitant en zone rurale ont accès aux services de santé grâce à ce système, selon les responsables, et cet accès est gratuit (8). Sans écho dans les médias occidentaux qui préfèrent ne parler de l’Iran que quand on peut en dire du mal, sans tapages, les États-Unis et l’Iran ont discrètement apporté leur soutien à l’initiative proposée dans le delta où des noirs vivent en majorité.

L’Institut national de santé (National Health Institute) américain a fait part de son approbation, comme le confirme un texte publié sur son site internet : « Le succès remarquable du concept iranien des maisons de santé […] apporte espoir et inspiration aux autorités du delta du Mississipi. » (9).

En visitant l’Iran, le docteur Aaron Shirley, le pédiatre noir à l’origine du projet, a déclaré, en riant : « Je me suis senti plus en sécurité en Iran que dans le Mississipi des années 1960. »
Les Iraniens qui sont venus en octobre 2009 ont eu, eux, un choc en constatant l’immense pauvreté de l’Amérique rurale en arrivant à Baptist Town, un dédale de rues boueuses, de terrains vagues à l’abandon et de cabanes coincées entre deux voies de chemin de fer et un bayou. Pas d’écoles, pas de cliniques, pas de centre communautaire.

Le Dr Shirley s’est rendu récemment au Congrès, à Washington, avec un confrère pour récolter des fonds afin d’ouvrir des maisons de santé à l’iranienne à Baptist Town, dans la périphérie de Greenwood et dans quatorze autres zones du delta du Mississipi. Le projet du Mississipi vise à former des aides-soignants, puis à les envoyer faire du porte-à-porte pour délivrer des soins de base, comme prendre la tension artérielle, faire des soins d’hygiène. Pour les soins plus avancés, les patients continueront d’être envoyés dans des cliniques et des hôpitaux, et pourront ensuite bénéficier d’un suivi à domicile, au départ des maisons de santé créées à proximité (10), en s’inspirant du système iranien.

Le modèle iranien pour sauver de la mort des enfants américains que les millions de dollars fédéraux n’arrivent pas à mettre à l’abri de la maladie et du dénuement, quelle ironie, vous ne trouvez pas ?

Alors que les États-Unis, qui dépensent des trillions (milliers de milliards) de dollars dans leurs guerres mondiales illégales, à l’extérieur, pour dominer et piller la planète, les médias et les grandes chaînes américaines ne savent parler que de l’Iran démoniaque et tyrannique.

N’en déplaise à Shimon Perez qui déclare que « l’Iran est un danger pour le monde » (11), il est également un modèle, pour les Etats-Unis eux-mêmes.

Durant ses visites au Congrès, le docteur Shirley devrait essayer d’obtenir une entrevue avec le président, et lui toucher un petit mot de tout ça.

Dans le delta du Mississipi, il est probable que les Étasuniens voient l’Iran autrement que dans le reste du monde occidental.

vendredi 26 février 2010

Le FN provoque en copiant une affiche suisse anti-minarets

Un parti helvète d'extrême droite accuse le Front national d'avoir «volé» une campagne, qui avait déjà provoqué une vive polémique à l'automne dernier en Suisse. Et menace d'attaquer le parti frontiste en justice.
L'affiche anti-minarets, qui a valu à l'automne dernier une vive polémique à l'occasion du référendum suisse sur le sujet, inspire le Front national. A l'occasion de la campagne pour les régionales, la section «jeunes» du parti de Jean-Marie Le Pen l'a reprise quasi intégralement, avec ce message en lettres capitales : «Non à l'islamisme». Comme sur l'affiche initiale, les minarets, au nombre de sept, demeurent. La femme en burqa, dont on ne distingue qu'un regard agressif, également. Seul changement : le drapeau suisse n'a pas été remplacé par le drapeau français, mais par celui de l'Algérie, qui recouvre l'Hexagone dessiné.

Un plagiat en bonne et due forme qui n'est pas franchement du goût de l'UDC, le parti helvète à l'origine de la campagne anti-minarets en Suisse. «On se passerait aisément de cette promiscuité avec le FN dont je ne partage pas les valeurs, notamment par rapport à l'antisémitisme», déplore le vice-président de l'UDC, Yann Perrin. «C'est du vol !», ajoute le directeur de l'agence qui a conçu l'affiche, tout en annonçant son intention d'engager une action en justice contre le FN. «Notre agence va lutter avec tous les moyens contre ceux qui pillent nos idées. Nous ne voulons pas que nos affiches soient instrumentalisées, voire détournées, par d'autres partis politiques ou groupements. Nous n'avons jamais travaillé pour le FN français. Et nous ne le ferons jamais», affirme-t-il dans une interview au quotidien La Liberté.

Le FN prêt à s'expliquer devant un tribunal

Même s'il ne nie pas s'être inspiré de l'affiche de l'UDC et reconnaît ne pas avoir contacté ses concepteurs, le président du Front national de la jeunesse (FNJ), David Rachline, affirme ne pas comprendre la polémique. «Qu'est-ce que vous voulez que je mette sur cette affiche en dehors de minarets et de burqas ? Je suis surpris par l'UDC, qui se dit contre les minarets en Suisse, mais pas contre ceux qui s'implantent dans les autres pays», réagit-il, interrogé par lefigaro.fr.

Second problème pour le FNJ : son affiche pourrait bien tomber sous le coup de la justice française. «Dans les textes, la liberté d'expression doit respecter certaines limites, comme l'injure raciale et le respect de l'ordre public», explique Lauriane Josende, juriste et auteur de Liberté d'expression et démocratie (ed. Bryulant, 2010). «Ici, l'atteinte à un groupe en raison de son appartenance raciale et religieuse semble manifeste.» Dès lors, une procédure civile en référé pourrait être engagée sur la forme par une association par exemple, afin de faire retirer en urgence ces affiches. Une plainte pourrait par ailleurs être déposée, au pénal cette fois, pour juger l'affaire sur le fond et faire condamner le FNJ pour l'entrave à la loi dont il serait coupable.

«Sur le fond de l'affiche, je suis prêt à m'expliquer devant un tribunal, prévient David Rachline. Si l'on me reprochait une entrave à la loi, il s'agirait d'une censure, d'une vraie atteinte à la liberté d'expression.» En attendant, ces affiches ont commencé à fleurir en Paca, comme à Toulon, Bandol ou Sanary, et le président du FNJ prévoit d'ores et déjà un «collage massif» dans la région. Selon Rachline, plusieurs fédérations du FN auraient également fait part de leur souhait d'utiliser cette affiche. Contactée par Lefigaro.fr, la fédération Paca du FN n'était pas immédiatement joignable.

NOUS VIVONS DANS UN PAYS OU L'HYPOCRISIE EST REINE, LE FN POSE TOUT HAUT DES QUESTIONS QUE LA MAJORITÉ D'ENTRE NOUS SE POSE TOUT BAS. ARRÊTONS DE LE DIABOLISER, JE NE VOTERAI JAMAIS FN, MAIS SES IDÉES ONT LE MÉRITE D'ÊTRE CLAIRES....PAS COMME CELLES DU PS

jeudi 25 février 2010

Comment la télé nous manipule

Pour démontrer notre soumission au pouvoir du petit écran, des chercheurs en psychologie ont mené un test déguisé en jeu télévisé où des candidats croient infliger des décharges électriques à un concurrent.
Pour les besoins d'un documentaire dénonçant les dérives de certains programmes télévisés, une équipe de chercheurs en psychologie sociale a réalisé une expérience grandeur nature mettant en scène un jeu d'une exceptionnelle cruauté. Des candidats, sujets de l'expérience, croient infliger des chocs électriques à leur partenaire pour les besoins du show. Objectif: démontrer notre incroyable soumission au pouvoir de la télé.Ça ressemble à un jeu télévisé. Le public applaudit et tape des pieds comme dans un jeu télévisé. L'animatrice a les dents blanches, comme dans un jeu télévisé. Mais la Zone Xtrême n'est pas un jeu télévisé. C'est une expérience scientifique de psychologie sociale, adaptée d'une célèbre étude imaginée dans les années 1960 par le chercheur américain Stanley Milgram, qui vise à démontrer la puissance de l'autorité télévisuelle. Autrement dit, la capacité de la télévision à faire obéir chacun d'entre nous à des injonctions qui vont, parfois, à l'encontre de nos valeurs, de nos émotions, de notre volonté profonde. L'enjeu est crucial: chaque Français de plus de 5 ans passe en moyenne 3h30 par jour devant le petit écran, faisant de cette activité la deuxième après le sommeil. Notre espérance de vie étant de 80 ans, nous y consacrons quatorze années entières de notre existence.

L'impressionnante machinerie télévisuelle

Réalisée et filmée pour les besoins d'un film documentaire diffusé en mars sur France 2, la Zone Xtrême met en situation des candidats candides. Vrais sujets de l'expérience, chacun de ces 80 "cobayes" représentatifs de la population française, recrutés par une société spécialisée dans les enquêtes marketing, croit participer aux répétitions d'un nouveau jeu télévisé. Il tient le rôle du questionneur. À ses côtés, Jean-Paul, un autre candidat -en réalité, un comédie- et une animatrice. Derrière lui, un public de cent personnes et toute l'impressionnante machinerie télévisuelle. Principe du jeu: Jean-Paul doit mémoriser des associations de mots. S'il se trompe, son questionneur lui administrera des chocs électriques de plus en plus violents, de 20 à 460 volts. Stupeur: la totalité des 80 candidats ont accepté de participer, donc d'administrer des décharges électriques à un inconnu pour les besoins d'un show sans enjeu (puisqu'il était entendu qu'il n'y aurait rien à gagner et qu'il ne serait pas diffusé). Pire: plus de 8 participants sur 10 ont joué jusqu'au bout, poussant la dernière manette malgré les suppliques désespérées et les hurlements de douleur de Jean-Paul. Dans leur livreL'Expérience Extrême à paraître le 4 mars, Christophe Nick, l'auteur du documentaire, et le philosophe Michel Eltchaninoff racontent les coulisses de cette étude et décryptent les conclusions des chercheurs.

Un président qui préfère dormir dans les avions

C'est la troisième fois depuis son élection à la présidence de la République que Nicolas Sarkozy se rend à Libreville (Gabon) ; la troisième fois, aussi, qu'il n'y dort pas, au grand dam de ses hôtes... En juillet 2007, déjà, Omar Bongo Ondimba, père de l'actuel président, avait pourtant exprimé publiquement sa déception que Nicolas Sarkozy ne lui fasse pas l'honneur de coucher sur place. Cette fois, le chef de l'État avait prévu de sacrifier à la tradition. N'était sa virée éclair à Bamako, qui s'est décidée très tardivement, il aurait passé la nuit de mercredi à jeudi à l'hôtel Méridien de Libreville. Las, non seulement il n'a pu faire ce plaisir à ses hôtes, mais, en plus, ces derniers ont été priés d'avancer d'une heure le dîner officiel, afin que Sarkozy puisse prendre congé dès 21 heures et s'envoler pour le Mali, où il devait rencontrer l'ex-otage Pierre Camatte .

Prévenus in extremis, les 400 invités du dîner de gala donné dans le palais présidentiel du bord de mer oscillaient entre surprise et désappointement. ''En fait, votre président préfère dormir dans les avions'', relevait une notable, parée d'une robe de mousseline violette fendue jusqu'à mi-cuisse. C'est à ce moment-là que Nicolas Sarkozy prit la parole pour porter un toast à ''l'amitié privilégiée'' entre la France et le Gabon. Haussement d'épaules de notre interlocutrice : ''La bonne nouvelle, c'est que pour se faire pardonner, il sera obligé de revenir...''

A LIRE LES RÉACTIONS DU RAMASSIS DE CONNARDS QUI S'EXPRIMENT DANS LE POINT(pas les journalistes, pour une fois, les lecteurs) JE ME DEMANDE OÙ MONSIEUR SARKOZY DOIT DORMIR, DANS UN PLACARD PEUT-ÊTRE ? BANDE D'ABRUTIS !!!


PERSONNELLEMENT J'AIME BIEN DORMIR DANS MON LIT. MÊME SI JE DOIS FAIRE 1000 BORNES EN BAGNOLLE POUR RENTRER CHEZ MOI. (mais, ça vous vous en foutez et vous avez raison)

ETAT CIVIL - Vous êtes français, prouvez-le !

La prudence extrême dont fait preuve l'administration lorsqu'il s'agit de délivrer des documents d'identité était devenu un véritable casse-tête pour les Français nés à l'étranger ou issus de parents nés à l'étranger. Face à cette situation, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, met en garde son administration contre l'excès de vigilance et assouplit les procédures
"Toute personne qui présente une carte d’identité plastifiée ou un passeport électronique ou biométrique, n’a aucun autre justificatif à fournir pour attester de sa nationalité" ont annoncé à l'unisson Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Michèle Alliot Marie, la ministre de la Justice. Le Conseil d’Etat sera d’ailleurs saisi d’un projet de décret dans les tout prochains jours.
Ouf ! Voilà qui devrait rassurer bon nombre de Français nés à l’étranger pour qui prouver leur nationalité française était devenu un vrai parcours du combattant !
Pas moins de 19.000 refus ont été enregistrés en 2008. Ces refus ne sont ni des réponses à des premières délivrances ou à des documents perdus, ou des usurpations d’identité, mais de simples demandes de renouvellement de carte d’identité ou de passeports de Français… nés à l’étranger. Il fallait alors que ces Français prouvent leur nationalité souvent dans un climat de vexation, d’humiliation et parfois de traumatisme. "Débrouillez-vous" a-t-on dit à Mme Ciprut quand elle tentait d'expliquer à l'administration que ses parents, étant juifs, avaient perdu tous leurs papiers pendant la seconde guerre mondiale.

Excès de zèle et de vigilance !
Les témoignages de Français devant faire face à des situations ubuesques sont innombrables. "Je suis français, né en France à Lorient. Pour effectuer une nouvelle demande de carte d’identité, je dois prouver que je suis français parce que mon père comme ma mère, nés tous deux français, de parents italiens naturalisés français, sont nés en Tunisie, et plus précisément parce que la Tunisie était seulement sous “protectorat” français. Est-ce que ce n’est pas aberrant et scandaleux ? Est-ce que la France n’est pas devenue schizophrène ?" s'indigne un internaute. Difficile en effet de se voir exclu d'un pays quand on est persuadé d'y appartenir. Si ces difficultés ont été essuyées par des Français lambda, des patronymes plus connus du grand public, comme la famille de Martin Hirsch, ont aussi été refoulés. La journaliste Anne Sinclair relate dans son blog qu'elle a dû fournir la preuve de sa nationalité sur trois générations : "Aujourd'hui, la République française a besoin de s'assurer doublement que je n'usurpe pas ma nationalité. Ce ne sont pas que des tracasseries bureaucratiques. C'est un état d'esprit qui fait du mal à l'identité de la France".

Ces misères républicaines ont été relayées par des sénateurs de droite comme de gauche mais aussi par les médias ; l’émission radiophonique, le Téléphone Sonne du 12 février lui était consacrée. Tout cela a fait monter la pression. Interrogé sur les ondes France Inter, Patrick Weil, auteur de Liberté, Egalité, Discrimination explique qu’il existe un décalage entre les instructions, discours, circulaires et l’application de la loi sur le terrain. Il y a aussi des habitudes de travail qui sont très, très éloignées des textes législatifs surtout dans certains arrondissements ou départements qualifiés de difficiles comme le 93. Bref, il y aurait un manque d’homogénéité dans le traitement mettant à mal le principe d’égalité.

Point trop n'en faut
Avec le décret visant à simplifier les règles de renouvellement des papiers d'identité pour les Français nés à l'étranger, les tracasseries devraient diminuer. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux a demandé à ses préfets de réunir les personnels concernés et de les mettre en garde contre un excès de vigilance ! Même Jean-François Copé a promis de voler au secours des Français en mal de papiers : toute personne rencontrant des "problèmes avec l'administration française pour des comportements tatillons est invitée à s'adresser à nous (députés UMP) et nous nous adresserons directement aux préfets des départements de résidence pour qu'ils traitent directement les problèmes concernés" a annoncé le patron des députés UMP. A bon entendeur!
Sylvie Forder et Marie-Pierre Parlange

Georges Frêche: The Le Pen of the left

His big mouth threatens to create a new schism among the ever-squabbling French Socialists
Georges Frêche, 71, is living proof that French Socialists do not have to be dull. Three years after being thrown out of the party for making racist remarks, he has provoked a blistering quarrel which threatens to split France's main opposition party, not on ideological lines, but between Paris and the provinces, North v South.

Mr Frêche, president of Languedoc-Roussillon, has been called the "Le Pen of the left". He is a virulently pro-Israeli politician who makes seemingly anti-Semitic remarks. He is a pro-business ex-Maoist who attacks the "anti-market" tendencies of the French Socialist Party but wants to erect a statue of Lenin in his home city of Montpellier.

As a young man, he fought the police on the streets of France in the cause of Algerian independence. He has since become a political Godfather of the expelled white Algerian ex-colonists or "Pieds-Noirs".

He is a university professor and expert on Roman law who likes to present himself – and talk – like a grumpy old man drinking a pastis on a shaded bar terrace in the South of France. He is also given credit, in his 27 years as Mayor of Montpellier, up to 2004, for developing the city into one of the most attractive and commercially thriving in France.

Outside his home region of Languedoc-Roussillon, stretching along the Mediterranean coast from the Rhône delta to Spain, Mr Frêche is a figure of fun or hatred or incomprehension. Within his region, he remains the dominant political figure and odds-on favourite to be re-elected regional president at the head of a rag-tag, centre-left coalition next month.

That coalition contains almost all the local chieftains of the Parti Socialiste (PS), despite the fact that the national party expelled Mr Frêche in 2007 for suggesting, inter alia, that there were too many black faces in the France football team. On Tuesday night, the national bureau of the Socialist Party, meeting in Paris, expelled all these local party dignitaries – 59 in all. They include the secretaries (bosses) of all five local Socialist Party branches in the region; two presidents of départment (county) councils; a senator and a score of mayors. In other words, almost all the leaders of one of the strongest Socialist regions in France have been kicked out of the Socialist Party – temporarily at least – for supporting Mr Frêche.

The family argument could not come at a worse time for the Parti Socialists and its national leader, Martine Aubry. The main French centre-left party seemed to have begun to lay aside its perennial internal struggles. It could, with its allies, sweep the board, and deeply embarrass President Nicolas Sarkozy, in the regional elections on 14 and 21 March. Sweep the board, that is, in all 21 regions of metropolitan France, save Mr Frêche's Languedoc-Roussillon.

Originally, the Socialist Party, at national level, had agreed reluctantly to back Mr Frêche's centre-left coalition, or "list". Last month, Mr Frêche once again outraged the leadership of the national party – and many other people in France – by making what appeared to be an anti-Semitic remark about the former Socialist prime minister, Laurent Fabius.

Mr Fabius is from a Catholic family of Jewish origin. After he had criticised Mr Frêche during a radio interview, the president of Languedoc-Roussillon retaliated by saying that the former prime minister had a "tronche pas très Catholique" – literally a "not very Catholic mug or hooter".

This may seem a trivial insult. Mr Frêche says that it was a version of a well-known phrase in the French south, "pas très Catholique", meaning not entirely straightforward. This is disingenuous. By referring to the "tronche", the face or nose, of Mr Fabius, Mr Frêche was indulging in just the kind of insidious, nudge-nudge anti-Semitism which still thrives in bourgeois, Catholic France, north and south.

This was far from Mr Frêche's first lapse. He has been accused of making anti-Semitic remarks before, despite being a strong supporter of Israel. He once referred to two ex-"Harkis" – Algerians who fought on the French side in the colonial civil war – as "sub-humans". In 2007, he repeated a complaint once voiced by the far-right leader, Jean-Marie Le Pen, that there were too many black players on the France football team.

Both supporters and enemies of Mr Frêche in Languedoc say that creative inconsistency – being left-wing in his policies and right-wing in his language – is the secret of his political longevity. There is anti-Paris feeling in all French provinces but none more so than Languedoc. Mr Frêche has skilfully exploited this resentment over the years. His status as a martyr for southern plain-speaking against Parisian political correctness has brought him many votes from the centre and further right.

In a book published this week – with quite coincidental timing of course – Mr Frêche attacked what he sees as the sterile moralising of the national leadership of the PS. "The party has erected itself into a vehicle for universal values: anti-bigot, anti-alcoholic, anti-smoking, anti-racist, pro-homosexual, pro-black, pro-white, pro-yellow, pro-red, pro-Jewish, pro-Muslim, pro-orthodox, pro-Japanese, pro-garden gnome, anti-pitbull, anti-unhappiness, anti-anger, anti-vulgar..."

"I am from the South and I will stay a man of the South... My angry tone of voice, and my accent itself, get up the nose of [the Parisians] but I don't give a stuff. I have other business to take care of."

Mr Frêche also accused "little" Martine Aubry of attacking him to promote her own hopes of becoming the Socialist presidential candidate in 2012. Ms Aubry, who was elected national party leader in a disputed (and rather doubtful) poll a year ago, has been left in a very difficult position. She decided three weeks ago to put her increasing authority on the line and order all Socialists in Mr Frêche's campaign to switch to a hastily organised official Socialist "list". Almost all of them refused. Opinion polls show Mr Frêche's list far ahead of the pack and the official Socialist list trailing in seventh place.

On Tuesday night, the national bureau of the Parti Socialiste reluctantly agreed to support Ms Aubry – and its own rules – and hurl its disobedient southern chieftains into outer darkness for at least two years. It was announced, however, that the party would investigate, or reconsider, the whole affair once the elections are over.

A judgement of Solomon? That was the intention but ex-Socialists in Languedoc were still spitting blood at the national leadership and threatening counter legal action yesterday.

The wit and wisdom of the Languedoc man

On football

"In this team [the France football team], there are nine blacks out of 11. The normal would be three or four. That would reflect our society. I'm ashamed of this country. Soon, there will be 11 blacks. When I see some football teams, it upsets me."

On colonialism

Replying to two Harkis (Algerians who fought on the French side in the 1950s and 1960s colonial war) who heckled him: "They massacred your people in Algeria and you are going to lick their boots. You are nothing. You are sub-humans. Nothing at all."

On the electorate

"I have always been elected by a majority of cons [arseholes] and that is not going to change."

On Laurent Fabius

"If I was in upper Normandy, I don't know if I would vote for Fabius. I would have to think about it. This bloke worries me. He has a not very Catholic hooter [tronche]."

On Toulouse

"I should really stand for election in Toulouse. When I was a student in that city, I screwed 40 per cent of the women."

mercredi 24 février 2010

La neutralité du Net, qu'est-ce que c'est ?

Le débat français sur la neutralité du Net a été officiellement lancé aujourd'hui par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a installé un groupe d'experts chargé de réfléchir sur le sujet et rendra ses recommandations fin juin. Mais qu'y a-t-il derrière ce concept aux contours flous?
La neutralité du Net, tout le monde en parle, mais personne ne met les mêmes choses dedans. Pourtant, ce concept aux contours flous revient dans tous les débats ayant trait aux réseaux, à la protection des internautes et à la vie privée. Il va pourtant falloir clarifier la question. Dans le cadre de la loi sur la fracture numérique votée en décembre dernier, il est prévu que le gouvernement rende un rapport sur ce sujet au Parlement d'ici à la fin juin 2010.
Nathalie Kosciusko-Morizet a donc lancé officiellement mercredi un débat national de plus, sur la neutralité du Net. Il préparera le rapport et se déroulera en parallèle des consultations menées auprès des différentes parties prenantes. Un groupe d'experts, chargé d'éclairer les débats et les travaux du gouvernement sur le sujet, a été installé aujourd'hui. Il est composé de Yochai Benkler, professeur à l'Université de Harvard et auteur de La richesse des réseaux; Michel Cosnard, PDG de l'INRIA; Tarik Krim, fondateur de Netvibes et Jolicloud; Lynn St Amour, Présidente de l'Internet Society; Winston Maxwell, avocat et auteur d'un ouvrage sur le droit des communications électroniques et de la protection des données en Europe; et Dany Vandromme, Président de RENATER.

A quelles questions devra répondre le débat sur la neutralité du Net ?

"La première, c'est : qu'est-ce que la neutralité du Net ?", répond la ministre en charge de l'Economie Numérique... ce qui suffit à rendre compte de la complexité du débat ! "Parle-t-on de neutralité des réseaux ou de celle de la gouvernance du Web ?", demande Nathalie Kosciusko-Morizet, qui admet elle-même ne pas avoir "les idées complètement claires sur le sujet". "Il faut que nous arrivions à faire des catégories, et que pour chaque, on détermine : ce que l'on garantit, avec quelles exigences, à quel niveau on place les principes, quelles sont nos priorités, et comment on les hiérarchise." Ces questions vont se traduire très concrètement dans les prochains mois, comme l'illustre un exemple cité par la ministre: "Doit-on soumettre la participation de l'Etat aux investissements dans la fibre, dans le cadre du grand emprunt, à des engagement en termes de neutralité du Net ? Si oui, il faut que les exigences soient très précises pour être opposables".

Les sujets balayés par le débat sur la neutralité du Net concernent deux grandes catégories d'acteurs : les opérateurs télécoms, et les fournisseurs de contenus, sur lesquels d'éventuelles régulations pourront avoir un impact direct. Indirectement, les questions autour de la neutralité du Net touchent tous les internautes, à travers les thématiques du respect de la vie privée et de la qualité de service fournie par les opérateurs. Mais les débats sur la neutralité du Net n'aboutiront pas forcément à une loi spécifique. Ils déboucheront plutôt sur l'établissement d'une doctrine gouvernementale, sur des grands principes qui viendront irriguer d'autres lois comme Hadopi, Loppsi, etc.
Parmi ces grands principes :

-La neutralité du net réclame de garantir l'accès universel à tous les contenus légaux. Qu'est-ce qu'un contenu légal ?
-Qu'est-ce que le Web ? "Quels domaines sont assez différents de l'Internet pour ne pas être régulés de la même façon", lance Yochai Benkler, qui cite l'exemple de la télémédecine.
-Comment équilibrer droit d'accès à l'information et droit d'auteur ?
-Doit-on privilégier la concurrence ou la neutralité des réseaux, lorsque les deux ne peuvent pas être simultanément garantis de manière optimale ? Exemple : est-il souhaitable d'accorder une exclusivité contre un investissement dans les réseaux ?
-Le principe de non discrimination dans le traitement des données est un principe fondamental de la neutralité du Net. Or, les entorses à ce principe sont déjà légion, comme le rappelle Winston Maxwell: pour protéger des virus, augmenter les performances du réseau... Quelles sont les bonnes (ex: protection contre le spam) et les mauvaises discriminations (ex : pratiques anticoncurrentielles) ? Quelles exceptions sont acceptables ?
-Bloquer certains contenus ou différencier leur traitement en fonction de leur nature (par ex, ne pas donner la priorité aux téléchargements P2P dans la gestion des flux pour optimiser le débit moyen offert) suppose "d'ouvrir les paquets" de données transportées. Faut-il une transparence totale sur la façon dont sont traités les "paquets", ou peut-on se contenter de rendre accessible cette information uniquement en cas d'enquête ?

Michel Charasse

Les larges bretelles III e République, la bouille qui vire facilement au rubicond quand la colère gronde, les lunettes vissées sur le front comme un épicier-quincaillier de village, le verbe, plus commère de ministère que fortissimo jauressien, mais capable de passer avec une surprenante adresse de la préciosité comptable à l'argot bougnat : le nouveau représentant de la gauche au Conseil constitutionnel a un air de Coluche saisi par les délices du parlementarisme. Farouche anticlérical, à la manière franc-maçonne, il met trois points d'honneur à ne jamais pénétrer dans une église, allant même jusqu'à braver les foudres médiatiques quand en 1992, alors ministre du Budget, il refusa pour cette raison d'assister à la messe d'enterrement d'un douanier abattu par un malfrat. C'est dans les pas de François Mitterrand que le sénateur du Puy-de-Dôme, SFIO millésimé 1962, a connu les plus grands moments de sa longue carrière, joviale éminence grise à Paris, notable rompu à l'art d'égailler les dîners républicains dans sa bâtisse de Puyjudeau. Plus mitterrandien que socialiste, depuis son exclusion du PS, ses chatteries au sarkozysme sont devenues monnaie courante. Il paraît que, dans son Auvergne natale, son nom veut dire « tas de pierres » : en voilà une belle jetée dans le jardin de ses anciens amis.

Chirac et Villepin déjeunent ensemble

L'ancien président de la République et son dernier premier ministre partageaient la même table pour la première fois depuis la mise en cause de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.

Jacques Chirac a déjeuné ce mercredi avec Dominique de Villepin au Père Claude, un restaurant parisien proche de l'Ecole militaire, avenue de La Motte-Picquet, dans le XVe arrondissement. C'était la première fois que l'ancien président de la République et son dernier premier ministre partageaient la même table, les deux hommes n'étant pas autorisés à se voir depuis la mise en cause de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream. Le jour de la relaxe, Chirac avait aussitôt téléphoné à Villepin pour lui dire sa joie et son souhait de le revoir très prochainement.

A leur arrivée au restaurant, Chirac et Villepin se sont embrassés avec affection. A leur sortie, ils ont posé avec des passants, notamment un petit garçon photographié par son père, puis une jeune touriste, prise en photo par un des officiers de sécurité. Ils se sont ensuite donné l'accolade avant de se séparer.

Dominique de Villepin avait déjeuné le 3 février avec son ancien directeur de cabinet, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avec lequel il n'avait pas non plus le droit d'avoir des contacts. Le 3 mars, l'ancien chef du gouvernement se rendra au Salon de l'Agriculture pour une visite marathon prévue pour durer pas moins de six heures.

CHIRAC FAIT DE L'OPPOSITION À SARKOZY PAR INTERPOSITION.

mardi 23 février 2010

Didier Migaud nommé président de la Cour des Comptes

Le député socialiste Didier Migaud a été nommé premier président de la Cour des comptes en remplacement de Philippe Séguin, décédé début janvier.

Le socialiste Didier Migaud, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a été nommé mardi en Conseil des ministres, Premier président de la Cour des Comptes, en remplacement de Philippe Séguin, a annoncé la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Premier membre du gouvernement interrogé par la presse à la sortie du Conseil des ministres, Mme Lagarde a répondu "oui" à la question de savoir si Didier Migaud avait bien été nommé à la tête de la Cour des comptes par décret présidentiel.

Plusieurs de ses collègues ont ensuite confirmé.

"C'est une reconnaissance de ses compétences", a déclaré Martin Hirsch, le Haut-Commissaire à la Jeunesse, à propos du député PS de l'Isère, juriste de formation devenu spécialiste de la technique budgétaire.

"Qu'on (le) prenne pour piloter la Cour des comptes, alors même que c'est la Cour des comptes qui contrôle désormais cette maison, c'est-à-dire l'Elysée, je trouve que c'est drôlement bien", a ajouté Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes.

Qui le remplacera? "C'est aux socialistes de le décider!", a répondu M. Lellouche, confirmant que la présidence de la commission des Finances de l'Assemblée nationale resterait entre les mains d'un député socialiste.

Le nom de Didier Migaud était revenu en force lundi, plusieurs médias annonçant comme pratiquement acquise sa nomination. D'autant qu'il y a peu, le chef de l'Etat lui avait rendu un hommage public, le qualifiant même d'un "mon ami".

Le choix de Didier Migaud entre dans la stratégie du président Sarkozy de poursuivre l'ouverture à gauche. La semaine dernière, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait d'ailleurs affirmé que l'ouverture se poursuivrait.

Avant même que la nomination soit rendue publique, le député PS Jack Lang a félicité Didier Migaud pour son "heureuse nomination", jugeant qu'elle devait être portée "au crédit du président" Nicolas Sarkozy.

"C'est d'abord la reconnaissance par la République du vrai talent d'un authentique socialiste. C'est aussi un geste fort d'ouverture intellectuelle et politique qui, à ma connaissance, ne comporte, en ce domaine, aucun précédent", a déclaré l'ancien ministre de François Mitterrand dans un communiqué.

Pour Yves Jégo, député de Seine-et-Marne, "c'est un signe de plus que sarkozysme ne rime vraiment pas avec sectarisme. Nommer un socialiste président de la Cour des Comptes, n'est pas seulement un signe d'ouverture mais plus fondamentalement l'incarnation d'une volonté de construire une République équilibrée."

Le villepiniste Jacques Le Guen (UMP), lui, fait clairement référence à l'ouverture lorsqu'il déclare qu'" à force d'ouvrir les fenêtres, on va attraper des courants d'air!"

Le médiateur dénonce "l'excès de zèle" de l'administration

Dans son nouveau rapport, dévoilé ce mardi et publié sur LEXPRESS.fr, Jean-Paul Delevoye épingle la "prudence exagérée" de la puissance publique dans le renouvellement de papiers d'identité.

Excès de "zèle", "sévérité", et "prudence exagérée" de l'administration: dans son rapport annuel publié ce mardi, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye épingle le comportement trop pointilleux de certains fonctionnaires. Le point noir dévoilé dans l'édition 2010 du "ombudsman" à la française: le renouvellement des papiers d'identité. Une démarche qui vire trop souvent au parcours du combattant pour les citoyens nés à l'étranger, ou dont l'un des parents est né à l'étranger.

En 2009, le médiateur de la République a reçu sur ce point précis une dizaine de réclamations par mois, alors que son institution n'en recueillait qu'une dizaine par an auparavant. "Bien que récente, cette prudence exagérée de l'administration dans la délivrance de documents d'identité tend à se généraliser", souligne Delevoye. Et de répertorier les tracasseries infligées aux citoyens concernés, bien souvent français de naissance, au nom de la lutte anti-fraude; les preuves "presque impossibles à recueillir" - les actes de naissance des parents, des grands-parents, voire des arrière-grands-parents qu'il faut obtenir des autorités judiciaires de pays où les fichers d'état civil de certaines époques n'existent plus...

Si les illégalités restent relativement rares, souligne le médiateur, cette "remise en cause de leur nationalité" génère chez les citoyens le sentiment d'être "méprisés" et "stigmatisés" en raison de leur nom ou de leurs origines. Alors que le gouvernement s'est empêtré dans son débat sur l'identité nationale, la tonalité de ce document devrait redonner du grain à moudre aux signataires de l'Appel pour les Français rejetés, initié par la Ligue des droits de l'homme et le documentariste Daniel Karlin, qui depuis un mois dénoncent l'acharnement administratif à débusquer les "faux Français".

La France dispose de 7 à 10 jours de réserve de carburant

Suite aux grèves dans les raffineries de Total, l'Union française des industries pétrolières a revu ses prévisions à la baisse. Le groupe pétrolier français dessert la moitié des stations-services.

Existe-t-il à court terme un danger de pénurie de carburant dans les stations-services? Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi s'est voulu rassurant lundi, à l'instar de Christine Lagarde la semaine dernière, affirmant sur Europe 1 que le gouvernement prendrait des dispositions «pour que la France ne soit pas bloquée.» Des réunions ont été prévues dans la journée, a-t-il assuré, afin de faire le point sur la mobilisation des salariés de Total et l'approvisionnement des dépôts.

A ce sujet, l'Union française des industries pétrolières a révisé à la baisse ses prévisions. Après avoir évoqué vendredi une réserve de carburant équivalente à 10 à 20 jours, avec la possibilité de tensions plus localisées, notamment dans l'Ouest de la France et en Rhône-Alpes, la fédération évoque aujourd'hui une réserve de carburant de seulement 7 à 10 jours. Les automobilistes se ruant à la pompe pour se constituer des réserves, «les stocks ont diminué un peu plus que prévu», a justifié M. Schilansky, président de la fédération. Aujourd'hui, sur 2.000 stations-services Elf et Total, 132 étaient lundi à court de carburant. Et la situation ne devrait pas s'améliorer avec la poursuite de la grève chez Total, et l'appel à la mobilisation lancé lundi par la CGT aux salariés d'ExxonMobil et du groupe britannique Ineos.

Pour Christophe de Margerie en revanche, l'approvisionnement des Français n'est aucunement menacé : «certains essaient de soulever cette question pour essayer d'ouvrir un conflit» a-t-il estimé lundi depuis New York, précisant que Total n'est pas le seul fournisseur de carburant de l'Hexagone. Le groupe dessert cependant la moitié des stations-services.

LE FIGARO EN FAIT-IL UN PEU TROP ????
BIZARREMENT J'AI REVU CETTE NUIT LES DEUX PREMIERS OPUS DE MAD MAX.