TF1 a publié jeudi ses résultats pour l'année 2009. Avec une chute de 30% de son résultat net et une baisse de 9% de son chiffre d'affaires, on pourrait p
enser le groupe en difficulté. Mais Nonce Paolini, qui se félicité de rester la chaîne la plus regardée du pays, préfère positiver et annonce de jours meilleurs en 2010.
TF1 aussi connaît la crise. Plus grand groupe de médias européen, la Une a publié ses résultats pour l'année 2009, jeudi. Et comme on pouvait s'y attendre, les chiffres sont mauvais: un bénéfice net en recul de 30% à 115 millions d'euros pour l'année 2009, une baisse de son chiffre d'affaires de 9% et un recul des recettes publicitaires de la chaîne de 13%. Malgré ces résultats pour le moins médiocres, TF1 peut se consoler en se disant qu'elle reste la chaîne la plus regardée par les Français, avec une part d'audience moyenne de 26,1% sur l'année écoulée.
La crise économique n'aura donc épargné personne. Le marché publicitaire a souffert, entraînant avec lui tous les médias audiovisuels. Ce qui n'inquiète pas pour autant Nonce Paolini, patron de TF1, comme il l'a expliqué dans les colonnes du Figaro: "Qui aurait dit en juin 2009 que nous serions capables de présenter un résultat de 115 millions d'euros en versant un intéressement important pour nos salariés, un dividende convenable à nos actionnaires?", s'interroge-t-il, avant de mettre en lumière la vraie seule bonne nouvelle de ces résultats: la reprise du quatrième trimestre 2009, avec une hausse des recettes publicitaires de 1%. Et de s'enthousiasmer sur les mesures d'économies engagées par son groupe.
Renforcer la proximité avec les téléspectateurs
Dans son communiqué, TF1 indique ainsi avoir réalisé 74 millions d'euros d'économies récurrentes au titre du plan d'optimisation 2009, dépassant ainsi l'objectif annuel de 60 millions d'euros qu'elle s'était fixé en février 2009. "Ces résultats ont été obtenus grâce à une parfaite maîtrise des coûts tout en exploitant les programmes les plus attractifs. Cette gestion rigoureuse s'est traduite par une baisse de plus de 10% de notre coût de grille, explique Nonce Paolini. Nous avons réussi à faire baisser les droits sportifs de 10 millions d'euros". Et le patron de la chaîne de télé la plus regardée du pays n'oublie pas de revenir sur le petit évènement des derniers jours: "Sur la Coupe du monde de football, grâce à la revente de 37 matchs à Canal + et France Télévisions, TF1 ne paiera cette année que 87 millions pour 27 matchs contre 108 millions en 2006 pour 24 matchs." Un argumentaire qui ne convainc pas tout le monde. En reculant de plus de 6%, à 11,54 euros à la Bourse de Paris, les titres sont en effet boudés par les investisseurs. Pas de quoi freiner l'optimisme de Nonce Paolini.
Alors que la concurrence de la TNT ne cesse de s'affirmer, lui voit l'avenir sous de meilleurs auspices. Outre le développement de TMC et NT1, qui lui appartiendront bientôt, le président a d'autres ambitions pour 2010: travailler sur la HD et la 3D, renforcer le lien de proximité avec les téléspectateurs en développant les services sur internet et "explorer également les nouveaux territoires, comme les jeux en ligne, grâce à notre partenariat avec La Française des jeux." Et Nonce Paolini de conclure, presque philosophe: "Nous devons être un leader avec un esprit de challenger".
dimanche 21 février 2010
TF1 perd de l'argent, pas le moral
vendredi 19 février 2010
Chine : vers un grand schisme de l'Internet ?
Depuis le 1er septembre 2006, le serveur de noms de domaines [DNS, qui fait le lien entre les adresses IP numériques des ordinateurs connectés à Internet et les adresses des sites écrites en lettres] chinois ne passe plus par l’Icann, l’organisme international qui gère les noms de domaines (les adresses de sites) de l’Internet. C'est ce que rappelait récemment la société européenne de l’Internet : "Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est de permettre aux Chinois d’accéder à Internet en composant les adresses de sites avec des idéogrammes, une solution confortable pour les internautes de l’empire du Milieu… [Tout donne à penser] que la Chine a décidé de lancer un nouveau suffixe national pour s’affranchir définitivement de la gestion des noms de domaine Internet par l’Icann et, plus avant, de l’emprise du gouvernement américain. Ce schisme fut accompagné par un passage massif à la version IPv6 d’Internet, et ce dans un temps record de six mois."
BOUCLIER DORÉ
La Chine a donc mis en place un nouveau système de gestion de noms de domaines ou plutôt un deuxième étage, comme l’explique l’informaticien Laurent Bloch. "Un premier niveau accepte les noms de domaines en idéogrammes, mais qui sont modifiés par rapport aux noms de domaines internationaux pour ne donner accès qu’aux sites installés sur le territoire chinois. Ainsi, pour les adresses de sites se terminant en '.com.cn' ou en '.net.cn', le suffixe '.cn' n’apparaît plus à la fin dans la fenêtre du navigateur. En tapant son adresse, l’internaute chinois arrive donc en réalité sur une version chinoise du site en question, préalablement aspiré, vérifié et remis en ligne par les autorités. Le résultat est que tout internaute chinois utilisant les idéogrammes est cantonné sur ce sous-réseau, déconnecté de la Toile et directement contrôlé par Pékin.
Quant à la navigation sur les sites étrangers justiciables du DNS en caractères latins (plus précisément LDH, letters, digits, hyphen), elle est réservée aux personnels autorisés, accrédités… et surveillés. Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, 'chaque page marquée d’un lien menant au site du ministère de l’intérieur, où l’on peut télécharger un certificat'. L’ensemble du dispositif répond au beau nom de Bouclier doré."
Ce n’est pas seulement d’un grand pare-feu chinois permettant la censure et le contrôle de l’Internet dont l’actualité s’est souvent fait l’écho dont il est question ici, mais de la mise en place d’un nouveau système de noms de domaines. Le DNS chinois ne passe plus par les serveurs-racines ondoyés par l’Icann, et la nouvelle structure leur a permis de créer autant d’extensions qu’ils le souhaitaient. L’objectif est le même – isoler la Chine –, mais la méthode est radicalement différente et a des conséquences sur l’architecture de l’Internet.
Jusqu’à présent, il s’agissait de mettre un pare-feu entre la Chine et le reste du monde pour bloquer les sites non acceptés. Mais avec cette nouvelle architecture, il s’agit de faire en sorte que ceux qui utilisent un navigateur avec des caractères chinois ne puissent utiliser qu’une partie contrôlée des sites internationaux, et que ceux qui utilisent un navigateur classique ne puissent pas accéder à l’autre partie. On a donc l’équivalent de deux systèmes de noms de domaines dont une large partie est inaccessible à l’autre. L’Internet chinois n’est plus une espèce d’intranet protégé de l’Internet (comme on a en a pour beaucoup de sociétés), mais comporte bien deux réseaux Internet distincts, avec deux systèmes de noms de domaines pointant vers des sites différents en fonction de l'alphabet utilisé pour y accéder.
UNE POSSIBLE DISLOCATION DU RÉSEAU
Reste à savoir, comme nous l’explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, si les sites chinois restent accessibles par leurs adresses IPv6 (en chiffres) plutôt que par leur DNS – pour ceux qui ne sont pas bloqués par le pare-feu chinois. Et si, en Chine, les sites internationaux non modifiés par les autorités sont accessibles par leur numéro IPv4 ou IPv6. "Ce qui semble sûr, c’est que cette création d’un serveur de noms de domaines alternatif ouvre la porte à beaucoup d’autres DNS alternatifs, qui ne seront contrôlés ni par les Américains, ni par les Chinois." Reste à savoir si on a un réel schisme de l’Internet (une complète incompatibilité, même en passant par les adresses IP en chiffres, ce qui semble probable) ou pas.
Comme le dit encore Laurent Bloch, "politiquement, la signification de cette sécession peut se comparer à celle des schismes qui ont rythmé l’histoire du christianisme. Nul doute que la technologie chinoise, qui aux parfums enivrants de l’indépendance associe les avantages pratiques de la censure et de la surveillance, aura des succès auprès de la Russie, de l’Iran et d’autres pays qui utilisent une écriture différente de l’alphabet latin.
Mais cette situation, et ses développements prévisibles, posent un problème grave : l’unité actuelle de l’Internet est l’axe autour duquel s’est réorganisée l’économie mondiale, et aussi en partie la culture mondiale ; quelles seront les conséquences de sa partition ? La décision chinoise montre que si tout le monde se félicitait de cette unité tant que l’on en restait aux aspects commerciaux, son aspect culturel n’était pas considéré comme supportable par certains acteurs.”
En tout cas, cet éclairage donne une autre tournure à l’affaire qui oppose Google et la Chine depuis quelques semaines (voir les analyses de Fabrice Epelboin pour le ReadWriteWeb, Brice Pedroletti pour Le Monde, Camille Gévaudan sur Ecrans.fr…). Contrairement à ce qu’avancent quelques commentateurs respectés comme Ethan Zuckerman ou Rebecca MacKinnon, le subit revirement de Google et du gouvernement américain en faveur de la liberté d’accès à l’Internet (qui devient brusquement une politique étrangère prioritaire : voir le compte-rendu d’Ecrans.fr) pourrait bien masquer un bras de fer plus subtil pour éviter la possible dislocation du réseau des réseaux en une multitude de réseaux incompatibles entre eux… Et cette perspective là gênerait à la fois l’offre commerciale comme les grandes oreilles de Google et des Etats-Unis.
Hubert Guillaud
"Il reste encore des entraves à l'utilisation du logiciel libre"
Tangui Morlier vient d'être élu président de l'April, la principale association française de promotion du logiciel libre. Contrairement aux logiciels dits propriétaires, dont le code-source (la "recette") est secrète, il est possible de consulter et de modifier le code-source des logiciels libres, dont les plus connus sont Firefox, OpenOffice ou les distributions GNU-Linux.
Quel est le rôle de l'April ?
Nous sommes une association de promotion et de défense du logiciel libre. Nous essayons d'être à l'image de toute la communauté : nous rassemblons des développeurs, des utilisateurs, des entreprises, des associations… Nous comptons environ 5 000 membres, dont 400 associations et entreprises, et nous essayons de faire la promotion de notre manière de créer du bien commun tout en désactivant certaines incompréhensions qui perdurent.
Aujourd'hui des logiciels libres comme Firefox sont d'usage très courant, et ces dernières années de nombreuses administrations, comme la gendarmerie, sont passées à des logiciels libres. Y-a-t-il encore besoin d'en faire la promotion ?
L'April existe depuis 1996 : si aujourd'hui le logiciel libre se développe aussi bien auprès sur les ordinateurs du grand public que sur les serveurs, ce succès n'était pas acquis à la naissance de l'association. De plus, il reste encore aujourd'hui des entraves à l'utilisation du logiciel libre, notamment la difficulté à acheter un ordinateur portable sans acheter en même temps une licence pour un système d'exploitation. Les utilisateurs n'ont pas vraiment le choix : c'est une vente liée, et cela pénalise le développement des systèmes d'exploitation libres.
Parmi les priorités de l'association pour les cinq ans à venir, vous prévoyez de mettre l'accent sur le rôle du logiciel libre à l'école. Qu'entendez-vous par là ?
En 2009, nous avons déjà participé à la mission Fourgous [sur le numérique à l'école, ndlr]. Nous essayons de démontrer que le logiciel libre va plus loin que le simple apprentissage de la manière dont on utilise un logiciel. La création de logiciels libres est un travail collaboratif : cette manière de créer du savoir à plusieurs est particulièrement importante si nous voulons préparer les plus jeunes à entrer dans une société du savoir partagé.
Certains constructeurs et éditeurs, comme Apple, connaissent un succès indéniable avec des systèmes très fermés, à l'opposé de ce que vous défendez…
Oui, en terme de création de valeur économique, le succès d'Apple, par exemple, est indéniable. Mais ce succès ne bénéficie pas à l'ensemble de la société : il ne bénéficie qu'à une seule entreprise.
Nous défendons une approche où le partage des connaissances permet de maximiser la valeur d'un travail. Si l'on souhaite que l'innovation profite à toute la société, le partage des connaissances est indispensable.
Propos recueillis par Damien Leloup
La job machine est cassée en France
Une autre année noire attend les Français sur le front de l'emploi.
Si le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, est rassuré, jugeant que le bilan 2009 sur l'emploi aurait pu être bien plus lourd, il est bien le seul. Parce que l'an dernier, la France a connu une saignée jamais vu du nombre d'emplois salariés depuis au moins 15 ans. 412 000 postes ont été détruits par rapport à 2008, selon la Dares, le département statistiques du ministère de l'Emploi, soit trois fois plus qu'en 2008.
Tous les secteurs ont souffert : dans l'industrie, l'emploi a reculé de 5,6% ce qui correspond à 196.100 postes détruits, à titre de comparaison, lors de la crise de 1993, la baisse avait atteint 4,1%. Dans la construction, l'hémorragie est également importante (-3,6% soit 53.100 postes de moins). Et même le secteur tertiaire, gros pourvoyeur d'emplois, a flanché : -1,4% soit 162.800 emplois supprimés). Cela ramène à un peu plus de 16 millions le nombre de salariés, hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale.
Et pour 2010 ?
Le pire, c'est qu'aucune inversion de tendance n'est à prévoir. Même pour les 3,4 millions de cadres, l'année restera noire. Après une chute de 28%, les recrutements se feront encore au compte gouttes cette année. Au mieux, 130.000 à 135.000 postes nouveaux sont à prévoir.
Mais c'est pour les nouveaux Bac+ 4 que la situation dégradée du marché de l'emploi est la plus préoccupante, avertit l'Agence pour l'emploi des cadres. Après déjà deux années de baisse, aucune amélioration des recrutements n'est prévue en 2010, puisque, l'Apec prévoit 21.000 à 23.000 créations de postes. Largement insuffisants pour absorber les 120.000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Et si la panne des embauches concerne surtout l'industrie, elle touche, en revanche toutes les fonctions.
Alors comment s'explique ce marasme ambiant. D'abord par la baisse du niveau des investissements des entreprises. Mais aussi par la volonté des chefs d'entreprise de continuer à serrer les boulons. Et fait nouveau : la mobilité des cadres, traditionnellement élevée, s'est effondrée alors que pour la première fois en 2009, les départs en retraite ont diminué (-12% par rapport à 2008).
Un bilan alarmant, qui devrait peut-être modérer, Christine Lagarde, l'autre membre enthousiaste du gouvernement, qui a déclaré récemment que la lutte pour l'emploi a déjà porté des fruits tangibles en 2009.
VOUS L'AVEZ DIT - Tout-halal, pratiques commerciales et règles publiques
Dans huit de ses établissements, la chaîne de restauration rapide Quick a modifié la composition de ses menus pour proposer exclusivement de la viande halal. Une initiative qui n'a pas laissé nos internautes inertes.
Ce choix commercial est-il un "détail sans importance" érigé en "scandale" par les "paranoïaques de l'islamisation" ( Raph ) ? Ou bien est-ce un "petit pas" ( caram14 ) dans l'intrusion d'une "pratique religieuse dans la vie politique et dans la vie économique", avec pour horizo
n une "islamisation rampante de la société" ( hélène ) ?
Le tout-halal, un manquement aux usages, à la laïcité et à la morale
Nos internautes développent deux axes d'attaques, souvent assorties d'un quasi-appel au boycott de l'enseigne de restauration rapide.
Tout d'abord, une dénonciation du choix de Quick d'"imposer exclusivement ce genre de menu" ( minos ). "Quick aurait dû proposer des sandwichs halal en plus de sa carte habituelle, et non en exclusivité" ( Shaman ). Car les clients sont pris en "otages", "les non-musulmans sont soumis aux prescriptions religieuses" de l'islam, et "cela doit être combattu avec la dernière énergie" ( turgot ).
La seconde protestation prolonge la précédente : "Consommer halal, c'est payer l'impôt islamique, vu qu'une partie du prix payé est reversée à un organisme de certification halal : mosquées de Paris, Lyon ou Marseille. Consommer halal, c'est donc subventionner l'islam. C'est cela le problème" ( @007@). "Il est inacceptable que dans un pays laïque, l'ensemble des clients d'une chaîne de restauration soit assujetti à la redevance aux autorités religieuses" ( Abner de Sabatier ). Euphorbia , "élevée dans la religion musulmane", s'inquiète de "l'opacité de la gestion de cette taxe", et déplore la mise en place d'une "forme de communautarisme".
La pratique commerciale semble ici enfreindre la morale : Quick, "sans scrupule pour se faire de l'argent" ( neydavout ), finit par "décider de la morale publique" et "ça ne va pas : le commercial ne doit pas dicter la règle publique" (Clair).
Manger halal, serait-ce incorporer en soi un peu d'islam ?
Des peurs par extrapolations ? écolo croit voir "le lent grignotage de notre pays et de ses coutumes par d'autres religions et d'autres cultures". "Bientôt nous serons obligés de faire la prière... et de vivre à leur manière", ( gafete ). "Dans cent ans, nos femmes seront de nouveau en train de brosser les parquets, voilées, et enfermées" ( gotan ). "C'est quoi la prochaine étape : l'apprentissage du Coran à partir du CP ?" ( ali baba ). "Bientôt, plus de saucisson, plus de jambon, plus de pâté de foie ni pâté de campagne, plus de pieds panés, plus de saucisses, plus de choucroute ni cassoulet" ( crux ). "Et ma fille aura un joli voile dans son menu enfant" ( Iggy ). "Bientôt, je devrai continuer mon expatriation dans mon propre pays" ( Honest Iago ).
"Ne pas en faire une pendule à 13 coups" ( wikings61 )
Mais enfin, l'heure est-elle si grave ? "Ce restaurant n'a fait que s'adapter à la zone de chalandise" ( Busipo ), "Quick a ciblé une clientèle musulmane pour faire du chiffre, ils prennent aussi le risque de perdre les autres clients, c'est leur choix. La classe politique aime bien se noyer dans un verre d'eau" ( ptdnice ).
Les Quick qui servent une viande halal sont implantés "là où la population musulmane est majoritaire", "ça s'appelle le jeu de l'offre et la demande", ( quoidautre ). (Barnabé) justifie l'exclusivité halal par des commodités de gestion : "Pour un restaurant, c'est beaucoup plus simple de s'approvisionner auprès d'un seul fournisseur." Donc "arrêtons un peu les débats improductifs" ( samirlaine ), "il ne faut tout de même pas faire d'excès de zèle, ça concerne huit restau' seulement" ( Freeway ).
De plus, les saveurs, pensent certains internautes, ne sont pas sensiblement modifiées par le mode d'abattage des animaux : "On ne vous dirait pas que c'est du halal, vous ne le sauriez même pas" ( steph ) ; et puis, les clients ne sont pas captifs : "On a toujours le choix d'aller ailleurs" ( Tartanpion ).
Dans cette optique, on ne voit aucune discrimination, juste une offre différenciée, à l'image de ce que proposent tous les autres commerces. L'affaire est ici perçue comme une "campagne anti-musulmans qui sent vraiment mauvais le populisme" ( alex54 ). Le débat rappelle à alien la guerre que se livrent, dans Les Voyages de Gulliver , "deux peuples voisins opposés sur la méthode de dégustation des oeufs".
Pourquoi maintenant ?
Mais au fait, pourquoi une décision commerciale, qui remonte au 30 novembre 2009, a-t-elle une telle résonance aujourd'hui, quand tant de restaurants, de supermarchés, de boutiques proposent, et depuis longtemps, viandes halal ou kascher sans troubler leur clientèle ?
"Quelle est la valeur supérieure... religieuse, philosophique, sanitaire, morale, économique, sociale, intellectuelle, festive, ou autre, d'un aliment halal... pour qu'on s'y précipite ou qu'on le fuie ?", écrit, un peu provocateur, pensiero .
Enjeu politique ?
"Pourquoi maintenant ? Une seule réponse : 14 et 21 mars 2010 [date des élections régionales]" ( Elisa ). Les explications cheminent : "Quick a été racheté par l'État français. Le capital de la société est détenu majoritairement par CDC Capital Investissement, elle-même filiale de la Caisse des dépôts et consignations, donc par l'État français. Donc à quelques mois des élections...", écrit (le moms ), qui appelle à ne pas "se laisser dominer par les émotions, car les informations popularisées ne sont pas le fruit du hasard". L'allusion transparaît : la décision commerciale pourrait avoir été encouragée par des politiques qui "tenteraient d'en faire faire une affaire d'État et une pseudopreuve de l'islamisation de la société" (Pit').
Fatalité des faiblesses humaines ?
"Décidément, l'humain ne peut pas rester tranquille. Il lui faut éternellement des boucs émissaires" ( Nicole ).
Pour réfléchir plus en profondeur, denis.w.cousin conseille la lecture de Melnitz , de Charles Lewinsky.
Le roman "retrace le destin, depuis la fin du XIXe siècle, jusqu'au seuil de la Seconde Guerre mondiale, d'une famille juive vivant à Endingen, en Argovie, l'une des seules communes helvétiques où les juifs étaient autorisés à résider. Lewinsky mentionne la campagne, en 1893, autour de l'initiative populaire qui prévoyait d'interdire l'abattage rituel des animaux, lancée par la Société de protection des animaux et des mouvements antisémites. La population accepte à 60 % des voix le projet que refuse le Parlement. Le livre raconte le racisme poli, suivi de la haine qui, soudain, explose, les débats qui commencent par "je suis un ami des juifs" et qui finissent par "il faut leur donner un avertissement". La conclusion : "Nous allons changer nos lois pour que vous n'ayez d'autre choix que de ne pas les respecter."
jeudi 18 février 2010
Allègre contre la pensée unique écolo
Dans son nouveau livre, Claude Allègre étrille la thèse de l’origine humaine du réchauffement de la planète. Une pique supplémentaire pour le Giec, en plein œil du cyclone. Des personnalités politiques écolos répondent à toutes ces critiques. Pour elles, rien à signaler.
Le Giec n'avait pas besoin de cela. Claude Allègre, ex-ministre de l’Education nationale, reprend ses critiques contre la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique. Il vient de sortir un no
uveau livre sur ce sujet : L’imposture climatique.
Mais les écolos de tous poils balaient ses arguments. « Il y a une courbe significative et parlante entre les émissions de CO2 et le réchauffement de la planète », explique Martine Billard, députée de Paris (Parti de Gauche) et ex-Verte.
Un discours écolo trop centré sur le climat
Lundi 15 février sur RTL, Allègre avait lancé plusieurs piques contre les discours écolos. Tout d’abord, il a nié l’urgence du réchauffement évoquant plutôt le problème de la faim dans le monde ou de l'eau.
Mais pour Martine Billard, tout est lié. Elle cite notamment la fonte des glaciers dans les Andes qui menace l’agriculture dans la région. Pour l’eurodéputée Europe Ecologie Karima Delli, le changement climatique qui cause «300 000 morts par an» cause aussi des problèmes de « sécheresse et d’épidémies » qui menacent aussi éleveurs et cultivateurs.
Ce discours écolo « trop centré » sur la question climatique, Jean-Luc Bennahmias, eurodéputé MoDem et autre ex-Vert, le reconnaît pourtant. Et il dénonce notamment les positions de son ancien parti (qu’il a dirigé de 1997 à 2001). « Mais il y a différentes organisations écologiques avec différentes thématiques », ajoute-t-il, annonçant la création de son club « Ecologie et démocratie » au sein du MoDem.
L'argument majoritaire
Il en reste que le livre d’Allègre sort dans un contexte difficile pour le Giec, déjà cible de nombreuses critiques. Mais « le Giec a reconnu ses erreurs », répond Jean-Luc Bennahmias, qui dit ne pas «croire qu’autant de savants se soient mis d’accord pour mentir à la population».
Mais que dire sur le fond ? Si erreurs il y a, elles sont mineures pour nos interlocuteurs. « Les détails ne sont que des détails, dit Yves Cochet, député Vert de Paris et ex-ministre de l'Environnement, la tendance, c’est le chaos climatique qui se prépare ».
Récemment, le Monde avait également résumé les critiques contre le Giec évoquant notamment le manque de fiabilité de certaines sources. Le quotidien citait des rapports fondés sur les travaux d’étudiants ou… une revue d’alpinisme. Réponse de Cochet : «Certaines sources sont moins fiables, c’est normal avec des milliers de chercheurs». Et tant pis si, par la logique collaborative, les erreurs des uns se propagent chez les autres.
Autre point, les accusations qui visent le président du Giec, Rajendra Pachauri. Il y aurait conflit d'intérêt entre son poste à la tête du groupe d’experts et ses fonctions de directeur de centre de recherches. Une fois de plus, on ressort l’argument du nombre de chercheurs : « Il y a des milliers d’experts sur toute la planète, un seul pose problème », martèle Martine Billard.
Des politiques incompétents ?
Pourtant, une contradiction demeure. Nos interlocuteurs font confiance au Giec et à la communauté scientifique contre Allègre au nom de la Connaissance. Pour Yves Cochet, « Claude Allègre (géochimiste de formation) a des vertus scientifiques dans certains domaines mais pas en matière de climat ». Martine Billard ajoute que « l'immense majorité des chercheurs attestent de l'origine humaine du réchauffement, Claude Allègre et ses partisans ne sont qu'une petite minorité ».
Mais lorsque Allègre se pose en scientifique face aux obscurantistes anti-OGM ou anti-productivistes, on lui répond que la science n'est pas la solution à tout. « Si Claude Allègre veut se faire plaisir, qu’il le fasse mais la science ne réglera pas le réchauffement climatique », dénonce Karima Delli, eurodéputé Europe Ecologie.
La question du lien entre science et société, là est le problème. La méfiance à l’égard du Giec n’est-t-elle pas due au défaut de pédagogie des politiques vers le grand public ? Comme si l’origine humaine du réchauffement de planète était d'une évidence telle qu’elle n'ait nul besoin d’être expliquée. « Si les personnalités politiques s’y connaissaient en énergie, ça se saurait », s’amuse Bennahmias. Et de citer l’exemple du débat assez comique sur le nucléaire entre Royal et Sarkozy avant le second tour en 2007. Mais ouf! Bennahmias « essaie de former François Bayrou à toutes ces problématiques ». Nous voilà rassurés…
Même réponse de la part d'Yves Cochet qui évoque la « barrière » de la « compréhension scientifique » de la part des politiques. Martine Billard tempère : « depuis 2 ou 3 ans, il y a eu beaucoup plus d’explications mais ce qui manque, c’est la volonté d’agir ».
L'écologie comme pensée unique ?
Mais qu’il soit pédagogique ou pas, le discours écologique peut-il être contredit, même par Allègre ? « Un débat avec Allègre ne me dérange pas », affirme Bennahmias. Il ajoute : « C’est un provocateur pas un facho ». Martine Billard est plus circonspecte : « c’est difficile ». Elle le décrit comme quelqu’un de « violent » et qui « ne répond jamais sur des points précis ».
L’ostracisme dont peut être victime Claude Allègre et tous ceux qui osent critiquer le discours écolo ne correspond-il pas plutôt à une forme de pensée unique? « Tout le monde se dit écolo aujourd’hui. Mais nous (à Europe Ecologie) ne sommes pas pour une écologie "paillettes" », répond Karima Delli.
Et l’eurodéputée dément toute sous-représentation des critiques de l’écologie dans les mass-médias : «On les voit partout. Pendant le Sommet de Copenhague, on entendait parler du Climatgate (polémique autour de mails attribués au Giec évoquant un trucage de leur travaux, Ndlr)».
Il est vrai que la promotion du livre de Claude Allègre donne un bel écho à ses thèses. Mais, pour les mass-médias, faire sa une avec Cohn-Bendit c'est tellement plus vendeur … ou politiquement correct.
Chute des exportations de vin français
PARIS, 18 février (Reuters) - L'agence Ubifrance de promotion des exportations a annoncé jeudi un renforcement de son dispositif d'accompagnement des exportateurs de vins français à la suite de mauvais chiffres en 2009.
Plus de 140 opérations collectives, bénéficiant du soutien financier de l'Etat, seront organisées cette année sur les marchés étrangers pour accompagner la filière à l'international, a indiqué Ubifrance dans un communiqué.
Avec la crise économique, les expéditions de vins français à l'international ont baissé de 8,7% à 12,5 millions d'hectolitres en 2009 par rapport à 2008. Le chiffre d'affaires à l'export, en baisse de 1,2 milliard d'euros à 5,5 milliards (-18,9%), a "retrouvé son niveau d'il y a dix ans", selon Ubifrance.
La Chine mise à part, la quasi-totalité des marchés ont baissé à l'image du Royaume-Uni, premier débouché des exportations de vins français, où les expéditions ont chuté de 18,6% à près de 500.000 hectolitres pour un chiffre d'affaires en recul de 23,2% à 325 millions d'euros.
"Si la totalité de nos produits sont affectés, les vins de pays et les vins de table s'en sortent mieux alors que les vins d'appellation sont plus touchés, notamment le champagne (-600 millions d'euros ou -27,9%), bordeaux (-400 millions d'euros ou -23,2%) et bourgogne (-22,7%)", précise Ubifrance.
L'agence signale toutefois un dernier trimestre 2009 "encourageant" avec notamment un rebond de 7,1% en décembre par rapport au même mois de 2008.
"Il est encore trop tôt pour parler de reprise mais certains signaux sont repassés au vert fin 2009 (conjoncture économique, reprise de commandes) avec une tendance qui semble se poursuivre. Il est donc important que les entreprises de la filière se repositionnent rapidement pour profiter d'un possible redémarrage", explique Ubifrance.
L'agence entend cibler d'une part les gros clients traditionnels de la France - Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, Belgique - qui sont les seuls à avoir la capacité à générer un certain volume d'affaires rapidement, et d'autre part les pays émergents (Chine, Brésil, Russie, Asie du Sud-Est) "pour le relais de croissance durable qu'ils peuvent offrir".
Ubifrance présentera le 3 mars le bilan complet des exportations agroalimentaires françaises en 2009. (Véronique Tison, édité par Guy Kerivel)
mercredi 17 février 2010
Univers, instant zéro : l'après Big Bang recréé en laboratoire
La température record de 4000 milliards de degrés, correspondant à celle qui devait exister juste après la naissance de l'univers, a pu être obtenue par des physiciens américains.
L'exploit aurait de quoi laisser songeur. Mais il s'agit de tout autre chose qu'une vaine performance. Des physiciens américains du Brookhave
n National Laboratory ont brièvement obtenu une température record de... 4000 milliards de degrés Celsius. Comment ? En faisant briser des ions d'or avançant presque à la vitesse de la lumière dans un accélérateur de particules. A titre de comparaison, cette température est environ 250.000 fois plus chaude que celle du centre du soleil, lequel est à "seulement" 15 petits millions de degrés Celsius.
Mais pourquoi échauffer ainsi les ions ? Tout simplement pour obtenir une température suffisante pour faire fondre les protons et neutrons dans un plasma de quarks et gluons. Une "soupe primitive" qui, estiment les physiciens, emplissait l'univers quelques microsecondes après le Big Bang il y a 13,7 milliards d'années. Cette recherche, rendue publique lundi, "apporte un éclairage important sur la structure fondamentale de la matière et la première enfance de l'univers", s'est félicité William Brinkmann, directeur du bureau de la science au Ministère américain de l'Energie.
Le LHC bientôt mis à contribution
Pour en savoir un peu plus sur les premiers vagissements de l'univers, le programme de recherche de l'accélérateur, le Relativistic Heavy Ion Collider, un tube circulaire de 3,9 km situé au Brookhaven National Laboratory, sera complété par des études devant être menées prochainement au Grand collisionneur de Hadrons, le plus grand accélérateur de particules au monde dans la région de Genève. Le nouvel accélérateur - qui mesure 27 km de circonférence entre la France et la Suisse - est pour l'instant à l'arrêt, depuis novembre et ce jusqu'en février. De par sa puissance, le LHC devrait permettre de répondre aux questions fondamentales de la physique.
Et pour les curieux qui se demandent quel genre de thermomètre il faut plonger dans la fameuse "soupe" de quarks et de gluons pour savoir quand ça bout, sachez que les scientifiques mesurent les températures de la matière en analysant les couleurs - ou la distribution d'énergie - de la lumière émise. Exactement de la même manière qu'on évalue l'intensité de la chaleur du fer ou de l'acier à sa couleur.
TELEPHONIE MOBILE- La 4G, la 3G en mieux ?
Le haut débit ? Déjà dépassé. La tendance est à la 4G, futur réseau de téléphonie mobile, vedette du Mobile World Congress, le salon mondial des télécom mobiles, qui a débuté lundi
(Rédaction internationale)- Le Mobile World Congress, le salon mondial des télécom mobiles, a ouvert ses portes lundi à Barcelone. Une vedette a éclipsé toutes les autres nouveautés présentées : le réseau de téléphonie mobile quatrième génération à savoir la 4G.
Un 3G poussif
Annoncée comme une révolution, la 3G est pourtant déjà débordée. L’apparition de l’iPhone 3G d’Apple a notamment contribué à cette véritable explosion du trafic des données. "Pour AT&T, (distributeur exclusif de l’iPhone aux Etats-Unis ndlr) la croissance est de 5 000 % sur trois ans. 02, filiale de Telefonica, en Grande-Bretagne estime que le trafic double tous les trois mois, avec une croissance multipliée par vingt sur la dernière année !", explique Jean-François Pigeon, responsable marketing pour les clients opérateurs d'Alcatel-Lucent.
Une 4G bien plus rapide
L’échange de contenus multimédias devrait atteindre son apogée grâce à la 4G qui permet un débit pouvant atteindre les 100 mégabits par seconde contre seulement 7,2 pour la dernière évolution de la 3G. Grâce à ce réseau basé sur la technologie LTE (Long Term Evolution), des informations très lourdes pourront être envoyées comme des mails avec pièce jointe. L’accès à internet sera également plus rapide (aussi rapide normalement que sur un PC) et l’internaute pourra avoir accès à des vidéos haute définition. Outre les avantages pour les utilisateurs, les fournisseurs trouveront également leur compte, la rapidité devant permettre de mettre un coup de fouet aux applications mobiles. Attrait également indéniable : la 4G devrait permettre d’engranger des recettes, puisque comparé à la 3G, le LTE permettra le transport de données à moindre coût. "A terme, le LTE doit offrir une meilleure rentabilité car sa composante logiciels est plus forte que celle des équipements 3G actuels", explique Rajeev Suri, le directeur général de Nokia Siemens Networks.
Déjà testée en Suède, elle devrait rapidement se répandre
Le 4G est déjà testée en Suède à Stockholm par l’opérateur TeliaSonera. Pour le moment en revanche, ces possibilités au public se limitent aux PC sous la forme de clés USB, les téléphones n’étant pour l’instant pas équipés pour la technologie LTE. Pourtant, ce futur réseau de téléphonie mobile devrait rapidement s’internationaliser puisqu’a été décidé à Barcelone de développer de manière coordonnée la 4G. En France, pour l’instant les fréquences ne sont pas libres, le processus d’attribution devrait démarrer au second semestre 2010 et se terminer au début de l’année 2011. Du côté des téléphones 4G, ils devraient apparaître à la fin de l’année aux Etats-Unis et au Japon même si la rumeur enfle qu’Apple pourrait sortir son iPhone 4G en mai ou en juin.
Magali MASSA
QUE DIRONS NOUS; QUAND LE 5G ARRIVERA ?
SYNDICATS – Peuvent-ils encore mobiliser ?
Les syndicats le prévoyaient, ils vont le tenter. Une journée de mobilisation nationale aura lieu le 23 mars prochain. Cinq organisations sont prêtes à battre le pavé pour sauver l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites. Des voix syndicales discordantes s'élèvent cependant pour remettre en question l'utilité d'une journée d'action aux revendications trop diverses
Suite au sommet social de lundi, les syndicats confirment leur crainte : le gouvernement ne les écoute pas assez. Si le président Sarkozy a affirmé ne pas vouloir "passer en force" sur le dossier délicat des retraites avec un débat en avril et un projet de loi en septembre, les syndicats ne sont qu'à moitié convaincus. Et pour se faire entendre, une seule solution s'impose : faire du bruit. Rien de tel donc qu'une journée de mobilisation nationale. La prochaine aura lieu le 23 mars prochain, juste après les Régionales, histoire de ne pas trop politiser l'affaire.
Le salarié en péril, le syndicat en marche
L'intersyndicale formée la semaine dernière, comprenant CGT, CFDT, FSU, Solidaires et l'UNSA, s'est réunie peu après la réunion à l'Elysée pour décider de la marche à suivre pour "défendre les intérêts communs" des salariés, des chômeurs et des retraités de tous bords. "Le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation", affirment-ils dans leur communiqué. La journée d'action interprofessionnelle du 23 mars se présente donc comme un remake de "Il faut sauver le pouvoir d'achat, les retraites, l'emploi et les services publics".
Pas tous contre un
Seulement dans le monde des organisations syndicales, tout le monde ne marche pas à la même cadence. La CFTC préfère observer de loin les manifestations. La CFE-CGC hésite. FO aurait aimé une journée consacrée uniquement aux retraites. Selon le représentant René Valladon, le texte de l'intersyndicale "n'évoque pas explicitement les retraites, ce qui est démobilisateur". Le secrétaire général de l'UNSA, Alain Olive rétorque qu'une mobilisation uniquement sur ce dossier n'est plus nécessaire "puisqu'on a un peu de temps sur les retraites comme le calendrier est repoussé". FO avertit pourtant ses camarades de jeu : "les retraites sont une question fondamentale et il ne faut pas commencer sur des bases ambiguës comme en 2003". Cette année là, les syndicats partis unis contre la réforme des retraites s'étaient ensuite divisés. Le grand appel du 23 mars finira-t-il en dialogue de sourds ?
A FORCE DE VOULIR S'OPPOSER À TOUT, ILS N'OBTIENDRONT PLUS RIEN, ET C'EST CE QUI ARRIVE.
mardi 16 février 2010
Toutankhamon aurait succombé au paludisme et à une maladie des os
Une étude américaine prétend avoir trouvé les causes tant recherchées de la mort, à 19 ans, du légendaire pharaon Toutankhamon. Grâce à des tests d'ADN, les scientifiques ont également levé une partie du voile sur sa filiation. Mort vers 1300 avant notre ère,
Toutankhamon aurait succombé au paludisme combiné à une maladie osseuse, la maladie de Kohler.
Les égyptologues ont abondamment spéculé sur l'hypothèse de maladies héréditaires dans la famille royale de la XVIIIe dynastie aussi bien que sur la cause de sa mort après neuf ans sur le trône, explique Zahi Hawass, responsable des antiquités égyptiennes au Musée du Caire, et principal auteur de cette étude. Les chercheurs se sont appuyés sur plusieurs méthodes, dont la radiologie et l'analyse d'ADN pour cette recherche effectuée sur seize momies dont onze, y compris celle de Toutankhamon, étaient apparemment membres de la famille royale.
Ces recherches ont permis d'identifier le père du pharaon comme étant Akhenaton, époux de la reine Néfertiti. Les deux momies partagent plusieurs caractéristiques morphologiques uniques et ont le même groupe sanguin. Les auteurs de cette recherche ont aussi déterminé que la mère du jeune pharaon serait la momie KV35YL dont le nom reste inconnu. Ils ont aussi identifié sa grand-mère, la reine Tye, mère d'Akhenaton.
"Ces résultats laissent penser qu'une circulation sanguine insuffisante des tissus osseux, affaiblissant ou détruisant une partie de l'os, combinée au paludisme, est la cause la plus probable de la mort de Toutankhamon" et ce à la suite d'une fracture, écrit Zahi Hawass dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) du 17 février.
Les analyses d'ADN ont également mis en évidence la présence de trois gènes liés au parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme chez quatre des momies étudiées, dont celle de Toutankhamon. "Ce diagnostic est conforté par la découverte dans sa tombe de cannes et d'une pharmacie pour l'au-delà", précisent les chercheurs.
Cette recherche a également écarté l'hypothèse émise à partir des peintures de l'époque, que Toutankhamon ou tout autre membre de la royauté souffraient de gynécomastie, développement des seins chez les hommes, ou du syndrome de Marfan, maladie génétique rare pouvant entraîner des déformations physiques. "Il est improbable que Toutankhamon ou Akhenaton aient eu une apparence étrange ou efféminée", estiment les auteurs. Ils rappellent que les pharaons se faisaient souvent représenter avec leur famille de manière idéalisée.
Toutankhamon et ses ancêtres étaient peu connus jusqu'à la découverte en 1922 dans la vallée des Rois par le Britannique Howard Carter de sa tombe intacte avec un fabuleux trésor, dont son masque mortuaire en or massif. Cette étude paraît ouvrir la voie à une nouvelle approche de recherche en généalogie moléculaire et paléogénomique des pathogènes de la période pharaonique, jugent ces chercheurs.
Dans un éditorial accompagnant l'étude, le Dr Howard Markel, de l'Université du Michigan (Nord), estime que cette recherche soulève des questions éthiques comme le fait de savoir si des personnages historiques ont le même droit au respect de leur vie privée après leur mort que des citoyens ordinaires.
Merci, Dr House!
Une bonne publicité pour les vrais pros : même les médecins adorent l'odieux et génial toubib de la série culte de TF1.
L'inégalable Dr House, dont le retour en prime
time, le 2 février, a été suivi par près de 9 millions de téléspectateurs sur TF1, fait aussi du bien... Aux médecins. Certains, à l'image de Sabine Sarnacki, professeur de chirurgie pédiatrique à l'hôpital Necker, à Paris, n'hésitent plus à le citer en exemple à leurs élèves: "Comme House, nous sommes des passionnés, imprégnés par notre travail vingt-quatre heures sur vingt-quatre, glisse la praticienne. La série est peut-être invraisemblable sur le plan médical, mais elle montre bien aux spectateurs l'implication que demande ce mét
ier."L'odieux toubib rehausserait l'image de la profession, tant par ses qualités... Que par ses travers. "On nous reproche parfois un manque d'empathie vis-à-vis des patients lors de l'annonce du diagnostic, commente Michel Cymes, présentateur du Magazine de la santé, sur France 5, et lui-même médecin. Mais je n'en connais pas d'aussi peu humains que le Dr House. Cette série, pour nous, c'est du pain bénit."
Difficile, en effet, d'être plus misanthrope que l'irrévérencieux docteur. Salaud cynique, certes, mais efficace: le fin diagnosticien vise juste à chaque épisode. Et fait des envieux: 21 000 membres du réseau Facebook souhaitent "déclarer le Dr House comme médecin traitant". Le groupe "Je me ferai vacciner contre la grippe A quand Dr House me le dira" compte, quant à lui, plus de 432 000 membres! Le prochain ministre de la Santé est tout trouvé...
Le succès du Sherlock Holmes des hôpitaux a toutefois son revers de la médaille pour les médecins de la "vraie vie". "Il ne se trompe jamais, reprend Michel Cymes, qui a lui-même enfilé le costume du Dr House le temps d'une parodie sur la Toile. J'ose espérer que les patients ne vont pas devenir plus exigeants et réclamer le sans-faute." Trop fort, le Dr House?
Appel à une journée de grèves et de manifestations le 23 mars
Cinq syndicats français ont appelé lundi à une journée de grèves et de manifestations le 23 mars pour l'emploi, le pouvoir d'achat et les retraites.
Tous les syndicats s'étaient réunis pour décider des suites à donner au sommet social organisé lundi à l'Elysée, lors duquel Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un projet de loi réformant les retraites serait présenté au Parle
ment en septembre.
"La situation économique et sociale nécessite l'intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d'emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs", écrivent la CFDT, la CGT, la FSU, l'Unsa et Solidaires dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion, au siège de la FSU, près de Paris.
FO, la CFE-CGC et la CFTC n'ont pas signé le texte.
Selon les signataires, "le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques".
"Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation", ajoutent-ils, et "ne dit rien non plus sur le malaise dans la fonction publique".
Quant aux retraites, "les organisations syndicales affirment leur volonté d'agir pour que le débat prenne en compte l'ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l'emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités".
Les membres de l'intersyndicale formée la semaine dernière (CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) ont été rejoints pour cette réunion par FO, qui n'avait pas participé à la précédente intersyndicale mais "entend confronter les analyses" en vue d'une unité d'action, a dit un porte-parole du syndicat.
La CFTC y a également participé en qualité d'observateur.
Nicolas Sarkozy n'a laissé qu'un court répit aux syndicats, qui redoutaient une réforme des retraites au coeur de l'été, en annonçant une négociation en avril et un texte en septembre.
Les principaux dirigeants syndicaux ont jugé ce délai trop bref.
"C'est encore trop court si on veut traiter du fond du dossier", a dit le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.
Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a tiré de ce calendrier la conclusion que les salariés ne devaient pas perdre de temps pour s'exprimer par une "mobilisation coordonnée".
Solidaires, qui n'était pas conviée à la rencontre de l'Elysée, a estimé pour sa part que ce "sommet sans social" n'avait apporté aucune avancée.
Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon
lundi 15 février 2010
Bottles of wine, beer and spirits must carry health warnings about safe drinking, Government to say
The mandatory cigarette-style warnings, which would include details of how many units a bottle contained, would appear on all alcoholic drinks for sale in shops and superm
arkets to deter people from binge drinking.
The labels would contain five pieces of information, including a general health warning about alcohol and a reminder to drink responsibly.
They would list the recommended safe daily alcohol consumption limits for men and women, exactly how many units were in the bottle and would display the logo of Drink Aware — a charity that aims to challenge Britain’s “national drinking culture”.
The plans are due to be published by the Government today after drinks companies failed to comply with a voluntary code to introduce the labels themselves.
As disclosed in The Daily Telegraph last week, five out of six companies have failed to abide by the voluntary system. They face being forced to do so by law. The labelling scheme could be enforced by trading standards officers.
Ministers are also considering imposing a minimum price per unit of alcohol.
Despite being criticised over the introduction of 24-hour drinking, the Government is eager to be seen to be tackling Britain’s binge drinking culture after a series of warnings about the toll excessive drinking is taking on the nation’s health. Official figures showed a 33 per cent increase in drink-related cases seen by accident and emergency departments in England since 2005.
Campaigners have blamed relaxed licensing laws and retailers selling massively discounted alcohol for the boom in binge drinking, particularly among young people.
Figures have also suggested that about 10 million people in England are risking their health by drinking more than the recommended maximum amount — which is two to three units a day for women, (about one large glass of wine) and three to four for men (two pints of beer).
Studies have suggested that many of those most at risk are middle-class wine drinkers who do not understand how many units they consume.
Today’s consultation document will say brewers and distillers must publish health information on all bottles and cans of wine, beer and spirits.
The document will outline three options: that drinks firms voluntarily comply and print the warnings; that they be forced to do so by the Portman Group, the industry’s regulator; or that they will be forced to do so by law.
The document is being published alongside separate government research showing that, so far, just 15 per cent of firms have agreed to print warnings on bottles and cans.
But the publication of the document has resulted in a last-minute flurry of brewers and distillers committing to voluntarily publish warnings.
Last night, Andy Burnham, the Health Secretary, said: “We have now received assurances to comply from most of the major manufacturers and retailers. I invite the industry as a whole to deliver on these assurances.”
Anti-binge drinking campaigners welcomed the announcement, but Prof Ian Gilmore, the president of the Royal College of Physicians, said: “The code should be mandatory. If the industry is dragging its heels, we cannot wait another three years for them to comply.”
Les journalistes français enlevés en Afghanistan apparaissent dans une vidéo
Le ministère français des affaires étrangères et France 3 ont confirmé dimanche 14 février être en possession d'une vidéo des deux journalistes français de la chaîne de télévision publique enlevés en décembre en Afghanistan. La vidéo, qui aurait été tournée il ya troi semaines, montre les otages expliquant qu'ils sont bien traités et en bonne santé et en appelant au président Sarkozy pour que les négociations avec leurs ravisseurs aillent le plus vite possible.
Dans un communiqué, le Quai d'Orsay a appelé les médias à la discrétion pour ne pas compromettre le sort des deux otages. "A la suite d'informations relatives au contenu d'une cassette vidéo dans laquelle apparaissent nos deux compatriotes de France 3 enlevés le 30 décembre en Afghanistan, le ministère des Affaires étrangères en appelle à la responsabilité de tous", a expliqué la diplomatie française.
Le communiqué rappelle que "les services de l'Etat sont pleinement mobilisés depuis le 30 décembre et mettent tout en oeuvre pour obtenir la libération de nos deux compatriotes. Nous sommes en liaison constante avec les familles, la rédaction de France 3 pour laquelle ils travaillent ainsi qu'avec les autorités afghanes".
Le directeur des magazines d'information de France 3, Paul Nahon, est intervenu au début du journal télévisé de la chaîne. Il a dit que la France avait reçu, depuis le tournage de cette vidéo "d'autres preuves de vie". "On peut dire ce soir que nos deux confrères et leurs trois accompagnateurs sont en bonne santé et qu'ils sont bien traités", a précisé M. Nahon. Selon lui, "un contact a été établi par les autorités françaises avec les ravisseurs", se réjouissant du fait que "tous les services de l'Etat soient mobilisés depuis le 1er jour 24 heures sur 24 pour arriver à une issue heureuse".
Les deux journalistes travaillant pour le magazine "Pièces à conviction" de la chaîne France 3 ont été enlevés, avec trois accompagnateurs afghans, le 30 décembre sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa, sous contrôle sécuritaire des troupes françaises. L'Elysée, par la voix de Claude Guéant, avait dénoncé une "imprudence vraiment coupable", suscitant l'ire des syndicats de journalistes.
samedi 13 février 2010
Une croissance française flatteuse mais en trompe-l'oeil
Avec une croissance de 0,6% au quatrième trimestre 2009, la France se distingue au sein de la zone euro mais sa performance est bien plus mitigée qu'il n'y paraît en première lecture.
La croissance française, la plus forte depuis le troisième trimestre 2007, contraste avec les chiffres moins bons que prévu annoncés par ses partenaires de la zone euro : 0,0% pour l'Allemagne, -0,1% en Espagne, -0,2% en Italie et au total +0,1% seulement pour les 16 pays de la zone alors que les économistes anticipaient en moyenne +0,3%.
En France, les économistes prévoyaient en moyenne +0,5% mais une consommation des ménages en hausse de 0,9% et une contribution positive de 0,9 point des variations de stocks ont permis de dépasser le consensus.
Or la consommation des ménages reflète surtout le succès de la "prime à la casse", dispositif appelé à disparaître par étapes en 2010, tandis que l'effet stocks tient seulement à un moindre déstockage des entreprises.
"Au-delà du marketing, la magie s'arrête. Hors stocks, il faut malheureusement souligner que le PIB français a reculé de 0,3% au quatrième trimestre", calcule Marc Touati, économiste chez Global Equities.
La statistique confirme en revanche une décélération des exportations au quatrième trimestre (+0,5% après +1,8% au troisième) et montre que l'investissement des entreprises non financières, essentiel pour la croissance future, a baissé pour le septième trimestre consécutif.
Sur l'ensemble de 2009, les dépenses d'équipement ont ainsi chuté de 7,7%, un chiffre à mettre au regard d'un taux d'utilisation des capacités industrielles tombé à 73%.
"C'est là que réside le point faible de la reprise", observe Marc Touati. "Car tant que l'investissement des entreprises restera aussi déplorable, le cercle vertueux investissement-emploi-consommation ne pourra pas se mettre en place".
"Il n'existe aucun moteur autonome de croissance pour l'économie française", renchérit Nicolas Bouzou, chez Asterès.
"Relâchez la politique économique - ce qu'il faudra bien faire compte tenu du coût de ces politiques pour les finances publiques - et l'activité s'effondre de nouveau", ajoute cet économiste pour qui la croissance ne dépassera pas 1% en 2010.
Même avec un effet stocks encore favorable, la croissance de 0,6% sera difficile à rééditer au premier trimestre.
Les ventes automobiles qui ont dopé la consommation des ménages retomberont avec la prime à la casse qui est passée de 1.000 euros à 700 euros le 1er janvier, et les composantes avancées des enquêtes de conjoncture montrent que les perspectives d'activité se dégradent tant dans l'industrie que dans les services.
Le moral des ménages s'est stabilisé mais il restera bas, sous la pression d'un chômage en hausse, et le retrait progressif des aides publiques pèsera sur la demande tout comme la remontée, certes timide, de l'inflation et la stagnation des salaires.
Le manque de dynamisme des économies européennes ne laisse pas attendre non plus beaucoup du commerce extérieur.
"Nous prévoyons une hausse limitée du PIB au premier trimestre, de l'ordre de 0,1-0,2%", écrivent les économistes du Crédit agricole dans une note diffusée vendredi.
Petit QI égale gros risque de mortalité cardiovasculaire ?
Selon une étude britannique, plus le quotient intellectuel d'une personne est faible plus elle aurait de risque de mortalité cardiovasculaire.
Un faible quotient intellectuel représenterait un indicateur majeur du risque de mortalité cardiovasculaire, juste derrière la cigarette, selon des chercheurs britanniques. David Batty et ses collègues du Medical Research Council britannique ont dressé ce constat après avoir suivi pendant vingt ans un groupe de 1145 personnes âgées d'environ 55 ans au début de l'étude. Leurs ca
lculs ont fait apparaître que par rapport aux personnes dotées d'un QI élevé, celles étant les moins intelligentes étaient exposées à un risque accru de mortalité cardiovasculaire. Ce sur-risque est apparu plus important que celui associé aux revenus de la personne, à sa pression artérielle ou encore à son activité physique.
Parmi les facteurs de risque cardiovasculaires avérés pris en compte par les auteurs, seul le tabagisme semble exercer un impact plus important que le quotient intellectuel sur la mortalité, relèvent les auteurs dans l'European Journal of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation. D'une manière générale, les personnes ayant fait peu d'études et disposant de faibles revenus sont plus susceptibles de développer différentes maladies et de présenter un moins bon état de santé. Des difficultés d'accès aux soins, des conditions de vie plus insalubres, une exposition chronique au stress ou encore une hygiène de vie moins rigoureuse sont citées parmi les facteurs à l'origine de cette situation.
Les chercheurs estiment qu'il existe "un certain nombre de mécanismes plausibles" qui pourraient l'expliquer, relevant notamment de la perception de ce qu'est un "comportement sain". Ioanna Tzoulaki, de l'Imperial College de Londres, estime que ces conclusions devraient être prises en compte dans la conception des programmes de santé publique, notamment en simplifiant les messages des campagnes. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Près de 29% de la mortalité mondiale leur est imputable, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Manifestation à Oslo contre une caricature de Mahomet
Près de trois mille musulmans ont manifesté vendredi à Oslo contre la publication d'une caricature du prophète Mahomet par un journal norvégien.
La manifestation, où l'on pouvait lire sur des pancartes "Nous sommes musulmans, pas terroristes" ou "Stop au dénigrement des musulmans", s'est déroulée sans incident, selon le porte-parole de la police d'Oslo. Elle fait suite à la publication, le 3 février dans le tabloïd Dagbladet, d'un dessin représentant Mahomet en porc dont les pattes avant sont posées sur le Coran (voir le compte rendu de la manifestation sur le site Internet du journal).
Bhatti aurait informé le journal de l'existence du lien sur la page de la PST puis a lancé un appel à manifester après que le journal eut décidé de publier l'information avec illustration à l'appui. Les principales organisations représentatives de l'islam norvégien avaient conseillé aux musulmans de ne pas se joindre à cette manifestation.
vendredi 12 février 2010
"Les conditions d’une vraie reprise ne sont pas réunies"
Patrick Artus est directeur des études économiques de Natixis, membre du Cercle des économistes et professeur à l'Ecole polytechnique.
L'Insee annonce une accélération de la croissance à +0, 6% au quatrième trimestre 2009 en France. La crise est-elle finie ?
Je ne le crois pas. Les entreprises continuent de désinvestir, la consommation des ménages profite aux importations et la croissance du dernier trimestre 2009 n'est due qu'à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage. La reprise spontanée de l'économie sera beaucoup plus tardive que d'habitude, car nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.
Dans les années 1970 et 1980, les crises étaient liées à l'inflation, qui conduisait les banques centrales à monter les taux d'intérêt. Cela déclenchait une contraction de l'activité, l'inflation diminuait, les taux d'intérêt aussi et l'économie repartait.
Depuis la fin des années 1980 et la quasi-disparition de l'inflation, les cycles sont liés à l'excès d'endettement et à l'explosion de bulles sur les prix des actifs. Quand ceux-ci baissent, les agents économiques, trop endettés, arrêtent de dépenser. C'est ce que les entreprises ont fait en 2000 en cessant d'investir et les ménages en 2007-2008 en épargnant davantage.
Soutenue un temps par une politique économique expansionniste, l'économie repart ensuite toute seule sous l'effet de trois mécanismes décalés dans le temps : le redémarrage du crédit, de l'investissement des entreprises, puis des ménages. Plus tard encore, les revenus salariaux se remettent à augmenter. On n'en est pas là. Les conditions d'une vraie reprise ne sont pas réunies.
Le crédit peut-il repartir ?
La demande de crédit, qui plonge en ce moment, a peu de chances de redémarrer vite. Tout le monde est très endetté et la récession a fait fondre en même temps et le patrimoine immobilier et la richesse financière. Les Etats-Unis ont perdu 35 % de leur richesse et la zone euro, 25%.
Dans une situation où l'on est beaucoup plus pauvre, la tendance naturelle est d'épargner davantage. Je ne crois donc pas à la reprise du crédit avant 2012 au minimum, et pas davantage au redémarrage de l'investissement. Pour que les entreprises aient besoin de réinvestir, leurs capacités d'utilisation doivent renouer avec leur niveau normal, autour de 85%. Or du fait de la récession, elles sont 10 ou 12 points en dessous.
Le seul petit espoir réside dans le fait que l'on ne construit pas assez en France et que les mises en chantier devraient y redémarrer un peu. Mais à l'horizon de deux ans, il manque en France les mécanismes qui, d'ordinaire, fabriquent une reprise.
Qu'en est-il des revenus?
On assiste partout à un très violent freinage des salaires. Avec la remontée des prix de l'énergie, ils reculent en termes réels du fait de politiques salariales très restrictives, les entreprises voulant assurer une remontée rapide de leurs profits. C'est contre-productif.
Peut-on maintenir sans risque des politiques expansionnistes ?
Mettre fin trop tôt aux politiques expansionnistes provoquerait une rechute. En attendant la véritable reprise qui devrait intervenir en 2012, la question qui nous est posée est la suivante: peut-on continuer de creuser les déficits pour soutenir la croissance ?
Politiquement, c'est compliqué en raison du conservatisme des gouvernements et des banques centrales. Techniquement, rien ne s'y oppose. Dans un environnement où l'épargne monte, où le crédit ne repart pas et où les taux d'intérêt sont bas, les intermédiaires financiers n'ont qu'une solution: financer les Etats.
Dans une situation mondiale globale d'excès d'épargne, quand le secteur privé ne s'endette plus, le secteur public peut s'endetter davantage. Les mouvements sur la Grèce, dont les finances publiques sont en moins mauvais état que celles du Royaume-Uni, sont uniquement spéculatifs. Le vrai problème économique de la zone euro, c'est l'Espagne, condamnée, si on ne l'aide pas, à cinq années de croissance zéro et à un chômage de plus de 20%.
Ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2013 est-ce possible ?
C'est un objectif totalement déraisonnable. Dans un contexte de chômage massif – autour de 11% en France selon nos prévisions –, on aurait intérêt à afficher une politique budgétaire crédible avec un horizon temporel raisonnable, donc ni 2012 ni 2013. Les Européens viennent de déchirer le traité de Maastricht. Ils seraient bien avisés de se doter d'une discipline et de règles intelligentes du type de celles que le FMI met en œuvre.
Propos recueillis par Claire Guélaud
Vous vous êtes déjà sûrement interrogé : "Mais qui est ce Damoclès ?", "Quelle insanité a-t-il bien pu accomplir avec cette épée ?"
Cette expression proverbiale tire son origine d’une légende antique. Bien que très ancienne, elle aurait été employée pour la première fois au début du XIXe siècle. Pour la locution française "voir une épée de Damoclès au-dessus de la tête", il existe un équivalent en grec identique : "εχω μια δαμόκλιο σπάθη πάνω από το κεφάλι " (eho mia damoklio spathi pano apo to kefali). Cette expression revêt le même sens dans les deux langues. Elle signifie qu’un danger peut à tout moment s’abattre sur nous, que le péril est imminent et constant, ou qu’un danger connu au préalable et imprévisible nous menace. Aujourd’hui c’est au sens abstrait que nous utilisons cette expression, mais l’épée de la légende antique était bien réelle…
Damoclès et l’irritation du roi
La légende de Damoclès tire son origine des écrits de Cicéron (Tusculanes, V, 61 sqq.) et d’Horace. Au Ve siècle avant J.-C., Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, vivait dans l’inquiétude. Il s’entourait de nombreux gardes pour le protéger et de courtisans pour le flatter et le rassurer. Parmi eux, Damoclès, roi des orfèvres. Au cours d'un banquet organisé par le tyran, et alors que Damoclès lui disait ô combien il lui enviait son pouvoir et sa richesse, Denys, agacé par tant de simplisme, tenta de lui expliquer que la vie d'un tyran n'était pas toujours rose et qu’il était toujours sous le coup de dangers imminents et imprévisibles. Il faut bien reconnaître qu'entre les conspirateurs tapis dans l’ombre, les tentatives d’empoisonnement et les ennemis prêts à l’assaillir séance tenante, ce n’était pas vraiment facile. Damoclès, qui n’en croyait pas un mot, finit par agacer le roi. Ni une ni deux, il décida d’illustrer son propos…
L’épée et le crin de cheval
Il installa Damoclès sur son trône, prit son épée, et à l’aide d’un unique crin de cheval l’attacha au-dessus de la tête de Damoclès. Le faste et la puissance d’un roi s’accompagne indubitablement d’un risque de mort pouvant frapper à tout moment et d’une nécessité de rester vigilent inlassablement. Dans d’autres versions, l’épée est parfois maintenue par un cheveu ou plane tout simplement dans les airs. D’où l’idée de danger qui plane sur nous. La vie de Damoclès ne tenait plus qu’à un crin et c’est dans une crainte sans nom qu’il assista à la suite du banquet royal.
Hind Boughedaoui
Bill Clinton hospitalisé pour un problème cardiaque
ETATS-UNIS - L'ancien président américain va bien et a le moral...
Dernière information, 3h30: Bill Clinton ne présente «aucun dommage cardiaque».
Les médecins sont intervenus à temps. Son cardiologue, le Dr. Allan Schwartz, a indiqué dans la soir
ée que Bill Clinton ne présentait «pas de signe de crise cardiaque ni aucun dommage cardiaque» et que son intervention s'était déroulée «sans aucun problème». Il a ajouté que son pronostic était «excellent» et que Bill Clinton, qui devrait quitter l'hôpital dès vendredi, pourrait reprendre ses activités dès lundi.
Bill Clinton, 63 ans, a été admis à l'hôpital presbytérien de l'Université Columbia «après avoir ressenti des douleurs à la poitrine», indique son conseiller Douglas Band. «Après consultation de son cardiologue, il a subi une angioplastie dans une artère coronarienne», avec la pose deux stents.
Sur MSNBC dans la soirée, un cardiologue a expliqué qu'il s'agissait d'une procédure «très courante». Le patient se trouve sous anesthésie locale alors que le chirurgien introduit un cathéter par l'artère fémorale, avant de le pousser jusqu'au coeur, dans l'artère coronarienne. Une petit ballon est alors gonflé pour élargir cette dernière. Une tube grillagé est laissé en soutien afin de permettre au sang de circuler librement.
>> Angioplastie, stents, infarctus: pour comprendre, c'est par ici
«Le président Clinton a le moral et continuera à se concentrer sur le travail de sa fondation et des opérations de secours pour les victimes du séisme en Haïti», ajoute son conseiller.
Suite de son quadruple pontage coronarien de 2004
Hillary Clinton a été vue quittant le bureau ovale, et n'avait pas, selon des témoins, «l'air particulièrement inquiète ni pressée», d'après ABC. Elle s'est rendue au chevet de son mari et a repoussé de vendredi à samedi son départ pour le Qatar et l'Arabie saoudite.
L'ancien président américain est revenu de son voyage en Haïti avec un rhume. L'intervention de jeudi est une conséquence du quadruple pontage coronarien qu'il avait subi en 2004. Il ne s'agit pas forcément d'un relâchement de son régime ou d'un surmenage. Selon les médecins, le placement de stents dans les années qui suivent est «courant» et permet au patient de poursuivre «une activité normale» .
Philippe Berry avec agence











