TOUT EST DIT

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jeudi 6 février 2014

Vie privée-vie publique : une distinction inadéquate


Il n’est pas sûr que la distinction vie privée-vie publique, qu’on nous ressort constamment aujourd’hui en forme de séparation absolue, notamment au sujet des frasques du Président, soit la plus adéquate. Il en existait jadis une autre, sans doute plus opportune : for interne et for externe.
Les frontières entre privé et public ne sont pas, en effet, aussi tranchées. La famille, qui est par excellence le lieu de rencontre de la morale et de la politique, en est un exemple flagrant comme matière mixte. Un crime commis dans la vie privée reste un crime public. Et, même s’il n’y avait pas mort d’homme, il fut un temps où l’adultère pouvait être passible de la justice à certaines conditions. Certes, Jean Madiran aimait à dire que la loi politique ne peut et ne doit imposer de façon coercitive que ce pourquoi l’Etat peut requérir les « gens d’arme », et il ne faut pas en abuser. Elle touche le for extérieur dans des limites raisonnables, impuissante quant au for interne et incompétente en ce qui concerne une grande part du privé. L’autorité ne peut décemment envoyer les gendarmes « tenir la chandelle », selon l’expression populaire, pour voir ce qui se fait ou non dans le lit conjugal.
Immunité de contrainte
C’est assurément le droit du citoyen au respect de son intimité et à une certaine immunité de contrainteen matière morale et religieuse dans de justes limites. A moins d’un totalitarisme insupportable à la mode d’Orwell, pas plus que dans le sanctuaire de la conscience le pouvoir politique ne peut s’ingérer dans le « sanctuaire familial ». Il doit respecter l’exigence de l’amour des époux et leur autorité sur leurs enfants. Ailleurs, la politique n’est pas non plus la morale, même si elle est y ordonnée. Une certaine tolérance légale est de mise selon l’état des mœurs de la société : « C’est pourquoi la loi n’impose pas d’emblée à la multitude des imparfaits ce qui est le fait d’hommes vertueux, à savoir de s’abstenir de tout mal. Sans quoi les imparfaits, n’étant pas de force à porter de tels préceptes, tomberaient en des maux plus graves, selon le dire des Proverbes : “Qui trop se mouche, fait jaillir du sang” » (Somme théol., I-II, 96, 2).
La loi réfrène seulement les actes extérieurs « autant que leur malice peut troubler l’état de paix de la cité », explique saint Thomas d’Aquin. Lequel ajoute qu’il ne serait pas plus raisonnable pour la loi deprohiber tous les vices que de prescrire toutes les vertus, devant seulement le faire pour ceux et celles qui touchent essentiellement au bien commun : « La loi humaine ne prohibe pas tous les vices dont les vertueux s’abstiennent mais seulement les plus graves, dont il est possible à la majeure partie des gens de s’abstenir, et surtout ceux qui tournent au détriment d’autrui, sans la prohibition desquels la société ne saurait se maintenir. »
Le baiser qui tue
Un fait divers récent illustre les limites de la politique ou du moins son décalage avec la morale : cette plainte pour empoisonnement déposée par une malade du sida contaminée par son compagnon qui ne l’avait pas informée de sa séropositivité par soi-disant « pudeur » (cf. Présent du 29 janvier). Si elle n’apporte pas la preuve (au for externe) de la volonté de cet homme d’attenter à la vie de sa compagne, la justice ne pourra sans doute conclure qu’à un non-lieu dans une affaire aussi intime et personnelle qui concerne précisément la vie privée. Devant certaines formes de conduite (im)morale, la politique, ses lois et sa justice demeurent sans effet. Le baiser qui sauve (celui de saint François au lépreux) ou le baiser qui tue (celui de Judas à Jésus) échappent à leur ordre…
On ne demande pas, en somme, à la politique de se mêler directement, intimement, de la vie privée et sexuelle des gens. On lui demande, comme médiation nécessaire, de prendre en compte, favoriser et défendre institutionnellement la seule forme de vie commune, sexuellement et moralement indispensable au bien commun, qui est le mariage. Le devoir politique n’est pas d’abord de guérir la luxure mais de la réfréner, de l’obliger au moins à se dissimuler. Aussi bien dans sa politique que dans sa vie privée, François Hollande manque totalement à ce devoir, lésant aussi bien, au for externe, la dignité de sa fonction que celle de sa malheureuse concubine. Il est en cela doublement condamnable et la procédure de destitution engagée contre lui légitime.

mardi 4 février 2014

Les enjeux d’une mobilisation


• Coalition. Nous le disions déjà l’an dernier : que des musulmans, des agnostiques, des gauchistes, des homosexuels… défilent politiquement avec nous contre la dénaturation du mariage et de la famille ne nous gêne aucunement. Parce que c’est en étant et restant catholiques (contrairement à ce prétendaient certains), que nous entrons dans ce combat temporel, dans cette« coagulation » contre les suppôts du transhumanisme (via notamment la théorie du genre), ennemis de la nature humaine. Une juste guerre de légitime défense et de maintenance vitale que nous inspirons et menons même d’une certaine manière (quantitativement et qualitativement) comme catholiques avec tous ces alliés de bonne volonté. Pour tous en somme, cette mobilisation a la loi (morale) naturelle comme motif. Mais, pour les fils missionnaires de l’Eglise, elle a la loi surnaturelle (la loi d’Amour) comme motif suprême.
• Ni de droite ni de gauche mais contrerévolutionnaires. Selon un « pas d’ennemi à droite » bien compris – qui n’est pas un « pas d’ennemi à gauche » contraire mais l’opposé de la praxis révolutionnaire –, nous voulons coopérer intelligemment et prudemment (stratégiquement) avec tous ceux qui, peu ou prou, se rapprochent de la loi naturelle et se raccrochent à elle, de près ou de loin, comme centre de gravité de la tradition française : celle de la fille aînée de l’Eglise, comme l’a rappelé elle-même la musulmane Fadira Belghoul. Au Libre journal de la promesse sur Radio courtoisie, elle a expliqué pourquoi La Manif pour tous lui a redonné espoir en la France. Nous vivons ici et maintenant un mode mineur du compromis nationaliste, qu’on pourrait appeler le compromis familialiste, après l’écroulement de la nation causé par la collusion mondialiste du grand capital et du socialisme, de la gauche et de la droite. Notre coalition politique avec d’autres familles intellectuelles et communautés religieuses doit se faire en restant ouvertement catholiques, au nom de la doctrine sociale de l’Eglise, précisant au besoin en quoi certaines revendications moins prioritaires de nos coalisés ne sont pas catholiques, ni donc parfaitement raisonnables…
• Ni laïques ni musulmans ! Nous refusons d’être réduits à cette mauvaise alternative. S’il nous faut composer (se coaliser) tantôt avec des laïcistes contre les excès intolérables de l’islamisme (rappelons-nous les apéros « saucisson-pinard » !), tantôt avec desmusulmans (et non pas avec l’islam !) pour défendre la famille et la vertu naturelle de religion contre l’athéisme tout aussi intolérable, c’est qu’il existe une double ligne de front (1). C’est aussi qu’il y a précisément une troisième voie. La nôtre : catholiques et français toujours ! Cette voie est celle de l’amitié politique ordonnée au bien commun temporel et surnaturel de notre nation. Voie à la fois communautaire et missionnaire, identitaire et inclusive (accueillant ou tolérant certaines communautés dans de justes limites). Nous implorons les évêques, héritiers du testament de saint Rémi, de nous la rappeler selon leur autorité spirituelle.
• Contre l’Attila de l’époque, nous trouvons en Farida Belghoul une alliée momentanée que nous saluons dans cette nouvelle bataille des champs Catalauniques. Oui, les ennemis de nos ennemis peuvent parfois devenir nos amis ! En prudence stratégique, mais aussi en doctrine sociale, si le fondement de cette alliance se trouve dans une réalité certaine : l’amour de la patrie et de la famille, selon un sain et légitime œcuménisme temporel qui s’appuie sur le respect (même partiel) du Décalogue contre ses contempteurs. Mais nous saluons tout autant et plus encore notre sœur chrétienne Béatrice Bourges. Comme nous l’écrit un fidèle lecteur : « (Elle) s’expose seule face à la République maçonnique. Elle a tout bien compris, elle est sensée et courageuse… Des discours, en France, on sait en faire, de l’intelligence en ce pays, il y en a encore. Mais c’est avec de tels engagements personnels que nous reprendrons vie. Il y a à ses côtés en ce moment une bataille à gagner. » Sainte Geneviève et sainte Jeanne d’Arc, aidez-les et aidez-nous !
(1) D’une part une « sécularisation radicale » (la « raison sourde au divin »), d’autre part une « religion sourde à la raison », selon les mots de Benoît XVI à Ratisbonne et dans Lumière du monde : cf. Présent du 23 janvier.

jeudi 31 octobre 2013

Le coûteux recul sur l’écotaxe


Face à un climat de jacquerie fiscale de plus en plus menaçant, Jean-Marc Ayrault a donc suspendu mardi l’application de l’écotaxe sur l’ensemble du territoire pour une durée indéterminée. Réclamant sa suppression pure et simple, ses opposants bretons restent néanmoins mobilisés et maintiennent leur manifestation samedi à Quimper.
A l’issue d’une réunion avec des élus bretons et les ministres concernés, le Premier ministre a dit vouloir se donner le temps nécessaire d’un « dialogue » au niveau national et régional sur cette nouvelle taxe typiquement technocratique, décidée en 2009 par la précédente majorité et votée alors à l’unanimité par l’UMPS. Invention du Grenelle de l’environnement mis en place à l’initiative de Sarkozy et Borloo, elle avait déjà été reportée deux fois. En visant à inciter les entreprises à utiliser des modes de transport des marchandises moins polluants, elle devait rapporter plus d’un milliard d’euros par an. C’est aujourd’hui ce que risque de payer l’Etat s’il met fin au contrat conclu avec la société italienne (sic) chargée de sa collecte, dont 800 millions à payer sans délai et sans résultat… Vous avez dit « gabegie » ?
D’autant que cette reculade n’est pas la première dans une suite de réformes fiscales toutes plus mal gérées les unes que les autres (de l’affaire des « pigeons » à celles de la TVA et des comptes d’épargne).« Par-delà l’incohérence économique, l’amateurisme juridique et le fanatisme spoliateur, il y a une chose à retenir de ce nouveau “couac” du gouvernement. C’est que nos protestations peuvent le faire reculer », retient Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités. Tandis que Raymond Couraud de L’Alsace ironise : « Le char de l’Etat fonctionne avec une boîte de vitesse révolutionnaire : une marche avant et six marches arrière, sans oublier le point mort. » Sarkollande !
« Suspension n’est pas suppression », a précisé Ayrault comme signal au partenaire écologiste qui redoutait une disparition pure et simple de cette taxe sur les poids lourds de plus de 3,5 tonnes. Pour le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pascal Durand, cette décision « ne va résoudre en rien les problèmes que rencontre la Bretagne ». Pour autant, la coprésidente du groupe à l’Assemblée, Barbara Pompili, a clairement exclu une sortie du gouvernement, dont son parti reste « partenaire ». Malgré les postures critiques, de l’UMP à EELV, tous sont finalement solidaires du même système libéral-socialiste de racket fiscal, sans bien savoir que faire d’autre.
« Cette taxe Sarkollande doit maintenant être jetée aux oubliettes », a déclaré plus judicieusement Nicolas Dupont-Aignan. Qui ajoute : « Oui au pollueur-payeur. Mais taxons le vrai pollueur ! Et les vrais pollueurs ce sont les produits importés à bas coût. » « Il y a un énorme problème démocratique dans la manière dont le gouvernement a cru pouvoir signer une clause de résiliation, avec cette société, de 800 millions d’euros », a estimé pour sa part Marine Le Pen, également pour la suppression de ce prélèvement : « C’est une taxe mauvaise dans sa conception et ses conséquences, qui intervient au moment où les Français n’en peuvent plus et où les entreprises sont en très grande difficulté, particulièrement celles de l’agro-alimentaire qui vivent un dumping social très féroce. »

jeudi 17 octobre 2013

La fausse réforme des retraites votée par les seuls socialistes

La fausse réforme des retraites votée par les seuls socialistes


Les députés ont adopté mardi à une courte majorité le projet de loi sur les retraites, avec les seules voix socialistes (qui n’ont même pas fait le plein), tandis que plusieurs milliers de manifestants manifestaient devant l’Assemblée nationale et en province contre cette réforme qualifiée d’« erreur historique » aussi bien à droite qu’à la gauche du PS.

La première réforme des retraites ainsi proposée par un gouvernement de gauche a été approuvée par 270 voix pour, 249 contre et 49 abstentions. La très grande majorité du groupe socialiste a voté pour, les élus UMPUDI, Front national et Front de gauche contre. Les écologistes, les radicaux de gauche et 17 socialistes se sont abstenus.
Comme le dit Bruno Dive dans Sud-Ouest, jamais, depuis l’installation du gouvernement Ayrault, on n’avait enregistré un tel niveau de défections, si bien réparties de surcroît entre les groupes : « un tiers de socialistes, un tiers d’écologistes et un tiers de radicaux de gauche, cocktail gagnant pour désagréger une majorité… de plus en plus soumise à des forces centrifuges »… Même si l’appel de la rue est resté encore assez faible : à l’initiative de quatre syndicats (CGT, FO, FSU et Solidaires), quelques milliers de personnes seulement ont manifesté leur opposition à cette réforme place de la Concorde, face au Palais Bourbon.
Le timide projet, articulé autour de l’allongement progressif de la durée de cotisation à 43 ans et l’instauration d’un compte pénibilité, sera discuté au Sénat à partir du 28 octobre. Si l’âge légal de la retraite reste à 62 ans, les salariés devront cotiser plus longtemps pour une pension à taux plein. La durée de cotisation augmentera d’un trimestre tous les trois ans à partir de 2020 pour atteindre 43 ans pour les personnes nées en 1973 et après. Quant au compte pénibilité, il permettra à un salarié de se former, de travailler à temps partiel ou de partir plus tôt à la retraite.
Bien que ces replâtrages s’inscrivent parfaitement dans la continuité des indigentes mesurettes initiées par Chirac et Sarkozy, l’UMP (qui défend maintenant le report de l’âge légal de la retraite à 65 ans) et l’UDI (qui plaide enfin pour une réforme plus globale du système), ont reproché au gouvernement de « manquer de courage » ! Le Front de gauche a stigmatisé de son côté un projet « anti-social ».
Ils battent en retraite !
Outre que ces réajustements ignorent effrontément la réforme structurelle (« systémique ») annoncée par un pouvoir (UMPS) confronté à une folle spirale du déficit, ils se basent sur des prévisions de démographie et de croissance outrancièrement optimistes. Ils constituent, comme le dit Marine Le Pen, des « impôts cachés » et participent au matraquage fiscal de ces vingt dernières années. Les quelques avancées sociales (comme la prise en compte de la pénibilité, de l’apprentissage, du temps partiel et surtout des congés de maternité) ne sont que cacahuètes servant de « cautions à un durcissement généralisé du système », selon les députés du Front national, Marion Maréchal et Gilbert Collard. Dans un communiqué commun, ils ont résumé la fuite en avant que constitue cette politique pour le coup bien structurelle de l’UMPS qui bat toujours en retraite ou botte en touche devant les problèmes majeurs de notre société :
« Une fois de plus, nous condamnons la méthode qui consiste à demander toujours plus d’efforts aux Français avant même de faire les économies structurelles qui s’imposent… Actuellement rien n’est fait pour endiguer la fraude sociale (15 à 20 milliards d’euros par an) ou les dérives de la décentralisation anarchique. La gauche aujourd’hui, comme la droite d’hier, se refuse à réduire notre dotation à l’Union européenne (également 20 milliards d’euros par an) ou à stopper l’emballement des dépenses liées à l’immigration incontrôlée… »

mercredi 16 octobre 2013

Sur la philosophie de Peillon et sa religion liberticide

Sur la philosophie de Peillon et sa religion liberticide


L’actuel ministre de l’Education ne s’en est jamais caché : par sa charte de la laïcité, il s’agit d’introduire une nouvelle religion de substitution, laïque et libérale, qui arrache l’élève au conditionnement des religions (particulièrement le catholicisme), l’émancipe ainsi par un soi-disant respect absolu de sa liberté de conscience. Adepte de la tolérance, il n’est pas contre les religions, affirme-t-il comme Sarkozy, mais il est tout contre par cette nouvelle mystique qui entend les corriger et les dépasser humainement avec le même vocabulaire de théologie… négative.
Charles Beigbeder sur son blog et Thibaud Collin dans son nouveau livre (1) disent de manière différente la même vérité : comme croyance négative, la religion laïque de Peillon est forcément liberticide, en dépit de ses prétentions affichées.
• « Si elle n’est pas couplée à la tradition, la laïcité risque aussi de mettre toutes les religions sur un même pied d’égalité, au mépris de la culture d’un peuple… Or, avec une application mathématique de la laïcité, c’est la culture d’un peuple que l’on efface, et la porte ouverte au déracinement ! » (Charles Beigbeder)
• « Les critères d’émancipation des individus sont désormais déterminés par le relativisme libertaire… Or, une des caractéristiques du relativisme est justement l’indétermination ; ce qui par définition n’a pas de limite… La lutte contre les déterminismes [sociologiques, familiaux, nationaux, religieux…] apparaît comme indéfinie… Ici on découvre la grande homogénéité de la démarche moderne qui peut prendre des versions certes différentes mais qui, dans son fond, est toujours une auto-célébration et une auto-fondation d’un être qui refuse de se recevoir d’une Source créatrice. » (Thibaud Collin dansL’Homme nouveau du 28 septembre).
L’individieu !
L’idéologie dominante, à travers les DHSD (droits de l’homme sans Dieu), la théorie du genre, la non-discrimination et la religiosité laïciste, cherche à promouvoir une vision indéterminée de l’homme, mesure de lui-même, se construisant son monde et son être comme un fakir jette sa corde dans le vide. Une vision nominaliste et existentialiste aussi bien que matérialiste et individualiste. Car si la matière (sans la forme) est principe d’indétermination (en bonne philosophie réaliste), elle est aussiprincipe d’individuation, à la manière d’un CV anonyme privé de ses principales informations justement discriminantes (les fameuses catégories d’Aristote) ! L’individualisme devient et demeure ainsi le seul et vrai fondement philosophique de ce qui se présente comme un culte de l’homme (sans Dieu) : l’individieu ! Le laïcisme est la religion séculière d’individus indéterminés dont le dieu est l’absence de Dieu, qui se pensent et se croient comme des individieux affranchis de toute loi (naturelle) divine. Le laïcisme leur propose, en somme, d’être dieux ensemble à la manière du contrat social de Hobbes ou de Rousseau. Mais qu’est-ce que des dieux qui dépendent tout entiers de leur association ? Si cette société a pour fin l’individu, l’individu a fatalement pour fin la société. On reconnaît là le cercle vicieux qui unit et subordonne consubstantiellement l’individualisme libéral au socialisme totalitaire dans un jeu de balancier inévitable où l’enfer, c’est toujours l’autre !
« De plus, la laïcité reste une abstraction : elle n’enracine pas les citoyens dans une civilisation ; elle ne les ancre pas dans les profondeurs historiques d’une nation, elle ne permet pas d’embrasser les dimensions affective, charnelle et spirituelle de la personne et de les inscrire dans une tradition nationale. Bref, elle n’est pas l’outil idéal de l’intégration. » (Beigbeder).
Là où les traditions religieuses et les religions révélées (la vraie et les autres) apportaient un principe de détermination éventuellement conflictuel dans leur opposition entre elles et leur inculturation, la religion laïque, qui prétend les aliéner sinon les exclure, apporte un principe d’indétermination encore plus conflictuel dans son exculturation intrinsèque. Soit qu’elle impose par force la coquille vide et pourrie de la laïcité contemptrice de la religion et de sa culture, soit qu’elle propose l’explosif bouillon de cultures par la cohabitation des religions et des morales…
Le sophisme d’Epiménide
Comme religion séculière envers et contre les religions régulières, le laïcisme est victime du paradoxe ou du sophisme dit d’Epiménide (1), pertinemment rappelé par Mgr Jean Laffite dans son livre Tolérance intolérante ? (Editions de l’Emmanuel). On pourrait le résumer ainsi : – Peillon le religieux dit : toutes les religions déterminent, se valent et sont menteuses. Or Peillon se dit d’une religion (de substitution). Donc Peillon est un menteur. Donc les religions disent la vérité… Donc Peillon dit la vérité puisqu’il est d’une religion. Comme il dit la vérité, toutes les religions ne sont pas des menteuses…
On ne cesse de basculer d’une affirmation à son contraire. En disant : « Toutes les opinions ou les religions se valent », letolérant idéologique, explique Mgr Laffite, affirme comme un dogme ce qui n’est jamais qu’une opinion parmi d’autres, selon sa propre thèse qui est fausse (3). Comment peut-il sortir de ce rond-carré ? Seulement par la contrainte verbale puis physique d’une police de la pensée (unique) qui revient à dire : « Si vous me contredites quand je dis que toutes les opinions ou les religions se valent, vous êtes un dangereux intolérant, à combattre par tous les moyens. » En effet, l’alternative qui consisterait à dire : « Ma tolérance ou ma religion n’est qu’une opinion parmi d’autres », n’est pas supportable pour lui. D’où la conclusion de Mgr Laffite : « La tolérance idéologique veut s’imposer à tous… Comme cette intolérance de fait reste inconsciente, elle s’exerce avec d’autant plus de violence… Une société (idéologiquement) tolérante ne peut tolérer que s’exerce en son sein un droit d’objection de conscience, car elle n’est plus en mesure d’accepter en les honorant les valeurs supérieures qui s’expriment en son sein. Elle choisit alors des valeurs consensuelles, dont certaines, infailliblement, la conduisent à la mort. » Peillon en est aujourd’hui un des grands-prêtres de cette dissociété, bien piètre philosophe…
(1) Sur la morale de Monsieur Peillon, aux éditions Salvator.
(2) Épiménide le Crétois disait : – Tous les Crétois sont menteurs. Épiménide est Crétois. Donc Épiménide est menteur. Donc les Crétois disent la vérité. Donc Épiménide dit la vérité, puisqu’il est Crétois. Comme il dit la vérité, tous les Crétois ne sont pas des menteurs…
(3) Deux sortes d’hommes, disait Chesterton : ceux qui suivent un dogme et le savent, ceux qui suivent un dogme et ne le savent pas !

mercredi 9 octobre 2013

L’odieuse contradiction des Gay Games

L’odieuse contradiction des Gay Games
Paris a été élue ville hôte de la dixième édition des Gay Games (en 2018) par la Fédération internationale des jeux internationaux homosexuels qui a privilégié le dossier français par rapport à celui de Londres, lundi à Cleveland aux Etats-Unis…
Malgré l’énormité et l’absurdité de la chose, la complaisance des gros médias annonçant cet événement odieusement discriminatoire et communautariste en dit long sur la société orwellienne dans laquelle nous vivons (voir l’article de Marie Piloquet dans Présent d’hier). Où la pensée unique impose que deux et deux font cinq contre le bon sens le plus élémentaire.
Car enfin, si l’on comprend aisément la raison de jeux paralympiques s’adressant à des handicapés, pourquoi ces Gay Games sinon à considérer l’homosexualité précisément comme un handicap, une différence dirimante ? Ce à quoi s’oppose habituellement le lobby gay. Les vrais jeux olympiques ne sont-ils pas déjà une manifestation sportive et culturelle« inclusive », comme ils disent, ouverte à tous les hommes et les femmes quelle que soit leur inclination sexuelle ou autre d’ordre privé. Ils s’adressent à tous, aux noirs et aux blancs, aux doux et aux colériques de la même manière et ne sont pas plus interdits aux gays. Pourquoi donc cette hiérarchie ou cette institution parallèle qui, par son nom même, offense le droit à l’indifférence des homosexuels par une discrimination contraire à l’esprit des lois et qui devrait leur être insupportable ? On ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
Si on ne s’étonne guère de la réaction attendue de Anne Hidalgo, la première adjointe de Bertrand Delanöe, candidate à sa succession, qui a fait part de « son immense fierté », on notera une nouvelle fois celle de Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP pour les municipales de mars 2014, sur Twitter : « Les #GayGames à Paris ! Félicitations à toute l’équipe de @ParisGames2018 et rendez-vous en 2018 pour une grande fête du sport ! » Vous avez dit « pensée unique » ?

vendredi 27 septembre 2013

Roms : la menace insupportable de Bruxelles contre la France

Roms : la menace insupportable de Bruxelles contre la France


Bruxelles a semoncé la France mercredi en des termes particulièrement révoltants après les propos de son ministre de l’Intérieur jugeant que les Roms étaient majoritairement incapables de s’intégrer et devaient être« reconduits » en Roumanie et en Bulgarie (voir l’article de Pierre Malpouge dans Présent d’hier).
Si les principes de libre circulation et de la liberté de résider dans un autre pays « ne sont pas respectés », la Commission utilisera« tous les moyens à sa disposition », a menacé le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, en réponse à une question sur d’éventuelles sanctions. Bruxelles a déploré une confusion « volontaire ou involontaire » dans les règles et principes européens faite par les responsables politiques en France. « Le fait que la Bulgarie et la Roumanie ne soient pas membres de Schengen n’empêche nullement leurs citoyens de circuler dans l’UE au titre des libertés fondamentales », a également souligné le porte-parole de la Commission.
De son côté, la vice-présidente de la Commission chargée de la Justice, Viviane Reding, a accusé la France de ne pas mettre en œuvre son plan d’intégration des Roms conclu avec l’UE. « Il y a de l’élection dans l’air en France », a-t-elle osé ajouter.
Il y a trois ans, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Bruxelles avait déjà fait peser des menaces contre la France pour arrêter les expulsions de Roms. La Commission européenne a, en effet, la possibilité d’ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre d’un Etat membre si elle estime que ce pays ne respecte pas les droits fondamentaux de l’Union.
A Paris, Manuel Valls a souligné dans un communiqué qu’il veille attentivement au respect des règles européennes et nationales. Mais après des propos similaires tenus la veille – jugés « excessifs » par son collègue Arnaud Montebourg qui lui avait demandé de les corriger – il a répété que les Roms avaient vocation « à retourner dans leur pays et à s’intégrer là-bas ». Inflexible, le ministre de l’Intérieur estime que « la majorité (des Roms) doit être reconduite à la frontière » car il n’y a pas d’autre solution : « Je n’ai rien à corriger », a-t-il assuré. Pour lui, « c’est en Roumanie, et en Bulgarie dans une moindre mesure, que les projets d’insertion doivent être menés ». L’intégration des quelque 20 000 Roms en France, a-t-il insisté, « relève de la responsabilité de ces pays en lien avec l’UE, puisque ces pays bénéficient de fonds structurels ».
« L’argent sur la table »
Telle n’est pas la position de Patrick Mennucci, candidat à la primaire socialiste pour la mairie de Marseille, qui a lancé cette information ahurissante devant des journalistes de La Provence et des étudiants de Sciences-Po à propos de l’intégration des Roms : « Je pense que Marseille doit en accueillir, tout simplement parce qu’on a le choix entre les laisser se promener d’un bout à l’autre de la ville pendant des années ou s’organiser pour les intégrer. Dans ce cas, la Commission européenne dispose de fonds considérables, jusqu’à 50 000 euros par famille qu’on stabilise et dont on scolarise les enfants. J’ai un objectif : 1 000 Roms installés et intégrés à Marseille en six ans. »
Viviane Reding a bien confirmé sur France-Info : « Il y a 50 milliards d’euros qui sont à disposition et qui ne sont pas utilisés. On laisse venir les choses jusqu’à ce qu’elles soient impossibles et on ne fait pas le travail d’intégration. Nous avons mis l’argent sur la table. Il pourrait servir aux maires et je vois que cet argent n’est pas utilisé. »
Face à ces propos de technocrates irresponsables, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont rappelé la culpabilité de l’UMPS qui n’a eu de cesse de voter et ratifier les traités européens et qui a mis en place la liberté totale de circulation sur le continent, privant la France de ses frontières et de sa souveraineté. Pourquoi, au reste, les propos bien tardifs et impuissants de Valls (contredits dans son propre camp) ne s’appliquent-ils pas à d’autres catégories de populations d’immigrés ?

jeudi 11 juillet 2013

Prisonnier politique, Nicolas sort des griffes de la gaystapo

Prisonnier politique, Nicolas sort des griffes de la gaystapo


Premier, parmi le bon millier de jeunes injustement mis en garde à vue comme opposants pacifiques à la loi Taubira, Nicolas Bernard-Buss, 23 ans, a été condamné mardi en appel à une simple amende (3 000 euros d’amende dont 1 500 avec sursis) et a été libéré. Incarcéré depuis près de trois semaines à Fleury-Mérogis après sa condamnation mi-juin à quatre mois de prison, dont deux ferme, il est sorti dans la soirée de la maison d’arrêt, où l’attendaient des manifestants de la Manif pour tous.
« Ce jugement confirme a posteriori l’absurdité de sa condamnation et combien il est ahurissant de l’envoyer en prison il y a trois semaines. Jamais il n’aurait dû se trouver derrière les barreaux », a résumé le député (UMP) Hervé Mariton qui était venu le visiter en prison.
Il est ahurissant aussi de voir comment la presse serve (jusqu’à La Croix !) aura traité cette affaire emblématique, pourtant révélatrice (comme pic d’une montagne d’autres abus de pouvoir dans la question dudit « mariage pour tous ») de l’entrée publique et quasi-officielle de notre régime en dictature du relativisme. Par ce flagrant déni de justice ou « délit d’opinion », le totalitarisme sournois de la démocratie devient de moins en moins sournois, s’affichant ouvertement à la manière du communisme par le mensonge éhonté et des procédures si bien décrites par Orwell. La plupart des gros médias sont aujourd’hui les auxiliaires serviles de cette dictature.
Seul Le Figaro de ce mercredi se fend d’un éditorial pour souligner l’asymétrie avec d’autres manifestants, alors que ce lundi, « trois enragés du PSG, casseurs du Trocadéro… viennent d’être relaxés, sans être passés par la case prison ». Et que la France vient d’ « accorder le statut de réfugié politique à une féministe ukrainienne poursuivie chez elle pour avoir scié une croix »
Vertu d’insolence
Même Yves Thréard cependant, avec ses confrères de l’établissement, évoque la prétendue « insolence » de Nicolas pour mieux faire passer la ciguë de ce nouveau et scandaleux jugement soi-disant « plus adapté » « Ramassis d’inexactitudes », « j’ai été bastonné », « arbitrairement privé de liberté », a-t-il simplement répété. Or le quotidien concède aussi ces dires : « Par contraste avec le détail et la précision de la défense, prompte à caractériser l’absence de “rébellion”, de violence ou d’“entrave à la circulation” dont était accusé Nicolas, les faits et les infractions légales ont bien du mal à apparaître clairement dans les débats. L’avocat général elle-même semblait avoir eu recours à des contorsions intellectuelles et réthoriques épuisantes pour fonder sa détermination. Quant au commissaire de la police BAC, seul témoin à la barre, et seule partie civile, personne n’a compris son dépôt de plainte pour “rébellion” d’autant qu’il avoue n’avoir pas été blessé par l’interpelé. »
La cour d’appel examinait les condamnations en première instance à 200 euros d’amende pour une action surprise sur les Champs-Elysées, puis à quatre mois de prison dont deux ferme, pour rébellion et fourniture d’une identité imaginaire, pour une autre action le 25 mai. Avant Nicolas, ses trois avocats avaient insisté sur son casier judiciaire vierge et ses conditions de détention. L’un d’eux a qualifié ces conditions d’indignes, allant jusqu’à évoquer des « techniques de torture » : « Que serait-il advenu de lui si des députés n’étaient pas venus le visiter en prison, si la population ne s’était pas indignée, si des “veilleurs” ne s’étaient pas mobilisés ? Nicolas Bernard-Buss, pour avoir usé de sa liberté d’expression, a été un numéro d’écrou : 404247, voilà la réalité du dossier, un traitement inadmissible, enfermé dans une cellule de cinq personnes avec des transsexuels ayant un rapport anal, des plateaux-repas renversés et jetés comme à des chiens. », a résumé Me Pierre-Philippe Boutron-Marmion.
Alors si insolence il y a eu de Nicolas, elle nous fait penser à « la magnifique vertu d’insolence » qu’évoque Robert Brasillach à propos de Jeanne d’Arc devant ses juges et les fausses puissances et vénérations de son temps. Honneur à toi Nicolas tu es à bonne école !

jeudi 6 juin 2013

La Babel mondialiste se dispute autour des panneaux solaires

La Babel mondialiste se dispute autour des panneaux solaires


Conflit typique du mondialisme entre Bruxelles et Pékin, après la ténébreuse alliance entre le capitalisme apatride et le communisme totalitaire. La décision de la Commission européenne d’instaurer des taxes provisoires sur le solaire chinois, malgré l’opposition de plusieurs Etats de l’UE (dont l’Allemagne) et les menaces de représailles commerciales de Pékin, pourrait avoir de forts enjeux planétaires.
Dans un bras de fer risqué et préparé dans les bureaux bruxellois (1), « l’exécutif européen » a décidé à l’unanimité d’imposer des taxes sur les importations de panneaux solaires, de cellules photovoltaïques et de composants chinois. C’est un illustre inconnu qui l’a annoncé : le commissaire chargé du Commerce, Karel De Gucht. « Ce n’est pas une mesure protectionniste », a-t-il assuré, comme si le protectionnisme était un péché. Pour lui, l’instauration de ces taxes est une « mesure d’urgence pour donner un ballon d’oxygène à un secteur qui souffre » des pratiques de dumping des firmes chinoises.
Plusieurs entreprises allemandes (Q-Cells et Solarhybrid) et françaises (Solar France) ont déjà mis la clé sous la porte. D’autres ont été reprises, comme la Française Photowatt par EDF. Quelque 30 000 emplois sont en jeu, selon Bruxelles. En revanche, l’Alliance pour une énergie solaire abordable (Afase), qui regroupe beaucoup de fabricants chinois, a affirmé que cela allait « sévèrement heurter le niveau de demande, ce qui entraînera des pertes d’emplois et portera un coup important à l’industrie solaire européenne ».
Malgré son coup de force, la Commission espère toujours parvenir à une solution à l’amiable. En signe de bonne volonté, elle a opté pour une réponse graduée : à partir du 6 juin, les importations de produits chinois de l’industrie solaire seront taxées à hauteur de 11,8 %, et si aucun accord n’est trouvé avec Pékin dans les deux mois, le taux sera relevé à 47,6 % en moyenne. « La balle est dans le camp des Chinois », a estimé De Gucht. « Il est clair que si la Chine n’apporte pas de solution d’ici au 6 août, des taxes plus élevées seront appliquées », a-t-il insisté. Mais, dans le même temps,« nous laissons la possibilité à nos amis chinois de parvenir à une solution négociée ».
La Chine a évidemment très mal réagi et a déjà répliqué par des mesures visant des produits européens, lançant notamment une enquête sur les vins européens. « Le protectionnisme de l’Union européenne adresse un mauvais message à la Chine et au monde. Plutôt que de chercher une solution gagnante pour les deux parties afin de se sortir de ses problèmes internes, elle (l’UE) en fait porter la responsabilité ailleurs », a estimé l’agence de presse officielle Chine nouvelle. « Le protectionnisme d’un côté ne peut déboucher que sur du protectionnisme de l’autre côté. L’UE devra porter la responsabilité d’une éventuelle guerre commerciale si une telle hypothèse se réalise », a-t-elle ajouté.
« On continue à négocier avec les Chinois mais on le fait désormais avec le pistolet chargé », résume une source communautaire sous couvert d’anonymat. Mais pourquoi cette sorte de « première » européenne (en termes de protection)  pour le secteur solaire et non pour le secteur textile par exemple, tout aussi victime du dumping chinois ? On nage dans l’empire de Mammon et le règne de l’économisme, indifférents en réalité au sort des hommes et des entreprises que ce soit en Chine ou en Europe ! « C’est un très gros dossier, plus de 20 milliards d’euros. Il implique d’énormes intérêts. Avec la Chine, nous ne parlons plus de chaussures, de textile, de tubes d’acier ou de vaisselle. Les panneaux solaires sont des produits complexes, avec une chaine d’approvisionnement planétaire », confie cyniquement De Gucht dans Le Figaro économie.
Il ajoute : « La discussion aura des ramifications pour tout le secteur des hautes technologies. Je compte en profiter pour aborder l’écueil suivant : les exportations chinoises dans le domaine des réseaux de téléphonie mobile 4G. L’idéal serait de façonner avec Pékin un modèle de résolution des conflits commerciaux pour l’avenir. Les Etats-Unis font face au même défi. Nous aurons des idées à échanger avec eux. » On comprend bien que nous ne sommes pas dans une volonté légitime de subordonner l’économie mondiale à une morale politique selon l’encyclique sociale de Benoît XVI ou les propos récents du Pape François, mais dans une volonté babélienne de subordonner la politique des nations à une « morale » économique : « Faisons des briques… Bâtissons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! » (Gen XI).
Quand la fabrication des « briques » doit seule unifier l’univers sans autre référence morale et métaphysique, quelle meilleure organisation politique qu’un Etat mondialiste (encore multi-polaire) d’autant plus efficace et totalitaire qu’il sera débarrassé des sociétés naturelles en dessous de lui et du Créateur au-dessus ? Par un capitalisme libéral-communiste : méfions-nous des faux oxymores ! Cette dispute sur les panneaux solaires met singulièrement en relief le symbolisme de la Tour de Babel jusque dans son impasse : — Nihil novi sub sole !
(1) A ce stade, l’avis des Etats membres n’était que consultatif, mais à la fin de l’année, ils voteront pour prolonger les mesure pendant cinq ans. Le risque de voir la Commission désavouée est donc important. « M. De Gucht risque la Bérézina en fin d’année s’il ne parvient pas à obtenir une majorité qualifiée » pour imposer des taxes permanentes, a résumé le coprésident des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit. Un tel scénario serait une première. L’UE devrait alors rembourser aux producteurs chinois les droits de douane prélevés de manière provisoire !

jeudi 11 avril 2013

Le « mariage » gay au Sénat : un premier vote révélateur

Le « mariage » gay au Sénat : un premier vote révélateur

Après un long débat « électrique » de plus de dix heures, le Sénat a adopté mardi soir par 179 voix contre 157 le premier article du projet de loi sur le mariage homosexuel, le plus fondamental, celui qui « ouvre le mariage aux personnes de même sexe » ! Cet article a été adopté « conforme », c’est-à-dire sans modification par rapport au vote en première lecture de l’Assemblée nationale. Ce vote devient donc définitif sauf si l’ensemble du projet de loi était rejeté à l’issue de son examen par le Sénat. Il ne sera pas soumis à une deuxième lecture de l’Assemblée nationale ni à la CMP (Commission mixte paritaire).

La droite UMP et UDI-UC a voté contre mais a enregistré de coupables défections, hélas révélatrices. Cinq sénateurs UMP ont voté pour (Christian Cointat, Jacqueline Ferreyrol, François Grosdidier, Fabienne Keller, Alain Milon), deux se sont abstenus (Christophe-André Frassa, Yann Gaillard), Roger Karoutchi n’a pas pris part au vote. Chez les centristes, Chantal Jouanno a voté pour, Vincent Capo-Canellas, Muguette Dini, Pierre Jarlier, Valérie Létard se sont abstenus. A gauche, PS, CRC (communiste), RDSE, Ecologistes ont voté pour. Au RDSE (à majorité PRG) Gilbert Barbier (UMP) a voté contre, Nicolas Alfonsi, Jean-Pierre Chevènement, Pierre-Yves Collombat, François Vendasi n’ont pas pris part au vote.

Dans la supercherie schizophrénique qui tient lieu désormais de posture politique, on retiendra ce communiqué du Groupe écologique du Sénat exprimant son « émotion » pour ce vote le plus anti-écologique qui soit, détruisant la famille de l’intérieur comme un OGM, véritable Hiroshima anthropologique ! Pour Esther Benbassa (EELV) : « Le mariage pour tous est un combat de longue date des écologistes et tient une place importante dans le projet politique qu’ils portent. » Ce sont les partisans habituels du droit à la différence, des quotas, de la diversité, de la complémentarité, de la parité ou de la mixité qui refusent ici arbitrairement cette féconde altérité pour la cellule de base de la société, où elle s’impose absolument, écologiquement : naturellement et non pas artificiellement !

On retiendra aussi de ce premier vote que, si cette funeste loi anti-humaine passe au Sénat, malgré quelques défections peut-être déterminantes de la gauche, ce sera avec la complicité d’une droite courbe, (co)responsable par ailleurs de la plupart des lois de la culture de mort depuis plusieurs décennies… Malgré les tentatives d’obstruction de cette « droite », les droits de Dieu et même la loi (morale) naturelle sont devenus quasiment inaudibles pour un Parlement dont les meilleurs membres sont réduits aux moyens de la légalité laïciste, si bien définie (par le rapporteur Jean-Pierre Michel) comme « un rapport de force à un moment donné » (Présent d’hier).

Dans un entretien à Minute, le député UMP Hervé Mariton, suggère ainsi (après l’essai raté de l’« union civile ») une solution qui serait « honorable pour tout le monde » : « On peut parfaitement trouver une sortie de crise satisfaisante et honorable pour tout le monde. Il suffirait de laisser le projet en jachère… L’important est que le gouvernement montre qu’il gouverne pour le bien de tous les Français, et non pour satisfaire des coteries. »

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a déclaré pour sa part dans l’émission Preuves par 3 (Public Sénat-AFP) qu’elle abrogerait cette loi sur le « mariage » gay si elle accédait un jour au pouvoir (les paires déjà « mariées » le restant dans le cadre d’un Etat de droit) : « Je reviendrais tout à fait sur ce texte (…) à la différence de l’UMP, je parle moins fort mais j’agis de manière plus efficace… »

« Compte tenu des dérives qui ont eu lieu soit par des manifestations de violences dans la rue, soit par des débordements verbaux dans l’hémicycle, le vote de cet article marque une victoire de la lutte contre l’homophobie, celle de la tolérance et de la démocratie », a déclaré triomphant le président du groupe PS, François Rebsamen, dans un communiqué typiquement désinformateur, se réappropriant le triste avantage du « rapport de force » par lequel les chrétiens, les hommes de bon sens et de bonne volonté sont tenus pour ennemis publics !

L’examen des autres articles du projet de loi s’est poursuivi tard dans la nuit, l’UMP continuant avec Philippe Bas et Gérard Longuet son harcèlement en intervenant longuement sur chaque amendement. L’ancien ministre de la Défense a même proposé de supprimer un couplet de la Marseillaise car « hétérosexuel et qui défend l’altérité ». Raisonnement par l’absurde, comme dirait Jacques Bompard, dans un théâtre politique de l’absurde.

Ainsi se joue la comédie parlementaire, comme la décrivait si bien Georges-Paul Wagner, où il s’agit malgré tout, pour la véritable opposition, de sauvegarder autant que possible « les restes » qui risquent de périr, dans une « bataille inférieure » selon la formule de Jean Vaquié. Tandis qu’on commence à espérer que le réveil du pays réel et le printemps français des consciences puissent enfin, avec l’appui d’une Eglise digne de ce nom, offrir progressivement une autre alternative, en portant un coup décisif à ce monde clos du mensonge…

mercredi 10 avril 2013

Une « bande de brigands »

Une « bande de brigands »

« La loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de force à un moment donné. Et point final ! », avait osé sortir le rapporteur du projet de loi Taubira devant le Sénat, Jean-Pierre Michel, en réponse à notre ami le philosophe Thibaud Collin, auditionné sur ce projet le 14 février 2013.

« Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire », avait dit de la même façon André Laignel, tandis que François Mitterrand parlait de « la force injuste de la loi », suivi par Jacques Chirac répétant « non à une loi morale qui primerait la loi civile »…

La bombe Cahuzac et son effet (domino) de souffle révèle aujourd’hui à sa manière à quoi aboutit ce misérable point de vue positiviste (a fortiori marxiste) de la loi déjà fustigé en son temps par saint Augustin (dans La Cité de Dieu, IV, 9) : « Sans la justice, en effet, les Etats [royaumes, empires ou républiques] sont-ils autre chose que de grandes troupes de brigands ? Et qu’est-ce qu’une troupe de brigands, sinon un petit Etat ? Car c’est une réunion d’hommes où un chef commande, où un pacte social est reconnu, où certaines conventions règlent le partage du butin. Si cette troupe funeste, en se recrutant de malfaiteurs, grossit au point d’occuper un pays, d’établir des postes importants, d’emporter des villes, de subjuguer des peuples, alors elle s’arroge ouvertement le titre d’Etat, titre qui lui assure non pas le renoncement à la cupidité, mais la conquête de l’impunité. »

« Pas vu pas pris ! » : avant qu’il ne soit pris trop ostensiblement la main dans le sac au détriment de ses compagnons de fortune, qu’est-ce qui distinguait ce ministre du Budget nous contraignant de payer nos impôts au nom de sa bande (c’est-à-dire d’un Etat sans référence à la loi naturelle, pratiquant à sa guise l’arbitraire) d’un Mandrin nous dérobant notre bourse dans la poche ? « Si Dieu n’existe pas tout est permis », écrivait Dostoïevski. Nous avons rappelé récemment cette parole d’un autre ministre (de la Culture !) que son chef d’alors (Nicolas Sarkozy) n’avait même pas cru devoir désapprouver ni faire démissionner pour une autre affaire d’Etat au moins aussi grave que celle de Cahuzac ou DSK : « L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

La crise morale et politique qui sévit aujourd’hui en France à différents niveaux nous remet en mémoire un passage du discours de Benoît XVI devant le Bundestag (en septembre 2011) évoquant précisément le fameux passage de saint Augustin : « Vous me permettrez de commencer mes réflexions sur les fondements du droit par un petit récit tiré de la Sainte Ecriture. Dans le Premier Livre des Rois on raconte qu’au jeune roi Salomon, à l’occasion de son intronisation, Dieu accorda d’avancer une requête. Que demandera le jeune souverain en ce moment ? Succès, richesse, une longue vie, l’élimination de ses ennemis ? Il ne demanda rien de tout cela. Par contre il demanda : “Donne à ton serviteur un cœur docile pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal.” ?Par ce récit, la Bible veut nous indiquer ce qui en définitive doit être important pour un politicien. Son critère ultime et la motivation pour son travail comme politicien ne doit pas être le succès et encore moins le profit matériel. La politique doit être un engagement pour la justice et créer ainsi les conditions de fond pour la paix. Naturellement un politicien cherchera le succès sans lequel il n’aurait aucune possibilité d’action politique effective ! Mais le succès est subordonné au critère de la justice, à la volonté de mettre en œuvre le droit et à l’intelligence du droit. Le succès peut aussi être une séduction, et ainsi il peut ouvrir la route à la contrefaçon du droit, à la destruction de la justice. “Enlève le droit – et alors qu’est ce qui distingue l’Etat d’une grosse bande de brigands ?” a dit un jour saint Augustin… »

De Cahuzac à Taubira

Une chose est d’avoir des mœurs corrompues, autre chose encore est de vouloir changer la règle des mœurs. La fin justifiant les moyens, la spirale mensongère des trois concupiscences (l’argent, le sexe, le pouvoir) s’aggrave démesurément avec la « movida » (l’envie) idéologique du démon, ennemi de la nature humaine, comme on le constate, entre autres dénis de justice, depuis la loi Neuwirth (contraception) jusqu’au projet de loi Taubira en passant par la loi Chirac-Veil. « Là où on exclut Dieu, on introduit – sous des formes plus ou moins flagrantes – le principe de la bande de brigands. Apparaît alors le meurtre organisé d’êtres humains innocents – avant leur naissance – commis sous le couvert d’un droit institué pour répondre aux intérêts d’une majorité », écrivait aussi le cardinal Ratzinger (Un tournant pour l’Europe, Flammarion, 1996, p. 121). Nous dirions même : pour répondre aux intérêts d’une infime minorité, c’est-à-dire d’une bande sans scrupule comme on le voit avec le « mariage » gay et la théorie du gender.

Avec l’aide d’évêques et d’autorités morales et politiques, vrais « défenseurs de la cité », c’est bien contre ce système promu par le rapporteur Jean-Pierre Michel et pratiqué depuis des lustres aussi bien par la gauche que par la (fausse) droite, qu’il faut lutter. Pour en sortir. Car, comme pouvait le dire aussi Cicéron en son temps (à Clodius qui l’avait fait exiler en - 58 avant Jésus-Christ) : « Ce rassemblement de pillards, ce brigandage que tu as organisé au forum… au service de ton crime et de ta folie, tout cela, ce n’était pas la cité ! » (Paradoxes stoïciens, IV).

jeudi 4 avril 2013

La bombe Cahuzac

La bombe Cahuzac


L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a reconnu mardi détenir un compte à l’étranger depuis une vingtaine d’années, revenant sur des semaines de dénégations médiatiques et solennelles, jusque devant l’Assemblée nationale. Il a été mis en examen pour blanchiment provoquant une véritable « affaire d’Etat ».
« A Monsieur le président de la République, au Premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé », a déclaré le parjure… sur son blog. « A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français, j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus… Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence », a-t-il ajouté, se disant « dévasté par le remord » de s’être ainsi laissé happé dans cette « spirale du mensonge »…
Entendu à sa demande par les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, l’ancien chirurgien qui tenait le budget de l’Etat entre ses mains a donc avoué détenir un compte bancaire à l’étranger depuis une vingtaine d’années. Il a ordonné que les 600 000 euros actuellement sur ce compte soient rapatriés sur son compte à Paris. Ayant démissionné du gouvernement le 19 mars, il a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale et blanchiment de fonds provenant d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale.
« Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l’ensemble des recettes sont aujourd’hui largement prescrits », a commenté l’un de ses avocats, Me Jean Veil. « Ce compte n’a pas été abondé depuis 2001 et l’essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant », a déclaré l’avocat. Cahuzac a en effet été consultant pour l’industrie pharmaceutique après son passage comme conseiller technique au sein du cabinet du ministre de la Santé PS, Claude Evin (1988-1991). Le compte ouvert en Suisse « a été transféré à Singapour en 2009 ». Ouvert dans un premier temps chez UBS en Suisse, il a été transféré au sein d’un autre établissement suisse, Reyl et Cie, avant d’être déplacé dans une succursale de Singapour de cet établissement, comme l’a révélé le Canard Enchaîné… Les avocats de l’ancien ministre, Maîtres Veil et Jean-Alain Michel, évaluent le montant du blanchiment à environ 30 000 euros. Le blanchiment de fraude fiscale est puni de 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende.
Le président de la République, François Hollande, a pris « acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac », qui « a commis une impardonnable faute morale » en « niant les faits », a communiqué l’Elysée. Le Premier ministre a affirmé sur France 2 qu’il « n’avait aucune raison de ne pas croire » Jérôme Cahuzac. « Je ne savais rien » a assuré Jean-Marc Ayrault qui a affirmé que l’ancien ministre « avait trahi ». Il lui a demandé de « ne plus exercer de responsabilité politique ».
Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a déclaré avoir « du mal à imaginer que Hollande et Ayrault n’aient pas été au courant de la situation ». Jean-François Copé, président de l’UMP, a estimé que le mensonge de Jérôme Cahuzac « signait définitivement la fin de la gauche morale » et que le président Hollande devait « s’en expliquer devant les Français ». Même tonalité au Front national, qui a parlé d’une « affaire d’Etat » : « Le président de la République et le gouvernement ne pouvaient ignorer le fond de cette affaire et ses conséquences prévisibles », a réagi le mouvement de Marine Le Pen. Puisque Mediapart savait, pourquoi pas Hollande et Ayrault ? Les aveux de Jérôme Cahuzac sont la démonstration de « la complicité du monde politique et médiatique », estime lui-même l’ancien trotskyste Edwy Plenel, bien placé pour le savoir. Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé que les dégâts provoqués par cette affaire étaient « considérables et dévastateurs pour le monde politique français ».
Après le scandale Strauss-Khan, voilà le Parti socialiste éclaboussé par la bombe Cahuzac, commente le Midi libre : « Un destin détruit par le fric, après un autre pourri par le sexe. Deux histoires dramatiques avec des hommes de pouvoir coupés de la réalité, animés par le même sentiment d’impunité, de mépris des juges et des médias… » « Indigne », clame aujourd’hui en Tartuffe la classe médiatico-politique derrière Libération, redoutant que cette nouvelle affaire profite au « populisme » ! Cahuzac était pourtant fait du bois pourri que chérit tant cette gauche caviarde, selon laquelle la fin justifie les moyens : « brillant, intelligent, compétent, riche, strauss-kahnien »… Alors que Sarkozy est lui-même mis en examen dans l’affaire Bettencourt, la droite courbe ferait mieux de balayer devant sa porte, quand on se rappelle les paroles du ministre Frédéric Mitterrand (si représentatif de cette connivence médiatico-politique) qui, lui, n’avait même pas eu besoin de démissionner sous le mandat précédent : « L’argent et le sexeje suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »
Enfin, si on feint encore de s’indigner de ce flagrant délit de mensonge par volonté de puissance personnelle, la spirale du mensonge idéologique n’inquiète nullement cette classe médiatico-politique coupée de la réalité, qui a chassé de son univers mental la loi (morale) naturelle. Puisque nous sommes en pleine guerre du mariage, rappelons au passage cet autre flagrant délit (sans doute beaucoup plus grave) d’Elisabeth Guigou, ministre de la Justice, le 9 octobre 1998 : « Le pacs est radicalement différent du mariage parce qu’il n’est pas question, ni aujourd’hui ni demain, que deux personnes physiques du même sexe, quel que soit leur sexe puisse se marier… »
Ce n’est pas seulement un mensonge personnel qui est aujourd’hui en cause avec l’affaire Cahuzac mais tout un système médiatico-politique, un monde clos du mensonge, ce que Jean-Paul II appelait une structure de péché…

mercredi 6 mars 2013

Une philosophie homosexuelle de fond en comble

Une philosophie homosexuelle de fond en comble


On ne peut bien comprendre et combattre la révolution (homo)sexuelle que nous subissons aujourd’hui, que si l’on saisit combien « la philosophie contemporaine est homosexuelle de fond en comble », comme le disait Marcel De Corte :« L’autre en tant qu’autre est banni, et il n’existe plus pour elle que l’autre en tant que moi, en tant que construction de la pensée autonome. »
Le déni de l’altérité sexuelle tel qu’il est promu aujourd’hui par la théorie du genre et le « mariage » gay du même au semblable (pair) trouve son origine dans cette incapacité narcissique de la pensée contemporaine à concevoir une réalité et un ordre extérieurs autres que ce qu’elle prétend construire de son propre chef. Selon une funeste révolution copernicienne, ce n’est plus l’autre en tant qu’autre, c’est-à-dire le réel, qui informe mon intelligence et mon cœur, mais mon esprit (avec ses idées innées ou ses catégories a priori) qui informe la réalité : l’autre en tant que moi !
Cette philosophie contemporaine ou post-moderne trouve elle-même sa filiation en effet dans le vieux « couple » homoparental dunominalisme (Ockham) et de l’idéalisme (Descarte, Kant…) à l’origine de l’individualisme et du subjectivisme par une déconnexion indocile de l’intelligence avec la réalité intelligible. Comme l’expliquait Marcel De Corte dans son maître-livre L’intelligence en péril de mort « La maladie dont l’intelligence contemporaine est atteinte, trouve son origine dans la rupture des relations que l’intelligence noue avec la réalité dans son repliement sur elle-même. En ce monde intérieur, elle agence à loisir dans une indépendance aussi grande que possible vis-à-vis du réel et de son principe, avec les débris du monde disloqué, un univers idéologique et imaginaire. »
Si, pour paraphraser Bossuet, le plus grand dérèglement de l’esprit est de considérer et croire les choses non comme elles sont en effet mais comme on voudrait qu’elles soient, on comprend que nous sommes en plein dedans. Dans cette schizophrénie métaphysique d’un fou prométhéen qui aurait tout perdu (de sa dépendance au réel) sauf la raison, selon le mot de Chesterton ! Quand on prétend par exemple qu’une paire de même sexe est semblable à un couple formé par un homme et une femme. Quand on se fait ainsi une représentation de la sexualité centrée sur soi, du même au même ou au semblable, au détriment de la vraie sexualité, réaliste, fondée sur la différence et le don de soi, source du lien social.
L’homme contre lui-même
Après sa vérité, l’homme s’invente sa loi et son droit comme un fakir jette sa corde dans le vide. Il s’invente jusqu’à son être qu’il entend produire désormais comme un artefact (selon l’aveu et le vœu de Jacques Attali qui sont plus qu’un songe !) : l’existence précède l’essence. Reniant sa nature (homme et femme), il n’est plus qu’une histoire, celle de son évolution, se construisant son monde et sa fin comme l’araignée tisse sa toile : de son propre fonds… révolutionnaire. Il fait et, ce faisant, se fait, comme dit Merleau Ponty. Sorte deself-made-man ontologique sans consistance sérieuse. Tout n’a de sens que par l’homme mais l’homme n’a plus de sens. Disjoint de la réalité parce lui-même disjoint, délié (ab-solutus) de la loi naturelle. La séparation de l’homme avec lui-même va jusqu’à ce reniement de ses origines dans la chaîne de la vie : « Homme et femme, Il les créa. » Que ce soit pour l’espèce avec ce conte de fée pour grandes personnes (Jean Rostand) qu’est l’évolutionnisme. Ou pour l’individu qu’il dépossède de sa nature et de sa dualité originelle pour reconstruire « une créature humanoïde sexuellement indifférenciée », dont le « genre » est appelé à se répandre et à se perpétuer à la faveur des avancées de la biotechnologie. En attendant la promotion de la zoophilie et des chimères : dissoudre et coaguler jusqu’au métissage ontologique !
« L’homme contre lui-même » : son nom est personne, pourrait-on ironiser à propos de cette auto-destruction ontologique par une culture de mort de plus en plus effrayante. On aperçoit aussi de quelle lignée philosophique, « homosexuelle » dès l’origine, provient cette culture radicalement raciste, fermée à la différence et au mystère de l’autre en tant qu’autre, et donc fermée à l’amour véritable et fécond comme à la contemplation. On ne pourra la renverser, cette funeste idéologie narcissique, qu’en renouant avec le réel par une philosophie de l’être digne de ce nom. Parce que la vie de l’homme vient de plus haut et va plus haut que l’homme lui-même, celui-ci ne peut impunément isoler et rompre les anneaux de cette chaîne naturelle et sacrée qu’est sa filiation, sans commettre un sacrilège et sans s’autodétruire lui-même. Pour retrouver sa fin dernière, la voie qui va de l’homme à Dieu passe par un retour au réel et l’annonce de l’Evangile de la Vie.

mardi 19 février 2013

Taxer toujours plus les familles !

Taxer toujours plus les familles !



Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a suggéré dimanche sur les ondes de la radio Europe 1 que la fiscalisation des prestations familiales pouvait être une piste pour augmenter les recettes de l’Etat : « C’est un sujet qui peut être mis sur la table… On peut considérer que c’est une prestation qui rentre dans les revenus et qui peut d’une certaine façon être fiscalisée », a-t-il expliqué lors de l’émission « Le Grand Rendez-vous ».
D’après le Journal du Dimanche, c’est un des scénarios sur lesquels travaille sérieusement le gouvernement, ne craignant pas de s’en prendre au fondement même de la politique familiale. Soumettre les allocations familiales à l’impôt pour pouvoir les baisser « d’un milliard l’an prochain puis de 1,5 milliard supplémentaire l’année suivante », afin de ramener soi-disant cette branche de la Sécurité sociale à l’équilibre en 2016. En omettant simplement de dire qu’on demande depuis trop longtemps à la branche famille de financer autre chose que la seule famille ! « Les allocations seraient plafonnées ou accordées sous conditions de ressources comme cela est déjà le cas pour la prestation d’accueil du jeune enfant (paje) ou les aides au logement », ajoute l’hebdomadaire.
Les allocations familiales sont notamment un héritage du général De Gaulle et du Conseil National de la Résistance qui avaient pour objet d’encourager la natalité dans notre pays et de prendre en compte la capacité contributive des familles, qui assurent l’avenir de la nation en supportant les dépenses liées à leurs enfants. Fiscaliser les prestations familiales est donc une atteinte directe à ce que doit être une politique familiale : il serait totalement injuste de faire payer les familles, alors que celles-ci participent au renouvellement des générations et, par conséquent, à l’assurance des retraites.
« Fiscaliser les allocations familiales, ce n’est pas pénaliser les plus riches mais bel et bien les classes moyennes qui décident d’avoir des enfants. Une telle mesure déstabiliserait complètement de très nombreux budgets familiaux », réagissait il y a peu la Droite populaire, face à une velléité analogue de Bruno Le Maire. On prend ainsi le risque d’enrayer la dynamique démographique française, déjà en-dessous du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme) en portant atteinte au principe universel de la politique familiale : aider équitablement tous les couples ayant des enfants pour le profit de la famille.
Apparemment ignorant de ce principe fondamental, le premier président de la Cour des comptes a également estimé que fiscaliser la majoration des retraites pour les parents de trois enfants pourrait rapporter 800 millions d’euros à l’Etat. Ces majorations « lorsque vous avez trois enfants elles ne sont pas fiscalisées. Le fait de les fiscaliser, c’est 800 millions d’euros supplémentaires », a-t-il déclaré.
Le vice-président du Front national, Florian Philippot, résume bien l’intention de ce nouveau mauvais coup porté aux familles, dont les Français déjà accablés d’impôts et de taxes ne sont pas dupes alors que tant de subventions inutiles ou nocives continuent d’engraisser les parasites de la reprise économique : « Dans sa communication le pouvoir socialiste souhaite présenter comme un effort de justice ce qui s’apparente en fait à un saccage social de grande envergure. » Au contraire d’une mauvaise dépense publique qui nuit à la société (fraudes, immigration de masse, coût du renflouement de l’euro et du budget européen, décentralisation anarchique…), « le soutien aux familles et des pensions dignes pour nos anciens sont une dépense publique justifiée par la nécessaire vitalité démographique et la solidarité entre les générations ».

jeudi 31 janvier 2013

L’incroyable circulaire du Garde des Sceaux sur la « gestation pour autrui »

L’incroyable circulaire du Garde des Sceaux sur la « gestation pour autrui »


Exclue finalement du projet de loi Taubira actuellement en discussion sur le « mariage » gay et reportée à un prochain « débat »au Parlement sur le droit « des » familles, la gestation pour autrui (GPA) revient au galop plus vite que prévu. Mais un galop artificiel qui ravit significativement les Verts ! Affichant la couleur, le Garde des Sceaux a décidé personnellement d’ouvrir illico la voie à la GPA (gestation pour autrui) par tous les moyens, mêmes « illégaux » !
La Chancellerie demande en effet aux tribunaux de ne plus refuser la délivrance de certificats de nationalité française au seul motif qu’ils concernent des enfants nés de mère porteuse à l’étranger, selon une circulaire publiée mercredi par Le Figaro. Cette circulaire diffusée vendredi aux greffiers des tribunaux d’instance demande de « faire droit » aux demandes de certificats de nationalité pour des enfants nés à l’étranger de mère porteuse « dès lors que le lien de filiation avec un Français résulte d’un acte d’état civil étranger probant au regard de l’article 47 du code civil ». Le seul« soupçon » du recours à une gestation pour autrui conclue à l’étranger « ne peut suffire à opposer un refus » aux demandes de certificat, précise encore la circulaire.
Professeur de droit, le député UMP du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, voit dans cette réponse à une revendication d’« une forme de législation, en douce, de la gestation pour autrui », une reconnaissance anticipée avant même que les instances concernées (éthiques, juridiques, législatives) se soient prononcées. « C’est en tout cas une atteinte très claire au principe de prohibition des mères porteuses », commente Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l’université de Reims. Cette spécialiste en droit de la famille explique : « La ministre de la Justice est en train de contourner la jurisprudence de la Cour de cassation du 6 avril 2011. Dans trois arrêts successifs, celle-ci avait refusé que la filiation des enfants soit établie en France à l’égard des intéressés, et notamment du père biologique, parce qu’il y avait violation du principe d’ordre public prohibant laGPA. Normalement le CNF [certificat de nationalité française] intervient après la transcription de l’état civil français, donc après que la filiation est reconnue en droit français. »
Alors que le débat sur le « mariage » des paires homosexuelles s’est engagé mardi à l’Assemblée, le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier est plutôt mal choisi, comme dit Stéphane Kovacs du Figaro, qui croit apercevoir dans « cette décision surprise » comme un début de marchandage entre le gouvernement et les Verts, dont l’écologie s’arrête paradoxalement là où commence l’humain ! Au ministère de la Justice, face aux protestations de l’opposition, on se défend bien sûr, avec un certain embarras, d’avoir anticipé « en aucun cas » une législation de la GPA. Reste que la pratique de Taubira – avec sa « vente à la découpe » (Daniel Fasquel) – nous rappelle étrangement la fameuse parole de Laignel : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires. » Quittant pas à pas ce qu’ils appelaient encore « l’Etat de droit », leur impudent arbitraire manifeste un totalitarisme démocratique de moins en moins larvé et de plus en plus ouvert, à la manière des communistes ou des révolutionnaires de 1789 avec leur emblématique « loi des suspects ».
C’est une « femme de gauche », Sylviane Agacinski, philosophe et épouse de Lionel Jospin, qui commence aussi à s’en apercevoir, au point de se dire prête à manifester avec les opposants à la « famille » homoparentale. Extraits de quelques propos qu’elle a tenus au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce mardi 29 janvier : « Ce n’est pas la question de savoir qui on rejoint mais de savoir au nom de quel principe on parle. Je pense qu’il y a une grande violence… Quand je réfléchis à des questions graves, je ne réfléchis pas en tant que socialiste, ni en tant qu’épouse ou en tant que femme de gauche… Et la façon dont on veut impressionner en nous disant “si vous n’êtes pas totalement d’accord avec ceci ou cela, c’est que vous êtes de droite, forcément réactionnaire, homophobe, forcément religieux et intégriste, etc.”, c’est extrêmement pénible et infondé. »
VOICI LA CIRCULAIRE