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lundi 29 juillet 2013
Gattaz-Parisot, même inutilité…
Pierre Gattaz a été élu à la présidence du Medef dans une quasi unanimité. Président de la société Radiall, il succède à son père, fondateur de la firme et, lui-même, ancien président du CNPF. Cela montre, en passant, la supériorité des entreprises familiales sur celles qui sont anonymes : sur le plan capitalistique, les actionnaires sont souvent satisfaits, en particulier grâce à la possibilité de vues à long terme. Quant aux salariés, ils bénéficient fréquemment de relations sociales apaisées.
Le Medef a tiré la sonnette d’alarme jugeant insupportable les charges fiscales et sociales qui écrasent les entreprises, seules créatrices de vraies richesses. Il évalue à 100 milliards d’euros le poids qu’il faudrait enlever à ces entreprises pour leur permettre de retrouver leur compétitivité perdue. Malgré l’imprécision inévitable des montants, c’est un ordre de grandeur à retenir.
On ne peut qu’applaudir. Mais c’est au stade des moyens envisagés que le dérapage intervient. Malgré le flou des informations à ce sujet, nous pouvons juger peu ou prou son programme.
La première proposition semble être de diffuser les 100 milliards dans tout le corps social en manipulant les impôts et charges avec évidemment maintes complications. Le fardeau serait donc payé par d’autres que les entreprises. En fait cela reviendrait à frapper sous diverses formes les clients des entreprises que l’on affirme vouloir sauver. Que vaut une entreprise sans clients ?
VERS UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE
Les experts du Medef ont du flairer le piège. C’est pour cela qu’ils ont imaginé des mécanismes compliqués pour encourager les activités supposées créatrices d’emplois au détriment d’autres n’ayant pas leurs faveurs. Il s’agit en fait, sans que le mot soit peut-être prononcé, d’une politiques industrielle telle que les gouvernements de toutes sortes en ont eu depuis des lustres. Le résultat le plus clair de ces politiques fut de chasser les usines hors de France. François Hollande n’agit pas différemment.
Le terme de « politique industrielle » ne devrait pas exister. Elle ne peut se manifester que dans une odeur pestilentielle d’usines à gaz ; les détails du programme nous promettent un ouragan de lois ou de réglementations. Un tel ouragan et ses variations détruit les entreprises au même titre que les impôts et charges.
Voici une information essentielle à diffuser. Il existe plus de 6 000 aides aux entreprises. Leur coût apparent dépasse le montant de l’impôt sur les sociétés. Il s’agit d’un coût apparent, car la mécanique infernale génère des heures de travail pour gérer la forêt. Cela montre l’immense marge de manœuvre qu’un Medef désireux de faire éclater la vérité pourrait mettre en lumière.
Enfin dans une funeste erreur, le Medef se déclare attaché aux divers principes de réduction du nombre de fonctionnaires et d’allègement de leur coût ; ces méthodes sont toujours été très limitées dans leurs effets. Que signifie au demeurant les références au futur budget 2014 ; la maison brûle, faut-il attendre pour la sauver ?
COMMENT LIBERER LES ENTREPRISES ?
Libérer les entreprises est, pour sur, un objectif fondamental. A cette fin, il ne faut pas diminuer les dépenses et les impôts. Il est nécessaire de les détruire ce qui est différent.
Pour les dépenses, les diminuer seulement comme en jouant sur les charges des fonctionnaires c’est bien vite voir la dépense revenir par la fenêtre. Détruire les dépenses, c’est supprimer des administrations entières : plus de bureaux luxueux, plus de salles à manger de direction, de cabinets, de statistiques, de formulaires, de contentieux, de fonctionnaires.
Il est souhaitable de commencer par les petites et moyennes administrations aux attributions parfois ridicules et contradictoires : une fois détruites, elles ne reviendront jamais. La liste de ces administrations inutiles est impressionnante.
Pour les impôts et charges, il faut faire de même. Un impôt seulement diminué réaugmente toujours. Il est nécessaire de s’attaquer à la jungle des multiples taxes et prélèvements divers. Là aussi il faut porter la hache car tout le fatras pèse directement ou non sur les entreprises.
Nul doute qu’un programme de ce genre serait salué par les marchés s’il est bien calculé. Les effets immédiats et rapides permettraient d’avancer par phases successives vers toujours davantage de libération.
Si le nouveau Medef ne s’y engage pas, il nous refera du Parisot, alors pourquoi avoir changé de leader ?
La Réforme: Supprimer l’Administration !
Il ne faut surtout pas réformer l’État et il faut le faire maigrir selon une méthode adaptée ce qui n’est pas évident. Les politiques qui, en France ont imaginé des actions diverses pour prétendument le réformer étaient soit ignorants soit complices.
Raffarin avait annoncé 230 mesures pour réformer l’État ce qui devait générer 500 millions d’euros d’économies. La chasse aux taille-crayons était ouverte, avec Francis Mer comme « Grand Veneur » qui avait réuni une commission de plusieurs dizaines de personnes pour organiser cette chasse !
François Fillon avait le projet de noter les ministres. Ce rôle de professeur était comique. Il les jugeait sur leurs aptitudes à faire passer des textes : cela revenait à leur capacité de nuire puisque le pays croule sous l’inondation de lois.
Une autre méthode fut la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui consiste en une analyse des missions et des actions de l’État, suivie de la mise en œuvre de scénarios de réformes structurelles. Cette RGPP inaugurée en 2007 puis poursuivie en 2012 n’a guère donné de résultats probants. Elle ne le pouvait pas, car selon une vieille tradition républicaine elle dégageait une forte puanteur d’usine à gaz.
La fausse droite laissant la place à la vraie gauche, celle-ci a voulu continuer mais autrement. Nous voilà partis vers un audit des politiques publiques qui doit se prolonger pendant tout le quinquennat. Adieu à la RGPP et bonjour à la MAP ou modernisation de l’action publique. Personne ne voit pourquoi cela marcherait mieux maintenant.
LES OBJECTIFS AVOUES
Les personnes au pouvoir depuis des lustres sont noyés dans la même idéologie super-étatique et ce quelle que soit leur place appartenance sur l’échiquier politique. Bien que lavés et relavés par la Pensée Unique Totalitaire ou P.U.T qu’ils alimentent comme d’autres, il leur reste assez de bon sens pour constater qu’ils agissent dans le vide.
En 2007 un audit avait dénoncé les dysfonctionnements : « Le travail de coordination interministériel connaît un emballement pathologique propre à la France ». Il y a trop de réunions interministérielles, trop de conseillers, trop de décisions prises sans l’avis des ministres, et le gouvernement ne parvient plus à travailler. Le phénomène s’est accru d’année en année. Les rapporteurs n’ont certes pas eu l’idée que le mal venait justement du nombre de ministres ! L’une des conséquences est la pléthore croissante des cabinets ministériels.
Il en résulte de temps à autre la résurgence de l’idée de réformer l’État.
Les objectifs avoués n’ont rien d’absurde : dépenser mieux, être plus efficace, faire des économies. Pour justifier l’immense remue-méninge de la maladie réformite, les chiffres d’économies prévues sont calculés à grand renfort d’experts. Ils sont faux par nature ; s’ils étaient justes par miracle, ces économies ne seraient jamais réalisées, les administrations faisant le gros dos en attendant la fin de l’épidémie.
L’EXPLICATION DE LA REFORMITE
Celle-ci se trouve dans l’obésité croissante de l’État, sur toile de fond d’idéologie socialiste qui répand l’effet de ruine dans tous le corps social.
L’État prétend s’occuper de toute la vie nationale dans tous les détails, au lieu de laisser le marché jouer librement et il s’invente ainsi une foule de tâches et d’objectifs dans lesquels il n’est pas possible de mettre de l’ordre et qui sont souvent contradictoires.
Tous les autres signes de la décadence de la France en découlent : inflation des ministères, inflation des conseillers et des « machins » inutiles, parlottes innombrables sans effet et sans intérêt, efforts perdus de coordinations impossibles, gaspillage inimaginable de temps et d’efforts.
Dans un pays libre personne n’aurait l’idée d’infliger aux populations une horreur « bourreaucratique » comme le chèque-transport, faisant suite au chèque-déjeuner ou au chèque-vacances ! Chacun gèrerait les évolutions du prix des carburants dans le cadre du marché. Et l’exemple vaut pour la majeure partie des actions étatiques qui devraient donc être supprimées à grande vitesse, comme il est parfaitement possible de le faire.
Jean-Louis Borloo est à lui seul un exemple emblématique. Étant l’auteur d’une parlotte mémorable du nom de Grenelle de l’environnement, il a inspiré 268 mesures. Celles-ci conduisent à l’inflation législative au nom de concepts aussi fumeux que le développement durable.
DÉGRAISSER LE MAMMOUTH
L’État au fil du temps est devenu le Mammouth suprême, père de tous les Mammouths qui pillent la richesse nationale. Le rappel historique ci-dessus montre que le réformer est une tâche impossible. Ceux qui prétendent qu’un programme d’économies suffit sont des menteurs car la racine du mal subsistera.
La seule solution est de supprimer totalement des tâches complètes : plus de bureaux, plus de formulaires, plus de contentieux, plus de ministère, plus de cabinets, plus de guerres internes, plus de circulaires, plus de parlottes… Si quelqu’un veut et peut le faire, nous tenons à sa disposition une première liste de tâches réellement idiotes à supprimer.
Les lecteurs qui ne seraient pas convaincus peuvent constater qu’il existe depuis longtemps un ministère de la réforme de l’État : le Mammouth produit lui-même sa mauvaise graisse.
jeudi 13 juin 2013
François Hollande, inutile comme les autres….
LE CHOC DE SIMPLIFICATION
Le président très provisoirement en place vient à plusieurs reprises d’adopter un langage guerrier. C’est peut-être le costume inattendu de chef des armées qui lui donne des ailes. Sur un mode incantatoire il parle d’offensive ; ses courtisans exaltés par l’orchestre médiatique célèbrent l’événement comme un tournant majeur du quinquennat.
Le choc de simplification en fait signifie une lutte victorieuse contre les usines à gaz. Les vraies usines à gaz produisent du gaz et le gèrent. Les usines à gaz politico-aministratives viennent de l’espoir fou de créer de la richesse alors qu’elles la détruisent par leur propre complexité. Les tuyauteries sont tellement enchevêtrées que l’argent est avalé par la « bourreaucratie ».Elles ruinent la France de deux façons. Elles gangrènent les entreprises ; annonçant l’offensive, qu’il ne mènera pas, le chef de guerre a parlé de 60 milliards d’euros à récupérer ; c’est une parole pour rire ; une seule certitude : tout allègement de statistiques, de formalités, de normes, de réglementations diminue le boulet que les pouvoirs successifs ont imposé aux entreprises dans la compétition mondiale. La deuxième ligne de front se situe dans les budgets publics formidablement lourds par la complexité et générant les impôts meurtriers que nous évoquons régulièrement.
UNE HISTOIRE PEU ENCOURAGEANTE
Giscard en 1978 voulait libérer la France du carcan administratif. Mitterrand fit la guerre à son tour et fustigea le cancer bureaucratique en essayant sans succès de supprimer les textes et les organismes inutiles. Sarko pour faire la guerre avait organisé une parlotte : les assises internationales de la simplification. Il y a 400 000 normes et 668 commissions interministérielles qu’il prétendait réduire. Il a selon la tradition républicaine aggravé le mal. Hollande a commandé neuf audits sur les politiques publiques, ce qui est une bonne façon de repasser la patate chaude à plus tard. 101 commissions vont être supprimées ; bravo si on y arrive malgré les résistances ; ce sera un petit pas.
QUELLES SONT LES CAUSES ?
La cause principale est l’avidité du personnel politique souvent signalée dans ces flashs et s’exprimant par le carriérisme politique. Ce point étant connu, cherchons d’autres aspects directement liés à la complexité.
D’abord le nombre de ministres : 40 avec des sous sous ministres, secrétaires d’État, etc… Hollande a amplifié la dérive en sacrifiant à la ridicule chimère de la parité. Chaque titulaire pour marquer son passage crache ses lois avec décret-lois, circulaires, contentieux, etc…nombreuses sont ces lois contradictoires ou inapplicables. Les organismes inutiles comme la Banque Publique d’Investissement ou BPI foisonnent : statistiques, lenteurs, formalités. Les agences indépendantes sont au nombre de 1244 ! Déluge similaire avec chacune ses statistiques. Les subventions ruinent la France par les impôts nécessaires et ouvrent un véritable parcours du combattant aux candidats potentiels.
La connaissance des causes montre le chemin à parcourir pour enfin faire reculer les usines à gaz qui étouffent le pays : sabrer dans les ministères, les organismes, les agences, les impôts. Ce serait des bouffées d’oxygène pour les entreprises seules créatrices de ruches.
Il faut évidemment une volonté politique. Si elle tarde à se manifester, le pire est à craindre.
D’abord le nombre de ministres : 40 avec des sous sous ministres, secrétaires d’État, etc… Hollande a amplifié la dérive en sacrifiant à la ridicule chimère de la parité. Chaque titulaire pour marquer son passage crache ses lois avec décret-lois, circulaires, contentieux, etc…nombreuses sont ces lois contradictoires ou inapplicables. Les organismes inutiles comme la Banque Publique d’Investissement ou BPI foisonnent : statistiques, lenteurs, formalités. Les agences indépendantes sont au nombre de 1244 ! Déluge similaire avec chacune ses statistiques. Les subventions ruinent la France par les impôts nécessaires et ouvrent un véritable parcours du combattant aux candidats potentiels.
La connaissance des causes montre le chemin à parcourir pour enfin faire reculer les usines à gaz qui étouffent le pays : sabrer dans les ministères, les organismes, les agences, les impôts. Ce serait des bouffées d’oxygène pour les entreprises seules créatrices de ruches.
Il faut évidemment une volonté politique. Si elle tarde à se manifester, le pire est à craindre.
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