Après avoir été élue par le Bundestag dans la matinée, Angela Merkel et son nouveau gouvernement seront officiellement nommés par le président de la République. Présentation de la nouvelle équipe.
Aujourd'hui, c'est le jour d'Angela. Un mois et un jour après les élections, celle que l'on surnomme de plus en plus souvent "la Reine" ou plus familièrement "Maman", a été réélue chancelière de la République fédérale d'Allemagne par les députés du Bundestag, mercredi 28 octobre. Après le vote, elle se rendra avec ses futurs ministres au château de Bellevue, résidence du Président de la République Horst Köhler, qui remettra à Mme Merkel et à ses 16 ministres les documents de leur nomination officielle. Vers 15h00, le gouvernement Merkel II rentrera en fonction.
Grosses limousines, distribution de maroquins, champagne et joie des nouveaux ministres : cette journée officielle et festive tranchera avec l'ambiance laborieuse des semaines de négociation du programme de gouvernement. La répartition des ministères est le résultat d'un subtile compromis politique. Au bout du compte, les conservateurs (CDU) alignent 8 ministres, suivis par les libéraux du FDP (5 ministres) et les chrétiens sociaux bavarois (3 ministres CSU). Pour son second gouvernement, Mme Merkel joue la continuité. La moitié du cabinet est composée de ministres déjà en fonction. A cela s'ajoute deux anciens ministres (justice et économie) de l'époque d'Helmut Kohl, ainsi que trois fidèles (intérieur, environnement, chancellerie) issus du parti de la chancelière. Voici quelques unes des têtes d'affiche du gouvernement Merkel II :
Wolfgang Schaüble (67 ans) / Finances et budget
Eu égard à la situation financière de l'Allemagne et au programme fiscal du gouvernement, ce vétéran de la politique, qui passe de l'Intérieur aux Finances, est la clé de voûte du gouvernement. Député depuis 1972, ex-chef de la CDU, directeur de cabinet d'Helmut Kohl, deux fois ministre de l'intérieur et architecte du Traité de réunification, M. Schaüble entame probablement le dernier mandat de sa carrière. L'homme n'a plus rien à prouver. Il devrait donc vite se révéler comme un argentier très inconfortable pour ses collègues.
Guido Westerwelle (47 ans) / Affaires étrangères
Le chef du parti libéral en rêvait. Le voilà vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, même si son expérience diplomatique est inexistante. Le poste est prestigieux mais il sera difficile à assumer. En effet, Angela Merkel n'a pas l'intention de lui laisser sa place lors des grandes rencontres internationales. Par ailleurs, l'Allemagne ne devrait pas changer de la ligne diplomatique mise en place par Schröder et Fischer : rapprochement transatlantique, engagement en Afghanistan, revendication d'un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU, etc. La première mission que Westerwelle s'est fixé est de nettoyer le sol allemand des dernières ogives nucléaires américaines.
Karl-Theodor zu Guttenberg (38 ans) / Défense
Ce jeune baron bavarois, multimillionnaire, anglophile et sous-officier de réserve, devient ministre fédéral de la défense après seulement 8 mois passés au ministère de l'Economie. Il est la "révélation politique" de l'année 2009. Eloquent et direct, il a su rapidement intégrer des dossiers aussi complexes que celui d'Opel, tout en montrant qu'il n'avait pas peur de défendre ses positions face à la chancelière. Il lui faudra cependant du courage pour défendre un engagement allemand en Afghanistan que les Allemands refusent majoritairement.
Philip Rösler (36 ans) / Santé
La nomination d'un ministre si jeune à un poste si lourd est une des surprises de ce gouvernement. Cet orphelin vietnamien, adopté par un couple allemand, est devenu médecin puis, entré au parti libéral, il devient ministre de l'économie de Basse-Saxe. Qualifié de sympathique, diplomate et "réglo" par ceux qui le fréquentent, M. Rössler se trouve à la tête d'un des ministères les plus difficiles puisque le gouvernement a mis la réforme du système d'assurance maladie à son programme. Or conservateurs et libéraux se disputent sur les orientations à prendre.
Franz-Josef Jung (60 ans) / Emploi et Affaires sociales
L'ex-ministre de la Défense a surtout brillé par sa communication maladroite et son inaction. Pourquoi le nommer alors à un ministère aussi technique que celui de l'Emploi et des Affaires sociales ? En fait, M. Jung ne doit son maintien au gouvernement qu'à des arbitrages politiques entre les courants internes et régionaux de la CDU. Il devra réussir en un an la réforme des structures territoriales de l'Agence fédérale pour l'emploi.
Dirk Niebel (46 ans) / Coopération
La nomination de cet ancien parachutiste devenu spécialiste de l'emploi et secrétaire général du parti libéral n'est pas déterminante mais elle a fait beaucoup jaser. En effet, avant les élections M. Niebel prônait la suppression du ministère de la Coopération dont il devient le patron. Les milieux du développement rient jaune.
mercredi 28 octobre 2009
Les têtes d'affiche du nouveau gouvernement Merkel
Qu'est-ce que le secret défense ?
Le ministère de la Défense va examiner la demande de levée du secret défense demandée par Charles Pasqua dans l'affaire de l'Angolagate. Comment se déroule la procédure ? Qui décide? Explications.
• Les types de documents concernés. Selon l'article 413-9 du code pénal, présentent un caractère de secret de la défense nationale les «renseignements, procédés, objets, documents, données informatiques ou fichiers qui ont fait l'objet de mesures de protection destinées à restreindre leur diffusion». La Présidence de la République, les services du premier ministre et tous les ministères peuvent être amenés à «classifier» des documents et non seulement le ministère de la Défense. Mais dans la pratique, l'Elysée, Matignon, les ministères des Affaires étrangères, de l'Intérieur, l'Economie ou la Santé sont principalement détenteurs de documents classifiés. Depuis juin dernier, le secret défense est également étendu à certains lieux.
• Trois niveaux de classification. «Très secret défense», «secret défense» et «confidentiel défense» : ces trois niveaux (par ordre décroissant d‘importance) sont matérialisés par l'apposition de tampons ou de marquages. Le premier ministre est l'autorité compétente pour définir les critères et les modalités des éléments classifiés «Très secret défense» qui concernent les priorités gouvernementales majeures de défense. La classification des autres éléments est de la seule responsabilité de chaque ministre, à l'intérieur de son département ministériel. Les éléments classifiés peuvent également être émis par d'autres autorités que des autorités administratives françaises. Il existe en effet des accords de sécurité liant la France à des Etats étrangers et des réglementations internationales qui permettent de classifier des éléments émis par des organisations internationales. Il s'agit notamment de l'accord de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) pour la sécurité de l'information du 6 mars 1997 ou de l'instruction 2100 d'application du règlement de sécurité du 19 mars 2001 du Conseil de l'Union européenne.
• La déclassification des documents sensibles. Seule l'autorité qui a ordonné de classer un document secret-défense peut en ordonner la déclassification. Toutefois, dans le cadre d'une information judiciaire, pour faire progresser son enquête, le juge d'instruction peut être amené à solliciter un ministère pour lui demander de lever le secret-défense sur certains documents. Le ministère concerné saisit alors pour avis la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), créée en 1998. Autorité administrative indépendante, elle compte cinq membres : deux parlementaires (un de la majorité et l'autre de l'opposition), un président, un vice-président, et un magistrat honoraire de la Cour de cassation.
La commission dispose alors de deux mois pour rendre un avis consultatif (déclassification totale ou partielle, maintien de la classification) sur chaque document. Les avis de la CCSDN sont publiés au Journal officiel dans les quinze jours suivants sa décision mais ne comportent pas les motivations de la commission. Chaque avis est accompagné d'un «relevé d'observations», réservé au ministre concerné. Il revient ensuite au ministre de décider ou non de déclassifier. Sur quelque 140 avis de la CCSDN, la quasi-totalité a été suivie par les autorités concernées.
La réforme de 2009 étend le secret défense à des lieux
Le projet de loi de programmation militaire (LPM) examiné en juin 2009 prévoyait d'étendre le secret défense à des lieux, et non plus seulement à des documents, au nom d'une clarification des règles. De quoi provoquer la colère des magistrats, qui y voyaient une restriction de leurs pouvoirs d'enquête. Jusqu'à présent, la loi ne prévoyait pas le cas - rare - où un juge d'instruction ou des policiers tombaient sur des documents classifiés lors d'une perquisition. N'étant pas habilités, ils pouvaient être poursuivis pour «compromission du secret de la défense nationale».
Le projet de loi visait à combler ce vide juridique. Dorénavant, ce ne seront pas seulement les documents mais les lieux mêmes les abritant qui seront classés secret défense. Lorsqu'un magistrat souhaitera effectuer une perquisition dans un lieu sensible, il devra demander à la Chancellerie si ce lieu est déclaré comme «abritant un secret de la défense nationale». Si c'est le cas, il en informera le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) qui l'accompagnera lors de sa perquisition. Les documents classifiés saisis seront placés sous scellés dans l'attente d'une éventuelle déclassification.
Le Syndicat de la magistrature est alors monté au créneau : selon lui le projet «a été conçu à la suite d'investigations qui ont semé l'émoi dans les milieux politiques et militaires. L'instruction de l'affaire des frégates de Taïwan, la perquisition à l'Elysée dans l'affaire Borrel et surtout celle dans l'affaire Clearstream au siège de la DGSE». Finalement, un compromis est trouvé à la dernière minute entre les députés, avec la bénédiction de Matignon. Les «lieux classifiés ne le seront ainsi que pour cinq ans, l'éventuelle prolongation de cette classification fera l'objet d'une nouvelle procédure et la décision de classification du premier ministre sera rendue publique».
Charles Pasqua : «Que Chirac prenne ses responsabilités»
Le sénateur des Hauts-de-Seine, condamné à un an de prison ferme dans le cadre de l'Angolagate, met en cause l'ancien chef de l'État et l'ex-premier ministre Édouard Balladur.
LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?
Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'
après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.
Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?
Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.
Tout le monde ? Qui visez-vous ?
Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.
De quelle période parlez-vous ?
Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.
Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…
Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.
En quoi cela vous exonère-t-il du trafic d'influence pour lequel vous avez été condamné mardi ?
Le tribunal n'était pas complètement éclairé. La levée du secret-défense confirmera qu'Arcadi Gaydamak était un agent de la DST. Que le président de la République le savait. Dans ces conditions, l'ordre du Mérite qui a été remise à Gaydamak pour son opération en Bosnie prend toute sa signification : je n'ai procédé à aucun trafic d'influence. Je souhaite que Chirac prenne ses responsabilités. Qu'il reconnaisse qu'il était d'accord pour décorer M. Gaydamak.
Vous en êtes-vous expliqué avec lui ?
Je lui en ai parlé une fois, c'était en 2002 après sa réélection. Il a pris un air surpris. Il a fait celui qui n'était au courant de rien. Il ne m'a pas convaincu du tout.
Vous datez vos ennuis judiciaires de 2000, l'année où vous avez annoncé votre candidature à la présidentielle contre Jacques Chirac. Pensez-vous que l'Élysée a alors cherché à vous éliminer ?
Oui. Je ne crois pas aux coïncidences. À partir de ce moment-là, toute une série d'actions ont été menées pour m'incruster dans l'Angolagate et d'autres affaires. Comme par hasard, des affaires toujours traitées par le même magistrat ! Lorsque ce magistrat (Philippe Courroye, NDLR) a quitté l'instruction, ces dossiers ont pris une autre tournure.
Pensez-vous à une manœuvre de Chirac ? De Dominique de Villepin ?
Villepin, peut-être… Il était alors secrétaire général de Chirac. Mais j'ai ma petite idée sur tout cela… En tout cas, on a eu le plus grand mal à me coller dans cette affaire. On a monté un scénario contre moi. On a cherché à m'abattre, mais le tribunal n'a aucune preuve contre moi. C'est pourquoi il est temps que ce genre d'affaire cesse en France. Il faut lever le secret-défense sur tous les dossiers où la suspicion règne. Car ce système permet que des intermédiaires qui ont pu toucher des commissions renvoient la balle aux politiques. Rendez-vous compte, ça fait neuf ans que je suis traîné dans la boue. Si personne n'a rien à se reprocher, pourquoi ne lèverait-on pas le secret-défense ? Il faut savoir ce qu'il s'est passé dans cette affaire et toutes les autres, Les ventes de frégates, Clearstream…
Nicolas Sarkozy vous a-t-il contacté ?
Non. Moi je ne lui ai rien demandé car je crois à la séparation des pouvoirs.
Que pense l'ancien ministre de l'Intérieur de l'actuel débat sur l'identité nationale ?
Le problème se pose indiscutablement. Mais je ne suis pas sûr qu'on le réglera avec des textes. Est-ce que des débats en préfectures suffiront ? Je n'en suis pas certain. La vérité c'est qu'il faut faire aimer la France. De ce point de vue, je regrette beaucoup la suppression du service militaire qui favorisait l'intégration.
Le comédien Pierre Doris est mort
L'humoriste et comédien Pierre Doris est mort, mardi soir à Paris, des suites d'un cancer du foie, à l'âge de 89 ans, ont indiqué, mercredi 28 octobre, ses proches. Pierre Doris, de son vrai nom Pierre Tugot, devait fêter ses 90 ans jeudi.
Comédien au physique rond et à l'humour noir, Pierre Doris avait commencé sa carrière à la fin des années 1950.
Il écumait les galas et les cabarets dans des one-man-shows où il laissait libre cours à une humour acide, en précurseur de Coluche et Pierre Desproges.
"On me surnommait le Frankenstein du rire, le Dracula de la facétie, voire le pape de l'humour noir. C'était bien beau, mais le public m'assimilait à mes blagues. Il me considérait comme un franc salaud, un bourreau d'enfants, un monstre. Et moi je suis un tendre", confiait-il à L'Aurore en 1978.
FAN DE MOLIÈRE SUR LE TARD
En 1971, il montre une nouvelle facette de sa palette d'acteur en tournant pour la télévision La Maison des bois, sous la direction de Maurice Pialat. Dans un rôle à contre-emploi, il y interprète un garde-barrière au grand cœur recueillant un jeune orphelin.
Homme de scène avant tout, il joue aussi bien dans des comédies de boulevard (Assassins associés, Oscar…), dans des opérettes, que dans des classiques (Ubu Roi, Pygmalion, Le Barbier de Séville…), et en particulier dans des pièces de Molière, qu'il affectionnait particulièrement après l'avoir découvert sur le tard.
Au cinéma, Pierre Doris est souvent abonné aux personnages d'affreux et aux seconds rôles. Il apapraît dans de nombreuses comédies, dont Fortunat (1960), aux côtés de Bourvil et Michèle Morgan, Clémentine Chérie (1962), avec Michel Serrault et Philippe Noiret, Les Rois du gag (1983) de Claude Zidi. En 1981, il prête ses traits au héros de Frédéric Dard, Bérurier, dans San Antonio ne pense qu'à ça (1981).
Il est "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, selon Dalil Boubakeur
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a déclaré mercredi 28 octobre qu'il était "trop tard" pour lutter contre le voile intégral, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André Gerin (PCF-Rhône).
"C'est trop tard parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme", a-t-il insisté, devant l'étonnement exprimé par les membres de la mission. "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme", a ajouté Dalil Boubakeur, pour qui le port du voile int
égral est lié à l'influence des imams salafistes. Il a dénoncé une "aboulie générale", en France et ailleurs, face au fondamentalisme.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris pense toutefois qu'il faut connaître les motivations des femmes qui portent le voile intégral, et éventuellement traiter le problème "au cas par cas". Et s'il faut une loi, "ce serait une loi de sécurité publique", liée notamment à la nécessité d'être identifiable, a-t-il estimé.
Au début de son exposé, il a longuement expliqué que le voile n'était pas imposé par l'islam, rappelant au contraire que la femme du Prophète, Aïcha, ne se voilait pas le visage pour aller à La Mecque. Rappelant que la Mosquée de Paris, depuis sa fondation en 1922, s'applique à "construire un islam de France", il a demandé que l'islam modéré ait davantage de moyens pour continuer dans cette voie.
Bon sperme, longue vie
La qualité du sperme serait un bon indicateur de l’espérance de vie d’un homme, révèle une étude de l’Université d’Odense, au Danemark.
Le suivi de 43 277 hommes, de 1963 à 2001, montre que les taux de mortalité baissent quand les hommes atteignent une concentration de quarante millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme. Mi. M.
Johnny Hallyday: «Qu’on foute la paix à Polanski!»
L'interview exclusive du "Matin" crée le buzz dans la presse française: Tf1, RTL, Le Monde, France Info, autant de médias qui relayent les propos de Johnny à propos de l'affaire Polanski.
Que pensez-vous de l’affaire Polanski, cet autre habitué de Gstaad?
C’est douloureux. La justice, c’est la justice. Et je ne suis pas là pour juger. Moi qui ai été injustement accusé de viol, j’en ai beaucoup souffert. Ma famille aussi. Maintenant, je ne sais pas ce qu’il a fait. Je n’y étais pas. Mais, trente-deux ans plus tard, alors que la victime demand
e l’arrêt des poursuites et que cet homme a changé de vie, je me dis que la façon dont tout cela s’est déroulé n’est pas très juste. C’est un guet-apens. Il avait 44 ans, il en a 76. Qu’on foute la paix à cet homme-là!
Etes-vous en contact avec ses proches?
Emmanuelle Seigner (ndlr: épouse de Polanski) est une amie. En 1985, nous avions tourné ensemble dans «Détective» de Jean-Luc Godard. Elle n’envoie plus son fils et sa fille à l’école, parce que les autres enfants sont cruels avec eux. C’est terrible.
Le monde du show-business dans lequel vous avez vécu, de façon extrême parfois, peut-il dérégler un homme?
Oui. Le star-system, la pression, celle des médias, peuvent te rendre fou. J’ai trouvé mon équilibre grâce à Laeticia et mes enfants. Ma vie va très bien aujourd’hui. Sans ça, elle aurait basculé. A l’époque, la femme de Polanski, Sharon Tate, avait été massacrée et on lui avait enlevé son enfant du ventre. C’est un drame horrible qui a pu le perturber aussi.
La France justifie ses dépenses à la présidence de l'UE
La France a dépensé moins qu'initialement prévu pour assurer la présidence de l'Union européenne en 2008 et "n'a pas à rougir" du coût de celle-ci, a affirmé, mercredi 28 octobre, le ministre du budget, Eric Woerth, s'élevant contre la
polémique suscitée par un rapport de la Cour des Comptes.
"Le budget de la présidence française de l'Union européenne était prévu à 189 millions d'euros. En réalité, 151 millions ont été dépensés", a dit M. Woerth sur RMC. Selon lui, l'Allemagne a dépensé davantage que la France pour assurer la présidence tournante de l'UE durant six mois, et le coût par habitant est moindre pour la France que dans la plupart des autres pays. Le sénateur centriste Jean Arthuis avait jugé la semaine dernière que le coût de cette présidence était "élevé" par rapport à celui des autres pays (autour de 70 millions).
UN DÎNER À 5 000 EUROS PAR PERSONNE
Le président de la commission des finances du Sénat, commanditaire d'un rapport sur le sujet à la Cour des Comptes, soulignait également que le coût final était inférieur de 28 millions d'euros aux prévisions. Mais il relevait que, selon la Cour des Comptes, "certaines dépenses n'ont pas été intégrées" et ont été prises en charge soit par l'UE, soit par des collectivités territoriales. Ainsi, "une trentaine de millions ont été ainsi 'sponsorisés'", selon M. Arthuis.
De son côté, le député apparenté socialiste René Dosière a dénoncé mardi des "dépenses incroyables, insupportables et inacceptables". Il a notamment fustigé "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1 010 256 euros, soit 5 050 euros par personne", et "l'installation – pour quatre heures ! – d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245 772 euros". Interrogé sur la facture de cette douche, M. Woerth a rétorqué : "Ce serait scandaleux si c'était vrai, mais c'est faux !"
Selon lui, la somme citée par M. Dosière correspond au montant total de l'aménagement du Grand Palais nécessaire à l'organisation du sommet de l'Union pour la Méditerranée, dans le cadre de la présidence de l'UE.
Cet aménagement incluait, selon M. Woerth, l'installation de plusieurs salles destinées à abriter des entretiens bilatéraux des quarante-quatre chefs d'Etat et de gouvernement invités, ainsi que des toilettes et deux douches mises à disposition de l'ensemble des participants, et non pas réservées à l'usage du président Nicolas Sarkozy.
Les crises – Georgie-Russie, crise financière internationale – ont été l'objet d'"un nombre accru de réunions" non initialement prévues, a de son côté justifié le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
L'offensive de Villepin irrite la majorité
REACTIONS - En se posant en «alternative républicaine» face à Nicolas Sarkozy, l'ancien premier ministre provoque des remous à l'UMP et fait sourire l'opposition.
Sitôt le procès Clearstream achevé, Dominique de Villepin s'est posé en «alternative républicaine» face à Nicolas Sarkozy. A peine sorti du prétoire où il s'était plaint de l'«acharnement» du chef de l'Etat, l'ancien premier ministre a opéré une démonstration de force en réunissant un millier de partisans mardi soir à Paris pour fustiger «la concentration des pouvoirs» et l'«esprit de cour».
Des propos qui ne plaisent guère dans les rangs de la majorité. Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, raille un discours dans lequel il n'a décelé «aucune proposition concrète». «M. de Villepin ne propose pas d'alternative, il propose sa personne», insiste-t-il, estimant que les électeurs ne seront «pas dupes» lors de la prochaine présidentielle. «Le message, c'était simplement ‘je suis là'. Hé bien, je crois que les Français aussi sont las.»
Au sein d'une opposition plutôt goguenarde, l'activisme de l'ex-premier ministre contre l'Elysée sonne en revanche comme une excellente nouvelle. «Ne soyons pas langue de bois : tout ce qui peut affaiblir Nicolas Sarkozy venant de la droite est bon à prendre pour les socialistes. Mais pour autant, on ne doit pas s'en contenter», glisse le député socialiste André Vallini.
Chez les Verts, Noël Mamère se montre plus dubitatif, estimant que Villepin s'était surtout lancé dans «un règlement de comptes», et doutant qu'il constitue une «alternative crédible». Et le maire de Bègles d'enfoncer : «Quand il a été premier ministre, personne ne s'est aperçu que Villepin était capable de mener des politiques alternatives à celles de Sarkozy».
Pour François Bayrou(?) en revanche, l'offensive de l'ancien premier ministre est un événement «très important». «Plus nombreux nous serons à dire que dans ce qui se passe aujourd'hui en France, il y a des dérives qui ne sont pas acceptables, plus vite on obtiendra un changement», prédit le président du MoDem.
Un ancien nazi néerlandais devant la justice allemande
Le procès d'Heinrich Boere, un ancien nazi néerlandais âgé de 88 ans, s'est ouvert mercredi devant le tribunal d'Aix-la-Chapelle, dans l'ouest de l'Allemagne. Il est jugé pour le meurtre de trois civils tués en représailles à une attaque de résistants contre les forces allemandes aux Pays-Bas durant la Seconde Guerre mondiale.
Il a reconnu avoir abattu les trois hommes alors qu'il appartenait à un escadron de la mort des Waffen SS. Il avait réussi à échapper à la justice pendant plus de soixante ans après la guerre.
Le procès doit durer sur 13 jours et s'achever le 18 décembre, mais pourrait se prolonger au-delà si nécessaire. Les audiences devraient se limiter à environ trois heures par jour pour tenir compte de l'âge et de la mauvaise santé de l'accusé.
Deux skinheads vêtus de noir ont été accueillis par des cris "Dehors les nazis, pas de fasciste ici!" à leur entrée dans la salle d'audience. Ils se sont assis et quelques minutes plus tard, le calme est revenu et le procès a pu commencer.
A l'extérieur du tribunal, plusieurs manifestants s'étaient rassemblés avec des panneaux noirs sur lesquels on pouvait lire "Pas de paix pour les criminels nazis" et "Ne pas pardonner, ne pas oublier". Elisabeth Souvignier, une institutrice d'Aix-la-Chapelle, a estimé que "cette affaire avait pris beaucoup trop de temps". "Je suis ici aujourd'hui parce je devais l'être", a-t-elle expliqué.
Heinrich Boere s'était porté volontaire à l'âge de 18 ans pour servir dans les Waffen SS, quelques mois seulement après l'invasion de son pays par les forces allemandes. Après avoir combattu sur le front russe, il était revenu aux Pays-Bas comme membre d'un escadron de la mort au nom de code de "Silbertanne" (pin d'argent), composé largement de volontaires SS néerlandais comme lui. Ils avaient pour mission de tuer des concitoyens en représailles à des attaques de la résistance contre des collaborateurs.
Dans une interview en 2007 au journal néerlandais "Algemeen Dagblad", Heinrich Boere s'était justifié en affirmant qu'il était désolé de ce qu'il avait fait, mais que c'était "une autre époque avec des règles différentes". Il risque la prison à vie.
A l'ouverture du procès, le fils d'une des trois victimes de l'ancien nazi, Teun de Groot, a longuement observé l'accusé, qui était assis de l'autre côté de la pièce dans un fauteuil roulant. Avant l'audience, il avait fait part de son optimisme devant les journalistes. "Je pense qu'il y aura une bonne décision". AP
Bruxelles veut mettre de l'ordre dans les prix alimentaires
Lutte contre les pratiques déloyales du commerce alimentaire, plus grande transparence du secteur : la Commission européenne va proposer mercredi 28 octobre de durcir ses contrôles pour que la baisse des prix agricoles se répercute davantage dans le panier de la ménagère.
L'exécutif européen soupçonne depuis longtemps les intermédiaires entre les agriculteurs et les consommateurs finaux (industrie agroalimentaire, groupes de distribution) de se garder des marges parfois excessives pénalisant tant les ménages que les paysans. Les propositions qu'il doit présenter se veulent un début de réponse.
Depuis la mi-2008, avec la crise économique, les prix des produits agricoles de base ont fortement baissé, comme ceux du lait, sans que cela se traduise immédiatement sur les étiquettes des étals de supermarchés, déplore l'exécutif européen dans un rapport sur le sujet. "Ces fluctuations ont nui aux producteurs agricoles et ne permettent pas aux consommateurs de bénéficier de conditions équitables", souligne-t-il dans ce texte.
Les prix d'un même produit peuvent varier énormément d'un pays à l'autre en Europe, en raison de législations, politiques fiscales ou traditions différentes. Le taux de variation atteint ainsi un record de 70 % pour l'eau minérale, 58 % pour le pain blanc, 49 % pour les œufs, 48 % pour la crème glacée et 44 % pour le bœuf haché.
Pour y remédier, Bruxelles propose de faire la chasse aux "pratiques déloyales" qui contribuent à maintenir des prix élevés, d'accroître la transparence pour encourager la concurrence et de lever les obstacles qui demeurent pour le commerce transfrontalier de produits alimentaires.
EXPO- France - Angleterre, caricatures anglaises au temps de la Révolution
Le musée Carnavalet à Paris expose ses trésors cachés et sort de ses placards d'incroyables estampes de la fin du 18e siècle. Des caricatures irrévérencieuse
s qui en disent long sur les stéréotypes nationaux répandus des deux côtés de la Manche depuis la Révolution
1789, le peuple français gronde. Et quand la fièvre révolutionnaire monte d'un côté de la Manche, le vieil ennemi anglais ne reste pas indifférent. Dans les milieux conservateurs britanniques, tous les moyens sont bons pour condamner les insurgés, à commencer par les caricatures qui connaissent à cette époque un succès fulgurant Outre-manche. La trentaine d'estampes réunies par le musée Carnavalet témoignent du dynamisme de la satire graphique: des coups de crayons précis et aboutis, et des messages qui flirtent avec la propagande. Dessinées par James Gillray, Thomas Rowlandson ou Richard Newton, les dessins regorgent de détails aussi drôles que crus. L'exagération et la simplification sont autant de moyens de condamner les élans révolutionnaires qui agitent la France.
La peur des furies féminines
Louis XVI, Marie-Antoinette, les sans-culottes,
tous en prennent pour leur grade. Les caricaturistes utilisent les ressorts classiques de la satire, comme dans une représentation de la fuite à Varennes où le roi apparaît joufflu, rouge et soufflant, embarqué dans une course grotesque.
Réels ou fantasmés, les événements sont passés au crible par les artistes qui croient y lire les stéréotypes traditionnels associés aux Français: grossièreté, crudité et culot de ses « femmes en furie » promptes à décapiter le premier noble de passage. Trois siècles plus tard, l'irrévérence fait toujours mouche.
Alexia Eychenne
France – Angleterre à Carnavalet, caricatures anglaises au temps de la Révolution,
au musée Carnavalet
Jusqu'au 3 janvier 2010
Tous les jours de 10h à 18h, sauf lundi et jours fériés
Entrée gratuite
23 rue de Sévigné
75003 Paris
Métro Saint-Paul, ligne 1
Renseignements au 01 44 59 58 31 ou ici
Villepin se pose en "alternative républicaine" à Sarkozy
Quelques jours après la fin du procès Clearstream où dix-huit mois de sursis ont été requis à son encontre, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin a fait son retour sur la scène politique, mardi 27 octobre. Devant ses parti
sans réunis dans un salon de la Maison de l'Amérique latine à Paris, il s'est livré à une attaque en règle du bilan de Nicolas Sarkozy et s'est posé comme "une alternative républicaine".
Devant près d'un millier de membres du Club Villepin, il a estimé que la France "ne peut plus vivre avec une concentration du pouvoir, une personnalisation du pouvoir qui nuit à son efficacité". "Nous le voyons avec l'esprit de cour. Quand nous vivons à l'ère d'une démocratie d'opinion où jour après jour, ce sont les polémiques qui font l'actualité, nous ne répondons pas aux préoccupations des Français", a-t-il déclaré.
Qualifiant le rassemblement "d'acte fondateur", il a proposé, entouré de sa garde rapprochée, une "alternative républicaine", "au-delà des clans", tout en admettant que "cela ne se construit pas en un jour". "Merci pour aujourd'hui et merci pour demain", a-t-il lancé, sous les applaudissements, en référence à la présidentielle de 2012.
Ce que l'Etat a acheté à la FIAC
mardi 27 octobre 2009
Facebook, à mort !
La semaine dernière, Facebook a mis en ligne la nouvelle formule de sa page d’accueil présentant, notamment, un nouveau système de « suggestions ». En
plus des classiques « Devenez fan de cette page » ou « Vous connaissez peut-être cette personne », le site propose maintenant à ses membres de « prendre des nouvelles » des amis auxquels ils n’écrivent pas souvent, de les aider à enrichir leur profil en écrivant quelque chose sur leur mur, ou de leur suggérer de nouveaux amis. Une initiative sans doute très louable et très altruiste dans l’esprit de ses créateurs, mais plutôt horripilante dans les faits, quand on réalise qu’on se fait rappeler à l’ordre et donner des leçons de sociabilité par un programme automatisé. Et le système peut devenir carrément glauque quand le bloc des suggestions propose de prendre des nouvelles d’un ami... décédé.
C’est pour éviter de confronter les utilisateurs à ce dérangeant cas de figure qu’une note du blog officiel de Facebook, publiée hier, aborde la démarche à suivre pour que les profils de membres défunts soient reconnus comme tels dans le réseau social. Max Kelly, de l’équipe sécurité de Facebook, rappelle que l’on peut demander au site de « mémorialiser » le profil du mort. Pas de le supprimer — n’exagérons rien, il s’agit de Facebook et le respect a ses limites —, juste d’en faire un mémorial numérique. N’importe qui peut effectuer cette demande via un formulaire en ligne, en précisant la relation entretenue avec le compte visé (famille, ami, collègue, ou « autre ») et en fournissant une « preuve de décès » : nécrologie ou « article de presse » prouvant l’événement. Pour Facebook, donc, n’est mort que celui dont on parle dans le journal, et encore — seulement si l’avis est lisible en ligne. Car étrangement, le champ « Preuve de décès » ne permet pas d’envoyer au site un document scanné sous forme de pièce jointe, mais uniquement d’y écrire du texte ou d’y coller un lien.
McDonald's quitte l'Islande en raison de la crise financière
REYKJAVIK (Reuters) - McDonald's annonce qu'il met la clé sous la porte en Islande en raison de la gravité de la crise financière frappant ce pays nordique.
Ses trois restaurants, sous franchise de Jon Ogmundsson depuis 2004, fermeront leurs portes le 31 octobre à minuit.
"La complexité opérationnelle unique de la pratique des affaires en Islande, ajoutée au climat économique très difficile régnant dans ce pays, font qu'il est financièrement prohibitif de poursuivre nos activités", explique McDonald's Europe dans un communiqué.
Le n°1 mondial de la restauration rapide précise que dans ces conditions, elle n'entend pas pour le moment chercher un nouveau partenaire en Islande.
Jon Ogmundsson compte pour sa part lancer une nouvelle chaîne de hamburgers appelée "Metro".
Les banques islandaises ont fait faillite à l'apogée de la crise mondiale du crédit, plongeant toute l'économie dans un profond marasme. L'économie du pays dépend principalement d'une aide financière du FMI d'un montant de dix milliards de dollars.
Omar Valdimarsson, avec Martine Geller à New York, version française Jean-Loup Fiévet
Banques : l'Etat va recevoir 713 millions d'euros d'intérêts
L'Etat français va recevoir 713 millions d'euros d'intérêts des capitaux apportés aux banques françaises. BNP Paribas versera à elle seule 226 millions.
"Les banques vont payer 713 millions d'euros supplémentaires à l'occasion des remboursements qui vont intervenir dans les jours qui viennent", a indiqué ce mercredi Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat aux PME, à l'Assemblée nationale. Ces intérêts seront versés par les banques qui ont reçu de l'Etat près de 20 milliards d'euros depuis le début de la crise financière.
BNP Paribas versera à elle seule 226 millions d'euros au titre d'intérêts. Suivent le Crédit Agricole (220 millions), la Société Générale (185) et le Crédit Mutuel (82 millions). Ces quatre établissement ont déjà remboursé les aides reçues depuis 2008 ou sont sur le point de le faire.
Par ailleurs, la garantie apportée par l'Etat aux banques pour qu'elle puisse se financer sur les marchés lui a par ailleurs rapporté 1,4 milliard d'euros, a rappelé Hervé Novelli.
Ces pubs qui font hurler les féministes
La dernière en date, la pub du Cantal, a provoqué un véritable tollé au sein du collectif les "Chiennes de garde". Même la secrétaire du PCF, Marie Georges Buffet, a demandé son interdiction. Retour en images sur ces pubs accusées de dégradées l'image de la femme.
La pub du cantal : "Oublier le cantal ça peut-être fatal"
OU CELLE DU BOURSIN AU ROQUEFORT ? ELLES ME FONT BIEN MARRER CES NANAS !
Le foot français a plus de valeur financière que sportive
C'est ce que révèle un classement de Futebol Finance. Ce site de foot portugais s'est essayé à dresser un classement des équipes nationales en fonction de la valeur financière des joueurs qui les composent, afin de les comparer au classement FIFA.
Le site de finance du foot Futebol Finance a estimé la valeur économique des sélections nationales en 2009, afin de les comparer au classement FIFA. Celui-ci est établi sur des critères sportifs à partir des résultats des équipes nationales au cours des quatre dernières années
La plupart des nations parviennent à transformer l'investissement économique dans leurs effectifs en victoires. Mais la France fait partie des mauvais élèves : si elle occupe la 3ème place économique du classement 2009, avec des joueurs qui attirent les clubs étrangers (Henry, Diarra, Benzema, Gallas), ses performances sportives sont bien en deça de la 3e place: elle occupe le 10e rang au classement Fifa.
Les classements de l'Espagne et du Brésil sont plus cohérents : les deux équipes se disputent les deux premières places des deux classements économique et sportif.
Le classement de Futebol Finance
1. Espagne 510 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 20,4M€)
(Ranking FIFA : 2ème place)
2. Brésil450 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 17,9M€)
(Ranking FIFA : 1ère place)
3. France 440 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 17,6M€)
(Ranking FIFA : 10ème place)
4. Angleterre420 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 16,8M€)
(Ranking FIFA : 7ème place)
5. Italie 400 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 16M€)
(Ranking FIFA : 4ème place)
6. Argentine390 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 15,6M€)
(Ranking FIFA : 8ème place)
7. Portugal 340 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 13,6M€)
(Ranking FIFA : 17ème place)
8. Allemagne 290 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 11,6M€)
(Ranking FIFA : 4ème place)
9. Pays-Bas 280 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 11,2M€)
(Ranking FIFA : 3ème place)
10. Russie210 millions d'euros (valeur moyenne par joueur : 8,4M€)
(Ranking FIFA : 6ème place)
LE MYSTÈRE DASSAULT
De la politique aux affaires, le porte-drapeau de l'industrie militaire nationale vole de succès en succès. Pourtant, Semé Dassault décrète un silence radio. Résultats négatifs, défi du Rafale... le repli stratégique est aussi une reprise en main dynastique.
Que se passe-t-il à l'intérieur de la maison Dassault ? Depuis l'été dernier, plus rien ne doit filtrer hors de l'imposant hôtel particulier qui abrite le siège du groupe familial, sis au rond-point des Champs-Elysées, à Paris. Le 29 septembre, le conseil de famille, instance qui régit la vie du groupe, arbitre les ambitions et décide des investissements, a formellement demandé le silence aux quatre enfants de Serge et Nicole Dassault.
Depuis cette date, il est interdit à Obvier, Laurent, Thierry et Marie-Hélène de s'exprimer sur toute autre question que leurs activités personnelles. Rien, donc, surtout ce qui touche au groupe. Quant à Serge Dassault et à son proche conseiller Charles Edelstenne, membre du conseil de surveillance et du «comité des sages» du groupe familial, également PDG de Dassault Aviation et président de Dassault Systèmes, ils refusent farouchement toute idée d'interview. Quel mystère y a-t-il donc à cacher ?
En apparence, ils n'ont pourtant qu'à se féliciter de ce qui leur arrive. Industriel, patron de presse mais aussi homme politique, Serge Dassault vient de gagner une bataille qui lui tenait à coeur. Déclaré inéligible pour un an à Corbeil-Essonnes, dont il était maire depuis 1995, il a réussi le 4 octobre à faire élire son conseiller Jean-Pierre Bechter face à la gauche locale, à 27 voix près. Une revanche personnelle. «Il a rajeuni de dix ans», se réjouit son entourage.
Autre sujet de satisfaction, l'investissement personnel de Nicolas Sarkozy dans l'exportation du Rafale, pour lequel le président brésilien Lula a exprimé sa préférence le 7 septembre, lors de la visite à Brasilia du président français. A la clé, un probable contrat de 4 à 5 milliards d'euros pour Dassault Aviation. Une autre revanche pour l'industriel, qui n'a pas encore vendu un seul de cet avion de combat à l'étranger. Enfin, à la surprise générale, Dassault est devenu en mai l'opérateur industriel du groupe d'électronique Thaïes, que convoitait EADS. Face au géant européen, le groupe familial fait désormais figure de porte-drapeau de l'industrie française de l'armement. Encore une revanche.
Crime de lèse-majesté
Et pourtant, quelque chose ne tourne pas rond dans la société créée par Marcel Dassault. Faut-il en faire porter la responsabilité à Olivier, l'aîné de la troisième génération, qui a brisé un tabou en donnant cet été une interview retentissante à La Croix ? C'était la première fois que le député (UMP) de l'Oise s'exprimait de la sorte : «Je suis le plus qualifié pour la succession», proclamait-il le 1er juillet, insistant sur ses qualités d'«ingénieur», de «pilote» et d'«eu de la nation», ayant de surcroît «des contacts politiques au plus haut niveau».
Ces déclarations illustrent le sentiment de frustration qui habite aujourd'hui les petits-enfants de Marcel Dassault. Tous peinent en effet à se faire un prénom, même s'ils ne sont pas vraiment à plaindre, surtout depuis la donation-partage intervenue en décembre 2008 (lire page 74). Ces propos ont été ressentis comme un crime de lèse-majesté par le chef de famille qui ne compte aucunement se retirer des affaires, malgré ses 84 ans. «Ma succession n'est pas ouverte», a rétorqué Serge Dassault par un communiqué envoyé à l'Agence France Presse. Ambiance. Le moment, il est vrai, n'est pas le mieux choisi. Non seulement parce que les grandes manoeuvres ne sont pas terminées - il serait question d'un rapprochement Thales-Nexter -, mais aussi parce que la crise a fragilisé le holding familial, le Groupement industriel Marcel Dassault (GIMD). La maison connaît des difficultés qu'elle préférerait ne pas voir médiatisées. Les chiffres que Challenges a pu se procurer sont éloquents. En 2008, le GIMD a enregistré une perte de 86,5 millions d'euros, contre un bénéfice de 138,9 millions en 2007. Le dernier déficit remontait à 2002, et encore son montant était-il symbolique. Fini, l'époque où tout semblait facile.
Investissements malheureux
Serge Dassault, qui avait, en 2004, consacré 1,2 milliard d'euros au rachat de l'ex-empire de presse de Robert Hersant, ne peut que constater aujourd'hui l'étendue des dégâts (lire page 71). Pour tenir compte des mauvais résultats de la Soc- presse, la maison mère a dû passer une provision de 95 millions d'euros en 2008, a reconnu Serge Dassault dans son rapport de gestion du GIMD, à l'occasion de l'assemblée générale mixte des actionnaires du 30 septembre 2009. Le lendemain même de l'interdiction faite aux représentants de la troisième génération de donner des interviews... Ceci explique sans doute cela. Le groupe Dassault devra-t-il recapitaliser ses activités de presse ? C'est l'une des questions que se pose aujourd'hui la famille. Ce n'est pas la seule. Alors que la crise a gelé le marché des avions d'affaires Falcon - ce qui n'a pas empêché Dassault Aviation d'augmenter la distribution de dividendes en 2008 - et affecté la rentabilité des activités immobilières (lire page 70), certains investissements sur les marchés financiers se sont révélés particulièrement malheureux. Selon le rapport de Serge Dassault, le groupe a également dû provisionner «10 millions d'euros sur des opérations de dérivés conclues avec Lehman Brothers», la banque dont la faillite a précipité la crise à Wall Street, et 16 millions d'euros sur le portefeuille actions, en raison de «l'évolution défavorable des cours de Bourse». Et en pleine tempête boursière, à l'automne 2008, le groupe a acheté 2% de Veolia Environnement. Un investissement de 221 millions d'euros, le plus important de l'année pour la famille Dassault. Mais l'entreprise de services aux collectivités dirigée par Henri Proglio, lequel siège au conseil d'administration de Dassault Aviation, n'avait pas encore terminé sa dégringolade boursière. Et Dassault a dû inscrire à ce titre 30 millions d'euros de provisions supplémentaires pour dépréciation. Heureusement, Dassault Systèmes et son logiciel Caria, qui a fait une grande partie de la fortune familiale, et celle de son fondateur, Charles Edelstenne, fait mieux que résister et reste fortement bénéficiaire. Que se passerait-il si ce n'était plus le cas ? Bien sûr, le groupe a déjà traversé des périodes difficiles : après l'élection de Mitterrand en 1981, avec les nationalisations, ou lorsque Serge Dassault a dû batailler contre le ministre de la Défense, André Giraud, pour prendre la tête de Dassault Aviation au décès de son père. Sans compter la période de vaches maigres qui a suivi, quand l'Etat refusait de passer commande du Rafale, jusqu'au feu vert du Premier rninistre Jacques Chirac, en 1988.
Persévérance payante
Maintes fois, on a diagnostiqué le déclin de la maison Dassault, pronostiqué la perte de son indépendance ou raillé sa stratégie franco- française. Mais la persévérance des Dassault, leur influence personnelle, leurs réseaux au sein du pouvoir et de la hiérarchie militaire, ainsi qu'une bonne dose de chance leur ont permis de passer la vague à chaque tempête. Comme ce lundi d'avril 1997 où Serge Dassault, la mort dans l'âme, s'apprêtait à signer le projet de rapprochement de sa filiale aéronautique avec l'entreprise publique Aerospatiale, imposé par Jacques Chirac. Le destin en décida autrement. La veille, le président de la République avait annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale. La fusion Dassault-Aerospatiale ne vit donc jamais le jour.
Douze ans plus tard, Dassault continue de faire de la résistance. Mais entre-temps, un président de la République a trouvé en lui un écho à ses propres convictions. «Dassault, qui a toujours été anti-européen, est très écouté maintenant, car l'Europe est en panne d'idées», estime Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Déjà, à Bercy, Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité à heurter les bons sentiments européens pour sauver Alstom ou éviter à Sanofi -Aventis une OPA helvétique. A l'Elysée, cet adepte de la politique industrielle continue de privilégier les solutions françaises lorsqu'il y en a. Mieux vaut Dassault qu'EADS. Ainsi n'a-t-il pas souhaité confier au groupe européen les clés de Thales lorsque Alcatel-Lucent a voulu vendre sa participation. Marqué par ses problèmes de gouvernance franco-allemande, EADS n'a même pas eu le droit de concourir. Au grand dam de son président exécutif, Louis Gallois, qui en a abandonné son mandat d'administrateur de Dassault Aviation ! Dassault a bel et bien été désigné à cette occasion «champion national», sans que les avantages et inconvénients de son caractère familial aient été évoqués. Maintenant, il va falloir assumer.
Ce mardi 6 octobre, une cérémonie se déroule dans un salon du secrétariat d'Etat à la Défense, rue de Bourgogne à Paris. Les dirigeants de Dassault Aviation et Thales signent avec le secrétaire d'Etat Hubert Falco des conventions destinées à faciliter l'envoi d'experts des deux entreprises sur des théâtres d'opérations tels que l'Afghanistan, notamment pour améliorer le soutien au Rafale. Une initiative qui traduit «la volonté de l'Etat de renforcer le lien avec Dassault Aviation sur le terrain», souligne dans son discours Jacques Pellas, le secrétaire général de l'avionneur. Directeur des affaires France de Thales, Didier Brugère évoque quant à lui «l'exemplarité» que doit s'imposer le «premier fournisseur de la défense française». «Vous avez devant vous le complexe militaro-industriel», plaisante un réserviste en uniforme. Il n'a pas tout à fait tort, même si ce complexe est bien plus modeste que celui qui s'active de l'autre côté de l'Atlantique.
L'heure de vérité
«Pour la première fois de la Ve République, nous avons un président qui fait avec son industrie ce que fait le président américain», se félicite-t-on au rond-point des Champs-Elysées. Envoyer plus d'industriels sur le terrain, pour tirer le meilleur parti des «retours d'expérience» et mieux exporter ? Les Américains pratiquent cette politique depuis longtemps. Un président VRP ? «Vendre des avions de combat est politique», martèle Charles Edelstenne. Comme son homologue américain, Nicolas Sarkozy dispose désormais d'une war room, cellule chargée de coordonner les ventes d'armes à l'étranger. Et ça marche, comme au Brésil, à charge pour Dassault de transformer la «préférence» de Lula en contrat sonnant et trébuchant. Une négociation sous pression, car l'élection présidentielle a lieu l'an prochain et le président Lula ne se représente pas.
Cette négociation peut-elle capoter ? «Nicolas Sarkozy et le président Lula ont bâti un partenariat fort, dans les sous-marins, les hélicoptères, les avions et le civil, et il y a une réciprocité» , argumente Eric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation. L'heure de vérité ne va pas tarder. Après le Brésil, ce sera au tour des Emirats arabes unis (EAU) de se décider fin 2009 ou début 2010, puis à la Suisse, en février. Trois négociations-clés pour l'avenir de Dassault, et pour le pari industriel de Nicolas Sarkozy. D'ici là ? Motus et bouche cousue au rond-point
Tel père, tel fils
MARCEL DASSAULT - Avions
Diplômé de l'Ecole supérieure d'aéronautique, Marcel Bloch, devenu Dassault après la Seconde Guerre mondiale, était un pionnier, inventeur de l'hélice Eclair. De ses ateliers sortiront l'Ouragan, premier avion à réaction de série fabriqué en France, puis les Mystère et les Mirage.
- Presse
Marcel Dassault était propriétaire de Jours de France, hebdomadaire à gros tirage dont le siège était installé au rond- point des Champs-Elysées. Il y tenait sa rubrique «Le café du commerce». Ce magazine avait été racheté, puis fermé, par Robert Hersant.
- Politique
Député de l'Oise, Marcel Dassault a été le doyen de l'Assemblée nationale de 1978 à 1986. Il était proche de Jacques Chirac dont il avait soutenu la carrière depuis ses débuts en Corrèze. Son petit-fils, Olivier, est aussi député de l'Oise, mais la circonscription a depuis été redécoupée. SERGE DASSAULT - Avions
X-Supaéro, le fils de Marcel Dassault a mis des années à imposer le Rafale, conçu du vivant de son père, à l'armée de l'air et à la Marine. Il tente avec la même obstination de l'exporter. Il a développé avec succès les avions d'affaires Falcon, jusqu'à la crise financière qui a gelé le marché.
- Presse
Serge Dassault a racheté l'ancien empire Hersant, la Socpresse, en 2004, dont il a depuis revendu la plupart des titres, sauf celui qui le faisait rêver : Le Figaro. Mais il n'en a pas retiré autant de satisfaction qu'il en espérait, car il ne peut y exprimer ses points de vue.
- Politique
Serge Dassault est membre de l'UMP. Il a conquis en 1995 la mairie de Corbeil-Essonnes, tenue jusque-là par le PC, mais a été déclaré inéligible pour un an après des irrégularités constatées lors des dernières élections municipales. Sénateur de l'Essonne depuis 2004, il est et doyen du Sénat.
Anne-Marie Rocco
Peu de quotidiens nationaux demain
Les ouvriers du Livre CGT des NMPP ont appelé, aujourd'hui dans un communiqué, "à observer dans un premier temps un arrêt de 24 heures" de la distribution des journaux, à partir d'aujourd'hui La CGT des NMPP (Nouvelles messageries de la presse parisienne, principale société chargée de la distribution) se déclare "solidaire de toutes les initiatives" du Syndicat général du Livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT).
Ce syndicat est en désaccord avec le Syndicat patronal de la presse quotidienne nationale (SPQN) concernant certaines modalités de la modernisation des imprimeries de ce secteur. "Le syndicat patronal a mis des textes à la signature sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, à savoir le nouveau contrat social dans la profession pour moderniser les entreprises et licencier du personnel", a déclaré Laurent Jourdas, délégué syndical central des NMPP.
Selon le syndicaliste "à la suite d'une fin de non recevoir" de la part du SPQN lors de négociations mardi matin, "il a été décidé un arrêt de travail concernant les quotidiens nationaux". Le Monde daté du mercredi 28 octobre n'a d'ailleurs pas été imprimé en raison d'un arrêt de travail du SGLCE-CGT.
Amende de 10.000€ pour Dieudonné
L'humoriste Dieudonné a été condamné aujourd'hui à 10.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des propos sur la scène du Zénith lors de la remise du "prix de l'infréquentabilité" à l'historien révisionniste Robert Faurisson par une personne déguisée en déporté juif.
Un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende avaient été requis à son encontre, le 22 septembre, par le procureur de la République Anne de Fontette.
A l'audience, l'humoriste avait qualifié son geste d'"attentat humoristique" tout en tentant d'en relativiser la portée et en invoquant sa "liberté d'expression".
Le tribunal a par ailleurs condamné Dieudonné M'Bala M'Bala à verser un euro au titre de dommages et intérêts à huit associations qui s'étaient portées partie civile et un total de 10.000 euros pour frais de justice à l'ensemble de ces associations.
Dans son jugement, le tribunal a estimé que Dieudonné s'était bien rendu coupable d'"injure publique" envers des personnes d'origine ou de confession juive.
Me Michael Ghnassia, avocat de SOS Racisme s'est déclaré "tout à fait satisfait de cette décision qui confirme que Dieudonné est un récidiviste de l'injure raciale". Pour Me Stéphane Litli (Union des étudiants Juifs de france), "ce provocateur a ainsi été invité par le tribunal à réviser les fondements de son humour antisémite"
Deux condamnations pour propos antisémites ont déjà été prononcées à l'encontre de Dieudonné. La cour d'appel de Paris avait confirmé le 26 juin 2008 sa condamnation à 7.000 euros d'amende pour avoir assimilé en 2005 la mémoire de la Shoah à de la "pornographie mémorielle". La cour d'appel l'avait condamné le 15 novembre 2007 à 5.000 euros d'amende pour avoir comparé en 2004 les "Juifs" à des "négriers".
Dieudonné, 43 ans, s'est forgé l'image d'un provocateur professionnel adepte de déclarations choc sur la religion ou les Juifs et se pose volontiers en redresseur de torts d'un pays qui occulterait son rôle dans l'esclavage et la traite des Noirs.
Dimanche, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu un arrêté préfectoral interdisant son spectacle et l'autorisant donc à se produire ce même jour en soirée à Grenoble. Le préfet de l'Isère avait interdit par arrêté ce spectacle, craignant "des troubles à l'ordre public".
Plusieurs municipalités ont interdit ces dernières années ses représentations.
Le parquet de Paris a ouvert le 4 juin 2009 une enquête préliminaire à l'encontre de l'humoriste pour injure antisémite dans une vidéo sur internet où il dénonce "le puissant lobby de youpins sionistes".
L'humoriste avait mené, pour les élections européennes du 7 juin 2009, une liste "anti-sioniste" qui avait réalisé le score moyen de 1,30 % en Ile-de-France, seule circonscription où elle se présentait.
Le terroriste Carlos, emprisonné à la centrale de Poissy, lui avait alors apporté son soutien.
Angolagate : Charles Pasqua condamné à un an de prison ferme
Les jugements du procès de l'Angolagate, une affaire de vente d'armes de guerre à l'Angola dans les années 1990, ont été rendus, mardi 27 octobre, par le tribunal correctionnel de Paris. L'ancien ministre Charles Pasqua a notamment été condamné un an de prison ferme et a déjà fait part de son intention de faire appel.
M. Pasqua, sénateur et ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine, âgé de 82 ans, écope de trois ans
de prison dont deux avec sursis et 100 000 euros d'amende pour "trafic d'influence". Le jugement va au-delà des réquisitions, le procureur n'ayant requis que trois ans avec sursis pour M. Pasqua.
Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak ont chacun été condamnés à six ans de prison ferme, assortis d'un mandat de dépôt à l'audience pour M. Falcone. Les deux hommes ont indiqué qu'ils feraient appel. "Il a été amplement démontré à l'audience qu'entre 1993 et 1998, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak se sont livrés à une activité de commerce de matériel de guerre pour un montant de 793 millions de dollars. Cette activité revêt un caractère illicite. La destruction méthodique et habituelle de preuves suffit à caractériser l'élément intentionnel", a conclu le tribunal.
M. Falcone, 55 ans, a été déclaré coupable de trafic d'armes illicite, d'abus de biens sociaux et de trafic d'influence sur le financement du loyer de Charles Pasqua (1,5 million de francs) pour son mouvement. Il a cependant été relaxé de l'accusation d'abus de confiance.
LE FILS DE FRANÇOIS MITTERRAND CONDAMNÉ À DEUX ANS AVEC SURSIS
Le romancier Paul-Loup Sulitzer a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et 100 000 euros. Il était accusé d'avoir perçu 380 000 euros pour user de son influence dans le monde des médias afin de redorer l'image des deux associés. Dix-huit mois avec sursis avaient été requis contre lui.
L'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani a été condamné à trois ans de prison, dont 21 mois avec sursis pour complicité de trafic d'influence et recel d'abus de biens sociaux. Il écope donc de 15 mois fermes, alors que 18 avaient été requis.
Le fils aîné de l'ancien président socialiste, Jean-Christophe Mitterrand, 62 ans, a été relaxé pour le chef d'accusation de complicité de trafic d'armes mais le tribunal l'a déclaré coupable pour recel d'abus de bien sociaux. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende. Le parquet avait requis un an ferme.
ATTALI ET FENECH RELAXÉS
Le consultant Jacques Attali a, lui, été relaxé des chefs de "trafic d'influence" et "recel d'abus de biens sociaux" dans l'Angolagate. Le parquet avait demandé la relaxe, estimant que l'ancien conseiller de François Mitterrand avait bien touché de l'argent, mais que les sommes étaient liées à un "travail effectif", une étude sur le microcrédit. Le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, qui a entamé la lecture du jugement vers 14 heures, a ainsi suivi ces réquisitions, estimant que "le doute bénéficie au prévenu".
Georges Fenech, 55 ans, ancien député UMP, magistrat et président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a également été relaxé. Six mois avec sursis avaient été requis à son encontre.



















